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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 21:00

Ou l’union rompue !

Le mariage est un acte auquel l’on consent par tradition, par conviction, par séduction pour son caractère festif, par son appartenance religieuse ou par lassitude d’errance dans sa souffrance de solitude, ou bien encore par conformisme social ou convenance personnelle. Rien pourtant n’oblige l’homme moderne à devoir se lier à l’autre sexe si ce n’est le désir de fonder une famille, ce qui devient alors un passage obligé dans sa vie. En effet, l’on ne peut pour l’instant pas encore faire d’enfant tout seul ! 

Or la raison qui permet de mettre en perspective l’égalité des sexes, la notion de parité entre les genres, place le concept de mariage en ce siècle dans une situation de grand questionnement et dévoile l’épreuve réelle qu’il peut représenter face au défi du temps et de l’ennui. En effet, lorsqu’on en appelle à sa raison, celle-ci, au cœur ou au sommet de sa réflexion, ne peut pas éluder la perspective de conflits  potentiels latents et explosifs dans tout contrat de mariage. Pourquoi ? Parce que ces derniers  existent du fait de la prise en compte de ces nouvelles donnes sociétales que sont justement l’égalité des sexes, la parité des époux, la division ou répartition du travail, le partage des taches ménagères jugées ingrates de nos jours au sein des ménages ! Si l’on y ajoute d’autres aspects tels une relative perte d’autonomie, une possible ingérence trop marquée dans les affaires de l’autre, des responsabilités plus lourdes, conséquence d’un foyer fiscal plus complexe à gérer, alors oui la raison pour ne pas se marier pourrait dans ce cas l’emporter sur les sentiments et désirs les plus profonds de le vouloir, au contraire.

C’est bien en cela que la raison appelle à l’exclusion du mariage tandis que le mariage, lui, appelle à l’exclusivité de la relation sans pour autant évaluer la mesure des résultantes de ces forces extrêmes entrelacées dans tout nouveau couple en formation, forces qui : soit composeront, soit  s’opposeront à un moment donné de l’existence  commune et du développement du projet de vie élaboré au départ.

 

Hélas, le mariage ne s’appuie jamais sur une analyse prospective long terme : l’étude comparative des avantages et des inconvénients de la vie à 2, le devoir de l’exclusivité de la relation pas toujours bien assumée ainsi que les implications directes sur la vie personnelle que les partenaires ont mené jusqu’à leur engagement consenti.

 

Le mariage constitue bien un leurre sociétal ou religieux qui est tout simplement revêtu d’un habit féérique. De l’apothéose enflammée d’une idylle qui se transforme en union, il peut se changer en « une fête en larmes », selon l’expression du célèbre écrivain et académicien Jean D’Ormesson ! Le mariage peut peser du fardeau de toutes les conséquences qu’il engendre selon un scénario d’enchaînement bien connu, et cela tout au long de sa vie.

Le mariage existe et existera toujours sans-doute : l’on y entre et l’on en sort comme pour toute chose de la vie, et cette situation n’est pas prête de s’achever. Mais qui donc l’a inventé ? Ce n’est certainement pas Dieu mais la créature humaine, à l’esprit si complexe, qui s’est choisie cette destinée. Pour certains, ce pourra être le paradis, et pour beaucoup d’autres l’enfer !

Plus les lois de parité s’imposeront à tous, plus le mariage sera un enfer pour l’homme, car il en va un peu comme pour les associés d’une entreprise. Quand elle fonctionne bien, tout est magnifique et l’entente parfaite, mais quand elle bat de l’aile, tout peut devenir conflictuel. Le mariage moderne repose sur des fondations fragilisées par la nouvelle législation qui, à la juste parité des époux devant la loi, pour raison de pure justice, nivelle également la famille sur des incohérences que sont l’imbroglio contemporain du mélange des genres et l’oubli majeur de leur complémentarité.

L’on oublie trop les non-dits (surtout ceux des hommes qui observent en silence cette évolution des nouveaux codes de conduite  énoncés, mais sans vouloir réellement changer d'habit pour autant). L'homme n'est pas et ne sera jamais une femme!

 

La femme au travail et l’homme à la maison ? Vous voulez rire, je pense, et vous y croyez en plus ? Pas moi en tout cas ! Le vrai rôle féminin de la femme (et sa place au foyer), c’est bien celui de régner sur les aspects domestiques de son « Home » et de veiller à ce que ceux qui l‘habitent se sentent bien en son sein et la gratifient pour son noble rôle.

DEMOCRATE

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Published by Démocrate - dans famille
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