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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 16:53

Le principe d’égalité des sexes est certes l’un des grands principes vertueux de notre société occidentale et inscrit dans les droits de toute démocratie  digne de ce nom. Or, malgré tout des différences existent qu’on ne pourra jamais vraiment gommer. Que l’on avance plutôt l’idée de  complémentarité et de solidarité, pour ce qui est de la relation hommes-femmes me parait plus pertinent. L’égalité n’existe déjà pas dans les faits  à la naissance  pas plus qu’elle n’existe entre les classes de la société. L’égalité n’existe pas dans la réalité, même en démocratie ; elle n’est déjà pas applicable entre les personnes de même genre alors comment pourrait-elle l’être davantage entre des personnes de genre différents ? 

Les pouvoirs publics ont beau vouloir promouvoir ce concept comme la nouvelle norme sociale, le concept d’égalité devient inaudible dans le ménage, dès lors qu’un couple s’officialise. Le fait de rejeter le droit aujourd’hui  de n’avoir qu’un seul chef de famille dans tout foyer ne fait que semer la zizanie dans les familles, le premier des cercles sociaux, car dans toute dualité de l’exercice du pouvoir, il finit toujours par s’instaurer une rivalité où l’un cherche à prendre l’ascendant ou, pire, à vouloir évincer  l’autre de ce rôle. Pour avoir eu l’originalité de croire qu’on pouvait instituer ces principes au sein du couple on a seulement réussi à saper les fondements du mariage durable et c’est ce qui explique en partie la montée en puissance du nombre de ruptures, l’autre raison étant l’individualisme croissant. Car, passé l’instant de la lune de miel et de l’entente tacite et parfaite qui prend racine dans l’amour, lorsque celui-ci s’étiole sous la pression du banal et du quotidien, chaque conjoint se sachant  investit de ses droits de « co-chef », va s’appuyer sur cette légitimité institutionnelle pour vouloir faire entendre raison à l’autre, d’où conflit !

 

L’interchangeabilité au sein du couple ne peut fonctionner que dans un minimum de situations et ne peut s’appliquer à tout, et c’est lorsque les deux parties veulent user de ce même droit pour tout ce qui les concerne qu’apparaît la faille qui conduit à la brisure du couple.

 

Pourquoi  donc  le principe de démocratie ne peut s’appliquer à la famille ou au couple ? Simplement parce que la cellule familiale n’est pas une structure comparable à l’ensemble sociétal. En effet, dans toute démocratie on s’en remet à la décision d’une majorité, acquise par la voie du vote, mais pour le couple où il n’est question que de deux entités placées face à face, il ne peut y avoir de majorité en cas de désaccord sur une prise de décision. Le processus démocratique se trouve donc bloqué ou neutralisé et il n’y a pas de tierce personne capable de constituer une majorité. D’où la nécessité d’un seul chef du ménage, capable, après consultation de l’autre, de pouvoir légitimer une décision conjugale.

Dans un ménage à 3 ou 4 personnes (situation autorisée par les pays islamiques), là, le principe majoritaire pourrait plus facilement s’exercer, mais me direz-vous, personne en occident ne souhaite légaliser la polygamie, alors que la grande majorité préconise l’égalité absolue d’où ce paradoxe entre monogamie et démocratie, en ce qui affecte la sphère du privé, de l’intime. Et donc, aujourd’hui, l’on assiste impuissants à la vague déferlante de divorces pour tous motifs. Le motif principal, de nos jours, est celui de l’exercice de l’autorité et la conséquence de la reconnaissance de ce principe d’égalité dans le mariage.

 

De ce fait, le mariage perd de sa force de structuration (qu’il pouvait assumer au sein des  générations de ces derniers siècles). La femme devait obéissance à son mari et le mari respect envers sa femme : ce furent des propos messianiques  mais aussi républicains, une induction de l’acte de mariage et la clé de voûte de toute union officielle.

Certes il revenait à l’homme de ne pas abuser de ce pouvoir reconnu et la justice pouvait aussi alors être saisie et statuer en cas d’abus de pouvoir du mari. Avoir voulu que la femme devienne l’homme-bis du foyer est à mon sens une erreur monumentale dont la résultante est que c’est aujourd’hui la justice qui se trouve saturée pour avoir à trancher une foultitude de litiges familiaux. L’autre effet pervers est le désengagement progressif des pères, l’augmentation des familles monoparentales ou recomposées, si bien que pour la société, globalement, tout devient d’une très grande complexité à gérer, à comprendre même et que d’un point de vue économique les classes se reconstituent dans le pays en fonction maintenant de critères structurels familiaux.

 

L’avenir est incertain et l’évolution du paysage social difficile à appréhender. L e mariage est même vécu plusieurs fois dans une vie pour beaucoup. Alors pourquoi, pour un homme du 21ème siècle,

s’engager sur cette voie incertaine ? Est-ce son intérêt si, confronté à cette réalité, cet acquis de la femme,  il sait très bien ce qu’il devra partager en ménage, ses obligations nouvelles domestiques, pour au bout du compte, se retrouver tôt ou tard en conflit ouvert et permanent ? Mieux vaut pour lui ne pas s’enfermer dans ce cercle vicieux dont il devra faire ultérieurement les frais, psychiquement et financièrement,  par une simple  imposition de justice ? Ces contraintes là ne sont pas supportables pour l’homme dont les soucis professionnels deviennent de plus en plus lourds, vu les difficultés que connait l’emploi. La seule justification à opter pour l’engagement est le désir de fonder sa propre famille et de s’assurer une descendance. Mais, lorsqu’on connait les embûches créés par ce principe égalitaire et le grand risque de confrontation passé le temps de la gloire amoureuse, la raison devrait  faire toujours partie de la prise de décision, sagesse oblige. Or, on le sait, l’amour n’est jamais sage.

 

De nombreux auteurs et sociologues étudient  ces changements  de comportements observés chez les couples et dans les familles, tel Jean-Claude Kaufmann (sociologie du couple), François de Singly et autres, et semblent penser que l’égalité est un progrès, que l’homme devrait s’occuper davantage de tâches domestiques (à cela bien sûr, je n’adhère que si  l’épouse travaille), mais l’homme n’est pas le plus doué pour langer les bébés, mieux vaut la main maternelle. Je ne suis pas de ceux qui auraient aimé me laisser entrainer dans ce système de conjugalité et je n’encouragerai jamais mes gendres à faire différemment.   Rester homme avant tout et affirmer sa position, au grand dam de ce que l’égalité voudrait nous imposer dans nos mœurs. Ce principe de société, salutaire dans le travail, ne l’est plus à la maison.

L’homme doit rester maître de son organisation « at home ». Si la femme souhaite s’affirmer en homme-bis, dans une sorte d’interchangeabilité, c’est son droit certes, mais qu’elle sache bien (avant d’épouser quiconque) que l’homme véritable ne veut pas voir son rôle évoluer en  femme-bis ! Il ne se laissera pas enrôler contre son gré.

 

En conclusion, vous les hommes, pensez librement et agissez d’abord en homme, dans vos choix et décisions ; ne vous laissez pas influencer par les modes, soi-disant bien pensantes et en vogue actuellement, ni par ce que les femmes voudraient vous imposer, mais soyez avec vos compagnes capables de compromis, décidés non de l’extérieur, mais par votre jugement et esprit de solidarité uniquement. Rien ne doit être institutionnalisé dans la sphère privée de la famille.

DEMOCRATE

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Published by Démocrate - dans famille
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