Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 22:14

Alors que nous sommes entrés dans une nouvelle campagne d’élections, la libre expression de ses sentiments et convictions passe par la voie des urnes. Le gouvernement souhaite instaurer la parité hommes-femmes au Parlement par la voie des quotas, mais la seule voie de la démocratie est celle du bulletin  secret et des résultats  sortis des urnes ! Rien d’autre.

Si les femmes souhaitent faire entendre leur voix, elles doivent (tout comme les hommes) se soumettre à la loi du suffrage. C’est la règle.

Personnellement, je ne souhaite pas voir une femme gouverner le pays. Savons-nous si les hommes le souhaitent vraiment ? En ce qui me concerne je préfère voter pour un homme d’un parti de l’opposition plutôt que pour une femme de la famille politique que je soutiens. Je ne me vois pas encore prêt à cautionner de mon vote une candidature féminine. Que les femmes se soutiennent entre elles,  cela est compréhensible mais que les hommes leur assurent cette hégémonie et abdiquent leurs responsabilités et s’effacent devant cette revendication du pouvoir, là je ne souhaite pas m’inscrire dans cette mouvance auto -destructrice.

 

Après s’être laissé déposséder de son statut de seul chef de famille au sein de son foyer  pour raison de parité, l’homme ne peut pas se permettre de se laisser passer devant pour le rôle de Chef suprême de la Nation, sans que cela ne remette en question sa propre identité.  Devant les féministes, tout n’est pas négociable par la séduction ou la requête. Seules les urnes ont droit à la parole. Là est mon droit de ne point voter pour une femme.

 

Défendre l’avenir de l’homme ne peut être confié à une femme et tout homme qui ne désire pas d’un monde où le féminin l’emporte sur le masculin, et dont le risque est une trop grande féminisation de la société à terme, ne devrait pas donner sa voix à une femme.  Déjà ce gouvernement souhaite faire disparaître les demoiselles de ses données administratives, neutraliser l’éducation dans une perspective d’indifférenciation des sexes et des rôles, et quoi  d’autre de plus ensuite ?

Ce positionnement intangible nuit à la famille et ne cesse de faire progresser le taux de divorces. Car, si dans un premier temps c’est ce renforcement de l’autonomie et du pouvoir des femmes qui en est la cause profonde, l’on pourrait assister  à un désengagement progressif des hommes dans leurs responsabilités familiales si leur compagne se change en compagnon (ou mâle de substitution) en oubliant les conditions de leur féminité et le rayonnement de cette dernière sur le cocon familial. A moins d’une révolution des mentalités masculines (peu probable !) l’impact de ces conquêtes féministes sur la société ne peut être que néfaste.

Voilà quelle est la raison qui m’oblige à ne pas voter pour une femme au pouvoir.

DEMOCRATE

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 21:57

Manifeste  pour un positionnement familial cohérent des hommes

 

Je suis né  homme ; j’aurais pu être né femme ! Seulement voilà,  je suis né homme et homme je resterai  toute ma vie, et par conséquent je suis du côté des hommes et je ne ressentirai jamais au fond de mon âme ou de mes tripes ce qu’éprouve une femme (la barrière est infranchissable), ni ne connaitrai les forces de la maternité.

Parmi les humains, j’appartiens donc de facto au clan des hommes. Pour moi, il existe bien deux clans distincts liés au genre dans notre monde : celui des hommes et celui des femmes.

(Si vous êtes croyants et croyez en la genèse divine, alors vous pourriez vous demander  pourquoi  Dieu a - t’il voulu compliquer autant les choses, dans son verbe de  création, dans ce besoin d’avoir deux sexes  sur terre, source de conflits de toutes sortes ?)

Ces deux clans sont donc égaux (par principe de droit), mais tandis qu’ils ont été voulus par essence complémentaires, la société moderne (soutenue par le féminisme ambiant ou actif) les a rendus paritaires. La résultante est qu’ils sont aujourd’hui entrés en état de concurrence destructive et cela ne cesse d’aller en s’affirmant. Est-ce un vrai mieux pour tous ? En toute sincérité, permettez-moi d’en douter !

 Oui, sans-doute sur le plan de l’équité, de l’égalité de droit que l’on acquiert en naissant, de la reconnaissance de la personne et de sa valeur humaine ; non, sur le plan de l’intérêt  supérieur de la famille, car c’est ce qui la rend plus vulnérable aujourd’hui, affaiblie dans l’avenir, car détruite peu à peu dans ce qui forge sa raison d’être : le foyer,  où chacun devrait théoriquement  pouvoir s’épanouir.  

En effet, sans la différenciation des sexes et les attributions respectives dévolues à chaque genre et reposant sur l’expérience de traditions  séculaires,  nous en sommes arrivés à plus d’individualisme, moins de famille ou d’esprit familial incluant le sens du sacrifice, plus de compétition interne dans la cellule de base de la société, et donc, plus de tension et d’affrontement. Les nouveaux modèles familiaux que nous testons, éprouvons,  partageons actuellement sont autant de modèles porteurs de stress sur le long terme, de ruptures à venir et de souffrances à-peine émergeantes. Chacun sait combien une rupture contemporaine, coupée de supports familiaux élargis, conduit à la paupérisation d’une part grandissante de notre société (au sens économique du terme).

Aujourd’hui, chaque  individu membre d’une famille cherche avant tout à rester maître de ses désirs, maître de ses décisions. Les compromis ne durent qu’un instant, plus une vie ! La famille connait une crise aiguë ; C’est peut-être le résultat d’une  telle évolution, et de la rapidité de cette mutation.

La différenciation des rôles masculin et féminin est à la clé de la survie de la famille ; l’interchangeable ne peut fonctionner sans une dominante conceptuelle de l’un sur l’autre pour tel ou tel rôle défini au préalable. Vouloir diluer les deux dans un concept unique ne peut être applicable longtemps. Vouloir agir non comme un soutien ou aide mais comme une force égale directrice dans le champ de l’autre peut être perçu comme un empiètement et conduit inéluctablement à l’échec.

 

Dans une société qui ne reconnait plus la différenciation des genres, par simple réflexe, j’entre en réserve,  je me défends et je me repositionne du côté  du mien. J’appartiens, je ne cesse d’appartenir, et je le répète, au clan des hommes. Cette affirmation est nécessaire dans le contexte des mutations actuelles que l’on voudrait inculquer aujourd’hui dès le plus jeune âge dans nos écoles. En face de moi, il y a désormais le clan des femmes (et des féministes)  qui veulent s’affirmer, et c’est pourtant leur droit le plus absolu. Mais je suis alors dans l’obligation de  défendre  le nôtre : celui des hommes, face à cet assaut sociétal puissant et permanent orchestré sous la pression des  lobbies féminins, puisqu’il  y a remise en question et empiètement sur nos prérogatives et acquis.

