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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:21
Partie 2 du compte-rendu de PAROLES d'HOMMES
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Intervenant : Françoise GOFFINET  (IEFH) Bruxelles

Congé de paternité : une cécité « sexo-spécifique » ?

En Belgique, les communes n’ont pas encore institué le congé de paternité (10 jours) pour leurs salariés. De-même, pour le congé parental de 90 jours entre les premiers mois  de la vie et les 6 ans de l’enfant.

Il est impératif et urgent de faire une campagne auprès des employeurs à ce sujet.

Les hommes devraient y avoir droit autant que les femmes, au nom de l’égalité des chances et de la parité.

L’Europe devrait se pencher sur cette question. Ces congés sont davantage le privilège des femmes  et constituent une spécificité du genre qu’on pourrait qualifier de « caractère sexiste » aujourd’hui.

 

Intervenant : Axel GEERAERTS - Directeur du Centre de Prévention du Suicide, à Bruxelles

Le suicide au masculin : données et faits

Les pointes suicidaires chez les hommes, au nombre de deux, se situent vers 45 ans et 75 ans et sont alors trois fois plus élevées que chez les femmes.

Evolution du taux de suicide entre 1967 et 1987 : (ratio comparatif homme-femme)

-          Europe :   3/1    (la cause de ce 3 pour 1 est sans-doute du à la fragilisation du rôle de l’homme)

-          Amérique : 2/1

-          Asie : 1/1

Mode dominant de suicide (comparaison H/F) :

                Hommes                                                            Femmes

-Armes à feu                                                    -  Médicaments

-Pendaison

 

Depuis 20 ans, lien entre le rôle de l’homme et l’évolution du risque selon 4 mots clés :

Stoïcisme   ;       (en diminution)                    ;        la possibilité de recevoir du soutien

Autonomie ;      (en diminution)                    ;        la probabilité de demander de l’aide

Réussite      ;      (en augmentation) ;      augmentation du risque face à l’échec

Agressivité   ;    (en augmentation) ;      la létalité des comportements suicidaires

Pourtant, quand les hommes sont en situation de crise, ils sont proportionnellement plus nombreux à consulter (que les femmes). Cependant, ils perçoivent beaucoup moins de soutien dans leur entourage, leur réseau d’entraide étant plus fragile.

Un point important des situations de détresse est le cas de la question de la paternité.

Avoir le sentiment que leur enfant aura besoin d’eux dans la vie est un motif de se raccrocher à la vie tandis que ceux qui ne peuvent plus partager l’affectivité avec leurs enfants sont davantage suicidaires.

 

En conclusion, Il faudrait :

-          Réfléchir à des dispositifs d’intervention

-          Favoriser le soutien entre pairs (d’où l’utilité de ces groupes de parole)

-          Offrir une diversité de choix de soutien

-          Soutenir et favoriser le lien avec les enfants

-          Continuer la recherche sur les particularités de l’aide à apporter aux hommes

(Selon une  enquête récente au Québec, dans deux cas sur trois, les suicides sont associés à des peines d’amour).


Intervenant : Michel FIZE  - Sociologue  au  CNRS  Paris  

La mixité scolaire en France

Mixité  (ou coéducation)

La mixité fait de nouveau débat aujourd’hui.  Ce questionnement vient d’être relancé aux USA, les premiers pourtant à l’avoir instituée. L e pays est en train de faire machine arrière !

Les Grecs la pratiquaient autrefois, les romains beaucoup moins. Un décret des années 80 énonce que, dans les écoles maternelles, les enfants des deux sexes reçoivent en commun l’éducation. C’est plus récemment que la question de la mixité s’est posée dans l’enseignement du second degré. Il aura fallu Mai 68 pour arriver à ce qu’en 1982 on relie la mixité à l’égalité et 20 ans de plus pour qu’une directive de l’Education Nationale précise d’en assurer mieux la promotion.

Voici quelques dates de décrets et lois, faisant référence :

Décret de juin 1965 : mixité dans toutes les écoles.

Décret d’octobre 1986 : accessibilité des filles à toutes les filières.

Loi de juillet 1975 : obligation de mixité dans tous les établissements scolaires primaires et secondaires.

Loi de mai 2008 (suite à directive Européenne) : Le principe du respect d’égalité ne fait pas obstacle à la réintroduction de l’enseignement par groupes d’élèves séparés filles – garçons.

Aujourd’hui, c’est le système d’éducation lui-même qui est mixte (double système).

 

Argumentaire des :

Défenseurs de la mixité scolaire                         Adversaires de ce système

 

1)      -  Partout hommes et femmes                                Inadéquation de maturité entre

                  vivent en commun                                                     Filles (plus précoces) et garçons

 

2)      - Provoque l’émulation                                                              Engendre la distraction

                                                                                                              (Les garçons ne réussissent pas mieux)

 

3)      - L’égalité (la mixité en est un élément                              Les filles travailleraient plus en paix

                 de base)

 

      4)    - Argument de coexistence générationnelle      Les filles peuvent développer sans crainte

-se connaître mieux entre sexes                            leurs capacités dans des disciplines

- se comprendre                                                            masculines .

- se respecter                                                                  Avec la mixité, l’autre sexe est banalisé.

                                                                                                              Cela conduit vers une forme asexuée.

 

Ce qui est remis en cause, ce n’est pas la mixité entant que principe, mais en tant que modalité.

 

La séparation n’a de sens que si les élèves le désirent ; l’important, c’est de réaliser l’égalité des chances. La mixité doit être accompagnée d’un apprentissage des valeurs et d’un assainissement  du milieu scolaire. Imaginer un nouveau fonctionnement du « GROUPE CLASSE ». Le professeur doit être capable de faire jouer toutes ses richesses.

 

 

Fin de partie 2 

 

 

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Published by Démocrate - dans famille
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