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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 01:33

En choisissant le mariage, l’homme entre dans la sphère de la contrainte familiale. Célibataire, il ne connaissait pas ce souci. Alors, est-il bon de se marier et pourquoi le fait-on ? Par tradition ou conviction ? Parce-que vient un temps où l’on se lasse de sa vie de « solo » mais aussi parce qu’on idéalise la vie en couple.

Cependant, il est un élément nouveau qui est venu, depuis près d’un demi-siècle, changer le passage de l’état de célibat à celui de mariage. Avant, les jeunes vivaient en majorité chez leurs parents  jusqu’au mariage, où commençait alors la vie de couple. Mais aujourd’hui, la plupart des jeunes vivent un temps de célibat hors milieu familial, en solo indépendant, en colocataire, ou encore en concubinage, libres de toute contrainte familiale.

Soudain, un jour ils découvrent ou croisent la personne de leur choix ; celui-ci se fixe. Pourtant, ce temps vécu, plus ou moins long, de célibat et de relative indépendance, leur a ouvert de nouveaux horizons, a façonné quelque peu leur mode de vie et leur comportement social, a forgé peut-être une nouvelle personnalité en eux, si bien qu’ils arrivent au mariage avec un certain oubli de ce que peut représenter une contrainte familiale !

Enthousiastes d’emboîter le pas dans celui de leurs aînés, de suivre leur tradition et modèle – pas forcément le meilleur - ils découvrent progressivement cette nouvelle contrainte, qu’ils assument ou feignent d’ignorer (comme si elle n’était pas là, au centre de leur couple tout neuf) ; ils en font l’expérience tout en conservant néanmoins, au fond d’eux même enfoui, cet acquis du pouvoir de liberté éprouvée dans leur temps de célibat et d’autonomie tout  juste achevé.  

Avec les années qui s’empilent, les responsabilités qui augmentent, les enfants qui grandissent et resserrent les liens ou les divisent, l’égalité qui attise certains passages conflictuels, cette part restée enfouie et ancrée en chaque conjoint, refait surface et les pousse à l’interrogation intérieure : Que me reste t’il de l’époque de mon célibat joyeux, ou : dans quelle galère je me suis engagé ?

 

Pourquoi  me suis-je donc marié, si cela m’a  conduit à voir ma vie personnelle s’effacer, ma vie de couple se dégrader sans cesse, justement à cause de cela : de vivre en couple et d’être responsable d’une famille ? Habitudes, ennui, frustrations de toutes sortes prennent alors de l’importance et la morosité ambiante se développe en lieu et place du bonheur attendu. On fait avec ; on met ses pantoufles et l’on voit passer le temps ! Les autres pensent, de l’extérieur : voilà une famille heureuse. Si ce n’est que, petit à petit, l’ennui  gagne et la désunion progresse, ou ce sont des conflits en permanence….jusqu’à la rupture fatale. Non ce n’est pas fatalité : c’est logique.

 

Vient ce temps où les enfants s’en vont et où ce même couple qui s’était engagé dans l’euphorie du bonheur, porté par l’allégresse d’une fête de famille des plus prisées qui soient, finit tout simplement par se séparer. Ce ne sera plus cette fois au nom de l’idéal bonheur (non atteint) mais pour la quiétude des esprits et par sagesse de raisonnement, en admettant du bout des lèvres que le mariage n’est pas tel qu’on se l’imaginait !

 

Et puis, il y a ceux qui, comme moi, quittent pour d’autres raisons : qui admettent difficilement la fin de leur propre famille (lignée directe) pour voir celle de leurs enfants apparaître et leur montrer qu’ils sont passés du statut de parents à celui de grands-parents (les Papis et Mamies comme on les nomme!), tandis que de leur côté ils en viennent à s’apitoyer sur leur petit couple en déclin et auquel l’égalité a permis que l’un et l’autre puissent diriger, c'est-à-dire les deux, tant et si bien que c’est personne . Personne ne peut prendre, de ce fait, de décision (drôle de législation moderne qui se veut efficace!)

 

Mais le principe de liberté demeure. Malgré leur âge, ces « 3èmes âges » restent les personnes qu’ils ont été jusque là. Simplement, ils viennent enfin de sortir du carcan des responsabilités familiales directes.

 

Avant de fonder sa propre famille, chacun a d’abord vécu dans sa famille maternelle de nombreuses années. Celle-ci  vous aura marqué à vie. Puis, l’on fonde sa famille, conçue et dirigée sans-doute un peu différemment, tout en conservant tout de même quelques repères de sa famille d’origine.  On a ainsi, tant bien que mal, assumée sa lourde mission, le plus souvent avec peine, amour  et persévérance. Alors doit-on se sentir obligé de continuer cette tâche avec  la famille de ses propres enfants ? Le moment, la chance que dis-je, sont venus  pour nous permettre de revivre libres, et plus nécessairement mariés. A partir de ce moment, c’est le passage du témoin aux enfants qui s’opère et à leur tour de prendre en mains leur destin.

 

La séparation,  dans ce cas, permettra d’éviter les réunions et fêtes de famille qui pourraient vite devenir trop nombreuses et trop lourdes à gérer ou à soutenir. Chacun des conjoints pourra décider de voir et de recevoir à son tour les enfants et petits enfants, lorsqu’il le souhaite, sans que cela ne devienne une contrainte pour l’autre. C’est aussi  cela la liberté de la famille. Entretenir des liens au-delà de ce temps de l’éducation et de l’autonomie ne peut constituer une obligation ni même un devoir : c’est juste un choix personnel Et ce n’est surtout plus un choix de couple !  

Telle est ma vision de la famille et de sa suite.

