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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:57

Manifeste  pour un positionnement familial cohérent des hommes

 

Je suis né  homme ; j’aurais pu être né femme ! Seulement voilà,  je suis né homme et homme je resterai  toute ma vie, et par conséquent je suis du côté des hommes et je ne ressentirai jamais au fond de mon âme ou de mes tripes ce qu’éprouve une femme (la barrière est infranchissable), ni ne connaitrai les forces de la maternité.

Parmi les humains, j’appartiens donc de facto au clan des hommes. Pour moi, il existe bien deux clans distincts liés au genre dans notre monde : celui des hommes et celui des femmes.

(Si vous êtes croyants et croyez en la genèse divine, alors vous pourriez vous demander  pourquoi  Dieu a - t’il voulu compliquer autant les choses, dans son verbe de  création, dans ce besoin d’avoir deux sexes  sur terre, source de conflits de toutes sortes ?)

Ces deux clans sont donc égaux (par principe de droit), mais tandis qu’ils ont été voulus par essence complémentaires, la société moderne (soutenue par le féminisme ambiant ou actif) les a rendus paritaires. La résultante est qu’ils sont aujourd’hui entrés en état de concurrence destructive et cela ne cesse d’aller en s’affirmant. Est-ce un vrai mieux pour tous ? En toute sincérité, permettez-moi d’en douter !

 Oui, sans-doute sur le plan de l’équité, de l’égalité de droit que l’on acquiert en naissant, de la reconnaissance de la personne et de sa valeur humaine ; non, sur le plan de l’intérêt  supérieur de la famille, car c’est ce qui la rend plus vulnérable aujourd’hui, affaiblie dans l’avenir, car détruite peu à peu dans ce qui forge sa raison d’être : le foyer,  où chacun devrait théoriquement  pouvoir s’épanouir.  

En effet, sans la différenciation des sexes et les attributions respectives dévolues à chaque genre et reposant sur l’expérience de traditions  séculaires,  nous en sommes arrivés à plus d’individualisme, moins de famille ou d’esprit familial incluant le sens du sacrifice, plus de compétition interne dans la cellule de base de la société, et donc, plus de tension et d’affrontement. Les nouveaux modèles familiaux que nous testons, éprouvons,  partageons actuellement sont autant de modèles porteurs de stress sur le long terme, de ruptures à venir et de souffrances à-peine émergeantes. Chacun sait combien une rupture contemporaine, coupée de supports familiaux élargis, conduit à la paupérisation d’une part grandissante de notre société (au sens économique du terme).

Aujourd’hui, chaque  individu membre d’une famille cherche avant tout à rester maître de ses désirs, maître de ses décisions. Les compromis ne durent qu’un instant, plus une vie ! La famille connait une crise aiguë ; C’est peut-être le résultat d’une  telle évolution, et de la rapidité de cette mutation.

La différenciation des rôles masculin et féminin est à la clé de la survie de la famille ; l’interchangeable ne peut fonctionner sans une dominante conceptuelle de l’un sur l’autre pour tel ou tel rôle défini au préalable. Vouloir diluer les deux dans un concept unique ne peut être applicable longtemps. Vouloir agir non comme un soutien ou aide mais comme une force égale directrice dans le champ de l’autre peut être perçu comme un empiètement et conduit inéluctablement à l’échec.

 

Dans une société qui ne reconnait plus la différenciation des genres, par simple réflexe, j’entre en réserve,  je me défends et je me repositionne du côté  du mien. J’appartiens, je ne cesse d’appartenir, et je le répète, au clan des hommes. Cette affirmation est nécessaire dans le contexte des mutations actuelles que l’on voudrait inculquer aujourd’hui dès le plus jeune âge dans nos écoles. En face de moi, il y a désormais le clan des femmes (et des féministes)  qui veulent s’affirmer, et c’est pourtant leur droit le plus absolu. Mais je suis alors dans l’obligation de  défendre  le nôtre : celui des hommes, face à cet assaut sociétal puissant et permanent orchestré sous la pression des  lobbies féminins, puisqu’il  y a remise en question et empiètement sur nos prérogatives et acquis.