Cela devient de ce fait un combat : celui des hommes à leur tour. Nous ne pourrons plus consentir des privilèges de galanterie ou d’égards attentionnés envers les femmes tels que coutumiers jadis et jusqu’à maintenant envers le sexe faible -  qui n’existe plus d’ailleurs  - c’est vrai, grâce à l’égalité dans l’éducation.  Il leur faudra aussi se battre à égalité d’armes avec leurs partenaires masculins. Elles sauront le faire, mais s’en sera fini des avantages attribués alors à la féminité : les hommes devant apprendre à les gommer progressivement. Les femmes, placées sur leur route, seront des adversaires et concurrentes, tout comme les autres hommes dans la vie de tous les jours. Et c’est déjà le cas.

De ce fait, les sentiments d’amour et promesses d’après rencontres ne seront plus qu’éphémères. Les femmes ne seront plus perçues par les hommes comme des mères, mais comme des rivales en puissance  pour les postes de travail, au même titre que leurs collègues mâles.  L’amour (et encore plus le mariage) se trouvera réduit à la période de la lune de miel (3 ans en moyenne) - l’amour dure 3 ans, sorti tout récemment, est un excellent film sur ce thème d’ailleurs – car la routine quotidienne sera devenue la pierre d’achoppement majeur du ménage.

Certains iront un peu plus loin dans la vie partagée, d’autres optimistes s’y résigneront plus longtemps encore mais le partage des taches domestiques devenu la norme sera un raison supplémentaire de conflit au sein du couple, l’un critiquant son conjoint pour sa façon de faire (dont l’approche sera obligatoirement différente de par l’essence  même de la nature de son genre et de sa psychologie) et la réciproque s’appliquera également à l’autre conjoint. Stabiliser la situation sera alors un combat permanent au sein du couple dont les effets rejailliront sur l’ensemble de la société, et le monde du travail et de l’entreprise en souffrira également.

En parallèle, la famille africaine et celle moyen-orientale qui auront su conserver la différenciation des rôles masculin et féminin se verront plus sereines et continueront de renforcer leur tissu sociétal et étatique, un contraste inquiétant face à la déroute familiale occidentale dans le contexte de la mondialisation et des relations internationales.  Ce sera alors la confirmation d’un déclin pour tous les pays englués dans une égalité fonctionnelle et indifférenciée imposée par notre type de démocratie car l’organisation familiale et la position de chaque membre en son giron sont des facteurs déterminants  pour la stabilité d’une société.

Les fondamentalistes de la parité risquent d’être perdants  face aux fondamentalistes de la tradition.  Telle est ma vision du futur car nous avançons sur des principes qui vont à contre nature. 

Pour nous les hommes, il est encore temps de réagir, d’inverser la tendance et de redresser le cap ; de ne pas  se laisser convaincre ou emporter trop vite (sans réfléchir aux conséquences) dans cet élan qui tend à vouloir nous féminiser, à nous influencer pour aller contre notre nature existentielle et fondamentale.

Réagir devient une priorité pour éviter l’effacement de l’homme devant la femme au  service de (ou à  l’assujettissement à) sa domination. Partout l’on voit qu’on renonce peu à peu aux acquis qu’ils soient sociaux ou domestiques. Soyons combatifs pour défendre le sens du masculin et de ce qu’il doit demeurer.

L’homme n’est pas  et ne sera jamais une femme-bis. Il n’accouchera jamais de sa progéniture. Hommes, réveillez-vous et soyez plus présents dans vos foyers et à votre juste place (sachez le diriger de votre pleine autorité, et avec justice). Ne soyez jamais violents envers votre conjoint ou vos enfants. Bref : soyez hommes ! Ne vous laissez pas influencer de trop par les femmes, ni par ces  nouvelles options politiques qui tendent à vous écarter, à vous éloigner même de votre vrai rôle humain.   

Je vous en conjure, tous ces changements qu’on vous propose et qu’on fait valoir comme le modèle du couple, de la famille et de la société de demain, comme étant un progrès de civilisation,  vont en fait à l’encontre de l’intérêt général  et marquent le début d’un déclin sociétal.

DEMOCRATE 

 

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 20:54

 

Qu’est-ce qui  pousse  un homme et une femme à vouloir s’unir pour la vie ? L’amour est certainement la réponse immédiate et logique qui nous vient à l’esprit.

Vouloir fonder une famille probablement aussi.  Mais de cet état de fait mesure  t’on toutes les implications ? Pas sûr, au départ. Seul le recul du temps permet de juger du bien fondé d’un tel engagement.

 

Car, s’installer dans une union qu’on souhaite légitimement durable à deux (déjà plus difficile du fait que cela doive reposer sur deux volontés distinctes en permanence), est porteur de nouvelles contraintes que l’on ne tardera pas à découvrir avec la vie dans cette mini structure sociétale qu’est la famille. Or tout le monde ne peut être apte à diriger une société même s’il s’agit  d’une Toute Petite Entreprise ! Il en va de même  d’être à la tête d’une famille. Il n’est pas prouvé au départ que la famille soit  la clé du bonheur pour tous sur le long terme et l’épanouissement de soi ne repose pas exclusivement sur ses épaules ; au contraire l’épanouissement personnel peut être fortement restreint au sein du cercle familial.

 

Si aujourd’hui les familles éclatent un peu partout dans le monde  ou se recomposent  sous la pression des aléas de la vie quotidienne et des crises qui se succèdent et dont on semble ne jamais sortir , il n’est pas prouvé que cette valeur familiale que l’on dit être une valeur refuge, dans un monde qui écrase  ou pressurise les individus, ne soit pas non plus une raison de repli sur soi et  d’enfermement encore plus dévastateur que toutes les forces qui l’entourent et la conditionne.

 

L’homme s’est enlisé dans des traditions d’appartenance  et croit suivre ainsi le cours de son destin quand ce n’est pas qu’il pense pouvoir lui-même le diriger. Il n’est pas bon que l’homme soit seul nous disent la Bible ou les religions  mais la solution que lui offre le couple et son extension, la famille, n’est pas meilleure pour autant. D’ailleurs pourquoi aurait-il eu tant besoin d’une femme, si ce n’est pour se reproduire, puisque pour tout le reste l’entente est improbable du fait de trop grandes différences  - un « couac » dans la création sans-doute ? (on l’a bien vu dès l’origine avec la pomme de la discorde offerte par Eve à Adam !)

 

Car l’homme est toujours en quête, à la recherche  d’autre chose. C’est une erreur de penser que toutes les pensées se rejoignent vu que le cerveau humain est impénétrable et la communication via le langage ou les gestes trop pauvre pour en traduire toutes les nuances. Chaque homme ou femme est un monde à lui seul.  De ce fait le couple reste une juxtaposition de deux mondes et je ne suis pas de ceux qui pensent un état de fusion possible. Dieu (si c’est lui) en nous créant tels qu’uniques l’a voulu ainsi. Rien de ce fait ne sera jamais parfait entre les hommes et les femmes  : mission impossible sur terre !

