Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 15:35

Message d’avertissement à l’attention des féministes inconditionnelles

Quand je suis passé dans les registres  de l’état civil du statut de célibataire à celui d’homme marié, en 1974, je n’avais pas la moindre intention d’abandonner mon esprit d’indépendance, ni  même une parcelle de la souveraineté domestique dont je jouissais (j’avais alors vécu seul en Angleterre, en totale indépendance, pendant près de deux ans avant de me marier).

L’homme ne quitte pas ses parents pour s’attacher à une femme (époque du temps de la Bible ou des Romains, révolue depuis des siècles !), mais s’envole du nid (du cocon familial, comme on dit !) pour expérimenter sa vie d’adulte en autonomie, soit comme étudiant, soit comme apprenti ou salarié. Cela passe aujourd’hui par une vie en « solo » pendant des mois, voire quelques années, et vaut autant pour les garçons que pour les filles, égalité des sexes oblige ! Avec ce mode de vie, le cadeau de la virginité est perdu d’avance pour l’Homme (encore plus pour la femme sans-doute) lorsque vient le temps du mariage sincère devant témoins – sauf pour quelques irréductibles que je respecte avec tout l’honneur qui leur est dû.

Le mode provisoire de vie aujourd’hui est donc en solo ou en colocataire, voire même en concubinage, si l’on a toutefois, entre temps, réussi à trouver son partenaire idéal. C’est la situation que vivent aujourd’hui une grande majorité de nos jeunes (du moins ceux obligés de quitter tôt la maison parentale). Chacune de ces situations de cohabitation se rencontre le plus naturellement du monde dans la société contemporaine. Loin d’être jugé répréhensible, cela convient mieux sur le plan économique et est même encouragé et favorisé par notre société qui, à cause de ses loyers prohibitifs eu égard des ressources propres de nos jeunes, contraints à opter pour cette solution intermédiaire : partager leur logement à 2, 3, parfois 4 personnes, pour leur simple droit au toit (droit du citoyen pourtant fondamental). C’est pour cela que s’installe un peu partout dans le pays cette ambiance de promiscuité, pas toujours bénéfique sur le plan des relations durables, même si elle peut s’avérer très enrichissante sur le plan social, de l’intégration ou tout simplement de la mixité humaine.

Paradoxalement, le législateur, en concordance avec le principe d’égalité des sexes, de promotion et de libération de la femme, a voulu instaurer ces mêmes fondements, ces idéaux utopiques (mon avis personnel), au cœur des foyers, de sa plume et en codifiant ainsi ces acquis (cf. code civil). Cela s’est imposé sans passer pour autant par la voie de la démocratie : celle d’un référendum que l’on aurait pu soumettre aux intéressés (le sujet, toujours sensible, encore trop tabou sans-doute parmi les mâles vindicatifs ou silencieux, est tout de même de la plus haute importance en ce qui concerne l’avenir de la famille, et sa survie en tant que structure de base de notre société). Car, cette fois, c’est le droit des hommes (et non plus des femmes) qui est atteint de plein fouet, allant jusqu’à modifier leurs acquis, contester leurs prérogatives de chef de famille, voire parfois diluer leur essence de virilité, pour certains (ceux qui n’osent réagir)!

Selon la Bible, l’homme mâle ayant reçu ce privilège d’être le premier humain arrivé sur la terre et Dieu lui ayant confié une compagne issue de sa propre chair (était-ce vraiment pour son bien lorsqu’on voit tous les problèmes ou dilemmes que çà peut lui causer aujourd’hui ?), ce dernier est en droit de conserver son avantage départ. C’est ma conviction profonde, et tout renversement de cet ordre des choses ne peut que nous conduire vers un conflit amplifié entre sexes, à un plus grand désordre dans la nature humaine et dans les sentiments qui la composent,  ingérable demain. Ce n’est ni l’évolution naturelle, ni une révolution, mais une pure dévolution, incertaine et risquée. Il est urgent que les hommes réagissent et reprennent leur destinée en mains.