Cela devient de ce fait un combat : celui des hommes à leur tour. Nous ne pourrons plus consentir des privilèges de galanterie ou d’égards attentionnés envers les femmes tels que coutumiers jadis et jusqu’à maintenant envers le sexe faible -  qui n’existe plus d’ailleurs  - c’est vrai, grâce à l’égalité dans l’éducation.  Il leur faudra aussi se battre à égalité d’armes avec leurs partenaires masculins. Elles sauront le faire, mais s’en sera fini des avantages attribués alors à la féminité : les hommes devant apprendre à les gommer progressivement. Les femmes, placées sur leur route, seront des adversaires et concurrentes, tout comme les autres hommes dans la vie de tous les jours. Et c’est déjà le cas.

De ce fait, les sentiments d’amour et promesses d’après rencontres ne seront plus qu’éphémères. Les femmes ne seront plus perçues par les hommes comme des mères, mais comme des rivales en puissance  pour les postes de travail, au même titre que leurs collègues mâles.  L’amour (et encore plus le mariage) se trouvera réduit à la période de la lune de miel (3 ans en moyenne) - l’amour dure 3 ans, sorti tout récemment, est un excellent film sur ce thème d’ailleurs – car la routine quotidienne sera devenue la pierre d’achoppement majeur du ménage.

Certains iront un peu plus loin dans la vie partagée, d’autres optimistes s’y résigneront plus longtemps encore mais le partage des taches domestiques devenu la norme sera un raison supplémentaire de conflit au sein du couple, l’un critiquant son conjoint pour sa façon de faire (dont l’approche sera obligatoirement différente de par l’essence  même de la nature de son genre et de sa psychologie) et la réciproque s’appliquera également à l’autre conjoint. Stabiliser la situation sera alors un combat permanent au sein du couple dont les effets rejailliront sur l’ensemble de la société, et le monde du travail et de l’entreprise en souffrira également.

En parallèle, la famille africaine et celle moyen-orientale qui auront su conserver la différenciation des rôles masculin et féminin se verront plus sereines et continueront de renforcer leur tissu sociétal et étatique, un contraste inquiétant face à la déroute familiale occidentale dans le contexte de la mondialisation et des relations internationales.  Ce sera alors la confirmation d’un déclin pour tous les pays englués dans une égalité fonctionnelle et indifférenciée imposée par notre type de démocratie car l’organisation familiale et la position de chaque membre en son giron sont des facteurs déterminants  pour la stabilité d’une société.

Les fondamentalistes de la parité risquent d’être perdants  face aux fondamentalistes de la tradition.  Telle est ma vision du futur car nous avançons sur des principes qui vont à contre nature. 

Pour nous les hommes, il est encore temps de réagir, d’inverser la tendance et de redresser le cap ; de ne pas  se laisser convaincre ou emporter trop vite (sans réfléchir aux conséquences) dans cet élan qui tend à vouloir nous féminiser, à nous influencer pour aller contre notre nature existentielle et fondamentale.

Réagir devient une priorité pour éviter l’effacement de l’homme devant la femme au  service de (ou à  l’assujettissement à) sa domination. Partout l’on voit qu’on renonce peu à peu aux acquis qu’ils soient sociaux ou domestiques. Soyons combatifs pour défendre le sens du masculin et de ce qu’il doit demeurer.

L’homme n’est pas  et ne sera jamais une femme-bis. Il n’accouchera jamais de sa progéniture. Hommes, réveillez-vous et soyez plus présents dans vos foyers et à votre juste place (sachez le diriger de votre pleine autorité, et avec justice). Ne soyez jamais violents envers votre conjoint ou vos enfants. Bref : soyez hommes ! Ne vous laissez pas influencer de trop par les femmes, ni par ces  nouvelles options politiques qui tendent à vous écarter, à vous éloigner même de votre vrai rôle humain.   

Je vous en conjure, tous ces changements qu’on vous propose et qu’on fait valoir comme le modèle du couple, de la famille et de la société de demain, comme étant un progrès de civilisation,  vont en fait à l’encontre de l’intérêt général  et marquent le début d’un déclin sociétal.

DEMOCRATE 

 

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Published by Démocrate - dans famille
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