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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 12:48

Le mariage n’entraîne pas à des obligations à vie (il ne le devrait pas), pas plus qu’on ne doit le considérer comme un sacrement (personnellement, sur le plan religieux, c’est le seul sacrement que je conteste). À tout moment, l’on doit pouvoir s’en défaire, principe de liberté oblige !


L’on peut avoir vécu très heureux pendant des années en famille, certes (et l’être encore), mais les enfants ayant quitté le nid, devoirs conjugal et parental  remplis, l’on ne peut s’obliger à continuer une communauté de vie si l’on n’en éprouve plus le désir, ni le besoin.


Pourquoi ? Simplement, en ce qui me concerne du moins, je n’ai plus envie de continuer à partager mon existence avec quelqu’un de semblable et d’égal à moi-même quand ce statut égalitaire pèse t
rop, dans mon esprit, sur ma vision du couple. Le principe d’égalité au sein du foyer crée des tensions et surtout vous ôte  50% de votre pouvoir décisionnel. Il implique aussi de devoir faire des compromis, de céder sur certains points, de ne pas pouvoir organiser sa vie à sa guise et selon son humeur du moment. Pourquoi s’imposer une telle contrainte à vie ? Cela peut être concevable pour un temps, mais pas à perpétuité. Vient le moment où l’on éprouve du soulagement à ne pas toujours à avoir à réfléchir et à penser pour deux.

Je n’ai plus envie de restrictions à ma liberté d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau  y compris en ce qui concerne mes relations à venir, en étant obligé de relater ou de rendre compte de mes faits et gestes divers.

Je veux pouvoir me sentir pleinement libre et libéré du carcan du mariage et de ses contraintes et obligations. C’est, pour moi, un nouvel état d’esprit. Bien sûr, si je me suis marié, c’est de mon plein gré et, qu’au départ, j’adhérais pleinement à ce changement de statut personnel, mais l’on peut changer en cours de route. Voilà pourquoi le mariage à vie ne tient pas la route! Les hommes changent d’avis, entre temps. Tous, nous évoluons avec  le temps ; nous changeons tous, qu'on le veuille ou non. Pour certains, le changement n’affectera pas leur concept du couple ; pour d’autres oui.


La vérité de mon moi profond s’est faite jour ; je me connais mieux à présent et sais que je ne suis plus fait pour (que je n’ai pas été conçu pour !) ce mode de vie. Je n’aime pas sentir de présence autour de moi quand je ressens le besoin de repos et de solitude. Or, une épouse est toujours partie prenante de votre environnement et peut s’octroyer le droit de vous interrompre dans le cours de votre action ou de votre réflexion. Vous n’avez pas le droit, non plus, de la repousser, dans cet instant. Voilà pourquoi je dis que cette situation maritale est très complexe. Aujourd'hui, je ne veux plus de présence féminine à mes côtés, plus de compagne pour aller de l'avant.


Avec la continuité de la vie de couple s’installe aussi une continuité de la vie familiale ; d’autres exigences apparaissent avec les enfants et surtout, les petits enfants (à venir) ! Tout cela est contraire à l’esprit de méditation et de calme. La vie familiale doit s’apaiser un jour, or, si l’on reste en couple, c’est le contraire qui se produit. Le couple uni perpétue l’atmosphère familiale dont je souhaite enfin pouvoir me délivrer, en me retirant, ayant accompli ma mission avec courage jusque là. Cela aura duré de nombreuses années. Il est temps que çà cesse. Le relais doit être passé aux enfants, maintenant. À leur tour d’accomplir leur mission sociétale, de fonder leur foyer  tandis que le mien pourra enfin être dissout.


Le mariage à vie est une utopie. Nombreux sont ceux qui continuent l’aventure avec  leur couple parce qu’ils n’ont pas d’autre solution (surtout sur le plan pratique ou économique). L’habitude est porteuse de lassitude extrême. Pour redynamiser sa vie privée, il y faut du changement. La fin du couple, surtout lorsqu’il a duré très longtemps, comme c’est mon cas, marque encore plus cette ouverture au changement : ce renouveau de soi.


C’est parfois dur de passer à l’action, mais lorsque c’est salutaire et utile, il ne devrait  y avoir ni hésitation, ni même crainte ou appréhension. On ne peut regretter de suivre la voie que nous dicte notre raison, surtout lorsque la décision a été longuement réfléchie.


La vieillesse approchant, le mariage ne présente que très peu d’intérêt ou d’avantage. L’amour et le mariage sont affaires de jeunesse.

DEMOCRATE

 

 

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:15

 

Amis visiteurs de ce blog, si vous aimez les poésies sentimentales, les poèmes d’amour et d’amitié que l’on dédie à des personnes, à des villes ou des pays, je vous invite à me découvrir sous une autre face, grâce à ce lien :

http://www.romance-nostalgie.over-blog.com  

Ainsi, cela vous reposera de toutes ces considérations d’ordre philosophique concernant le couple, le mariage et la famille. Partez surfer sur cet océan de mots livrés en vagues et dans une atmosphère empreinte d’un certain lyrisme, puis faites-moi savoir votre goût : quel est votre poème favori ?

Pour cela, il vous suffira d’ajouter un tout petit commentaire en dessous de votre poème préféré (et votre mail éventuel) et éventuellement de le recommander à vos amis.

Sachez toutefois que ce n’est pas seulement l’attrait du titre qui vous guidera vers celui que vous aimerez le mieux, alors prenez votre temps pour choisir… et n’en lisez que quelques-uns à la fois, mais retournez-y plutôt.