 

Pourquoi donc existe - t’il cette différenciation des genres au sein d’une même espèce de créatures ? Pourquoi donc ce besoin d’union et de fusion entre les sexes, entre l’homme et la femme, et cet instinct qu’on dit naturel pour la survie, pour en arriver à ce qu’une génération chasse l’autre et que sa propre génération, dès qu’elle a engendré, entre dans l’instant du passé un peu à la manière de ce coureur de relais qui passe le témoin à son successeur mais qui s’arrête aussitôt de courir, une fois l’acte accomplit ! Quel est donc le sens de cette transmission sans fin pour la chaîne humaine qui vous oublie et pour laquelle vous ne comptez que pour transmettre  aux autres ce qu’ils devront à leur tour transmettre et qui ne sert qu’à améliorer une fin du monde probable ? Il est clair que si l’homme individu  ne compte pas en tant que tel il compte cependant pour son environnement : l’humanité. C’est cela qui est le plus dérangeant pour un esprit qui se pose cette question de fond, pourtant vitale.  Une non réponse ne peut que conduire vers la dépression celui  pour qui savoir est l’essentiel  ou l’élément moteur de sa vie.

 

Mais il en est ainsi. Ce système de création et de reproduction entre hommes et femmes (bestial) à partir duquel naissent des être esprits : quel décalage ! Vous y êtes vous vraiment penché dessus ; l’avez-vous bien analysé, assimilé, intégré, et pouvez-vous pleinement l’accepter sans que votre esprit en soit outragé ? Vous le devez car vous n’avez, pauvres êtres humains, pas d’autre alternative, si vous souhaitez  continuer d’exister….au travers de votre descendance, mais ce ne sera cependant  plus vraiment vous, que vous souteniez le contraire ou pas ! Vous-même, et un jour plus tard toute votre famille, ne serez plus que de la poussière, restée sur terre pourtant, et partie de cet astre. Cela vous enchante - t’il pour autant ?

 

Les hommes et les femmes sont donc condamnés à s’accepter tels qu’ils existent, avec leurs différences respectives, avec leur nécessité de devoir s’accoupler physiquement entre eux pour produire leur  fruit (c’est ce que nous disent encore les religions !) et pour se reproduire. Nous voilà un peu conçus comme une immense chaîne de  reproduction, l’usine étant la terre et les machines : des hommes et des  femmes, même si ce sont des machines pensantes ! La nature (ou Dieu, selon votre foi) l’a voulu ainsi mais l’homme vit cela à un peu à son insu car, vous pouvez l’observer quotidiennement, c’est bien de cette relation que nait la perversité des pensées, d’attitudes ou de  comportements. C’est encore cette  relation qui cause de la gène à tous, du consenti  jusqu’à l’obscène, dont on plaisante avec grivoiserie ou dont on se délecte de façon conviviale selon son  éducation, et surtout dont on abuse tant dans les medias, comme si c’était toujours nouveau et encore étrange, après plus de 20 siècles ! Le  sexe (clé élémentaire à la base de toute nouvelle famille) est toujours là pour faire parler, sourire ou écrire : un simple mécanisme naturel qu’est celui de l’accouplement de deux personnes interpelle encore vivement les esprits des mâles et des femelles, de tout un chacun (et je ne m’exclue pas du reste de l’humanité), que ce soit intérieurement ou publiquement. Non, la sexualité d’un couple n’est pas encore entrée  dans nos mœurs, ce qui ferait qu’on n’en parlerait plus. Et chaque fois qu’il y a mariage, tout le monde pense à la nouvelle relation et s’en réjouit (sauf moi, du fait de toutes mes réflexions en amont).

 

Alors, imaginez un instant que demain, chaque être devenu vraiment autonome (n’ayant plus besoin de l’autre pour se reproduire), l’union n’intéresse plus personne, que deviendrait la famille et surtout la société ? Serait - t’on obligé alors de forcer les personnes à s’unir pour assurer la survie de l’humanité ?

La famille n’est pas un état obligé (ou le devoir de chacun), et quand bien même, loin pourtant d’apporter bonheur et sérénité à tous, elle se justifierait, il n’en reste pas moins vrai que son mode de reproduction nous interpelle. La façon de venir à la vie comme liée à et dépendant de l’union d’un couple nous précédant : un mode de reproduction et de successions incessantes de flux de générations qui devront toutes à leur tour disparaître, ne pouvant que nous interpeller, ou nous faire réfléchir au bien fondé de tout ce système, alors qu’on s’apprête à fêter une naissance illustre à Noël.

DEMOCRATE  

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 19:44

L’INTÉGRATION  DE PLUSIEURS  NORMES POUR  LES MÉNAGES  DANS UNE SOCIÉTÉ  MODERNISÉE

 

Je suis de ceux qui pensent  que le côté conventionnel d’avoir qu’une seule épouse, pour un homme, mais également, en raison de la parité entre les sexes, d’avoir qu’un seul époux, pour une femme, ne repose sur aucun fondement valable , au départ.

 

Cette façon de vivre et d’exister  s’est progressivement imposée, car issue à l'origine de coutumes ancestrales, elle est devenue un principe de tradition, puis s’est codifiée  en règles de Droit, et a finalement  abouti à la promulgation de lois et codes sur la façon de vivre et de se conduire en couple, pour l’homme et la femme. Cette logique était sans-doute celle d’assurer une meilleure protection de la femme du temps de sa grande dépendance, de  parvenir à une meilleure lisibilité de l’institution familiale et pour son renforcement, afin notamment de mieux légitimer la filiation dans une Société de plus en plus complexe et mouvante.

 

Pourtant, dans sa nature même, l’humain reste un être libre (droits de l’homme reconnus et constitutionnalisés). En sa qualité d'individu et de personne unique,  il ne peut constituer  la moitié de n’importe quel autrui !

 

L’homme n’a pas été conçu pour rester figé dans des principes n’émanant que de lui, et ses relations sont multiples au sein de la société, aussi bien avec les semblables de son genre qu’avec ceux du genre différent. Le mariage vient donc contrecarrer ce concept, lorsqu’il s’agit de relations plus intimes ; pourquoi et comment cela pourrait-il se justifier ? Le mariage est venu encadrer la relation homme-femme en introduisant la notion de couple indissociable sans pour autant réussir à régler cette poussée fondamentale de la nature humaine à posséder la capacité innée d’aimer plus qu’un seul autrui dans le processus de la vie vivante. L’amour ne connait pas ces limites ou contraintes, qu’elles soient d’ordre législatif ou religieux.

 

L’amour s’accorde mal avec ce cadrage des comportements par le mariage, cette fixation ou arrêt dans le temps par consentement qui restera pourtant sujet  aux aléas de la vie, qu'on le veuille ou pas.