 

DEMOCRATE

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:56

Au départ, un mariage est toujours une alliance entre deux étrangers : deux personnes issues de familles qui n’ont rien en commun, qui ne se connaissent  pas. Toutefois,  il est entendu qu’on ne peut se marier avec des personnes de sa famille.

Comment deux étrangers peuvent-ils constituer une même famille, une fois unis par le lien du mariage ? Sur le papier, sur le registre de l’état-civil, sur le certificat religieux, sur le livret de famille, cela est certes facile, mais dans la réalité chacun porte avec lui les acquis de son éducation, de ses habitudes, de sa différence de genre en plus (attributs de son sexe). Dans la réalité, il en est tout autre : chacun reste lui-même : une personne entière et indivisible, chacun originaire de sa propre famille qui n’a rien à voir avec l’autre. C’est une règle immuable.

Après une longue réflexion, j’en suis venu à penser que, malgré une signature de consentement au départ, malgré une transcription officielle du mariage par les diverses autorités, malgré une vie commune et des obligations conjugales vécues pendant 35 ans, mon épouse n’est finalement qu’une personne étrangère avec qui j’ai fondé cette famille. Cette union ne peut avoir la force de celle qui m’unit à ma famille d’origine : c'est-à-dire à mes parents et à mes frères et sœurs.

Qui plus est l'épouse, issue d’une famille différente  à l’origine, est maintenant reconnue égale, donc potentiellement rivale au sein du couple.

Les liens de sang qui vous unissent à vos parents, à vos frères et sœurs, sont les seuls vrais liens : ceux auxquels  l’on ne peut se soustraire, totalement indépendants de votre volonté. Vous ne les avez pas choisis. Les liens du mariage sont plus aléatoires : ils ne sont pas des liens de sang et vous pouvez un jour y renoncer ou ne plus les reconnaître. Ils découlent d’un choix libre à un moment donné, choix que vous pouvez remettre en question à tout moment de votre vie puisque ce lien vous l’avez choisi ; il est donc dépendant de votre volonté. Votre volonté peut alors s’exercer dans les deux sens, de ce fait.

Concernant le mariage, Il s’agit bien d’une union entre deux personnes étrangères puisque, dans la grande majorité des  cas, les époux ne se rencontrent qu’après avoir vécus en s’ignorant pendant les deux ou même  trois premières décennies de leur existence sur terre.  Le drame, c’est que le mariage leur en impose théoriquement bien plus que le double ensuite !  Pourquoi cela doit-il être aussi long ? Drôle de vie, mais telle est la condition humaine qui ne permet pas d’équilibrer les diverses tranches de vie.

L’épouse provient d’une famille étrangère au départ du mariage et il arrive que ce côté étranger nous affecte au bout d’un temps de vie commune et que l’on regrette la vie de famille qui était celle de son enfance et adolescence. Dans ce cas, il faut sortir du mariage pour revivre dans les conditions qui étaient celles de sa jeunesse, même si celle-ci n’est plus.

Pour moi, sur le livret qu’on m’a donné à la mairie, les enfants sont bien ma famille, mais l’épouse, elle, reste étrangère et ne peut que le rester. Je ne le conçois ni le reconnais pas autrement.

DEMOCRATE

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 02:23

Point  1

La loi du 23 décembre 1985 a supprimé la prédominance maritale dans la gouvernance de la famille. Ce concept-là, je ne le reconnais pas. Je n’admets pas ce nouveau principe de codirection du foyer (ingérable au sein d’un couple). J’ai signé mon contrat de mariage en 1974 : avant la loi. Si la dissolution de mon mariage pour ce fait n’est pas possible à postériori, au moins, le divorce pour ce motif doit pouvoir être accepté par le juge. Si non, il y a injustice. Comment en effet  pourrais-je être considéré comme consentant pour un état et une condition pour lesquels je n’ai jamais signé, ni prononcé les mots  « OUI » ou « J’accepte » ?

 

Point 2

L’adultère ne peut être défini comme infidélité tant qu’il reste confidentiel et n’altère pas les conditions de vie de la famille. Autrement dit, tant qu’il n’y a pas rupture de lien et de devoir conjugaux, des obligations familiales, l’esprit de fidélité est toujours présent. L’exclusivité de la relation dans le mariage n’obéit qu’à une contrainte imposée au moment où partout s’affirme le principe des libertés individuelles ; la liberté conjuguée n’existe pas et, s’il y a contrainte, alors il y a négation ou  privation de liberté. Ceci est vrai aussi pour le couple.

La fidélité est une affaire strictement personnelle relevant de la liberté de chacun ; un libre choix d’adhérer ou pas au concept, mais elle ne peut pas être érigée en principe. La fidélité ne concerne pas la Loi, le juridique. Elle est une affaire privée, devant être définie et comprise uniquement en privé par les personnes concernées. Par conséquent, il ne peut exister de devoir de fidélité prédéterminé  en tant que tel. La notion de fidélité ne doit pas faire l’objet du contrat de mariage. Elle ne relève que du consentement privé du couple. Elle est sous-entendue mais ne doit pas être affirmée ou prononcée ouvertement.

 

Pour moi, le mot de fidélité a un tout autre sens que celui qu’on lui attribue le plus fréquemment (comprendre exclusivité dans la relation intime) : il signifie l’engagement de fonder une famille et de la soutenir dans la durée. Je l’ai perçue ainsi en promettant de rester fidèle, mais je n’ai jamais pensé en me mariant que d’éventuels écarts relationnels (on ne pense jamais  à çà en se mariant, bien sûr !) entraient dans le champ du devoir de fidélité. C’est ma vision de la fidélité : c’est comme cela que je l’ai toujours conçue dans ma vie, concernant le mariage. Je ne vois pas pourquoi je devrais penser différemment.