L’auteur, quant à lui,  les aime tous, ce qui est normal puisqu’il les a tous vécus avant de se mettre à les écrire !

DEMOCRATE

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 22:38

 

 

Le champ des possibles

S’ouvre à moi désormais

Plus rien n’est impossible

Aux amours que j’aimais !

 

O ! Je suis moins amer

Les pieds sur cette terre

Pris entre quatre fers

Alors laissez -moi faire !

 

Pour aimer y a pas d’âge

Et pas plus de morale

Lorsque l’amour s’installe

La folie même est sage !

 

Ce que je dirais d’Elle

C’est qu’Elle est la plus belle

Dans ma vie une page

Marquée de son image !

 

Le champ des possibles

A atteint son point G

Je touche enfin des cibles

Sans sentir le danger !

 

Mon bonheur à l’extrême

A atteint sa limite

On se prend, on se quitte

Seul reste mon poème !

 

REFRAIN

 

Dis-moi, petite fleur

Que tu vis dans mon cœur

Fait-moi en âme sœur

Goûter l’aura des heures

Si demain pour te plaire

Ma bouche doit se taire

J’irai trouver refuge

Dans tes yeux, où que fus-je !

 

Le champ des possibles

Est fait d’humanité

De force et d’unité

De liens compréhensibles !

 

  

O ! Ne m’enlevez pas

De ses joues, la tendresse

O ! Non je ne joue pas

Je suis plein de tristesse !

 

J’aime cet ange là

Dans mon champ des possibles

Pour vous c’est inaudible

Et pour moi c’est cela !

 

Ma vie est une histoire

Romantique et déçue

Ainsi souvent perçue

Jusqu’au moment d’y croire !

 

Dans le champ des possibles

Le monde est merveilleux

Et de nouvelles bibles

Conduisent jusqu’aux cieux !

 

REFRAIN

 

Dis-moi, petite fleur

Que tu vis dans mon cœur

Fait-moi en âme sœur

Goûter l’aura des heures

Si demain pour te plaire

Ma bouche doit se taire

J’irai trouver refuge

Dans tes yeux, où que fus-je !

 

  

Christian  (novembre 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 16:10

Pour vivre mieux, dans une société qui a fait fausse route !

 

Pourquoi vouloir qu’un couple perdure ? Pourquoi cette floraison de conseillers conjugaux en tous genres ? Pourquoi toutes ces thérapies de couple et retraites spirituelles ? Pourquoi tant de magazines qui traitent de cette question aujourd’hui ? Pourquoi tant de psychologues s’investissent sur ce sujet ? Pourquoi toute cette diversité pour aider tel ou tel couple à se sortir d’une crise (après tout naturelle), à se réconcilier, à continuer d’avancer à deux ?

 

Le couple est-il une fin en soi, un absolu de mode de vie ? Serait-il si capital, au point de vouloir le sauver à tout prix, et ce malgré lui, une fois le mécanisme d’auto dégradation engagé ? N’y aurait-il pas davantage à gagner, à espérer, à redécouvrir, pour chacun des partenaires dans ce cas, s’il recouvrait l’usage de son entière liberté ?

La liberté n’a pas de prix. Le couple est une nouvelle forme de dépendance, pour l’homme comme pour la femme, laquelle venant pourtant  à peine de s’émanciper dans son rôle au sein de la société.

Pourquoi passer d’un état de dépendance  (parents, famille d’origine) à la liberté assumée (majorité et émancipation) pour retomber ensuite dans une nouvelle forme de dépendance : mariage, familles, foyer et préoccupations quotidiennes…..alors que l’on venait juste de se libérer de toutes ces aliénations ?

 

Quitter son époux ou épouse constitue un nouvel acte de libération, mais qui aurait pu cependant être évité en ne pas s’engageant dans cette voie … mais chacun est libre et la liberté n’a pas de prix! Le problème est toutefois plus complexe. Nos parents, en nous inculquant un modèle de vie (le leur), nous mettaient dans la tête : « tu te marieras, tu auras des enfants, tu seras  heureux ! », nous façonnaient ainsi, malgré nous, car, les aimant, nous ne questionnions guère leurs propos, leur vision de la vie paisible, à deux d’abord, puis à plus ! Mais ils étaient cependant de bonne foi et pour cela soyons leur respectueux.

 

Or, notre liberté, justement, c’est aussi notre faculté à s’extraire des modèles préexistants, des traditions séculaires, pour se bâtir un cadre plus conforme à nos pensées profondes et nouvelles et à nos convictions personnelles.

Le mariage est lié à la question de la fidélité entre époux, or la notion de fidélité n’est que relative, selon comment on la considère : il y a la fidélité du sous-entendu (celle qui se vit dans ses actes) et la fidélité réelle (celle qui s’exerce dans la durée, le consentement, l’attachement).

L’homme et la femme existent aussi pour eux-mêmes, en tant que personnes autonomes, libres et égales, distinctes et différentes – je rappelle que l’unité des corps et des esprits est un leurre – et que le mariage n’est qu’une juxtaposition  de ces deux entités pour former une composition, si possible, harmonieuse. Le couple, c’est certes très bien et utile (pour la continuité de notre espèce) mais c’est également un avatar de la nature ou plutôt un contresens. C’est le summum du paradoxe humain car cette indispensable complémentarité physique, loi naturelle et génétique,  s’appuie sur le plan relationnel, sur un mode de fonctionnement et des schémas mentaux situés aux antipodes : un perpétuel malentendu entre les sexes, des divergences de raisonnement. De ce fait, tout fondement, toute institution, voulant harmoniser et unifier cet ensemble, cette dualité innée, tend à l’échec sur le fond,  même s’il peut se satisfaire, au départ du moins, d’une entente d’apparence, à mon sens superficielle (donc vouée à la dégradation avec l’usure du temps).