 

Alors pourquoi cet engagement orienté vers une seule personne, même si librement choisie comme c’est la majorité des cas pour nos contemporains ? Pourquoi  ce modus vivendi  s’est-il  installé comme la norme occidentale alors qu’il en est d’autres de par le monde, au point d’en être devenue  la seule reconnue comme devant être l’universelle ? Que perdrait la société si elle était formée de couples et de ménages élargis ? Que gagnerait l’homme (ou la femme) dans une poly-union admise et reconnue ?

 

Ne gagneraient-ils pas en substance une sécurité accrue au sein de leur ménage, dans le cadre d’un soutien mutuel et multilatéral réciproque ? Certes, l’on peut penser qu’on n’éviterait pas pour autant les déchirures, les brisures, la redistribution  des cartes, les recompositions. Et l’éducation des enfants, n’en serait-elle pas davantage renforcée, au contraire, puisque soutenue par plus d’adultes responsables pour veiller à leur épanouissement.

 

Ne l’ayant point expérimentée dans la société réelle depuis bien des siècles, il est bien difficile d’affirmer que cette vision humaniste l’emportant et se répandant  peu à peu, légalement cette fois, la société en sortirait gagnante globalement. Dans ce style de vie, les ménages homosexuels constitués (simple exemple) de deux hommes et de deux femmes, cohabitant et tous mariés entre eux, permettraient à leurs enfants de vivre avec  leurs vrais parents, même si leurs relations intimes et consensuelles leurs seraient toutes personnelles. Cette cohabitation conviviale aurait également ses effets positifs.

 

Le couple hétérosexuel constitué de 2 personnes n’est plus le seul modèle de conjugalité aujourd’hui.  La vie en mini groupe ou communauté conjugale peut également servir à renforcer la cohésion familiale au sein du foyer  postmoderne élargi. Pourquoi persister alors, de par nos lois et conservatisme, à opter pour  une tradition unique (qui n’est pas forcément la meilleure pour notre époque) et ne pas s’ouvrir à une évolution des mœurs plus avantageuse, et moins contraignante, plus libérale en somme, et plus en symbiose avec  l’esprit des individus, la liberté et la démocratie ?

 

Alors pourquoi plusieurs modes de conjugalités ne pourraient ils pas coexister pacifiquement ?  Il y aurait de ce fait plus de tolérance, car plusieurs légalités socialement partagées et assumées. C’est du moins mon sentiment et le concept que je suis prêt à soutenir : être consensuel et accepter les différences de choix pour nos modes de vie.

 

Pourquoi donc s’attacher au seul modèle familial d’origine judéo-chrétienne  qui ne répond plus tout à fait aux aspirations des individus de ce nouveau siècle en tant qu’êtres humains évolués ? Vivons-nous aujourd’hui la fin du couple traditionnel comme étant la seule référence acceptable pour pouvoir  constituer un ménage ?

 

Les ménages ont (me semble t’il)  été  constitués et institués de la sorte pour être mieux contrôlés, analysés, fiscalisés, répertoriés, influencés, classifiés et « marchandisés » !  Cela me déplaît et devrait déplaire à tout vrai démocrate.    C’est peut-être bon pour un état mais est-ce que cela répond aux vraies aspirations des individus que nous sommes (et qui  composent cet état) ? Est-ce que cela correspond à  notre nature profonde, à l’élévation de l’esprit auquel chaque personne devrait aspirer ?  La vraie nature de l’homme fait, in fine, qu’il a la capacité de porter son amour vers plus qu’un seul  « autrui ».

 

Avec le mariage tel qu’on le vit toujours et le reconnait encore officiellement, et ses contraintes induites, ne frustre t’on pas notre esprit plus ouvert que jamais depuis l’avènement de la science et du champ des possibles, de l’allongement de la durée de vie, de la fébrilité du taux des divorces ?

 

Que chacun réponde à cette interrogation en son âme et conscience.

 

Je me suis marié et me suis donc intégré dans ce système de valeurs à une époque où les solutions alternatives ne faisaient que poindre à l’horizon. C’était encore  le temps de l’immaturité sociétale  mais les idées de tolérance et de liberté ayant fortement progressé, internet faisant grandir une conscience à la fois collective et plus singularisée, tout aujourd’hui peut à juste titre être remis en question  y compris la manière même de régler les affaires de sa vie privée (celle-ci peut se concevoir comme étant davantage personnalisée, un peu à la carte, pourquoi pas). Plus de souplesse dans nos lois et plus d’adaptation à l’époque contemporaine s’imposerait. 

 

Je n’ai jamais cessé de me poser ces questions sur l’essence même de l’être humain et sur ses choix, sur le bien-fondé du mariage formaté par la tradition, sur le bien ou le mal potentiels d’une  reconnaissance de la poly-union postmoderne, sur l’unique ou le multiple pour l’amour, et sur son adéquation avec le principe de la liberté individuelle, dans la sphère du privé et du familial. Je me suis également questionné  sur la valeur du comportement normatif, modelé, ou sur le vouloir d’une différenciation personnalisée, d’une affirmation de soi s’en remettant au libre arbitre et, de fait, plus modulée et plus nuancée.

 

Je n’ai pas besoin du "plus de deux", du nombre ou des conquêtes pour être heureux en ménage mais pourtant, paradoxe me direz-vous,  je défends la légalisation de la poly-union (ou le mariage à plus de deux personnes),  un peu à l’image d’une entreprise qui accepte plusieurs  membres fondateurs  - et le mariage est aussi la création d’une entreprise- ménage.

 

Pour moi les deux formes  d’union : couple et poly-union,  portent des valeurs différentes certes mais des vertus égales car elles reposent dans les deux cas, à la base, sur le consentement mutuel, et devraient donc  être validées autant l’une que l’autre par une reconnaissance légale émise par la société.

 

A vous d’en juger et de garder un esprit ouvert.  Vous aurez enrichit vos possibilités ; vivre selon un mode traditionnel ou vivre selon un mode nouveau et postmoderne ; aucun des deux modes de vie n’est critiquable, chacun restant digne du fait que c’est son choix.

 

DEMOCRATE    

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 23:16

 

 

Je ne dénonce pas l’adultère  car c'est pour moi un concept que je ne reconnais que de façon restreinte. Tromper son conjoint n’est vrai que dès lors qu’on lui ment s’il vous questionne sur ses doutes  ou vous interroge directement sur une relation extra conjugale. Se marier c’est s’engager à être fidèle, objecterez-vous certainement, mais moi je me suis engagé à être fidèle de cœur et je le suis resté.

Dans ce prononcé du vœu de mariage, je n’incluais pas la notion de fidélité physique telle que beaucoup la conçoivent. Elle n’était pas dans mon entendement ou concept de l’acte de mariage. Il s’agissait avant tout du désir de fonder une famille.