 

Point  3

Le mariage n’est pas indissoluble. Une alliance peut être rompue ou désavouée, changeante aussi.

 

Il en va d’une alliance matrimoniale, entre deux personnes égales et libres en droits, comme d’une alliance entre états souverains. Celles-ci peuvent se modifier dans le temps. Pourquoi le mariage devrait-il être affûté d’indissolubilité, surtout lorsqu’il n’y a plus d’amour dans le couple ? Dans ce cas, briser une alliance est un droit fondamental. Attendre que la mort le fasse est égal à vouloir s’empêcher de vivre. L’homme est libre de ses choix : aussi bien d’entrer en mariage que de s’en défaire. Rester avec le conjoint que l’on n’aime plus, c’est vouloir lui imposer une présence quotidienne inhospitalière (voire même hostile), conflictuelle, nuisible à son épanouissement et à sa sérénité. Se séparer, c’est au contraire lui permettre de souffler, de revivre.

 

Pour moi, le mariage n’est qu’un engagement temporel, contractuel, mais certainement pas jusqu’à la mort. Si non, ce serait s’enfermer dans l’irréel où toute erreur serait irréversible ou irréparable. Avec la possibilité de le dissoudre, le mariage prend encore plus de  valeur pour ceux justement qui peuvent le vivre jusqu’à la fin. La promesse ne devrait pas être : «  jusqu’à ce que la mort nous sépare », mais plutôt : «  Nous nous engageons avec le désir que ce chemin à deux soit pour le plus longtemps possible ». Ce serait plus réaliste, plus en accord avec la dimension humaine.

 

A méditer !

 

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 00:37

 

Dieu a souhaité que l’Homme soit libre, qu’il dispose de son libre arbitre et puisse penser librement. Le droit de penser, la liberté de penser, est un droit inviolable de l’homme.


Le principe de la liberté de chacun est inscrit aussi dans le droit fondamental, les droits de l’homme, notre constitution et notre devise républicaine : « Les hommes naissent LIBRES et égaux en droit » ou « LIBERTÉ – Egalité –Fraternité ».

L’institution du mariage vient restreindre considérablement ce droit. Il ne s’applique plus, en fait, qu’au libre choix du conjoint et à la décision que l’on prend de se marier ou pas, c’est à dire que ce droit à sa liberté entière s’applique jusqu’à cette seconde précise où l’on prononce officiellement son  consentement à l’union avec autrui.

À partir de cet instant, l’on n’est plus vraiment libre car l’on entre dans le champ des restrictions et contraintes matrimoniales et familiales, lesquelles anéantissent toute liberté individuelle au sens fort, devenant liberté conjuguée, ou liberté soumise à la loi ou à la logique des compromis.

Avant de contracter le mariage, tout jeune couple prêt à prononcer son engagement Solennel (Sacramentel, pour l’église) devrait y réfléchir longuement. L’Amour du présent ne suffira pas à évincer tous les problèmes sous-jacents, intrinsèques à l’union, ni les possibles dommages collatéraux qui en seront plus ou moins la résultante lors de la traversée du temps. 

Les futurs conjoints auront à intégrer, à souffrir parfois de, ces contraintes nouvelles qu’ils se seront pourtant librement imposées. Ils auront « la corde au cou » (selon l’expression bien connue !) qu’ils se seront eux-mêmes passée d’un accord mutuel. Car, qu’on le veuille ou non, qu’on le dise ou pas, le mariage est une institution très contraignante et le bonheur qu’il est censé apporter aux individus, considérés en tant que personnes humaines, sera très vite perturbé et dissipé par les aléas et vicissitudes de la vie conjugale. Le fait est que deux esprits ne peuvent jamais en former un seul, que les pensées et visions diffèrent, que chacun cherchera à argumenter en fonction de ses vues et de ses pensées ou convictions profondes et que la raison finit toujours par avoir raison des sentiments.

Liberté et mariage ne font jamais bon ménage !  La longévité de la vie commune d’un couple passe par la soumission de l’un à l’autre sans que celle-ci ne soit forcement perçue comme telle, peut-être parce que l’on dit que l’amour rend aveugle. Celui qui est dominant doit cependant l’être avec tact et constant respect des attentes et désirs de l’autre, si non c’est un abus de pouvoir, une domination malsaine et un risque assuré de rupture irréversible !

Se marier, c’est renoncer à une part importante de sa liberté de jeune homme ou de jeune fille. Le mariage, en ce sens, est l’une de ces institutions où il est demandé à l’homme (et à la femme) de renoncer à faire usage de leur liberté individuelle si celle-ci devient préjudiciable au couple.

Est-il raisonnable de renoncer à sa liberté, même partiellement, pour vivre et s’installer dans un champ de liberté restreinte, sans forcement atteindre le bonheur promis, en contrepartie ? Car le bonheur n’est jamais une certitude, ni un acquis permanent dans le cadre du mariage.

Si  ce bonheur n’est pas atteint (ou si peu accessible, tel qu’on l’a conçu au départ), alors cette liberté première, ce droit de tous à la naissance, doit être réhabilité via le démariage, et le divorce le permet. Pourquoi, dans ce cas, l’église ne reconnait-elle pas ce droit fondamental et s’obstine à insister pour que le mariage soit indissoluble ?  Cela n’est pas raisonnable, ni humainement ou intellectuellement  admissible. Un mariage à vie, sans l’adhésion ni le consentement perpétuel des cœurs concernés, se change vite en une parodie de mariage. Mieux vaut reconnaitre la vérité de l’échec (et Dieu sait combien le nombre d’échecs ne cesse d’augmenter à notre époque) et admettre la vertu du divorce qui permet à chacun d’exprimer publiquement sa vérité et de conserver sa dignité. Permettre à chacun de redevenir ce qu’il  ou elle est vraiment : un être libre de choisir, certes, mais libre aussi de revenir sur son choix, si nécessaire, l’erreur étant humaine. Il n’est plus possible de parler de « projet de vie » entre personnes qui se sont définitivement éloignées.