 

Lorsqu’on se plonge dans l’analyse de fond de ce côté artificiel que constitue le couple humain, l’on arrive à mieux comprendre le mécanisme de son auto - destruction  naturelle tandis que sa consolidation passe par la connaissance de soi et de l’autre et par une volonté commune qui soit capable de défier la loi naturelle. L’amour passionnel se change en connaissance de l’amour et de ses vertus. C’est ainsi, qu’au prix d’un long travail, quelques couples atteignent la plénitude dans leur union. La difficulté ou le challenge du mariage c’est qu’il faut être deux sur une même longueur d’onde de façon constante et perpétuelle, ce qui relève quasiment de la quadrature du cercle et ce que l’on nous présente comme étant la volonté divine : bref, l’inaccessible étoile ou une tâche surhumaine.

Mais si non, à quoi bon vouloir qu’un couple constitué s’installe dans la morosité à vie quand chacun séparément aurait plus à gagner de vivre et d’agir seul, une fois sa mission parentale et familiale bien remplie, sans plus devoir se soucier de son alter ego, le libérant ainsi de son emprise, pas toujours enrichissante ?

Pour le bien des couples, dans l’avenir, il faut être également capable de conseiller parfois la rupture. Cette dissolution du lien conjugal est d’autant plus à recommander lorsqu’elle n’est pas synonyme de brisure familiale, c'est-à-dire qu’il n’y a pas ou plus d’enfants au foyer.

Le problème restant à résoudre existe cependant à cause du conditionnement de la société. En effet, en encourageant la vie en couple et la famille, cela aboutit à rendre les individus, hommes et femmes, dépendants les uns des autres et contraints d’acheter ensemble des biens importants qui les arriment et aggravent leur dépendance pour de longues années. Cela les encourage aussi à se sédentariser. En conséquence, la partition de ces biens est rendue plus douloureuse, parfois s’avère impossible sans que l’un ou l’autre ne tombe dans l’indigence ! Cette société, hélas, ne nous apprend pas à être autonome : chacun son travail, son logement, sa voiture, ses biens personnels.

Nous sommes quasiment conditionnés pour vivre au sein d’un foyer à plusieurs unités, soit ancien (cadre parental), soit nouveau (cadre conjugal). Dès lors que l’on sort de ce schéma classique, tout devient difficile pour la personne humaine : vouloir acheter seul un appartement (droit au toit) en est le meilleur exemple ; un vrai parcours du combattant pour qui n’a qu’un petit salaire et peu d’économies.

Le pouvoir d’achat est toujours référencé par rapport aux ménages ! Erreur profonde. Il devrait l’être par rapport aux seuls individus. On devrait avoir accès à tout, pour vivre décemment et dignement, aussi lorsqu’on est tout seul (et je pense aux nombreuses mères célibataires). L’on ne devrait pas être obligé de s’y mettre à deux pour acquérir un appartement ou des biens d’équipement importants et indispensables à la vie !

Si je deviens un jour politique, telle serait mon ambition et mon programme reflèterait cet objectif.

Et ce concept là ne serait pas exclusivement nôtre, mais serait proposé à l’ensemble de nos voisins Européens, car de tels écarts se sont constitués dans notre modèle de société entre les foyers ou couples ayant de hauts revenus (agrégés) et ces foyers de plus en plus nombreux et qui ne cesseront d’augmenter en nombre de femmes seules élevant leurs enfants et ne vivant que d’un revenu unique et modeste complémenté par la charité sociale.

Si je me présente aux élections européennes en 2009, je vous demande de m’encourager, grâce à vos nombreux commentaires et de  soutenir DEMOCRATE. Je promets de me battre au plan Européen pour que les choses progressent dans la bonne direction et que nous cessions de faire fausse route !

DEMOCRATE  2009

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 15:22

Suggestion d’intérêt général

LE MARIAGE DANS L’AVENIR…. QUESTION DE SEUIL ET DE CONSENSUS.

Continuer de partager le même lit ou la même chambre avec son épouse (ou époux),  après  35 ans ou 40 ans de vie commune, peut devenir une épreuve, une contrainte quotidienne !

De petits dérangements occasionnés par le ronflement, la respiration profonde, les divers soulagements bruyants de votre conjoint(e) constituent autant d’inconvénients qui à la longue finissent par perturber la vie normale. Or ces inconvénients,  du fait de la promiscuité du couple dictée par la vie conjugale, finissent par provoquer des insomnies, mal-être évident, troubles psychiques parfois, l’âge avançant.

Pou peu qu’en plus, il n’y ait plus aucune relation charnelle entre les époux, même si celle-ci a fait place progressivement à une grande tendresse et affection, plus comparable à de l’amitié qu’à un vrai  amour conjugal, tout peut alors basculer très vite dans une problématique remettant en question la continuité de la vie en couple ! Le bonheur du partage et de la vie commune, principe de base du mariage, est considérablement altéré par ces soucis, perturbations ou frustrations d’une autre nature. Comment réagir ?

Comment en effet améliorer cette situation vécue comme la décadence du couple ? Lorsque le couple dispose d’un logement le permettant, l’idéal est que chacun des époux puisse disposer de sa chambre personnelle afin de pouvoir dormir en paix et sereinement, dans des conditions répondant à la fois à son besoin de tranquillité et à un impératif de sommeil non troublé. Mais si ce n’est pas le cas ? Si l’appartement est trop petit ou si les parents doivent encore offrir l’hospitalité à leur descendance, par solidarité ou nécessité, alors l’ambiance devient pesante et invivable chez soi !