 

Dans une société qui n’accepte pas la polygamie (ce qui se comprend car il ne peut y avoir de légitimité avec le mariage que pour une seule  personne, selon nos lois laïques ou religieuses), il est évident que « l’adultère » est la seule voie ouverte en compensation de la frustration ou des dilemmes qu’engendrent ce statut, contraire à la nature sexuée et aux désirs de l’homme depuis ses origines. Si ce n‘était pas vrai, alors pourquoi tant d’hommes ont-ils justement, soit des aventures, soit des maîtresses, dans nos sociétés monogames d’Occident ? C'est qu'ils ne sont pas entièrement satisfaits de ce que le mariage voudrait leur imposer pour la vie : décider de leur bonheur dans un sens unique (parfois cul de sac).

Le mariage m’a permis  de fonder une famille et j’en suis très satisfait et heureux. L’adultère (ou relations extra conjugales) que vous nommez ainsi est ce qui m’a permis de connaître de grands moments de bonheur et fait découvrir  que l’amour était infini, ne pouvait se limiter à la seule rencontre d’un jour ou même à l'acte d’engagement d’un autre jour, car chaque jour est nouveau et il en va ainsi tout au long de sa vie. Je ne ressens donc point coupable et je ne me plains pas d'avoir vécu cela. Chacune de mes rencontres m’a apporté d’infinies richesses (que j’aime à découvrir chez autrui). Chacune fut pour moi une expérience bénéfique, riche d’enseignement sur la condition féminine et sur la psyché de l’autre sexe.

Grâce à ce cheminement, j’ai pu comprendre combien ce qui est le plus important dans la vie est d’entretenir sa capacité à aimer, de percevoir les appels, besoins et signes des autres, de partager des temps privilégiés de l’existence avec différentes personnes humaines, ne fut-ce pour la vie. Chacun donne et reçoit dans une relation et si vous en avez une seule, vous ne pourrez recevoir autant, car vous serez limité par les propres limites de votre partenaire, et n’atteindrez jamais de ce fait les richesses des ressources plurielles.

Il n’y a donc pas drame (ou péché) dans le recours à l’adultère mais signe de plus grande liberté et d’ouverture d’esprit. Vous n’êtes pas obligés de vous coller aux traditions ou normes. Sachez aussi user de votre libre arbitre, même en amour. Le drame ne commence que lorsque vous décidez d’abandonner votre famille et que vous optez délibérément pour vous engager sur la voie de la rupture de votre première union, laquelle étant considérée comme la plus légitime, pour la société. Si l’on quitte sa femme définitivement pour une autre, alors là oui l’on devient adultère (au sens du langage biblique) ; là oui, j’admets que l’on puisse utiliser ce terme. Mais ce que l’on nomme « adultère » dans une simple et passagère relation extra - conjugale et où certains y voient une faute, une brèche, si faute, n’est alors qu’une bien petite faute, qui ne mérite pas qu’on y porte grande attention et qu’on en parle autant. Ce n’est que le déroulement des péripéties de la vie (de couple).

Être démocrate, c’est être ouvert aux autres, tous les autres : cela s’apprends, même pour l’amour !

DEMOCRATE

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 19:44

15  Petites  phrases  à retenir !

 

Le mariage étant une anomalie humaine,  le divorce constitue une invention de génie car il permet de libérer l’homme des chaînes de la femme, et vice versa.

 

Dans une société définie comme égalitaire, l’homme et la femme mariés ne pourront pas s’entendre indéfiniment.

 

La parité dans un couple est une douce utopie, une illusion de juristes,  car dans un  couple l’un finit toujours par prendre l’ascendant sur l’autre dans tout processus décisionnaire.

 

Le rêve pieu d’égalité dans le prononcé des vœux  de mariage n’est qu’un concept intellectuel  car il n’est pas possible de décréter des comportements  humains pour la sphère de la vie privée et sentimentale.

 

Sur la question du mariage, la sagesse est de ne pas se marier tandis que la folie est de vouloir affronter à vie la tempête conjugale pouvant déclencher un tsunami familial.

 

En ce siècle, liberté, égalité et conjugalité sont devenus des termes incompatibles sur le long terme.

 

Aujourd’hui, les promesses du mariage ne sont plus tenues et les  paroles entendues ce jour là ne sont que des mots jetés en l’air dans  des mairies et des églises, car c’est  le temps qui en a raison en imposant sa loi.

 

Le mariage est une déraison puisqu’il unit deux genres humains bien trop distincts et fait perdre à chacun une part de sa liberté. Dès lors, comment peut-on faire s’accorder à vie deux libertés aux visions si différentes ?

 

Quiconque a connu le mariage sans ne jamais rêver d’autre chose un jour que cet état ou statut là pour sa propre vie ?

 

Contrairement aux idées reçues, le bonheur ne se rencontre pas dans le mariage mais plutôt la fierté. En effet,  l’apprentissage de sa propre force de caractère  s’y révèle dans la manière de défendre ses positions.

 

Celui qui sait se réaliser seul n’est-il pas plus fort que ceux qui ont besoin d’être deux pour y parvenir ? 

 

L’amour est ce qui  rend la réalité du mariage invisible.

 

La pratique de l’altruisme au sein du couple est ce qui finit par défaire cette vertu, puisqu’il s’enferme dans un contexte temporel et un cercle vicieux.

 

La promiscuité conjugale finit par faire appel à une vraie  altérité extérieure pour en guérir !

 

Ceux qui ont institué les règles du mariage et de la conjugalité n’ont pas bien saisi le fond de la nature humaine et la volubilité du sentiment d’amour. Faire reposer ces règles sur le socle mouvant du sentiment équivaut à oublier que les fondations de cette construction ne correspondent pas aux normes de la nature humaine d’origine.

 

DEMOCRATE

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 10:56

Deux personnes qui se sont engagées dans la voie du mariage ont-elles le droit de divorcer ? Bien que jamais facile à apporter, la réponse est OUI. Chaque personne est un être libre et unique en son essence et aucun dogme ou aucune loi ne peuvent le nier. Toute constitution démocratique le reconnait. Personne ne peut être forcé de vivre à vie avec quelqu’un d’autre, fut-il même son époux ou épouse. C’est ainsi. C’est acquis : l’engagement dans le mariage est un choix libre ; c’est pourquoi le désengagement  ou « démariage » doit pouvoir être également un choix libre, quelles qu’en soient les conséquences pour l’un ou pour l’autre ou même pour sa famille. C’est le principe de liberté permanente  pour tout couple qui doit l’emporter dans une démocratie, en matière de vie privée.

La société, les tiers, les lois, le code civil, n’ont pas à interférer dans ce domaine.  Qui plus est, un engagement pour la vie est trop difficile à assumer toute sa vie durant  car il présuppose que rien ne change, que l’on aimera toujours pareil  la personne dans 10, 20 30 ans ou plus loin encore ! Cela personne ne peut réellement en être certain au départ du couple, encore moins aujourd’hui du fait de l’allongement moyen de la durée de vie. Ce type d’engagement, qu’il soit prononcé devant témoins en mairie ou dans un lieu de culte, n’est plus en phase avec la réalité du monde, des mœurs ou des mentalités actuelles. L’on peut toujours prendre un tel engagement, certes,  mais quel  gage de garantie peut-on en donner, à l’autre ou publiquement ?  Voilà sans-doute l’une des raisons qui fait que de moins en moins de personnes s’engagent dans cette trop vieille institution  (qui ne satisfait plus entièrement  les jeunes) ou attendent le plus longtemps possible avant de s’y résigner, pour quelques avantages encore existants et concrets.