Sans-doute, si l’homme n’avait hérité de Dieu, pour son bonheur, que d’une compagne d’amour platonique, qu’aucun rapport de nature sexuelle ne soit nécessaire, dans sa vie, à l’amour et à la reproduction de son espèce, il aurait été plus serein, moins agressif, plus attentionné et probablement plus respectueux envers le monde féminin. Le caractère sexué des rapports hommes-femmes grève fortement l’aspect relationnel  vrai. J’idéalise, certes, mais comme je ne suis pas le concepteur mais un simple géniteur parmi tant d’autres, je donne mon avis de personne concernée par mon état : oui, le mode de reproduction de notre espèce me dérange profondément (je me sens utilisé comme un outil de reproduction dans ce monde… et dans quel but ? Pour satisfaire qui, satisfaire quoi ?). Le côté jouissance du rapport charnel fait oublier à l’homme le sens de ses responsabilités et ne lui donne aucun mérite à se choisir une descendance : c’est l’instinct ou la nature qui est à l’œuvre. Cette relation sexuée hommes-femmes est en fait la cause de tant de maux dans notre société : apprentissage permanent et insatisfaction perpétuelle ! Elle n’est en rien un succès accompli, une réussite, une œuvre d’art. Elle porte en elle les racines de quantités de vices et de nombreuses frustrations. Qui me contredirait sur ces points que chacun a pu éprouver à tel ou tel moment de son existence (tentations, indécisions, malentendus, incompréhensions et même déconvenues entre partenaires ?) Comment, en accomplissant cette oeuvre merveilleuse et mystique, tous ces revers n’étaient-ils pas prévisibles ? Ils auraient du être évités pour l’intérêt général supérieur de l’humanité. Défaut de la création ou imperfection de la nature : le débat est ouvert. Où se situe la vraie responsabilité : au niveau du concept de la création ou de la faiblesse de l’homme soumis à des forces instinctives qu’il ne s’est pas lui-même volontairement attribuées ?

Pour ces raisons déterminantes, au sein du foyer, je tiens à y revenir, c’est important, je ne désire pas renoncer à une « once » de la souveraineté conjugale qui m’a été léguée par le Créateur, en ma qualité d’Homme-Adam, cela en vertu d’un nouveau principe égalitaire quelconque, issu de l’homme. C’est pour cet attribut d’origine que les changements intervenus dans le code civil provoquent un mal être évident chez moi et conduisent vers une situation de blocage dans la relation au sein de notre couple. Je ne souhaite pas faire de compromis ni même de concession sur la question de l’autorité naturelle que la nature divine m’a octroyé.

Entre la perte de la souveraineté  conjugale ou le divorce (pour ne pas devoir la partager), alors que, plaidant aussi pour cette légitimité, la femme tient à s’affirmer comme l’égale de l’homme, y compris dans son foyer domestique, je n’ai peut-être plus d’autre solution aujourd’hui que le divorce, dernier rempart de garantie de cette souveraineté qui est mienne et le restera jusqu’à ma fin.

DEMOCRATE

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 12:38

La Rupture était annoncée... et programmée, dès le début de ce blog ; aujourd'hui, je vous en livre le calendrier prévisionnel.

2 juillet 2008
 :

Lettre personnelle d’annonce officielle de rupture du lien matrimonial à  Madame J. M. J.

14 Juillet 2008 :

Lettre d’intention de divorce au TGI de Pontoise avec  motif explicite

2 Septembre 2008 :

Choix des avocats

(2 Septembre 2008  - 14 février 2009 : temps de réflexion sur l’engagement pour un divorce)

24 décembre 2008

A l’occasion de la fête de la famille (Noël), depuis JERSEY (C.I), déclaration unilatérale du rétablissement de l’autorité sous la forme patriarcale au sein de la famille.

25 décembre 2008

Proclamation de la fête de l'affirmation de Soi et de son libre arbître 

Avec comme sens implicite : le droit fondamental et inaliénable à la liberté de son corps, de sa souveraineté  et de son pouvoir décisionnel dans le statut marital.

14 février 2009

Engagement de la procédure officielle de divorce

1)      - Requête de divorce, via mon avocat, auprès du TGI de Pontoise : motif : mésentente du couple au sujet du partage de l’autorité depuis le  changement  de statut matrimonial : de type patriarcal au type égalitaire.

