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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:19


Peut-être suis-je un citoyen réactionnaire allant sans-doute à contre courant d’une pensée évolutionniste dérangeante lorsqu’on évoque la question des femmes dans une société démocratique. Si je reconnais pleinement l’égalité des sexes sur le plan humain, je ne soutiens nullement le concept de la parité entre hommes et femmes. Je le trouve trop hasardeux et quelque fois aléatoire, déplacé.

 

Egalité n’a pas pour corollaire parité comme on voudrait nous le faire croire aujourd’hui ou nous l’inculquer dans nos esprits à tout prix. Il y a des rôles qui restent et doivent rester, pour le bon fonctionnement  de la société, dévolus aux hommes et d’autres, le privilège des femmes. Ce n’est pas de ma part du machisme pur et dur (car j’aime trop les femmes) mais un constat lié à l’observation des mutations actuelles et du dysfonctionnement sociétal, familial et pertes de repère dans notre monde occidental. La parité n’arrange rien mais déconstruit dans un flou d’avancées contradictoires, entre vouloir une meilleure société et obtenir son contraire, par voie de conséquences, de théories basées sur des principes applicables à tout et déconnectées du bon sens ou du sens pratique, de la vie telle qu’elle se développe tout simplement.

 

Vouloir que les uns marchent sur les platebandes des autres, et vice versa, sous couvert  d’égalité démocratique, c’est aussi vouloir la confrontation, pareille à celle qui existe déjà entre hommes ou entre femmes, mais cette fois elle se révèle pire puisqu’elle engage dans l’affrontement les deux sexes qui sont de par nature fait pour se compléter et vivre pacifiquement. Pourquoi donc vouloir les engager dans ce conflit déstabilisant en en créant les conditions de par nos nouvelles lois sur la parité ?

 

S’engager dans un combat pour pousser l’égalité reconnue, acquise et acceptable aux yeux de tous les citoyens jusqu’à la parité absolue comme nouveau fondement à défendre et intégrer, c’est ouvrir un nouveau  front de conflit au sein de notre société.

 

Si les femmes viennent se confronter aux hommes sur leur propre terrain de prédilection, cela ne manquera pas d’être perçu tôt ou tard par ces derniers comme un défi ou une provocation sans qu’ils aient nécessairement envie de venir les suppléer dans leurs rôles féminins : insensé !  Dès lors, il ne faudra pas s’étonner qu’une lutte  sournoise mais sans merci entre sexes opposés, ne résulte en une situation critique et déstabilisatrice pour les hommes mais aussi destructrice du tissu familial et social.

 

Car nombreux sont les hommes qui aujourd’hui souffrent en silence en  observant ces bouleversements  de nos mœurs, ne pouvant pour l’instant réagir, ne tolérant que du bout des lèvres et des sentiments l’évolution en cours, perdant leurs repères traditionnels, s’interrogeant sur leur fonction propre ou identité parfois. L’heure est grave, d’autant que cette acceptation est encore plus difficile à assimiler par d’autres cultures et communautés à peine intégrées. Dès lors, l’intégration devient encore plus difficile, chez ceux pour qui hommes et femmes ont des rôles bien distincts à assumer eu égard de leur croyance religieuse, malgré un contexte d’égalité pourtant reconnu par tous. 

 

Le jour viendra où le trop plein de pouvoir féminin et d’affirmation paritaire s’exprimera jusqu’à l’exaspération des esprits et attisera une réaction violente ; les mâles se réveilleront alors. Leur tour de réclamer un retour du balancier en leur direction viendra donc : c’est le phénomène des cycles.

 

Comment expliquer dans les écoles  que le rôle du père ne soit pas davantage valorisé et qu’il ne consiste pas à changer les couches de bébé ou de lui faire téter son biberon, mais qu’il se doit de le faire uniquement bénévolement, pour venir en aide à sa compagne et par amour, car rien ne vaut la main et la tendresse d’une mère, exerçant ainsi sa force maternelle et son rôle de femme.

 

Non, au foyer, qu’on le veuille ou pas, le rôle principal de l’homme n’est pas de passer l’aspirateur, mais bien celui d’entretenir l’extérieur de sa maison, la voiture, de réparer les aléas des équipements domestiques, d’exercer son autorité avec justice et efficacité, notamment sur ses enfants. C’est en cela que se définit sa participation aux tâches domestiques.

 

En aucun cas, je ne veux caricaturer ou stigmatiser les rôles respectifs de l’homme ou de la femme sur les questions domestiques  ou relevant de la sphère privée des familles. Chacun doit demeurer libre en son foyer de ses choix et organisation. Ce ne sont pas des lois ou des directives européennes qui auraient à s’immiscer pour orienter différemment les comportements sur ce thème, strictement privé et inviolable. Les prérogatives des pouvoirs doivent rester sans effet de suivi en matière d’organisation interne familiale sauf à vouloir semer la zizanie au sein des couples, ce qui a déjà  hélas commencé.

 

Ce que je dénonce vigoureusement est le phénomène d’orientation généralisée que l’on voudrait sociologiquement nous imposer  (aux hommes surtout, pour qu’ils changent de comportement au sein du ménage), que l’on veut aussi instaurer en mode normal de vie et promouvoir dans l’enseignement aux jeunes élèves, dans un esprit tendant à vouloir gommer radicalement toutes les différences  (dont différences de rôles au sein de la famille), pour faire en sorte qu’il n’y ait plus d’hommes ou de femmes  mais des personnes interchangeables à merci !

 

L’on se trompe d’objectif…puisque les familles se décomposent et recomposent à merci, au gré de ces conflits nés de l’égalité domestique mais surtout de la parité. On ne change pas l’ordre naturel des choses et traditions ; c’est la culture et la pratique des faits et gestes qui nous changent.

 

Pour aboutir à un vrai changement et rapprochement des états d’être masculin ou féminin et de se comporter en vrai homme ou vraie femme, il faudrait changer d’abord l’ordre du travail, son rapport à l’homme, changer l’ordre familial et les relations parents-enfants, adultes-jeunes, religions-états,  medias-société, traditions- innovations.

 

Cela étant accompli (utopie ?), alors l’on pourra avancer sur le terrain de plus de parité. Pas avant et pas par décret ou lois !

 

Vous les hommes, comment vous positionnez-vous aujourd’hui ? En ces temps d’élections, faites entendre vos voix ! Il semblerait qu’actuellement seules les femmes le font. Réagissez et défendez aussi vos droits de vous sentir bien dans votre rôle et de vivre ce que vous êtes en priorité : des hommes.

 

DEMOCRATE

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Published by Démocrate - dans famille
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