Lorsque le couple marié a accompli tous ses devoirs, ayant porté sa famille jusqu’à l’émancipation et l’autonomie, lorsqu’il n’y a plus ni désir, ni obligation ou nécessité d’entretenir une relation sexuelle éteinte, le mariage perd toute sa signification profonde pour l’avenir (qu’il conserve cependant  pour le passé) : l’on est entré dans l’âge de l’état de non mariage réel.

Voilà pourquoi je soutiens et je prône une dissolution simple et facilitée de leur union à ceux qui se trouvent parvenus à ce seuil afin qu’ils puissent conserver le meilleur de leur temps partagé de vie commune, comme un bon souvenir qui ne se changerait pas en cauchemar pour le restant de leurs jours (auquel cas ils auraient tôt fait d’en oublier alors le meilleur).

Oui, le mariage devrait pouvoir être dissout lorsque survient cette transition : fin des responsabilités  parentales, relais transmis à la nouvelle génération. La fin de l’utilité du couple en tant que tel, de celui qui ne se perçoit plus lui-même comme couple, son rôle ayant évolué avec le temps et s’étant considérablement réduit jusqu’à ne devenir plus que de la coexistence pacifique, voire une simple cohabitation de convenance.

La justice et les lois devraient proposer un divorce à l’amiable et gratuit qui ne devrait même pas s’appeler divorce, dans ce cas, mais fin de mariage où, tout comme pour le contrat d’origine, une simple signature en mairie, devant témoins, pourrait suffire. Pas besoin non plus d’un cérémonial pour cette procédure, seul le consentement mutuel serait la règle, pour officialiser cet acte d’état civil. Dès lors, plus besoin de passer par l’avocat, le notaire seul pouvant liquider la communauté et rendre l’acte public.

Ainsi chacun aurait le choix, et le principe de liberté serait respecté. En contractant mariage les couples sauraient, dès le départ, que parvenus à un seuil de vie commune le permettant de par la loi, ayant donc assumé leur union et famille jusqu’à leur terme, ils leur serait possible tout aussi bien de poursuivre dans la voie conjugale ou de décider d’y mettre un terme, sans avoir à passer par le divorce. Leur nouveau statut serait alors répertorié comme « démarié(e) » (nouveau terme employé) ou « fin d’union », et non pas comme « divorcé(e) ».

Ainsi, le sens de la mission première du mariage serait préservé, sa mission sociétale toujours autant reconnue, mais l’obligation de devoir rester unis à vie après son accomplissement serait levée (sur le fond)  et un concept nouveau, différent de celui toujours actuel dans les textes, de mariage à vie où « jusqu’à ce que la mort nous sépare », entrerait dans les mœurs et serait enfin validé par la société.

 

De nombreux couples y trouveraient un avantage considérable : un nouveau temps à consacrer exclusivement à soi, sans plus de responsabilités conjugales (après avoir vécu le temps de la famille).

Il n’aurait plus à subir toutes les tracasseries administratives ou émotionnelles  qu’un divorce classique peut occasionner. Il y aurait, dans la vie, le temps du mariage et le temps de fin de mariage ou de l’après- mariage. Comme les hommes vivent aujourd’hui plus longtemps qu’autrefois, l’application de ce nouveau concept se justifie pleinement. Cela apporterait plus de souplesse et de lisibilité au mariage lui-même et au sens de l’engagement (opter pour une mission familiale ou pour une vie de couple réaffirmée et consolidée après le temps de la famille). Car, si la vie conjugale est toujours un bonheur au départ, elle peut se changer en contrainte et mal-être des années plus tard !

La notion de mariage à vie n’a pas de sens réel  (puisque de toute manière la mort y met un terme et puisque le but naturel en est la famille, les enfants!) et surtout parce que  le couple n’est plus « une seule chair », après plusieurs décennies de vie conjugale.

Comme pour tout ce dont l’homme a le droit de se retirer, une fois le temps de mission accompli : retraite, affaires, associations, bénévolat…il doit pouvoir également se retirer de son mariage, de ce statut contraignant, s’il le désire, à la période consensuelle, acceptable et reconnue  par la société, et par l’église aussi, pour passer à autre chose dans sa vie.

 

La retraite, pour le mariage, devrait être un droit pour tous (libre de s’en servir ou pas). C’est sans-doute l’un des tous nouveaux droits qu’il nous reste encore à conquérir, en ces temps modernes, sur le plan des libertés individuelles et à voir reconnu par la société, par les diverses  confessions religieuses également. Tout cet élan nouveau pour permettre que se réalise le bonheur de l’homme et de l’humanité, au profit de l’homme et non l’inverse, c'est-à-dire au profit de la défense des textes et des lois.

Le mariage ne devrait en aucun cas « coller » à la peau de l’homme pour toute son existence. Seules comptent ses responsabilités dans ce type d’engagement, et l’issue de la mission matrimoniale. Leur mission remplie, l’homme et la femme sont de nouveau libres de se séparer et de mener la vie qu’ils souhaitent : l’union peut alors être défaite.

DEMOCRATE

 

 

 

 

 

 

 

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 01:03

Je ne sais si tous les couples sont différents ou se ressemblent une fois parvenus à mi-parcours dans leur mission familiale, mais en ce qui concerne le mien,  je peux vous livrer mon constat.

