Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 01:44

 

Après des mois de réflexion et quantités de lectures d’ouvrages de référence sur la famille, les institutions, la liberté, l’amour, le couple, et l’induction de mon mal-être existentiel suite à tout ce qui résulte de cet acquis de connaissances par la lecture et l’étude de tous ces documents, j’ai pris finalement la décision de "lâcher prise" et de ne plus chercher à vouloir atteindre la vérité absolue, ni même l’état de bonheur, tant les opinions et appréciations des uns et des autres varient, tant la société elle-même est en crise et tant les attitudes et modes de vie ou de comportement divergent !

Je n’ai jamais voulu affirmer au fil de mes écrits que ma vision des choses était la meilleure, ni que celle-ci pouvait me conduire à un état de bonheur assuré. Je n’ai point cette prétention puisque j’avoue que je suis en recherche.

Je me suis marié, j’ai accepté, pris cet engagement un jour comme tant d’autres l’ont fait avant et après moi, et ne suis aujourd’hui ni plus heureux, ni plus malheureux non plus. Je vis tout simplement dans  cet état là comme j’aurais sans-doute vécu dans un autre (c'est-à-dire en ne cessant de me poser des questions et de me sentir insatisfait). J’aurais préféré lire dans la Bible : l’homme quittera son père et sa mère et ne s’attachera surtout pas à une femme, mais bon, les mots sont le contraire !

Pourquoi s’attacher à quelqu’un d’étranger : que l’on pense connaître et dont en fait on sait si peu, par rapport à la connaissance de ses parents, de ses frères ou sœurs avec qui on aura vécu de nombreuses années ensemble et en famille ? C’est ce que j’appelle prendre de trop grands risques car la vie en couple finit toujours par mettre des freins, puis à s’embourber ou à s’enliser un jour.

Marié, j’ai comme l’impression de ne pas être libre et surtout je ne comprends pas du tout la véritable signification  du mariage (si ce n’est pour la survie de l’espèce ou l’éducation  des générations) ; pour soi-même, le mariage est peu de chose si non une entrave à la liberté et doit disparaitre d’ailleurs au paradis  (ni maris, ni femmes aux cieux!). Le mariage est donc un fardeau légué à l’homme par la création pour qu’il puisse se succéder à lui-même : se perpétuer. Mais pour qui et à quel prix? Trop souvent, au prix de son bonheur sur terre.

Pour moi, plus qu’un mode de vie, le mariage est un état d’esprit. Si l’on perd l’état d’esprit de son mariage, c’est que celui-ci s’est éteint et qu’on le vit comme un simple cas d’état civil parmi des millions d'individus (l’état ou l’église aiment bien voir les gens mariés : çà les rassure !). Personnellement, çà me déstabilise et çà me stresse. Le mariage, pour l'homme, c'est comme une langue étrangère : çà s'apprend, mais çà ne se maîtrise jamais vraiment comme sa langue maternelle.

Si l’on perd l’esprit de son mariage, c’est donc qu’on le vit « par son état civil », sur le papier,  sans lui accorder toute autre signification ou importance, sans même essayer de s’en soucier. Dès lors, on peut se sentir vraiment libre et ne plus respecter ni ses règles, ni ses obligations. On peut se permettre de vivre comme si l’on était toujours célibataire tout en étant marié, même après plus de 30 ans de vie commune.  Plus besoin de divorce dans ce cas, mais une simple décohabitation suffit lorsque le besoin se présente.

Pour moi, la notion de mariage ne fait plus sens (je suis marié, certes, mais j’ignore que j’ai une épouse : j’ignore mon conjoint car je n’ai plus envie d’entrer dans son champ, dans ce qui compte pour son existence ; je me libère de tout cela et l’oubli est ce qui devrait suivre....en principe mais non en certitude).

Aussi, plus besoin d’extérioriser le conflit intérieur, ni sa révolte contre l’institution officielle avec laquelle je me suis moi-même  piégé, enchaîné, contre l’indissolubilité non reconnue ou la procédure légale et coûteuse du divorce, mais vivre comme j’ai envie de le faire, tout simplement : sans femme à penser, dans ma tête !

Cette notion bien intégrée en soi, le concept d’adultère n’existerait plus dans sa tête en tant que tel, s’il advenait. L’adultère est alors un "non état d’être" lorsqu’on veut bien ignorer son mariage. Combien d’hommes et de femmes d’aujourd’hui ignorent leur mariage, leurs promesses ? Une grande majorité de couples mariés à notre époque. Le mot adultère a beaucoup perdu de sa force aujourd’hui. Peu de gens osent encore critiquer ouvertement cet acte jadis très réprouvé et nombreux sont ceux qui le pratiquent couramment, qui au travail ou après, qui en vacances ou en voyage, qui en matinée, le midi ou encore en soirée, enfin dans une multitude de clubs ou de saunas- hammams, et maintenant bien sûr par le biais d’Internet ! A tel point que ces infidélités sont devenues une banalité aussi réelle pour les gens mariés que les relations sexuelles d’avant le mariage entre jeunes gens encore célibataires.

Le cinéma est la meilleure preuve de cet état d’esprit nouveau puisque les acteurs eux-mêmes dans de nombreux tournages de films s’adonnent  à l’art de l’adultère professionnel (pour le plus grand plaisir des spectateurs voyeurs qui deviennent complices de l’acte d’intimité).
Ce n’est plus le 7ème art, mais le 7ème ciel des artistes !


Voilà bien que l’on est entré dans l’ère de l’oubli ou de l’ignorance du mariage. Est-ce l’état parfait : un état choisi et librement consenti, comme c’était le cas pour le mariage ?

DEMOCRATE

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article

commentaires