Dieu admet l’erreur humaine, la regrette certes, mais ne la condamne jamais.

Le mariage peut être une erreur lorsqu’il se trouve qu’il entrave avec excès le potentiel de liberté auquel chaque être a droit (conjoint possessif, conjoint envahissant, conjoint succombant au vice de la jalousie). Dans ce cas, le divorce apporte le salut ! En créant cette utile et nécessaire institution, qu’elle soit d’inspiration divine ou le produit d’une organisation sociétale, on n’a pas mesuré la nature de l’impact qu’elle aurait sur la liberté individuelle de l’homme. Cela  explique qu’aujourd’hui, dans un contexte égalitaire pratiquement réalisé entre hommes et femmes, à la fois acteurs et sujets du mariage, le mariage ne résiste pas lui non plus à cette conquête récente qu’est l’esprit de liberté. Et s’il arrive à tenir pour un temps, le concept à vie n’est plus qu’un idéal (comme tout rêve). Mais combien d’entre nous parviennent à réaliser leurs rêves ? Alors soyons réalistes : parlons d’amour, faisons des vœux, mais cessons de parler « d’un engagement à vie » ! Disons plutôt, en voulant rester honnêtes et humbles, « d’un engagement pour aussi longtemps que nous nous accorderons, que nous le pourrons, et que la vie nous le permettra ».

Voilà les paroles que j’aimerais devoir prononcer  à la mairie et à l’église le jour de mon mariage, si je devais revivre ce jour !

DEMOCRATE

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 19:57

Rentrant d’un séjour privé et touristique de 4 jours effectué en compagnie de mon épouse, je me rends à l’évidence que, même après plus de 30 ans de vie conjugale et domestique commune, le mariage ne procure pas que des désavantages pour le couple qui se serait un peu lassé de ce mode de vie, à l’approche de l’âge de la  retraite !

Je me suis de nouveau penché sur la question et j’en déduis cette fois qu’une rupture serait, très certainement, préjudiciable aux deux conjoints, car le lien affectif très fort continue d’exister en dépit de tous les maux causés par le mariage, lien qui ne peut être balayé d’un revers trop brutal, au risque d’entraîner d’autres blessures intérieures ou traumatismes d’ordre psychologique chez  les deux partenaires. Une sage réflexion, bien mûrie, me conduit à penser qu’une simple séparation, dans mon cas,  conviendrait beaucoup mieux à régler les problèmes existants et mis en évidence, dans la vie courante.

Pourquoi dénigrer à son conjoint (par le biais et conséquences d’un divorce) les avantages d’une union qui dure depuis plus de trois décennies et qui a permis de fonder une famille, aujourd’hui pleinement épanouie : des enfants aux petits-enfants ? Pourquoi priver l’autre, sur le plan matériel, des acquis sociaux et des droits que confère le mariage, tout comme de certains des avantages professionnels que peuvent conserver les retraités, sans parler des  pensions de réversion, de l’exploitation ou de l’usufruit de biens immobiliers en commun, etc.. ? Enfin, pourquoi priver sa compagne (ou son compagnon) du partage des bénéfices d’un héritage éventuel ou de possibles droits d’auteur ou autres royalties ? Cela constituerait non seulement une grave injustice mais serait également une hérésie,  car non mérité, eu égard des lourdes responsabilités exercées,  de l’implication au plan familial, du soutien sans faille accordé lors d’épreuves et accidents de la vie, de la part de son conjoint, pendant tout ce temps de vie commune.

Alors, où est la solution aux problèmes de la vie conjugale, dans une situation de crise ? Elle trouve sa réponse dans le cadre d’une séparation de corps. La séparation comporte bien des avantages  tout en réglant les petits et interminables conflits quotidiens qui naissent et s’enracinent dans la conjugalité.

Quels sont ces avantages attribués à la séparation ?

1)    Maintien des acquis du mariage.

2)   – Plus d’obligation de vie sous le même toit.

3)   – Possibilité d’exercer souverainement son autorité (fin du partage de l’autorité, telle qu’énoncée dans le cadre de la loi) ; les deux partenaires égaux sont chacun le chef, dans leur foyer respectif.

4)   – Vie commune inexistante mais possibilité de se retrouver pour faire ensemble des sorties ou des voyages en couple.

5)   – Imposition et taxation séparées.

6)   – Indépendance dans la gestion au quotidien de ses affaires personnelles.

7)   -  Fin des tensions de couple et des situations conflictuelles et en particulier des querelles d’ordre domestique.

8)   – Moins d’occasions de s’emporter lors de discussions portant sur des sujets trop sérieux,  et pour lesquels il existe de profonds désaccords (politiques, religieux, éthiques, philosophiques, familiaux).

 

Voilà pourquoi  il s’avère que la séparation de corps est le meilleur modèle de vie aux normes hors-conjugales proposée par notre société, pour la pérennité du couple notamment, surtout si celui-ci n’éprouve plus le besoin d’avoir de relations physiques régulières et renonce à cet aspect du devoir conjugal.

Beaucoup de couples qui ne s’entendent plus, même parmi les plus jeunes, devraient avoir recours à ce type d’expérience bénéfique, le seul qui permette de reconstruire un jour sans avoir tout détruit, et peut, qui sait, conduire non pas vers le divorce, mais vers la réconciliation et vers des retrouvailles conjugales, pourquoi pas ?