2)      Ou encore : rejet par le mari du partage de l’autorité au sein du couple (rejet des modifications du code civil, en ce sens  => divorce incontournable)

3)      Liquidation de la Communauté  avec  notre notaire


16 mars 2009
 : Cérémonial de fin d’Alliance Matrimoniale  (le jet à la mer de l’anneau nuptial)

Courte cérémonie en mer (Manche)  de lancement de mon alliance, enfilée il y a 35 ans, à mi-chemin entre France et Angleterre, depuis un ferry  et à l’heure précise du mariage célébré le 16 mars  1974. Une copie du certificat de mariage sera également jetée à la mer pour s’envoler dans le sillage du navire.

 

Cette cérémonie constituera un temps fort de la rupture, hautement symbolique de mon rejet et non reconnaissance du mariage (qui n’est pas chose sacrée  comme on le dit ou croit)

 

26 avril 2009 :

Déménagement dans mon appartement de la Drôme (26) et séparation de corps, prélude au divorce

24 juin  2009 : «  Feu de La Saint-Jean »

 Brûler les vestiges du mariage, toutes les photos des albums de famille où j’apparais.

Eté ou Automne 2009 :

1) - Vente de la maison à mon épouse pour 1€ symbolique (comme cela Madame pourra disposer de son égalité d’autorité à moitié,  en ses murs, et de manière exclusive.

2) - Prononcer du divorce par le TGI de Pontoise

 

8 août 2009 (?) : « Fête de la libération du mariage »

Grand banquet pour mes ami(e)s, avec pièce montée au sommet de laquelle  trône un homme seul, cette fois : un homme libre !

Libre de toutes servitudes maritales

Libre de toutes contraintes familiales

Libre des marqueurs ou stigmates de l’état civil

Indifférent à toutes  les doctrines de morale conjugale,  civiles ou ecclésiastiques

Bref un  homme indépendant et heureux du 21ème siècle, en harmonie avec son époque.

 

Christian Bernadou

« la rupture »

Cergy-Pontoise le 28 juin 2008

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 01:29

 

Contrairement aux idées répandues par les religions ou à ce qui est écrit dans le code civil, le devoir de fidélité dans le mariage n’est pas une obligation, mais un vœu pieux ou un simple consentement. C’est un concept ancien qui s’oppose au principe fondamental des droits de l’homme et de la femme, reconnus égaux de nos jours.

 

Sur le plan des relations humaines, la fidélité implique un plan d’exclusivité et de restriction, or la liberté individuelle est ce qui prime en droit. Si une personne mariée ne ressent plus le désir de partager son corps avec son conjoint, il est concevable et naturel qu’elle aille chercher hors du mariage la relation intime qui lui manque, même si elle conserve son statut marital.

 

La liberté individuelle passe avant la notion de fidélité, car souvent la fidélité rend la vie monotone et triste et est contraire à un bon épanouissement personnel. La notion de fidélité est trop restrictive.

 

Les lois religieuses et les lois civiles du mariage veulent enfermer le couple (et donc les hommes) dans un cercle étroit, en discordance avec la nature. L’infidélité est donc aussi un droit et ne peut constituer une faute. La conquête des libertés nouvelles au 21ème siècle passe par ce droit. La culpabilité dans ce domaine de la vie privée de chaque individu n’a pas de sens. L’homme est libre de disposer de son corps comme il le souhaite, marié ou pas.

 

On se marie pour fonder une famille et soutenir cette famille mais on ne peut mettre dans ce pacte toutes ses passions, tous ses désirs pour toute une vie ! C’est un engagement absurde qui rarement ne connaît pas d’accrocs. L’infidélité n’est pas obligatoirement synonyme d’abandon, de désertion du foyer, et la conjugalité parfaite n’est pas un absolu en soi dans le contrat de mariage.

 

Personnellement, je me suis affranchi de ces contraintes insoutenables car je sentais ma liberté menacée : c'est-à-dire cet état d’homme libre et d’indépendance acquis au moment de la majorité. Le mariage ne saurait être un retour à la dépendance. La fidélité est soit un leurre, soit une contrainte que l’on s’impose sans signification profonde mais au détriment de chacun. Savoir rester libre de ses actes et comprendre que son conjoint puisse l’être aussi ou du moins vous comprendre est faire preuve d’une grande sagesse philosophique.

