Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:36

Pourquoi donc Dieu a-t’il voulu diviser l’humanité en deux clans : hommes et femmes (ou mâles et femelles) ? Dieu, l’Être suprême qui d’évidence  connait tout, ne pouvait-il savoir d’avance que cette division serait cause de bien des difficultés  et de bien des souffrances pour l’un comme pour l’autre sexe ; que s’accommoder de cet état et de leurs différences  n’irait pas de soi et que certains ne le pourraient même pas !

On peut louer Dieu pour avoir mis de la diversité dans  sa création, mais lorsqu’il s’agit d’une même espèce, l’on ne peut le louer pareillement pour avoir misé sur la dualité ou la division sexuée introduite dans un but de reproduction charnelle. Pour l’esprit, ce n’est pas réjouissant. Car dire que l’homme et la femme sont complémentaires est un leurre. Aujourd’hui, ils chercheraient plutôt à s’égaler ! L’égalité plus que la complémentarité est ce qui anime les esprits dits démocratiques. Là encore, c’est un autre leurre. Ce sont des mirages inaccessibles pour cause justement de différences non effaçables. Hommes et femmes s’affrontent en fait sur un même terrain : celui de leur dignité respective et affirmation de soi. L’un se doit de défendre avec véhémence ses droits  face à l’autre, et à cet exercice là, bien que les deux se retrouvent perdants, ce sont le plus souvent les femmes qui  en font les frais.

L’inégalité physique de genre  constitue déjà un handicap en soi. Pour transmettre la vie, l’homme n’a qu’un geste simple à faire, souvent  accompli rapidement, tandis que la femme en portera le fruit des mois durant, qu’il soit cadeau ou fardeau, sans compter l’épreuve de la grossesse  et de l’accouchement. Peut-on raisonnablement dire que cela est juste ? Qui a imaginé un concept de reproduction charnelle aussi  troublant et inégalitaire, et dans quel but ? N’est-il pas la première cause d’incompréhension entre les sexes ? La temporalité dans l’acte joue un rôle si particulier chez l’un et chez l’autre que c’est souvent là que le temps s’écroule chez certains couples, placés entre l’avant et l’après naissance de leur enfant commun. C’est encore là où l’homme et la femme ne se retrouvent plus et où germe le processus très lent de leur éloignement. 

 

Il est impossible à l’homme de comprendre ce que ressent une femme qui donne la vie - mur impénétrable – mais tout autant impossible à une femme de comprendre ce qu’est la pulsion de l’homme, laquelle s’éteint aussitôt satisfaite. L’homme, qui a bien du mal à résister à la formidable force de la séduction féminine.  Deux forces contraires qui s’attirent pour ensuite  pouvoir mieux se repousser, c’est un peu notre condition humaine ! Cela, avant que de nouvelles forces d’attraction ne recommencent ce cycle infernal et résolument humain. L’inhumanité de la chose va jusqu’à vouloir y trouver des circonstances atténuantes. On dira de ce pauvre homme : c‘est sa nature ! Il est ainsi fait.

La division de l’humanité en deux clans sexués est loin d’être un apaisement pour la société qui lutte inlassablement depuis des siècles contre toutes les dérives liées justement à ce sexe que l’on  « trans-porte » en tous lieux sur soi et qui nous conditionne inlassablement. Le conflit d’intériorité de l’être sur ce plan, la lutte que se livrent ses parts de masculin et de féminin, partagés entre son corps et son esprit, jouent un rôle moteur dans l’évolution de la personnalité mais également un rôle perturbateur. Homme et femme sont souvent mal à l’aise face à face et la relation neutre est parfois difficile à assumer, voire troublée, tant la sexualité envahit notre quotidien. La preuve se vérifie dans le phénomène de la pudeur. Entre personnes de même sexe, moins de pudeur sociétale s’observe tandis qu’hommes et femmes ne se mélangent pas nus,  autrement que dans la vérité nue de leur intimité de couple. C’est la règle générale et acceptable par tous. Pourquoi alors cette frontière entre humains faits d’anatomie différente ? Il  ne faut pas chercher loin : La sexualité en est la cause première.

Cette division de genèse est ce qui pèse ; une cause de mal –être et de gène réciproque, de malentendus de toutes sortes, troublante pour l’esprit lorsqu’on cherche à l’approfondir avec son  seul raisonnement.

 

Pourquoi donc fallait-il qu’il existât cet état de la création ainsi fait ou cette aliénation à la copulation des corps entre eux pour pouvoir produire des enfants, comme si la chaîne des hommes était une immense chaîne  mécanique : celle d’une usine terrestre de production humaine.

On dit que l’altérité est un bien, une richesse : OK, mais alors pourquoi, puisque l’altérité existe déjà entre personnes d’un même sexe (chaque personne étant unique), avoir voulu une double altérité en y rajoutant celle d’un deuxième sexe ?  Si ce n’est pour compliquer la situation et la vie des hommes !

 

Pour moi, l’idée d’origine du couple, le concept d’interprétation de la genèse n’est pas la meilleure solution, mais la plus inconfortable. Elle entraîne des jalousies violentes, pouvant même être cause de haines entre hommes. La lutte pour la conquête et possession de la même femme ou du même homme se change alors en vrai conflit entre pesonnes. Dieu, qui lui est unique, a conçu pour sa créature, l’homme, soi-disant à son image, un modèle de vie qui le place dans cette dépendance à un état de division de sa personne en deux moitiés,  « son autre moitié » dit-on, là encore ! Et cela commence à peser sur lui dès son adolescence jusqu’à son âge adulte pour ne plus vraiment s'apaiser qu’à la vieillesse. A savoir, ce besoin inné de l’autre sexe pour s’accomplir , un objectif improbable à se réaliser dans la perfection ou plénitude et , qu’en fait, seul Dieu peut atteindre, sauf que Lui est Un  (sans avoir ce problème de couple) et nous est présenté comme l’équation parfaite de l’unité. Comment alors imaginer que l’homme se doive d’atteindre cette unité par la voie du couple ? Comment dès lors suivre l’exemple de Dieu qui n’a pas de problème de couple ? Cela, pour moi, dépasse l’entendement.

A mon sens trop d’incohérence recouvre le concept du couple dans l’enseignement qu’en donnent les écrits religieux ou dogmatiques et toute la vision du mariage est illusoire. Il ne peut être relié à une vision d’union divine, encore moins comparé à l’union de Dieu et de son église : aucun rapport !

L’union de Dieu à son église est éternelle ; l’union du couple n’est que temporelle. Ce mystère n’est pas divin, mais strictement humain.

DEMOCRATE

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article

commentaires