Facile à conseiller, certes, ou à défendre (peut-être), mais tellement plus difficile à mettre en acte, étant donné toutes les incidences financières que cela représente avec, dans la plupart des cas, la nécessité de trouver dans l’urgence un deuxième logement, si non deux nouveaux. Pourtant la société, à soutenir et à encourager financièrement et logistiquement cette alternative, dans le cas de conflits conjugaux et de ruptures en perspectives, pourrait faire l’économie d’un nombre conséquent de divorces. C’est ce que je pense, du moins.

DEMOCRATE

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 02:58

Pourquoi l’adultère n’est-il pas une faute, selon ma conviction ?  Tout simplement parce qu’il répond à une loi naturelle qui pousse à l’attraction des corps de sexes opposés (sans-doute est-ce là une loi conditionnelle et nécessaire de la nature,  inscrite dans nos gènes,  pour la continuité de l’espèce).

La nature ne s’oppose donc pas à l’adultère, et de ce fait l’on ne peut pas affirmer qu’il est un acte contre nature. Seul l’esprit et la loi des hommes s’y est opposé et lui a donné le statut de faute dans ses lois et juridiction afin de pouvoir légitimer le mariage, institution jugée nécessaire pour organiser et réguler la société. Il fallait pouvoir clarifier la filiation, indispensable pour la transmission du patrimoine, pour les droits relatifs à la famille, à la propriété, sans quoi c’eut été le chaos. Mais, ailleurs que dans les lois d’origine biblique ou civiles, il n’est inscrit dans la nature qu’un homme et une femme ne sont pas fait pour avoir entre eux de relations sexuelles ;  au contraire, c’est ce qu’a dicté la nature, de par la présence en eux de cet instinct d’attraction mutuelle.

Une fois l’institution du mariage établie, le même acte sexuel, pourtant naturel, devînt hors la norme partagé autrement, et donc faute aux yeux de la justice. La faute est également ce qui permet d’attribuer les torts au conjoint coupable  dans le cas du divorce !

Mais sur le fond ?  La notion d’adultère est en porte à faux avec celle de fidélité, qu’il  vient briser, ce pourquoi  beaucoup dénoncent l’adultère dans leur souci de défense du concept de fidélité, telle qu’ils la conçoivent. Cependant, la fidélité est encore moins naturelle que l’adultère puisqu’elle résulte d’une contrainte que l’homme s’impose en n’acceptant pas comme valable et défendable la loi naturelle. Elle implique le choix de l’exclusivité, ce à quoi la nature ne nous oblige. La nature ne connait pas la règle de l’exclusivité. L’exclusivité dans une relation homme-femme est donc une restriction et contrainte volontaire de l’homme, auto-imposée, ne correspondant pas vraiment à la réalité de sa nature. La preuve la plus probante de cette affirmation est qu’on ne pourra jamais recenser le nombre de millions d’hommes et de femmes sur la planète qui se laissent entraîner discrètement  par cette loi d’attraction naturelle inscrite dans leurs gênes, car ils se gardent bien de l’avouer,  puisque cela n’est pas en conformité avec les lois de la société, l’esprit du mariage, ou encore l’enseignement des religions.

Pourtant, tout un chacun sait pertinemment que, malgré toutes ces lois ou enseignements, la pratique de cette loi naturelle est une chose courante de la vie. Elle peut, certes,  être régulière et néfaste, mais elle peut être également occasionnelle et accidentelle. Cela ne mérite pas le nom de faute, lorsqu’il s’agit d’un accident. La proportion connue du nombre de ces fautes commises sur la planète (si on voulait le savoir, mais qui le veut ?), est semblable à la calotte de l’iceberg, car pour jauger de la masse invisible d’actes hors mariage ou adultères, cela ne pourrait se faire que par une révélation de la part des  personnes concernées qui, en règle générale, ne le proclament pas sur les toits ! Autrement dit : top confidentiel (puisque considéré hors norme par la société dont on est soi-même membre).

Pourtant l’adultère, si répréhensible ait-il été normé,  n’est rien d’autre que de faire usage de sa liberté individuelle, un droit reconnu à tous, qui inclus la liberté de disposer de son corps avec autrui, égal et consentant (par opposition au viol qui est un crime envers autrui et envers la société).

L’exclusivité peut tout autant être considérée comme une faute car elle s’exerce à contre nature si on s’applique ce principe par simple respect de la loi du mariage ou par crainte d’être sanctionné.

Elle est une forme de discrimination préférentielle lorsque deux désirs affirmés se rencontrent et que l’on s’interdit d’aller jusqu’à l’union avec  une autre femme du simple fait qu’on a signé un acte de mariage avant et que d’être marié nous l’empêche. Cette exclusivité en faveur de l’épouse peut être légitime, certes, mais parfois le désir devient plus prononcé pour une autre personne et ce principe d’exclusivité devient alors obstacle à l’épanouissement personnel ou cause de troubles psychologiques, voire de tortures mentales. La nature n’appelle pas à cette torture ou à ce dilemme : elle ne nous impose rien. C’est l’homme, et lui seul, qui se les est assignés  par ses lois civiles ou ses religions.

Si l’on réfléchit au plus profond de soi-même, avec un esprit de cohérence, sur cette vérité que l’homme peut être vraiment libre, s’il le veut bien, s’il accepte de rester en harmonie avec sa nature, et de ne plus la combattre ou se contraindre de la sorte, alors le défi que lui pose la question de l’adultère serait vite écarté et balayé de ses pensées.

L’adultère, relevant de la loi d’attraction naturelle homme-femme, n’est que péripétie de la vie ou du destin et n’a qu’un temps très limité. La fidélité se joue, quant à elle, sur le long terme et ne devrait pas être liée aux relations physiques. Elle est de nature sentimentale, elle est synonyme d’attachement. Comme je l’ai déjà relaté ailleurs, l’acte conjugal est également un acte physique et animal. Le devoir conjugal (compris sur le plan de la relation charnelle) est un devoir de type animal.