 

Le principe de fidélité pouvait se comprendre dans un statut patriarcal où la femme devait se contenter d’obéir à l’homme. Depuis l’instauration de l’égalité des sexes au sein du couple et de la famille, la fidélité ne revêt plus la même importance puisque les droits de chacun sont devenus identiques.

 

Quoiqu’il en soit, lois de l’église ou de la société, rien ne pourra vraiment empêcher à quiconque le besoin d’adhérer au concept de la libre infidélité, de ne pas ressentir de culpabilité à ce sujet.

 

C’est juste une question de mœurs ; libérons-nous des préjugés anciens, et vivons pleinement des ressources que nous offrent les nouvelles libertés conquises.

 

Christian

Février 2008

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 00:13

 

 

Je ne reconnais pas le mot « adultère ». Non seulement ce n’est pas un joli mot sur le plan de sa prononciation mais c’est un mot inutile, car il signifie aussi qu’il s’agit d’un acte d’adulte, introduit dans la sphère du privé et ne concernant que deux personnes.

C’est un mot confidentiel et, en tant que tel, il doit rester du domaine du confidentiel et publiquement ignoré. Mais puisque, pour  argumenter ainsi,  il faut l’évoquer quand-même et qu’il est entré dans le dictionnaire un jour, alors nous l’emploierons  dans un sens qui en minimise sa portée, revalorise son image et soit celui d’une réconciliation positive.

Pour ceux qui pensent que l’adultère est une faute, à mon sens, ils se trompent. L’adultère n’est que le résultat, la plupart du temps, d’une mésentente conjugale prolongée, d’un dysfonctionnement  de sa vie de couple ou d’une simple lassitude dans la relation entretenue avec son époux ou épouse.

L’homme est fait tel qu’il est, avec un corps, des organes, un esprit et une sensibilité naturelle et ouverte à la séduction. Le sexe fait partie de la vie. Le sexe est une simple partie du corps constituée de chair comme le sont les pieds et les mains, la tête et l’abdomen. L’on accepte bien de se serrer la main, de  s’embrasser. Ce sont alors des parties du corps qui sont mises en contact direct avec son semblable.

Il en est de même pour le sexe, et ce n’est pas parce qu’il est différent,  pour l’homme et la femme, que leur sexe ne constitue pas une partie de leur corps ou un organe fait de cette même chair !

Lorsque les sexes entrent en relation directe, selon un principe logique et normal d’attraction mutuelle, cela n’est pas plus répréhensible que de s’embrasser ou de se serrer la main : tout est affaire de degré d’intensité du moment. Les deux corps ne se font pas de mal si cela se fait avec un mutuel respect des personnes engagées dans cette transaction relationnelle privilégiée, possible entre un homme et une femme, qu’ils soient mariés ou qu’ils ne le soient pas. C’est un instant de vie qui s’exerce (de sa vie). Ce n’est que dans la tête que l’on peut penser différemment : s’autoriser cet échange ou se l’interdire.

Pourquoi s’interdire un échange qui vous fait du bien ? Pourquoi autoriser un échange dont une arrière-pensée vous dit qu’il n’est pas de votre pleine volonté ? Vous devez être capable de vous définir avant d’acter, dans un sens ou dans l’autre, mais l’adultère, lui, est en dehors de votre raisonnement. Il se présente à vous dans toute sa neutralité et son innocence. Il n’est rien d’autre que l’acte naturel  prévu pour se produire entre un homme et une femme sur cette terre.

La nature
est très forte pour nous contraindre à nous reproduire malgré nous (le choix de donner la vie n’est jamais nôtre ; il vient quand on ne s’y attend pas, ou bien, si on le veut, il y faut parfois beaucoup de temps !)

La notion d’adultère est purement abstraite et si l’on réprouve cet acte naturel entre humains alors tout contact de ce type devrait être banni puisqu’entre époux ou personnes non mariées on commet la même action physique. Le premier ne peut être qualifié de correct et le second d’incorrect, l’acte étant identique. Il y a donc là une incohérence de raisonnement. En effet, l’époux n’appartient pas davantage à son épouse que l’amante à l’époux d’une autre ou même à son amant. L’idée de possession est à bannir, car malsaine. