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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 23:43

Le mariage est ce qui aliène l’homme à la nature et le fond dans un système de reproduction. Dans ce système des générations, L’homme devient instrumentalisé malgré lui par la loi naturelle.

Le concept : mariage-famille-éducation ne peut s’accorder avec les grands principes de liberté, d’émancipation, de développement personnel et d’individualisme bénéfique pour soi-même.

L’homme ne peut se soustraire ni à son environnement, ni à sa condition de reproduction via le lien charnel en raison de cette obligation de rapport physique hétérosexuel. Il est l’un des sujets de la création et par conséquent ne peut guère échapper aux lois universelles de l’existant et de l’évolutif.

Pourtant, parfois son esprit entre en révolte avec cet état de fait, en révolte avec les lois organiques que lui impose son corps. L’homme intelligent cherche à se situer dans ce contexte de créature conditionnée et à s’affranchir de certaines contraintes, en tant que sujet pensant, qui l’impliquent directement dans la perpétuation de son espèce.

Pourquoi donc la nécessité du mariage quand cet état est imparfait puisqu’il a pour vocation à faire  vivre ensemble  et s’accorder deux êtres antinomiques aux structures mentales si différentes, pour leur faire miroiter le partage d’un rêve d’union inaccessible, à partir de visions divergentes et pour une réussite incertaine ?

Beau sur le fond, sans-doute, le concept de mariage, mais utopique de par la forme d’engagement qu’il sous-entend et de par ses règles de vie drastiques. Plus que le rêve idéal le mariage est en fait le désespoir de l’homme. Il n’apporte rien de bon pour la suite et augure de souffrances à partager (ou à se désolidariser) plus tard.

Ce que je déplore est que le corps de l’homme et de la femme soient conçus pour et servent à fabriquer d’autres hommes et femmes, un peu à la manière d’une chaîne industrielle, dans un but de peuplement dont on ne connait pas les limites. Naître de l’union d’un homme et d’une femme est ma plus grande souffrance, et pourtant je sais qu’il n’y a pas d’autre voie possible à l’heure actuelle.

Car on ne nait pas toujours ainsi d’une décision de volonté mais du hasard des rencontres et des envies ou pulsions instantanées de ses géniteurs (de ses parents !) On n’est pas toujours désiré ni attendu. On arrive, tout simplement ! Et puis, un jour, on reproduit ce même schéma nous-mêmes…ainsi va l’humanité, sans fin. C’est un cercle utile mais aussi vicieux dont on ne peut jamais sortir.

Vous comprendrez alors pourquoi, vu sous cet angle, le phénomène de la reproduction humaine est une aliénation à la nature, à l’ordre de ses lois instinctives de survie, tout comme doivent les subir toutes les autres créatures vivantes, lesquelles ont l’avantage de ne pas se poser de question. Pour l’esprit humain, qui n’aime pas être assimilé aux animaux, ce phénomène peut paraître incompréhensible, voire aliénant.

S’y fondre, parait-il, apporte la joie, le bonheur, la paix intérieure. Quant à la combattre, désirer autre chose pour l’homme, n’est pas de son pouvoir et s’arrête au simple vouloir. De ce fait aucune pensée ne peut vraiment être apaisante. D’un côté l’on est assimilé à l’évolution incontournable, sans prise ni maitrise, esclave du système ou processus de vie qui nous a été légué, dont nous avons hérité. Nous voilà prisonnier du génome entre naissance et mort. Nous sommes un outil de la nature et notre essence est son énergie. Notre esprit n’est pas aussi libre qu’on le croit.

Le mariage est un cataclysme qui vous englobe dès l’adolescence et vous emporte à l’âge mûr. La curiosité et l’attraction du sexe opposé vous conduisent inexorablement à un état de séduction et d’abandon de vous-même, pour un temps, d’oubli de qui vous êtes ! Cela pour subir cette loi naturelle de l’union physique et de l’osmose des êtres dont vous pourrez être amené à vous questionner perpétuellement ensuite sur leur véritable nécessité, sur cet assujettissement instinctif à l’autre, pris en conflit avec votre personnalité profonde.

Vous rêverez de mariage un temps, goûterez à ce cadeau empoisonné de la vie, puis souffrirez de toutes ses implications pour le reste de votre existence. 

Arrangé par les hommes, le mariage est un contrat destructeur de l’humain en tant que personne.

L’on dit que pour aimer l’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même. Vrai, mais s’aimer soi-même est incompatible avec l’oubli total de soi et ne pas se sentir son premier centre d’intérêt ; s’aimer soi-même, c’est un peu aussi l’apologie de l’égoïsme. Alors, où se situe la vérité ?

Si par conséquent, l’on doit d’abord consentir à être un peu égoïste (penser à soi dans une nouvelle relation ; à ce qu’elle va nous apporter), l’on ne peut se trouver dans un état de détachement idéal, entièrement disponible pour l’autre. Il y a bien dans ce dogme du mariage les racines de son mal et de son dysfonctionnement futur. Le mariage est un acte naturel de contre raison.

L’homme peut vivre seul (et ne pas s’attacher à une femme) et demeurer  un être social. Le choix d’un partenaire définitif (pour la vie) contraint l’homme à  aller contre sa nature et le fait entrer dans un monde de routine, d’ennui progressif et d’oubli de sa vérité d’esprit et d’être. Il se résigne malgré lui à ce nouvel état de fait (état civil) auquel il adhère et il s’adapte tant bien que mal en ne manquant pas toutefois de se chercher des compensations ailleurs : des soupapes de sécurité ! Ou bien alors il s’insurge et rompt au bout du compte, en dépit de toutes les souffrances et tracasseries administratives (séparation, divorce).

L’homme vrai est une personne qui recherche sa vraie essence. Il veut maitriser la nature et non lui être soumis. Le mariage le soumet à sa contre nature. C’est pourquoi le mariage n’existait pas au départ de la vie. Il fallait bien dompter, canaliser cette nature humaine toute naturelle depuis  ses origines et à laquelle l’homme lui-même n’a pas su s’apprivoiser, hélas, au grand dam de ses inclinations vitales et sans pouvoir libérer ses énergies, mais en créant au contraire des états de frustrations nouvelles.

Voilà pourquoi, lorsqu’on est entré un jour dans ce système écrasant de la conjugalité à deux uniquement, l’on ne cesse de chercher à en sortir, d’une manière ou d’une autre. La vie n’est pas le mariage et le mariage n’est pas le meilleur avenir pour l’homme, ni pour la femme. Des siècles d’existence de cette institution semblent l’avoir démontré.

Savoir s’aimer sans se lier, c’est aussi s’assurer que chaque jour l’effort d’aller à la rencontre de l’autre est indispensable pour maintenir le bon état de cette relation privilégiée. Au contraire, le mariage est plutôt un statut qui permet de l’affaiblir jusqu’à la briser.

DEMOCRATE

 

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Published by Démocrate - dans famille
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