Pourquoi  donc  assigner au mariage une obligation de fidélité physique, plutôt que de mettre au premier plan le concept de fidélité dans l’attachement, c'est-à-dire la vraie fidélité : celle de l’amour  réciproque et de l’assistance mutuelle que les époux se doivent, et oublier tous les aléas de la loi naturelle ? Cela est méconnaître l’instinct de l’homme et sa véritable nature. Je dis que, tel qu’il est conçu présentement,  le mariage abuse de l’homme. Les lois qui le concernent  sont un abus de pouvoir contre nature.

Pourquoi le mariage devrait-il bénéficier du privilège d’exclusivité, sur le plan des relations sexuelles, et enfermer l’homme dans un ghetto possessif, ou lui imposer ce type d’humiliation ? L’adultère ne peut constituer une faute puisqu’il est l’expression d’une plus grande liberté individuelle que celle que propose le mariage. Le mariage, se construisant aujourd’hui  sur une notion d’égalité,  qui ne peut plus être déniée, implique de ce fait une reconnaissance  du droit de chacun à la liberté de l’autre en tant qu’individu (pouvant passer parfois avant celle du couple).

L’adultère doit donc cesser d’être considéré comme une faute dans la société moderne du 21ème

siècle. Mariage et adultère sont deux actes bien distincts qui ne devraient pas avoir d’incidence l’un sur l’autre.

Comme les hommes et les femmes ne sont pas faits  pour s’entendre indéfiniment pour cause de trop de différences, l’on peut considérer le concept de mariage presque comme un paradoxe institutionnel, puisqu’il a pour objectif de vouloir assembler pour la vie ce qui par nature est si difficile à pérenniser. L’évolution égalitaire homme-femme n’a fait qu’accroître cette difficulté de fixation et de consolidation des liens conjugaux dans la durée.  C’est plutôt le contraire qui s’opère, chacun voulant affirmer et asseoir les prérogatives de son sexe. La  guerre des sexes n’existe pratiquement pas dans la période de séduction et d’entrée en couple, n’est pas forcément active dans le temps de la famille, happée par le fardeau des responsabilités, mais ressurgit et se ravive de manière sournoise ou virulente tandis que le couple avance en âge. Elle va faire des dégâts considérables dans le futur, ce qui conduira les hommes à rechercher des solutions alternatives au couple, pour les naissances tout comme pour préserver une grande part de leur liberté menacée par ce nouvel  état d’esprit égalitaire (l’homme a perdu son rôle de chef de famille, pourtant reconnu depuis des siècles, depuis les origines de l’histoire !)…..car nous vivons aujourd’hui  dans un état permanent de lutte d’influence des uns sur les autres, une lutte sans merci pour conserver le droit aux prérogatives. L’esprit idéaliste de compromis, au sein du couple, sera battu en brèche à cause de ces luttes d’influences externes  qui malgré tout agissent sur nos comportements conjugaux et font qu’hommes et femmes ayons des visions souvent bien divergentes, car liées à notre genre.

La société va vers une valorisation de la personne en tant qu’individu, dans trop de domaines et, afin d’éviter tous les écueils que j’ai mis plus haut en évidence, il faudrait qu’elle puisse ouvrir sur de nouvelles perspectives pour l’homme, qu’elle enseigne la valeur des sentiments aux jeunes (l’amour mais aussi l’amitié, le partage, le respect, l’humilité etc.)

Face à ces valeurs essentielles, l’adultère est bien secondaire au point qu’on pourrait même ne plus s’en soucier ou s’en offusquer. Commençons par le commencement !   

DEMOCRATE

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 00:05

On parle parfois de démariage, une façon plus récente de nommer la fin d’un mariage, normalement sanctionné par un divorce. Je suggère, quant à moi, un nouveau type de  célébration devant témoins, et fête,  que j’appelle de mes vœux ! Une célébration qui  soit un peu dans le style de la noce, mais dans l’autre sens, lorsqu’un couple décide de se séparer officiellement et souhaite témoigner devant famille et amis de la sincérité de leur démarche et de l’esprit de non animosité dans laquelle elle s’accomplit.

Le « Dénoce », comme je le nomme, est une nouvelle fête qui pourrait être organisée pour un couple souhaitant partager une réunion familiale à l’occasion de leur séparation officielle, consentie d’un commun accord. Elle permet de se séparer dans la bonne humeur, une fois les affaires matérielles et arrangements divers réglés (avec notaire et avocat), et de témoigner devant tous, parents et amis, que le couple ne se quitte pas fâché, mais uniquement par manque de goût pour continuer leur vie commune.

Pourquoi une telle réunion festive, dans ce cas, objecterez  vous ? Et bien, pour adoucir ce passage, l’humaniser en quelque sorte, le démocratiser, le rendre acceptable, puisqu’il correspond au souhait des deux conjoints.  Le couple ne veut plus partager la vie de façon conjugale, ni faire de projets ensemble, mais rester néanmoins en relation durable. C’est d’autant plus capital de marquer ce changement en amitié et de façon humaine si ce couple a des enfants et petits enfants.

Cette fête a pour fondement le désir de montrer que, si l’amour n’est plus présent comme autrefois, l’amitié l’a remplacé et que chacun pourra compter sur l’autre pour de l’aide, si besoin il y a.  Ainsi, avec le « dénoce », les parents, enfants et amis sont témoins de cette nouvelle forme d’engagement du couple pour le reste de leur vie, jusqu’à ce que la mort les sépare. Le mariage a vécu mais l’engagement pris au départ continue néanmoins à être respecté.

Cette fête n’implique pas forcément un divorce mais marque la fin d’une existence à deux, sous un même toit et du partage des biens, du temps et des activités.