 

Plus l’on vieillit ensemble et plus l’on se trouve des défauts. Heureusement, l’on se reconnait aussi quelques  qualités mais hélas, et c’est bien en cela que la conjugalité est difficile à assumer, la somme des qualités est étouffée sous le poids des défauts car le long chemin parcouru ensemble a permis d’en mettre un plus grand nombre en évidence. Avec le temps apparaissent de nouveaux défauts ou c’est que l’on y est devenu plus sensible. Sans-doute que l’âge et l’expérience de vie rendent plus exigeant aussi.

Or, tous ces défauts n’étaient pas forcément visibles au début de la vie conjugale ou moins prononcés peut-être, mais le fait est là que le vieillissement les aggrave ou tout simplement, les rend moins supportables pour le couple.

 

Voilà pourquoi j’en reviens à la sempiternelle problématique que pose le mariage entre un homme et une femme : le mariage d’amour, oui ! La famille : Oui, encore Oui ! Mais, l’âge venant, le mariage à vie : moi je dis Non avec un grand « N », cette fois !

 

Il est parfois difficile de vivre avec ses propres défauts, alors devoir supporter en sus ceux de son épouse, cela n’est plus acceptable. Il faut savoir que, si le couple et la famille ont une utilité sociale avec leur part de responsabilité familiale, le couple âgé n’en a plus autant et se cause du tort à lui-même inutilement en persistant dans une vie commune et conjugale.

Il faut avoir la force de se séparer un jour pour le plus grand bien des deux ex-conjoints.

Et croyez-moi, le penser est une chose ; le faire est bien plus difficile qu’ion l’imagine.

DEMOCRATE

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 01:07

Ou le mariage est indissoluble, ou bien il ne l’est pas ! Si le mariage ne peut être dissout que par la mort de l’un des conjoints et qu’un nouveau mariage religieux devient de ce fait possible pour le dernier vivant aux yeux de l’église, c’est donc que l’église ne tient plus compte du caractère éminemment sacré (et indissoluble) de la première union, et cela est regrettable, sur le fond.

Ce qui est consenti à l’époux survivant (un second mariage religieux) devrait pouvoir l’être également pour les époux ayant divorcé par consentement mutuel, qui n’ont pas eu d’enfants et qui donc ne peuvent causer de blessure douloureuse à une famille inexistante, tous deux d’accord sur le constat d’échec de cette première union. Là, oui un nouveau mariage religieux pourrait être salutaire pour les deux ex-conjoints et leur ouvrir enfin la porte du bonheur et d’une famille. La loi divine n’est pas une loi tyrannique, surtout lorsqu’elle touche au bonheur de l’homme et de la femme, car qui doit vivre avec l’autre toute une vie si non ces deux -là. Or, si çà ne marche pas au début, il y a toutes les chances pour que çà ne marche pas davantage à la fin 

Pourquoi dans un cas de figure (celui du veuf remarié) un homme pourrait avoir, dans sa vie, connu deux épouses légitimement devant Dieu ( grâce à un nouveau mariage), et dans le cas de ceux qui ne se sont pas entendus au départ, dont le mariage n’a pu tenir, ces derniers se  verraient chacun refuser une autre chance par l’église ? Il est temps que cette église reconnaisse le droit des divorcés et permette un deuxième mariage en fonction des circonstances du divorce (c'est-à-dire dans certains cas : couple sans enfant et consentement mutuel). Je suis convaincu  que si Jésus était sur terre et que deux divorcés qui, chacun de leur côté,  n’ayant pas réussi dans leur première union à fonder leur famille, mais qui s’étant découvert  ensuite, s’aiment au point de vouloir fonder maintenant ensemble une vraie famille, je suis  convaincu en effet que Jésus bénirait cette nouvelle union. Il ne serait pas aussi intransigeant que l’église qui le vénère !


Car les deux cas distincts cités plus haut constituent bien une certaine injustice humaine : d’un côté le veuf aura connu deux épouses religieusement unies à lui tandis que le divorcé n’en aura connue qu’une qui pourtant ne se considère plus comme la sienne (ou vice versa bien sûr).

Si le mariage a ainsi été promu par l’homme religieux au rang des sacrements (un sacrement ajouté tardivement à ceux du dogme), pourquoi donc le tout premier mariage ne resterait-il pas aussi sacré après la mort du conjoint ? Comment pouvoir affirmer que la mort pourrait séparer ce que Dieu a uni ? Soit Dieu a uni et dans ce cas la mort ne peut dissoudre, soit ce sont les hommes qui ont uni et la mort alors justifie cette dissolution car les hommes sont mortels.

Rien que cette phrase tant de fois écrite à propos du mariage : « jusqu’à ce que la mort nous sépare » est horrible à entendre de la part de deux époux ! Pourquoi voudrait-on voir la mort venir séparer cet idéal d’union ? Ne serait-il pas plus beau de dire : « pour s’aimer toute l’éternité » (lorsque l’on croit justement en cette éternité) ? Je pense là que l’église n’utilise pas le bon discours, n’ouvre pas sur la meilleure perspective : sur l’idéal de l’amour et d'un mariage pour l'éternité.


