Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 01:00

Je me suis marié dans une église catholique d’Angleterre en 1974 et j’ai fondé une famille de 4 enfants, tous élevées chrétiennement.

Pourtant aujourd’hui, je n’adhère plus à cette promesse de mon mariage : « jusqu’à ce que mort nous sépare ! » Pourquoi cela : je m’en explique :

Si la mort doit nous séparer, si (selon les écritures saintes) aux cieux, il n’y aura plus ni mari, ni femme, alors qu’elle importance revêt cette union qui n’est pas céleste, mais pour le temps de vie sur terre ? Pourquoi y attacher autant d’importance ? S’efforcer de rester mariés pour ne plus l’être dans l’autre monde ne fait plus sens, dans mon esprit. Je n’en perçois plus la signification profonde. Car, ce privilège du couple n’en sera plus un ensuite. Comment dès lors soutenir de vouloir rester mariés coûte que coûte ?

En effet, je n’ai plus aujourd’hui l’impression d’avoir la même et belle épouse que je m’étais choisie il y a 35 ans.

Le temps est passé sur nous et nous avons tous deux changé. Je ne cesse d’avoir de la nostalgie pour ce temps de l’amour naissant, de l’installation en couple et de l’arrivée des enfants. Revoir les photos d’alors me fait souffrir car ce temps ne pourra être vécu de nouveau. Pour moi, je vois le mariage comme une souffrance à long terme ; l’endurance des vieux jours, d’un vieux couple dont je n’ai plus envie du tout. Je ne veux maintenant plus

atteindre le 40ème anniversaire de mon mariage.


Le mariage, la vie en couple, c’est aujourd’hui devenu trop long et trop contraignant, surtout lorsqu’on devra bientôt, le dernier enfant parti, ne vivre plus qu’à deux, en ayant perdu et la fougue et la passion qui animèrent tant notre amour de jeunesse. Je n’adhère pas à l’idée de « rester avec la femme de sa jeunesse » jusqu’à la fin de l’un des deux qui ont permis que ce mariage se réalise et se vive suffisamment longtemps et suffisamment réussi.

Le devoir conjugal et le devoir parental ont été assumés pleinement ; retour et place à la liberté de chacun maintenant. C’est mon état d’âme actuel ; c’est pourquoi j’envisage la séparation de notre couple dans un proche avenir et que je la planifie en toute quiétude et équité, dans le respect de la parité.

Qui pourrait me donner tort, si je pense que plus grand sera désormais notre bonheur d’aller dans ce sens, puisque nous sommes tombés d’accord pour mettre un terme à notre union ?

Même Dieu, s’il nous aime vraiment, ne pourrait désapprouver notre choix émanant de notre liberté d’homme et de femme, d’une décision consentie par chacun dans le couple. Si non, le mariage serait l’équivalent d’un état de dictature. Qui oserait penser que le mariage soit comparable à une dictature?

Deux personnes peuvent se démettre de leur serment d’union mais une seule ne le peut pas, bien sûr (si non, c’est un abandon)

Si vous avez des arguments contraires, alors exprimez-les librement afin  que je vous comprenne.

DEMOCRATE

Partager cet article

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article

commentaires