Comme ce choix est fait afin que chacun puisse être plus heureux, dans l’absolu, fêter cette ouverture vers le bonheur des deux conjoints séparés se justifie alors pleinement.

Elle pourrait concerner plus particulièrement les couples qui se retrouvent seuls, après une vie familiale intense. Elle marquerait ainsi un nouveau départ dans la vie de chacun des deux partenaires, ce qui permettrait à tous ceux qui sont réunis autour d’eux de leur souhaiter bonne chance.

Pour tous ceux qui aiment faire la fête, et ils sont nombreux, ce sera sans-doute une occasion de plus !

Vous pouvez toujours  mettre votre commentaire d’appréciation ou de rejet de cette suggestion.

DEMOCRATE

 

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 00:12

Il fut un temps où l’on aimait être ensemble, se retrouver le soir après une journée de travail, recevoir des amis en soirée jusque tard, voir les enfants s’endormir. Il fut un autre temps où, la famille s’agrandissant, il y avait des baptêmes, des fêtes, des anniversaires, des visites aux écoles, des rencontres avec d’autres parents, de multiples occupations parentales et des sorties ou voyages en famille. Nous ne savions pas que c’était du bonheur car,  quand tout va bien, qu’on est heureux, on ne le perçoit pas toujours dans l’instant ! L’on ne prend pas vraiment le temps de méditer sur sa chance !

Mais le temps court,  ces choses là passent et les enfants aussi nous quittent. Le travail diminue, la retraite s’approche à grand pas et les activités associatives viennent alors compenser, pour qui ne souhaite pas rester inactif !

 

Dès lors, l’on ne ressent plus la même nécessité d’un alter ego chez soi. Des tensions latentes s’avivent, deviennent réelles, se dévoilent au grand jour : des frictions apparaissent que nul ne sait comment résoudre ou apaiser. Personnellement, je ne me sens bien que lorsque je suis tout seul  et tranquille à la maison. La présence de l’épouse, aujourd’hui, va jusqu’à me déranger.

 

Certes, le sentiment premier de l’amour est toujours existant, mais même ce sentiment en arrive à me perturber la vie car il me fait ressentir une culpabilité en ce qui concerne mon état d’âme profond et mon manque d’intérêt présent envers mon épouse, qui n’est plus la même femme qu’avant (la femme de ma jeunesse – expression biblique !) On voudrait bien à la fois conserver l’amour  tel qu’on y a goûté et, en parallèle, ne pas être dérangé par cette présence féminine,  encore plus présente aujourd’hui puisque telle est la vie. Passé le temps de l’activité, le nouveau temps est censé nous donner plus de temps pour nous-mêmes, mais le résultat est aussi plus de temps pour le couple !  Or, là est le vrai paradoxe, inexplicable (du moins à mon entendement)  : jeunes, on se plaignait toujours de ne pas avoir assez de temps pour nous ; voilà que maintenant je me plains parce qu’il déborde sur nous !


Pourquoi en arriver, après tant d’années, à ce que l’on souhaite que son épouse sorte voir ses amies afin de pouvoir rester seul chez soi ? Vraiment, le mariage et cette vie à deux n’est pas la panacée, tant elle rend l’existence difficile les premières années avec de nombreuses responsabilités communes et trop peu de temps, puis insatisfaisante lorsque les obligations familiales ont disparu et qu’arrive le passage vers ce mystérieux troisième âge ! C’est bien à ce moment là que l’on sent combien la présence d’une épouse à la maison n’est plus aussi idéale qu’on pouvait se l’imaginer, au temps de son engagement quand on se faisait alors des promesses du style de : pour toute la vie !

 

Faut-il se contraindre malgré tout à faire avec ? Mais alors, dans ce cas, quelle est la signification du mot « bonheur  » pourtant  intégré dans le concept du mariage ? Qui pourrait me donner une réponse, si non une solution !

DEMOCRATE

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 00:03

 

Pourquoi le mariage doit-il constituer une obligation de vie commune ou conjointe jusqu’à la mort ? (Oui, dites-moi pourquoi, Monsieur le Maire  ou son adjoint, ou Monsieur le curé de sa paroisse ?). C’est le seul contrat de ce type !

Le mariage doit constituer un temps fort et heureux de son existence. C’est toujours vrai au départ, au moment de son engagement. Mais les circonstances et péripéties de la vie peuvent changer la donne et faire que ce statut de « mariés » ne nous convienne plus un jour. Il faut pouvoir alors le rejeter d’emblée ; en sortir !

La loi civile heureusement autorise les époux à se séparer ou à divorcer, même s’il faut  passer par la voie de la justice comme s’il s’agissait d’un crime ou d’une faute.

 La loi religieuse du mariage affirme que nul ne peut dissoudre cette union, pourtant déjà dissoute dans l’esprit et les cœurs. Elle veut donc continuer à  pérenniser un état fantomatique, une union plus du tout vécue, ni partagée : une union irréelle.  Dans quel objectif ?

 

Pourquoi, une fois le mariage prononcé, le contrat signé, l’engagement pris, deux êtres devraient-ils nécessairement vivre ensemble jusqu’à la fin de leurs jours (n’a-t-on plus  vraiment le droit de vivre de nouveau seul un jour ?), surtout s’il advient qu’après x années de mariage, chacun des deux conjoints éprouve le désir de revivre son indépendance ? Je sais que cela peut déranger certains esprits et bousculer certaines croyances et vision morale sur la famille, mais le mariage a été conçu pour l’homme et non l’homme pour le mariage. Il est bon de s’en souvenir.