Soit la doctrine reconnait que le mariage est réellement indissoluble et qu’aucune deuxième union ne pourra être célébrée, bénie et sanctifiée ensuite, soit ce lien conjugal est bien dissout avec la mort d’un conjoint, et le mariage ayant alors cette fragilité mortelle perd toute finalité éternelle. Dans ce cas,  il n’y a aucune justification à ne pas consacrer une deuxième union pour certains divorcés n’ayant pas fondé de famille…mais qui pourraient le faire avec une autre personne. C’est d’autant plus fort que, dans cette réalité, le premier mariage n’existe plus en tant qu’union véritable. Si le mariage a pour vocation de fonder une union harmonieuse, mais qu’il devienne une communauté de vie discordante perpétuelle, il faut que l’homme puisse avoir une seconde chance.  La réflexion de l’église devrait se porter sur cette question et l'approfondir avec une plus grande ouverture d’esprit.

Après tout, certaines religions autorisent bien l’homme à avoir plusieurs épouses, alors pourquoi pas une deuxième union si la première est un échec ? Pourquoi affliger l’homme d’un fardeau trop lourd à porter, si le but du mariage est l’épanouissement du couple et de la famille et si l’on sait que ce ne sera jamais le cas ? Et que,  même en cas de réconciliation possible, la vie commune ne pourra plus reposer sur la sincérité du début, que le bonheur ne sera plus qu’un simple concordat de bonne entente.


Le mariage affectant toujours la vie de deux personnes distinctes et différentes, chacune d’elle ayant sa propre identité, il ne peut reposer que sur deux engagements intérieurs et réciproques. Il suffit que l’un des partenaires se désengage pour que l’essence même de ce lien s’évapore et que l’état de mariage n’existe plus vraiment (absent dans l’esprit du couple).  De ce fait, un raisonnement de logique pure doit induire à la validation d’une reconnaissance de dissolution de facto (le couple concerné ayant lui-même reconnu et validé l’état de non mariage dans lequel il s’est installé). Il devrait en être ainsi pour pouvoir tourner cette page accidentelle de la vie.


Dieu ne demande à personne, pour le simple respect d’un principe présenté comme un idéal, c'est à dire comme le meilleur pour l'homme, de s’acharner à faire perdurer un contrat de mariage consenti à l’origine, certes, mais qui ne serait plus vécu comme tel dans les cœurs ! Pourquoi poursuivre à vie dans un mariage de façade quand un deuxième mariage permettrait d'atteindre cet idéal ?

Sujet à méditer.

DEMOCRATE

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 00:47

Lorsqu’on est  jeune-homme ou jeune-femme, et que l’on est enfin indépendant financièrement, déjà entré dans la vie professionnelle, que l’on vive chez Papa-Maman ou que l’on soit locataire de son petit appartement, on n’est pas obligé de rendre compte de tous ses mouvements. L’on part de chez soi  quand on veut ; l’on revient chez soi à l’heure qui nous plaît ! Bref : on n’est pas obligé de toujours regarder sa montre. C’est cela la liberté.

Si l’on décide de se marier, emporté par l’élan de l’amour ou la fougue de la passion, par toutes bonnes raisons de vouloir rompre sa solitude ou de fonder une famille, l’on va devoir établir des règles de vie plus contraignantes, que ce soit par adhésion totale, consentement obligé ou par simple nécessité quotidienne pour le bon fonctionnement du couple, en s’adaptant à un nouveau mode de vie imposé par la communauté, intégrant des devoirs et restrictions.

Les années « Lune de miel » vont très vite passer auxquelles se succèderont sans-doute celles de papa et maman poule  mais, quoiqu’il en soit, à partir du moment où on laisse entrer quelqu’un d’autre dans sa vie, qu’on se le dise, l’on aura toujours des comptes à rendre à cette personne : dire où l’on va, ce que l’on fait, quand est-ce qu’on va rentrer chez soi ? L’on aura à répondre à des questions du genre : qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? Pourquoi ne peux-tu pas rester à la maison ? Si l’on prend le risque de ne pas informer sa ou son partenaire, celui-ci pourra être inquiet ou surpris, peut-être même suspicieux à votre égard.

Pour moi, il est évident que cette obligation de toujours devoir donner des explications, des raisons ou justificatifs, constitue une contrainte élémentaire, implicitement induite du mariage, qui survient dès le premier jour où vous aurez signé l’acte fatal appelé contrat. Vous perdrez alors systématiquement  cette liberté d’aller et de venir à votre guise, que vous aviez acquise en quittant vos parents, votre famille, par le simple fait d’entrer en ménage.    

Alors pourquoi ? Pourquoi ce besoin de vous soumettre à de nouvelles contraintes, celles du couple cette fois, dont vous aurez à subir un jour dans l’avenir tout le poids…puisque le fondement du couple s’inscrit dans la durée, pire : jusqu’à la mort d’après le concept de base du mariage ?

Aux jeunes gens qui s’apprêtent à se marier, je voudrais mettre sous leurs yeux en évidence ce facteur « dépendance » auquel ils adhèrent pleinement et aisément au départ. Un jour viendra où ils se sentiront peut-être prisonniers malgré eux de cet ordre des choses, de l’Autre qui est là près de vous en permanence pour s’informer des moindres petits détails de votre vie, ne vous laissant peut-être que peu de champ de liberté et d’autonomie. Vous ne manquerez pas alors de vous souvenir de ce temps précieux où le célibat faisait la joie de votre existence, même si vous étiez en quête d’union pourtant ! Cela est un phénomène paradoxal de la vie des humains. Vous avez déjà les contraintes qu'imposent la vie en société, ce qui est normal en démocratie, mais pourquoi donc vouloir en rajouter d'autres chez soi, au plan de son intimité ? Qu'est-ce donc qui vous y pousse sans en mesurer toutes les conséquences .... à venir?  