Rien n’est moins sûr que le mariage à notre époque où tout change si vite, y compris dans la composition de la famille du 21ème siècle.

On s’engage dans un mariage avec la personne  que l’on croit être la bonne mais celle que l’on croisera ensuite pourrait bien être meilleure (on le pense) et nous voilà irrémédiablement piégé avec la première, pour cause de mariage ! C’est quand-même regrettable, quoique l’on décide de faire : rester ensemble ou se séparer.  Il ne faut pas avoir peur d’une séparation. Voilà pourquoi, à défaut d’une société polygame, l’on doit au moins pouvoir changer de partenaire dans sa vie. C’est le droit de tout être humain.

Le divorce ne devrait pas être une tragédie humaine, ni non plus une épreuve ; il est un passage, peut devenir un rite sociétal, le passage inverse d’un état de marié à celui célibataire, à nouveau : le retour à la source du bonheur, mais plus conjugal cette fois (si conjugal n’a point été le bon, pour la personne). Je prône cela et défends cette vision avec conviction, même si je crois en la puissance divine. Dieu a souhaité que l’homme et la femme soient libres et je ne crois pas qu’il ait voulu leur imposer de vivre ensemble contre leur gré jusqu’à leur mort, si tel n’est plus leur vœu du jour. Un désengagement de la vie conjugale est une affaire privée et doit pouvoir être librement consenti.

L’église aime souvent à comparer l’église à l’épouse de Dieu et utilise ce concept pour définir le mariage humain, l’amour que se portent mutuellement les époux. Ce n’est pas une bonne image car Dieu est non seulement l’être unique auquel  beaucoup d’entre nous croyons, mais il n’est pas marié (toutes les religions se l’accordent). Cette image représente une polygamie à grande échelle, or Dieu ne soutient pas le concept de polygamie et l’église est constituée d’une multitude d’humains ! Alors, que comprendre entre cette union et celle du couple ? Pourquoi même vouloir avancer, sur un plan religieux, une telle comparaison avec le mariage terrestre ?

 

La vie de couple est bien trop contraignante et faire des compromis n’apporte rien de bon à qui s’y soumet. Au-contraire, cela contraint bien davantage. L’on ne cessera de sentir sa propre frustration grandir. Communiquer, dit-on, quand le couple va mal ? A quoi bon ! Ce n’est nullement une fin en soi : le couple marié n’est pas une nécessité. Nous aurions tous pu rester des célibataires à vie que la terre aurait continuée de tourner ! Le mariage ne règle pas les saisons, ni le climat, ni non plus les états d’âme de chacun mais seulement la famille et en partie la société. Mais que penser du mariage si ce n’est d’avoir une pensée spéciale pour ces millions d’hommes et de femmes qui, mariés un jour, se supportent de moins en moins bien ou en apparence seulement, aux yeux de la  société, mais qui chez eux fulminent de ressentiments les ruminant en silence, les exprimant en colères ou violences parfois, anéantis par leurs incompréhensions réciproques ou leur discorde. L’homme et la femme pensent différemment. La vie de couple les enfonce chaque jour un peu plus dans l’oubli de ce qui a forgé leur personnalité d’être unique. Penser à deux ou pour deux est très difficile. Agir conjointement une longue vie durant est inimaginable ou utopique. Et c’est cette utopie là qu’a voulu instaurer officiellement le mariage ! Ce n’est qu’une création artificielle ; la vérité de la vie est toute autre.

Dans un monde nouveau d’égalité des sexes, le mariage ne tient plus la route (il n’y a plus de vrai chef de famille, officiellement désigné  et reconnu comme tel). C’est devenu pire et l’affrontement  difficilement évitable. Cet affrontement récurent rend la famille fragile : un cercle pesant à supporter ou encore une église de base infernale. Il vaut mieux alors ne pas encourager ces personnes, ces parents, à continuer de vivre ensemble, à partager un toit commun. Car c’est sous ce même toit que commencent les ennuis du couple. Aujourd’hui hélas tout est construit autour du couple dans notre société, de ce concept d’être deux ; seul, l’on ne peut guère espérer devenir propriétaire de son logement et les achats lourds du ménage s’en trouvent préjudiciés.   Même les avantages du fisc sont pour des couples. Etc.

A quand une société plus juste qui prenne mieux en compte les conditions de vie des personnes seules, des parents isolés et considère enfin l’individu comme une entité à part entière et égale au couple et ne pénalise plus cet état ?)….A quand le jour ou un seul salaire sera la référence pour appréhender et réguler le niveau de vie d’un ménage ?

Je suis de ceux qui considèrent que le mariage ne peut plus constituer un engagement pour la vie, même si l’on a fondé au départ une famille. Le principe de liberté prime sur l’engagement, quelles qu’en soient les conséquences.

Il n’existe pas de dogme pour le mariage, institution humaine (et non divine).La  Femme reste la Femme et l’Homme reste l’Homme, et cela reste vrai même dans le couple et au sein de la famille.

Même  en partageant tout, les hommes et les femmes ne peuvent atteindre la plénitude de leur être ni ne peuvent être pleinement heureux ensemble si leur vie d’intimité dure trop longtemps,  telle est la nature humaine depuis ses origines. Le mariage n’apporte rien de plus, si ce n’est d’autres types de problèmes sur le long terme. Ne l’encourageons donc point.

DEMOCRATE

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 17:18

 

Pourquoi, pourquoi l’amour

Ne répond-il pas ?

Pourquoi peut-on le perdre un jour

Juste comme  çà !

 

Quand soudain de l’aile il bat

L’amour échappe à tout contrat

L’amour est parfois si ingrat

Et c’est là que blesse le bât !

 

Qui donc est à l’origine

De cet amour qui illumine

Et puis qui soudain vous mine

Qui donc l’a introduit en l’homme

Pour qu’il  vous comble, puis vous assomme

A cause d’Eve et de sa pomme

Qui fut la cause de ce faux pas

De cette union qu’on voulait pas !

 

Telle est la loi de la nature

Qui conduit l’homme à l’aventure

Pour cet amour qui point ne dure

Et qui l’entraîne jusqu’au mariage

Devant le suivre à travers l’âge

Et dont la promesse n’est sage !

