Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 22:46

La solution aux problématiques que suscite le mariage homosexuel,  telles : l’adoption, la procréation, le projet parental équilibré, la présence de l’altérité au sein du foyer, pourrait venir de l’ouverture d’un nouveau type de droit, à savoir l’ouverture du mariage entre deux couples constitués. Si cela semble s’apparenter à une nouvelle forme de polygamie, ce ne serait pas forcément vrai, puisqu’il ne s’agit nullement d’un homme avec plusieurs femmes, ni de l’inverse, mais d’un rapport équilibré entre les deux sexes au sein d’un ménage à quatre excluant toute domination de l’un ou de l’autre genre. Encore faudrait-il avoir l’audace d’engager un débat sur cette hypothèse de lien sociétal  et d’innovation en matière de mariage. Le mariage traditionnel entre un homme et une femme pouvant co-exister avec celui de deux couples d’hommes et de  femmes librement consentants pour ce mode d’union sous contrat, et qui pourrait constituer la grande innovation de ce siècle. Cela pourrait satisfaire toutes les orientations sexuelles et serait une condition obligée pour encadrer le mariage qui resterait alors toujours dans une relation d’équilibre entre sexes opposés.

J’y vois plusieurs avantages par rapport à une famille fondée par un couple homoparental unique, c’est-à-dire par deux hommes ou deux femmes uniquement, à savoir :

Des repères masculin et féminin pour les enfants élevés au sein de ces familles homoparentales élargies

Une entente entre tous ses membres pour donner naissance au sein de la double union conjugale (donc fin de l’argument  sur l’impossibilité naturelle de procréer comme c’est le cas pour le mariage homo)

Un projet parental équilibré, cohérent, interne et commun aux deux couples unis

Une sécurité renforcée en cas de disparition de l’un des membres pour la prise en charge des enfants et de leur avenir

Des enfants dont les géniteurs seraient aussi des parents tous présents au foyer tout comme dans le couple traditionnel, chacun pouvant conserver le partenaire privilégié de son orientation sexuelle dans leur relation d’intimité

Ce mariage élargi, plus ouvert, pourrait convenir tout aussi bien entre un couple de gays et un couple de lesbiennes ou entre deux couples  hétérosexuels amis et souhaitant mutualiser leurs ressources, sans forcément recourir à des pratiques échangistes (juste deux couples associés dans une union familiale plus solide et plus dynamique, plus créative aussi que la famille traditionnelle au couple unique).

Cette souplesse et grande nouveauté nécessiterait, bien sûr, une adaptation du code civil concernant le mariage car il faudrait un contrat et régime matrimonial obligatoire devant notaire, le passage devant le maire ne pouvant suffire,  vu qu’il y aurait de nouveaux aspects et responsabilités en jeu dans cette relation dont la question des biens acquis par la communauté élargie. Mais la transparence serait alors plus nette concernant les liens de filiation et leur reconnaissance par tous les membres unis par cette alliance entre couples (ou à deux hommes et deux femmes ensemble).

Alors couple simple ou double couple, alliant liberté et démocratie pour tous, permettrait à chacun de faire son choix de vie et de relations intimes au sein de la famille sans qu’en pâtisse le principe de représentation de l’altérité homme-femme pour tout ce qui touche à la vie familiale et à l’éducation des enfants. La famille aux 4 parents est peut-être une forme de réponse aux aspirations d’évolution des mœurs souhaitée par  une grande partie des citoyens et également une réponse aux « pour  » et aux « contre » le mariage pour tous. Le respect de l’égalité et de l’altérité y étant intégré.  Encore faut-il, pour en accepter le concept, ne pas se braquer sur ses préjugés ou s’ancrer dans la tradition de façon intangible (ne pas être fondamentaliste face à des mœurs nouvelles qui seraient  légalement encadrées et non point dissolues).

De tout temps le mariage a évolué, tout comme les relations humaines, aussi  l’institution du mariage officiel et consensuel  entre deux couples, très éloigné du fonctionnement de la lointaine polygamie, ne ferait aucun tort à l’humanité mais constituerait un réel progrès démocratique puisqu’il ne représenterait qu’une option nouvelle dans le cadre de l’ensemble des normes recouvrant la loi du mariage et de la famille, laissant le choix entre tradition et innovation pour tous.

Deux familles recomposées pourraient même y avoir recours, si entente pacifique,  afin de rassembler les fratries séparées, recomposant ainsi (sur consensus) une grande unité familiale. Cette hypothèse-là est certes plus difficile à envisager mais pas totalement utopique car elle faciliterait le relationnel brisé et soulagerait la société de devoir dispenser tant d’aides sociales et autres compensations financières.

Alors le moment n’est-il pas venu de se pencher, sociologues, anthropologues, psychologues et politiciens sur cette prospective innovante mais  pas vraiment irréaliste et ne pas s’arrimer éternellement au passé ni aux traditions judéo-chrétiennes qui pourraient bloquer l’avancement des idées sans laisser parler le mérite de l’expérimentation.

Avec cette solution l’on pourrait ne plus avoir besoin de recours à la PMA et autre gestation pour autrui (les chances de procréation étant accrues du fait du nombre) ; la réalisation de cet objectif devrait se réaliser au sein de la quadruple parenté et l’on saurait exactement qui seraient  le père et la mère biologique de chacun des enfants de la famille : un seul livret de famille pour tous ses membres aussi, mais conçu certes un peu différemment.

Lecteurs : à vous de réagir selon vos convictions ! Je ne fais pour ma part qu’ouvrir le débat, mais l’homme contemporain est libre de s’affranchir  des contraintes héritées de générations précédentes s’il est capable d’en définir de nouvelles plus en accord avec son évolution. Souvenez-vous : bien que l’union homme femme soit une loi naturelle, les règles ou conventions du mariage restent une invention écrite par des hommes et chaque génération est en droit de les adapter à sa conception propre.

La démocratie demande à ce que le débat soit engagé sur le concept que nous voulons mettre en œuvre sur les nouvelles formes d’union pour la société de ce siècle et que nous pourrons voir entrer en application de notre vivant. Les générations futures pourront encore en changer. Ainsi va la vie et la démocratie !

DEMOCRATE

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article

commentaires