 

Si un couple marié décide, d’un commun accord, de se séparer  parce qu’il pense qu’à ce stade de leur existence chacun réussirait mieux sa vie et son épanouissement sans son/sa partenaire, alors c’est que c’est sans-doute préférable pour ce couple. L’on ne doit pas faire d’effort pour sauver un mariage dans cette situation, ou essayer de résoudre le problème vécu par ce couple, par la recherche de quelque  accommodation improbable puisque la solution idéale reste toujours la rupture du lien conjugal, libérant chacun de tout compromis qui ne pourra jamais satisfaire  ententièrement les deux parties.

La vie en solo présente aussi ses avantages et cette soi-disant obligation de vie commune, pour mari et femme,  devient une absurdité lorsque l’entente et l’harmonie ne les habitent plus !

 

La pensée religieuse devrait admettre qu’il ne sert à rien de vouloir perpétuer une union  qui n’existe que sur le papier : le contrat. Autrement, cela reviendrait à dire que le mariage n’existerait qu’en tant que contrainte absolue (et non contrainte consentie), et non plus comme objectif principal de bonheur ! Le mariage à tout prix deviendrait alors  le contraire de l’amour divin, lequel ne souhaite pour l’homme que son bonheur.  

C’est l’un des enseignements que je tire de mon vécu, de ma foi, de l’indulgence et da la compréhension divine, et que je souhaite transmettre aux futures générations.

DEMOCRATE

 

 

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 23:56

 

Parmi l’ensemble des obligations constituant ce que l’on désigne par devoir conjugal lorsque l’on contracte mariage, la relation sexuelle en est une. Or, qu’il s’agisse d’un mariage uniquement civil ou que l’on passe par l’église, cette relation est charnelle.

L’on a beau vouloir prétendre qu’elle est noble et digne et qu’elle est le fruit ou l’accomplissement de l’amour, qu’elle se réalise dans le couple marié ou hors mariage, la méthode est identique, le plaisir le même, et bien souvent dans l’instant de l’action l’on oublie le pourquoi , le pouvoir des sens l’emportant sur le raisonnement ou sur la compréhension de l’acte.

Cet acte physique d’accouplement entre deux êtres vivants, qu’il soit reconnu louable (entre mari et femme) ou faute (dans tous autres cas) n’en reste pas moins "bestial" puisqu’il s’accomplit selon la loi naturelle qui concerne aussi bien les humains que les animaux, dans l’unique but de reproduire les diverses espèces.  

L’on peut se casser la tête à vouloir humaniser cette relation, lui rechercher une signification divine même (cas de l’église), il n’en est pas moins vrai que cela ne retirera rien à la vulgarité de l’acte, à son animalité…on est à mille lieues de la spiritualité, des sentiments et de l’amour platonique. Le phénomène séduction et le désir corporel restent au centre de tout. C’est sur ce plan là que les hommes et les animaux ne se distinguent guère ! A la différence toutefois  que pour les hommes cet acte est trop souvent synonyme de bien des maux, incompréhensions ou malaises.

Dans le cas du mariage religieux, comment peut-on accorder une valeur de sacrement à un tel acte ?

Même si  le désir de transmettre la vie accompagne cet acte chez les humains, à la différence des animaux qui ne peuvent en être conscients, l’acte d’amour en lui-même est porteur d’une telle intensité qu’en son essence émotionnelle il n’est plus qu’une simple force de l’instinct qui agit, voilà  donc ce qui me fait dire qu’il s’apparente à l’univers animal, et qu’il n’a rien de spirituel.

Or, justement, le devoir conjugal exige que s’accomplisse cette relation charnelle et animale pour que notre espèce se perpétue, pour qu’une famille soit fondée. Cela ne peut se réaliser qu’en passant par la phase de jouissance, phase que connaissent aussi les animaux.

Il est donc  vrai de constater que dans le mariage (acte permis) et hors mariage (acte réprouvé par certains), la nature de l’acte reste identique bien que la finalité puisse en être différente. Cela me conduit à affirmer que ce n’est pas l’acte qui est contestable, mais que c’est sa finalité. Mais, qu’on le loue (cas du mariage) ou qu’on le blâme (hors union du couple), cet acte d’accouplement, de pénétration, d’échange charnel, n’en demeure pas moins un acte "bestial". L’homme ne peut y échapper (à moins de le vouloir et de faire vœu constant de chasteté ou d’abstinence, au prix d’une lutte intérieure permanente) car son instinct est omniprésent et continuellement sollicité !

Pourquoi la création l’a-t-elle voulue ainsi ? Si l’homme est au-dessus des créatures de la terre, si son esprit est supérieur, pourquoi le seul esprit n’aurait-il pu suffire pour un désir d’enfant et que les femmes n’aient à subir de relation sexuelle (état permanent de virginité) pour être fécondées ?  La force de la volonté entre deux êtres désireux ne devrait-elle pas  à elle seule déclencher le processus ? Ou bien, qu’une relation d’une nature totalement différente de celle des animaux eut pu être pensée pour l’homme : Irréaliste ? Non, car si l’homme est le fils de Dieu, il aurait du pouvoir se reproduire d’une façon différente de celle des animaux, se voir appliquer une autre formule, ou un concept unique pour l’homme, être traité différemment sur le plan de sa reproduction.

Dès lors, l’acte choisi lui aurait été propre, humain uniquement, et tout le caractère animal, instinctif, et avilissant serait inopérant. L’esprit seul serait le moteur de toute action.

Oui, je suis un peu « révolté » par une mission de transmission de la vie qui nous a été assignée de cette manière, inexorablement liée à l’instinct, comme si l’homme n’aurait pas pu bénéficier d’un sort différent !

Mais la nature nous a crée tels que nous sommes et l’amour aussi passe par la sexualité. Qui veut fonder une famille, marié ou pas, doit en passer par là.

DEMOCRATE 

  

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