 

Pourquoi le couple, la famille

Cette illusion d’amour qui brille

Qui sur terre peuple et fourmille

Mais qui rend l’homme malheureux

Quand se brise ce cercle à deux

Et quand l’amour éteint ses feux

 

L’amour source de joie, dit-on

C’est vrai un temps plus ou moins long

L’amour gonflé comme un ballon

Peut éclater dans son salon

Le oui d’hier devient un non

Et tout se dit d’un autre ton !

 

Quel est-donc  l’horizon du couple

Dans ce monde semé de trouble

Un temps aimant, le cœur  aidant

Mais moribond, moitié perdant !

Il rêve alors d’un autre double

Qu’il trouve un jour, longtemps souffrant

La vie à deux, c’est quitte ou double

Pour ceux cherchant cœur mieux offrant !

 

Si vivre à deux est habitude

Cela se change en servitude

Quand c’est le mariage qui noue

Et qu’en finir met à genoux !

 

Pourquoi l’amour, pourquoi les femmes

La séduction entre les âmes

Et l’instinct de reproduction ?

Pourquoi des couples qui s’enflamment

Et qui vivent un temps de passion

Quand cet état le temps entame

Et nous force à la compassion

Le couple est-il une addiction ?

 

DEMOCRATE

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 00:36

Pourquoi donc Dieu a-t’il voulu diviser l’humanité en deux clans : hommes et femmes (ou mâles et femelles) ? Dieu, l’Être suprême qui d’évidence  connait tout, ne pouvait-il savoir d’avance que cette division serait cause de bien des difficultés  et de bien des souffrances pour l’un comme pour l’autre sexe ; que s’accommoder de cet état et de leurs différences  n’irait pas de soi et que certains ne le pourraient même pas !

On peut louer Dieu pour avoir mis de la diversité dans  sa création, mais lorsqu’il s’agit d’une même espèce, l’on ne peut le louer pareillement pour avoir misé sur la dualité ou la division sexuée introduite dans un but de reproduction charnelle. Pour l’esprit, ce n’est pas réjouissant. Car dire que l’homme et la femme sont complémentaires est un leurre. Aujourd’hui, ils chercheraient plutôt à s’égaler ! L’égalité plus que la complémentarité est ce qui anime les esprits dits démocratiques. Là encore, c’est un autre leurre. Ce sont des mirages inaccessibles pour cause justement de différences non effaçables. Hommes et femmes s’affrontent en fait sur un même terrain : celui de leur dignité respective et affirmation de soi. L’un se doit de défendre avec véhémence ses droits  face à l’autre, et à cet exercice là, bien que les deux se retrouvent perdants, ce sont le plus souvent les femmes qui  en font les frais.

L’inégalité physique de genre  constitue déjà un handicap en soi. Pour transmettre la vie, l’homme n’a qu’un geste simple à faire, souvent  accompli rapidement, tandis que la femme en portera le fruit des mois durant, qu’il soit cadeau ou fardeau, sans compter l’épreuve de la grossesse  et de l’accouchement. Peut-on raisonnablement dire que cela est juste ? Qui a imaginé un concept de reproduction charnelle aussi  troublant et inégalitaire, et dans quel but ? N’est-il pas la première cause d’incompréhension entre les sexes ? La temporalité dans l’acte joue un rôle si particulier chez l’un et chez l’autre que c’est souvent là que le temps s’écroule chez certains couples, placés entre l’avant et l’après naissance de leur enfant commun. C’est encore là où l’homme et la femme ne se retrouvent plus et où germe le processus très lent de leur éloignement. 

 

Il est impossible à l’homme de comprendre ce que ressent une femme qui donne la vie - mur impénétrable – mais tout autant impossible à une femme de comprendre ce qu’est la pulsion de l’homme, laquelle s’éteint aussitôt satisfaite. L’homme, qui a bien du mal à résister à la formidable force de la séduction féminine.  Deux forces contraires qui s’attirent pour ensuite  pouvoir mieux se repousser, c’est un peu notre condition humaine ! Cela, avant que de nouvelles forces d’attraction ne recommencent ce cycle infernal et résolument humain. L’inhumanité de la chose va jusqu’à vouloir y trouver des circonstances atténuantes. On dira de ce pauvre homme : c‘est sa nature ! Il est ainsi fait.

La division de l’humanité en deux clans sexués est loin d’être un apaisement pour la société qui lutte inlassablement depuis des siècles contre toutes les dérives liées justement à ce sexe que l’on  « trans-porte » en tous lieux sur soi et qui nous conditionne inlassablement. Le conflit d’intériorité de l’être sur ce plan, la lutte que se livrent ses parts de masculin et de féminin, partagés entre son corps et son esprit, jouent un rôle moteur dans l’évolution de la personnalité mais également un rôle perturbateur. Homme et femme sont souvent mal à l’aise face à face et la relation neutre est parfois difficile à assumer, voire troublée, tant la sexualité envahit notre quotidien. La preuve se vérifie dans le phénomène de la pudeur. Entre personnes de même sexe, moins de pudeur sociétale s’observe tandis qu’hommes et femmes ne se mélangent pas nus,  autrement que dans la vérité nue de leur intimité de couple. C’est la règle générale et acceptable par tous. Pourquoi alors cette frontière entre humains faits d’anatomie différente ? Il  ne faut pas chercher loin : La sexualité en est la cause première.

Cette division de genèse est ce qui pèse ; une cause de mal –être et de gène réciproque, de malentendus de toutes sortes, troublante pour l’esprit lorsqu’on cherche à l’approfondir avec son  seul raisonnement.

 

Pourquoi donc fallait-il qu’il existât cet état de la création ainsi fait ou cette aliénation à la copulation des corps entre eux pour pouvoir produire des enfants, comme si la chaîne des hommes était une immense chaîne  mécanique : celle d’une usine terrestre de production humaine.

On dit que l’altérité est un bien, une richesse : OK, mais alors pourquoi, puisque l’altérité existe déjà entre personnes d’un même sexe (chaque personne étant unique), avoir voulu une double altérité en y rajoutant celle d’un deuxième sexe ?  Si ce n’est pour compliquer la situation et la vie des hommes !

 

Pour moi, l’idée d’origine du couple, le concept d’interprétation de la genèse n’est pas la meilleure solution, mais la plus inconfortable. Elle entraîne des jalousies violentes, pouvant même être cause de haines entre hommes. La lutte pour la conquête et possession de la même femme ou du même homme se change alors en vrai conflit entre pesonnes. Dieu, qui lui est unique, a conçu pour sa créature, l’homme, soi-disant à son image, un modèle de vie qui le place dans cette dépendance à un état de division de sa personne en deux moitiés,  « son autre moitié » dit-on, là encore ! Et cela commence à peser sur lui dès son adolescence jusqu’à son âge adulte pour ne plus vraiment s'apaiser qu’à la vieillesse. A savoir, ce besoin inné de l’autre sexe pour s’accomplir , un objectif improbable à se réaliser dans la perfection ou plénitude et , qu’en fait, seul Dieu peut atteindre, sauf que Lui est Un  (sans avoir ce problème de couple) et nous est présenté comme l’équation parfaite de l’unité. Comment alors imaginer que l’homme se doive d’atteindre cette unité par la voie du couple ? Comment dès lors suivre l’exemple de Dieu qui n’a pas de problème de couple ? Cela, pour moi, dépasse l’entendement.