Pus tard, vous vous révolterez peut-être. Vous n’aurez plus vraiment envie de rendre compte de tous vos faits et gestes en tous domaines vous concernant. Vous finirez par vous lasser de cette dépendance à vie et vous aspirerez à reconquérir la liberté qui est à la base des principales motivations de tout individu. Soit vous ne répondrez plus aux questions posées et les choses s’envenimeront dans votre couple, soit vous provoquerez les conditions d’une rupture sans vous en rendre vraiment compte. Vous aurez alors à choisir : ou bien vous vous résignez, acceptant la pérennité de ce sacrifice afin de préserver un bonheur de toute manière altéré, soit vous vous délivrerez du joug du mariage pour assumer votre propre mode de vie sans le contrepoids des compromis qu’exige  cette vie conjugale.

 

C’est souvent un choix que l’homme marié doit faire lorsque commence la troisième étape de sa vie : celle de la retraite.

Le premier départ, c’est celui lorsqu’on quitte ses parents ; le second, celui lorsqu’on quitte son épouse ! Ainsi, deux fois dans sa vie, l’on peut vivre des années exaltantes de liberté, seul avec soi-même, seul maître de ses décisions.

C’est pourquoi je dis à tous ceux qui pensent au mariage, avant même qu’ils ne s’engagent à signer un contrat, de quelque nature que ce soit, que cette évocation mérite au moins une profonde méditation.

DEMOCRATE

   

 

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 15:50

À tous ceux qui ont pu lire mon blog consacré à ma vision du mariage en général  et à « la Rupture » qui peut en  être l’une des conséquences, en particulier, je ne voudrais pas vous laisser sur des pensées aussi négatives mais au-contraire vous affirmer, vous confirmer que l’Amour existe vraiment, qu’il agit en nous comme une force invisible et qu’il convient de le laisser opérer sereinement. Si  tel n’est pas le cas, alors c’est que votre orgueil  vous en empêche et cela devient grave, car vous ne serez  jamais heureux : vous ne trouverez jamais la paix intérieure.

 

Donc, à tous mes concitoyens de notre grande démocratie qui avez accepté de découvrir mon raisonnement sans toujours le comprendre (tout en restant  libres de vos convictions personnelles), à tous mes frères des églises qui n’avaient pas forcément bien perçu mes propos sur les aléas du couple humain, sur le sens des relations conjugales, sur cette vision plutôt pessimiste de la relation homme-femme, sur les dangers que cela représente pour la famille et la société, je veux apporter une lueur d’espoir : la mienne.

Je suis prêt à faire des concessions. Oui, je reconnais haut et fort l’égalité homme femme (prêt à la défendre) ; ce que j’ai voulu exprimer par tous ces textes, c’est surtout  démontrer combien tout cela est fragile, difficile à appliquer concrètement, à l’appliquer d’abord à soi-même dans le seul objectif du respect de l’autre, des autres et de leurs éminentes qualités humaines, en acceptant de leur faire confiance sans poser d’à priori ni de conditions préalables.

J’ai  écrit tout cela de façon neutre, sans me soucier de l’avis de mon épouse, de celle qui un jour a accepté de m’accorder sa confiance. Je m’en  excuse auprès d’Elle, mais il fallait que je passe par cette crise intérieure, en quête de sens, tant le questionnement que ce mystère de l’amour humain, de l’union entre deux personnes, du don qui en découle, m’a soudain submergé. Cela ne pouvait être que salutaire pour aller de l’avant. Il n’y a que les imbéciles qui ne se posent jamais de questions.

Sans vouloir me parer d’une intelligence remarquable, simple humain parmi les humains, je me suis pourtant questionné, torturé l’esprit, pour essayer de comprendre pourquoi j’avais fait pareil  à tant d’autres : coutume, amour réel, peur de solitude, envie de famille, enseignement de l’église ….et pourquoi moi aussi j’avais suivi le rituel de la cérémonie, cru au sacrement de mariage, sans imaginer la vie des années plus tard, au parvis de la vieillesse qui, le dit-on, apporte enfin la sagesse !

Est-ce que cette vieillesse, à moi, ne m’apporterait donc que folie et emportement, entêtement et sursaut d’orgueil pour soudain vouloir m’enfermer dans une prison de pensées sans fin,  pour en arriver à vouloir nier mon passé, détruire tout ce que j’ai mis des années à bâtir, anéantir tout ce capital d’amour, cette seule richesse qui compte en fin de vie !  Par vengeance ? Pour me venger de quoi, de qui? Je ne le sais même pas!

Non, j’ai aimé mon histoire et je crois qu’elle a un sens (que je n’ai pas su vraiment l'apprécier à sa juste valeur) ; aujourd’hui, la lueur d’espoir, c’est celle qui  m’anime et me fait dire que le mariage est une belle chose si celui-ci peut durer pour toute sa vie, même s’il me reste une certaine amertume envers le ciel, à savoir de penser encore : si cela est si sérieux, pourquoi ce bonheur nous est-il alors retiré à la mort ? Que reste - t’il  de nos amours, de cet amour conjugal dans l’éternité ? Personne ne détenant cette réponse, je ne pourrais jamais être pleinement heureux sur terre, même en conservant amour et fidélité à celle qui m’a toujours aimé dans cette vie.

 

Par-contre, je peux renoncer à tout désengagement de ma part et ne jamais appliquer mon protocole de démariage pour, au-contraire, voir renaître et se renforcer l’amour, la tendresse, le soutien  à l’autre en dépit de tous les dessous et inconvénients des icebergs !

