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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 20:51

INDISSOLUBILITE  DU  MARIAGE  - HUMANAE  VITAE

 

Catholique, baptisé, j’ai lu dans la rubrique vocation, mariage d’un site de ma religion : les divorcés peuvent-ils communier ? Croyant et catholique, marié depuis 35 ans, j’ai souhaité ici expliquer ma propre vision de l’institution, qui diverge nettement de celle de mon église (c’est d’ailleurs mon seul point de divergence avec  elle et c’est dommage, je l’avoue)

 

En effet, je trouve de plus en plus de raisons de ne pas attacher trop d’importance au mariage aujourd’hui pour plusieurs motifs qui se défendent :

 

1)     Indissoluble ? (qui ne peut être rompu que par la mort de l’un) Mais pourquoi  donc   rompu ainsi? Par la mort : l’idée n’est pas optimiste ; la vision non plus !

 

Si donc le mariage peut être à son tour rompu par la mort, c’est qu’il n’est pas aussi sacré qu’on le pense, mais comme la chair (ou les chairs qu’il unit d’ailleurs ?) ?  Qu’il est terrestre et périssable !

 

Moi, je n’adhère pas avec ce concept que Dieu pourrait rompre notre mariage avec la mort aussi cela m’a révolté contre l’institution au point que j’éprouve aujourd’hui l’envie d’aller jeter en mer mon alliance, comme un symbole de rejet de mon mariage. Je n’aime pas le concept de couple unit sur terre et désunit aux cieux (expression de la BIBLE et prêche de l’église). L’acte sexuel entre mari et femme est tout aussi vulgaire et animal que celui entre personnes non mariées ou adultères (il est exactement le même ; une relation physique entre deux corps : où se situe la différence ?)

 

2)    Sacrement ? Pour moi, le mariage n’est pas un sacrement ; rajouté ensuite au dogme par l’église (uniquement) il ne fait pas partie de la liste et ne peut atteindre la valeur de tous les autres sacrements de l’église.

 

3)    –  Divorce et communion enfin : Pour moi, même si j’étais divorcé, j’irais quand-même communier car Dieu ne refuse personne à sa table, à son banquet : les pauvres comme les pêcheurs. Je n’ai jamais compris l’attitude de l’église face aux divorcés (et nous sommes des millions de catholiques comme moi qui ne comprennent pas ce comportement d’une église ….qui se dit Catholique en plus, car refuser la communion à un divorcé, c’est se mettre à la place de Dieu pour juger cette personne et lui dire : je ne te reçois pas à ma table, à mon festin avec Dieu ! Pourquoi ce mépris ?

D’autant plus que le ou la divorcé(e)  peut n’être en rien responsable d’un abandon ou d’un désir de changement de partenaire parfois.

J’aimerais bien voir mon église s’y pencher à plusieurs fois et revenir sur cette question.

 

4)    Catéchèse des parents : J’ai 4 filles mais je n’ai plus envie de les encourager sur la voie du mariage (pour raisons évoquées ci-dessus) et d’ailleurs, je ne pourrais jamais plus assister à une cérémonie de mariage de ma vie, même pas celui de mes filles si c’est la voie qu’elles se choisissaient un jour : en effet ce serait pour moi une reconnaissance « de facto » du mariage comme sacrement alors que je ne le peux (même si je me suis un jour marié à l’église, sans comprendre).

 

Peut-être aurez-vous du mal à me comprendre, mais le respect de mes croyances s’impose car je pense que Dieu ne nous a pas fait un cadeau avec le mariage qu’il rompt avec la mort !!

Eusse ce mariage été conçu comme un lien éternel, j’aurais reconnu le côté sacrement, la fidélité imposée et la puissance de cette relation, mais tel qu’annoncé dans les textes, ce ne peut être que décevant et vivre cet état toute sa vie est pénible car les hommes supportent de moins en moins les femmes aujourd’hui et vice versa, alors où est le cadeau dans cette fusion des genres ?

 

Pour moi, le meilleur aurait été que l’homme soit unique, sans différenciation sexuée. Ne serait-ce pas là où Dieu se serait trompé sur l’homme, en créant Eve pour Adam, en pensant que ce système « homme s’accouplant à femme » allait fonctionner alors qu’ils ont des psychologies extrêmes, témoin le nombre croissant de divorces sur terre aujourd’hui, qui n’est qu’insignifiant par rapport à ce que cela sera dans 30 ans, quand on aura mesuré toutes les conséquences de l’émancipation des femmes et de leur liberté leur permettant de vivre à la manière des hommes (à méditer).

 

DEMOCRATE

 

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Published by Démocrate - dans famille
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