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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 16:06

J’ai retrouvé un travail mais cela n’empêchera pas le divorce. Car, ce n’est pas pour mésentente conjugale, mais par principe que je souhaite rompre l’alliance.

En ce qui me concerne, le mariage est un simple contrat et non pas une alliance ; ce principe là  est inscrit au fond de ma pensée. Si l’on part avec, comme principe de base, que le mariage n’est pas éternel, il n’est non plus pas fait pour durer toute la vie. Dans ce type de raisonnement, alors le divorce ne constitue plus un échec, s’il advient après plus de 35 ans de vie conjugale (mon cas), mais plutôt un  aboutissement et se doit d’être perçu, au contraire, comme une grande réussite, ne nécessitant pas forcément la continuité de l’expérience. En effet, combien de couples durent aussi longtemps ?

Cette expérience aura été vécue  pleinement, l’union s’est réalisée, les fruits auront eu le temps de mûrir et vont à leur tour donner les leurs. La mission divine aura été accomplie avec cœur et le contrat respecté le temps qu’il se devait.

Le couple se retrouvant seul, dans un contexte devenu trop égalitaire, il n’y a plus aucune justification à faire perdurer ce contrat, cet état civil, au-delà maintenant : dans quel but ? Je n’en vois pas le sens.

Continuer à vivre dans cette civilité ne peut qu’être obstructif pour exprimer pleinement sa liberté, état de liberté qui est également le principe majeur à défendre. Or, le statut matrimonial vous en empêche.

Liberté de faire ce qu’il me plaît au moment où j’en ai l’envie ; liberté à ne plus avoir de comptes à rendre à l’autre sur mes allées–venues ; liberté de croire enfin en la pleine force virile de l’homme non assujetti à la femme, enfin redevenu indépendant d’Elle.  

Le rôle d’époux me déplaît beaucoup car il oblige ! Le rôle d’époux nuit gravement à la santé mentale car il est aliénant. Dans ce rôle on est en partie responsable de l’autre ou pour l’autre. S’en libérer, c’est  aussi se libérer de cette responsabilité, ne plus ressentir de présence avec soi en permanence. Briser cette chaîne équivaut à rejoindre l’air libre, à refaire surface dans la vie,  tout comme un prisonnier recouvrant sa liberté. Refaire ces premiers pas d’homme libre est toujours un temps de fragilité cependant. Mais, franchi le cap des premiers instants nouveaux,  de cette indépendance reconquise, le corps affranchi de cette chaîne psychologique oppressante, le mot « marié » n’a alors plus de sens pour vous et peut être enfin rayé des registres communaux ; l’on peut enfin respirer et revivre ! Fini la névrose du mariage. Le mariage n’est pas fait pour l’homme et l’homme libre ne peut plus s’accommoder du mariage, n’en déplaise à toutes les églises.

Pourquoi tant vouloir s’enchaîner à quelqu’un d’autre, surtout quand on est jeune : pour le regretter plus tard ? « That is the Question with no Answer » !

 

On peut aimer dans la vie, aimer beaucoup, sans jamais se marier tout comme l’on peut se marier sans aimer et cela toute la vie durant. Jamais le mariage ne devrait faire l’objet d’un contrat à vie, mais plutôt être un contrat renouvelable (donc avec des portes de sortie intermédiaires, ce qui simplifierait les problèmes de bien des couples).

Aujourd’hui  je perçois dans cette institution du mariage, la maturité de l’âge aidant, comme un cercle d’enfermement  qui vous tombe dessus jeune, comme une action suicidaire de la personnalité qui se développe vers l’état d’âge mûr : bref, la voie tracée d’une avenue conduisant à l’insatisfaction et à la perte de son autonomie, parfois même hélas pouvant aller jusqu’à la névrose conjugale.

DEMOCRATE

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Published by Démocrate - dans famille
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