DEMOCRATE

Ceci termine le blog : LA RUPTURE

Amis lecteurs, merci de m’avoir accompagné dans ma démarche interrogative

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 15:35

Le mariage, idéalement, existe pour apporter le bonheur au couple qui s’y engage.

Définition contemporaine : le mariage est une communauté de vie dans laquelle s’exerce, par essence ou nature, une situation conflictuelle et des rapports de force, malgré soi, entre deux personnalités distinctes, cela au fil des mois, si ce n’est des semaines ou des jours.

Pourquoi  tant d’hommes et de femmes, jeunes comme plus mûrs, sont encore séduits par l’idée et la représentation qu’ils se font du mariage, par cet engagement qui les voue à se créer les conditions d’une vie plus dure et plus servile, où les compromis seront forcément indispensables, non plus face à la société  cette fois (ce qui correspond à l’idée de la démocratie), mais en son « Home » personnel de repos, son chez-soi  sacré ? Or, rien à priori ne les prédestine ni ne les oblige pourtant à s’imposer de pareilles contraintes de vie ?  A moins  de ne trouver, bien sûr, des avantages compensant largement ces contraintes là !

A cette question de base, la réponse se présente sous la forme de trois raisons majeures qui sont, par ordre d’importance :

1)    - La force de l’amour

2)  - Le désir de fonder sa propre famille

3)  - La peur de la solitude

Mais quoi qu’il en soit, toutes ces raisons signifient aussi la perte de son indépendance, une certaine modification de sa personnalité sous l’influence de l’Autre et le renoncement à sa liberté de choix et de décision à caractère individuel. Bref : toute une série d’entraves à sa vie privée d’adulte qui vont devoir s’ajouter à celles, incontournables, de la vie en société !

En ce sens le mariage n’apporte du bonheur que le temps que dure  l’idylle. Ensuite, il faudra composer avec afin de respecter l’engagement pris devant témoins, et donc consentir à des sacrifices importants à vie ! Je le dis, cette conception du bonheur est étriquée, préfabriquée en quelque sorte à l’aide d’idées véhiculées par les promoteurs de l’institution (et qui veulent surtout la conserver en l’état : ne rien changer ; continuer dans l’état de sclérose ou de décadence actuelle). Ceux là même qui veulent continuer à unir des hommes et des femmes, en apparence complémentaires, mais tellement différents dans la réalité de leur être profond. Des hommes et des femmes ne pouvant s’assembler, vivre en osmose que de courts instants, mais jamais pour le temps de toute une vie (utopie ou hypocrisie que de le prétendre, puisque des crises il y a, il y aura forcément un jour,  et que l’un des deux partenaires – voire les deux parfois – devront se plier à des exigences ne correspondant pas toujours à l’expression de leurs véritables désirs). Cela est d’autant plus vrai que, devenus égaux par principe de droit, l’équation devient insoluble, conduisant le couple moderne sur la voie du parallélisme plutôt que de la convergence, empêchant la fusion que le mariage prétend instaurer et donc augmentant le risque de routes divergentes  à terme.

 

Si l’on savait bien jauger tout ce que l’on encourt à vouloir célébrer une union, l’on ne se marierait qu’après avoir acquis la certitude que çà va fonctionner ; uniquement après avoir examiné et comparé, point par point, toutes nos convictions, croyances personnelles, vision de l’avenir, répartition des rôles, goûts communs, ambitions, etc.

Or ce n’est jamais vraiment le cas pour la plus grande majorité des couples qui se marient ou qui envisagent de convoler  vers un pareil nuage !

A tous ces problèmes de fond est venu s’en ajouter un autre d’importance non négligeable : celui de l’égalité homme-femme qui peut conduire jusqu’à des situations de blocage au sein du couple et à sa désintégration la plus absolue.

Dans les temps anciens, les mariages duraient par tradition, par l’esprit d’appartenance à un clan, une grande famille, par la dépendance économique aussi. Mais aujourd’hui, qu’en est-il de tout çà ? Dès que la mésentente surgit, chacun des partenaires du couple se sent libre (à égalité) et fort (indépendance économique) de son choix, de soutenir la thèse de la rupture du lien conjugal, pour le compte de sa sérénité personnelle. Alors, cette vielle institution, tant prisée et vénérée qu’est encore à ce jour le mariage, correspond-elle encore à la réalité conjoncturelle de notre monde actuel, à nos besoins et aspirations inlassablement présents en notre être intérieur ? Si, pour un mariage durable, il ne reste plus que l’amour pour en assurer son côté pérenne, si ce sentiment vient à s’estomper, alors le bateau prend l’eau et le couple se noie !

Chacun répondra à ces interrogations présentes en son âme et conscience. Autres temps, autres mœurs : qui sait ? Peut-on trouver la voie du milieu et stopper d’être trop exigeant en matière d’union ? Ne peut-on pas devenir plus consensuel sur la diversité des formes possibles de vie conjugale sans pour autant devoir se situer hors normes ? L’on doit vraiment s’efforcer de conserver un esprit ouvert, alors chacun, chaque couple, trouvera la voie qui est celle qui lui convient le mieux, sans être forcément celle de la tradition. Je rappelle, pour tous ceux qui défendent avec acharnement les traditions ancestrales, que ces dernières ont eu un début (cela s’appelle l’innovation !) et qu’il serait temps d’apporter de nouveaux concepts pouvant eux aussi être qualifiés de « Tradition » dans le futur ! Que cela mérite sans-doute méditation.

DEMOCRATE

(Extrait de « LA RUPTURE DU LIEN CONJUGAL »)

Contemporanéité des relations humaines  (2008)

 

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