A mon sens trop d’incohérence recouvre le concept du couple dans l’enseignement qu’en donnent les écrits religieux ou dogmatiques et toute la vision du mariage est illusoire. Il ne peut être relié à une vision d’union divine, encore moins comparé à l’union de Dieu et de son église : aucun rapport !

L’union de Dieu à son église est éternelle ; l’union du couple n’est que temporelle. Ce mystère n’est pas divin, mais strictement humain.

DEMOCRATE

 

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 01:09

Le mariage pose un vrai problème de société aujourd’hui. Sur le fond, se marier signifie l’engagement pour la vie de vivre  à deux et à sous un toit partagé jusqu’à la fin de son existence. C’est du moins ce que les paroles du maire ou du prêtre  invoquent au moment du serment, de l’acte ou de la promesse pour ce changement de statut familial ; Or vivre tout le reste de sa vie à compter de cet engagement temporel est bien ce qui constitue un défi ou une gageure ! Beaucoup de couples ne pourront le tenir.

Tous ceux qui choisissent de passer par cette cérémonie, cet acte officiel, qu’il soit laïque ou religieux, s’y engagent pourtant mais rien ne vient garantir que les engagements du mariage seront scrupuleusement respectés ni que la promesse sera maintenue jusqu’au bout ! Alors pourquoi tient-on tellement à mettre en scène publiquement ou religieusement cet événement de la vie privée des humains ?

On dit que le mariage est une loterie. Pour moi, c’est avant tout une comédie ! Balzac a écrit tout un ouvrage sur la « comédie humaine » et l’union de deux personnes en fait partie. Il y a bien longtemps que je ne crois plus en la vertu de cette mise en scène qui faisait cependant partie des traditions ancestrales de ma famille, et qu’elle m’a inculquée mais que je n’entends plus devoir transmettre à ma descendance, par faute de conviction personnelle ou de déception sur ce modèle de vie.

Chaque mariage annoncé, chaque union prononcée m’interpelle. Je me dis : « en voilà encore deux qui ont choisi  de brider leur liberté d’action. Ils se sont laissés entraîner par l’illusion de l’amour. Plus leur éblouissement est grand, plus leur désillusion ou désenchantement seront difficilement supportable par la suite.

Alors que le ciel, la nature (ou les hommes,  tout simplement) ont élaboré ce scénario de vie commune ou de couple normatif, ce scenario public du mariage comme fondement de la société, en allant jusqu’à vouloir y ajouter  la publication obligatoire de bans, dans une perspective de bonheur parfait, d’idéalisme ou de réglementation Républicaine, rien ne peut être imposé à l’être humain en matière de sentiments durables. Là est le paradoxe du mariage, seul contrat liant sur une période de temps irréaliste ou non concevable à l’échelle humaine, une espèce  qui est en mouvance dans un univers également en perpétuelle transformation, tant sur le plan du physique que des idées. Pourquoi alors vouloir l’associer à la notion de constance, cas du mariage ?

Car tout ce qui unit l’homme à la femme est intrinsèquement problématique depuis l’origine des temps et ne conduit in fine à rien de bon si ce n’est qu’illusoirement et le plus souvent débouche sur des situations soit complexes, soit dramatiques.

Le grand problème de l’humanité repose sur le phénomène de bipolarité sexuelle et de complémentarité qui condamne l’homme à avoir besoin de la femme, et vice versa, alors que tout les oppose en réalité, y compris sur le plan de la pensée, de la logique et de l’esprit. Quelque soit l’effort accompli par chacun pour essayer de comprendre, voire de rejoindre son conjoint, les deux seront toujours dans des marges limites, toujours restreints dans leur liberté ou contraints dans leur union.

Mais voilà, au départ, il y a ces fameuses hormones qui les conditionnent depuis leur naissance et transforme leur anatomie, dictant au cerveau ce que la nature a inscrit dans leurs gènes : besoin de séduction ou de possession, tentation, attirance, désir stimulant, envie de progéniture (et conséquences), survie de l’espèce. Sur aucun de ces états, sur aucune de ces forces intérieures, emportés par la fougue et vitalité de leur jeunesse, par la curiosité de l’expérience nouvelle, l’homme ou la femme n’ont de prise, et ils se laissent ainsi emporter, glisser sur la pente du dictat de la nature comme des millions d’êtres humains, aujourd’hui disparus, l’ont fait avant eux. Rien n’arrêtera ce flux, ni la population qui augmente sans cesse sur une terre qui ne peut s’agrandir ni offrir à tous des conditions de vie dignes. Nous sommes tous pris dans cet engrenage que nous n’avons pas demandé au départ, que nous maîtrisons avec peine sur certains des continents  et point sur d’autres.

Rarement, alors qu’ils sont encore seuls, célibataires, libres et parfois même indépendants, les jeunes ne se soucient des problèmes que la tradition du mariage leur posera lorsqu’ils l’auront acté, ni combien ils pourront le regretter un jour, plus tard dans leur vie, avec des dépenses bien inutiles de frais d’avocats, de notaires, de médiateurs de toutes sortes, de conflits familiaux, de dépression et de psy !

Tout cela à cause d’un mariage : est-ce bien la peine ? On jouit parfois de plus de liberté adolescent dans sa famille  d’origine, que marié dans son propre foyer : celui que l’on s’est pourtant crée soi-même. A méditer profondément. L’expérience seule permet de le réaliser, mais il est alors bien tard et la voie qui s’engage est pleine d’embûches, de douleur et de solitude.

Et si se marier n’était pas l’assurance de finir seul sa vie, même en vivant côte à côte ? La vie conjugale n’est pas le remède à la quête du bonheur mais plutôt la source de tous les maux pour un trop grand nombre. Qui donc a eu l’idée du mariage ? Et Comment peut-on soutenir un tel concept, que ce soit dans les principes mêmes de la création (au sens de la genèse)  ou  selon la logique inscrite dans une loi dite naturelle ?

Le mariage Avec ce qu’il entraîne et ce qu’il nous impose ne serait-il pas alors une absurdité de la nature humaine (ou des hommes tout simplement) ? L’homme  pourtant déclaré personne unique et libre à sa naissance. Pourquoi le prédisposer à, ou même lui recommander ce  dualisme (qui ne manquera pas de l’accabler) dans son projet de vie, si ce n’est que de vouloir le rendre malheureux sur terre ?

Les progrès de la bioéthique essaient timidement de nous délivrer de certaines de ces épines ; elles ne parviendront pas à le faire de toutes.

Le problème reste entier.

DEMOCRATE

  

Par Démocrate - Publié dans : famille
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés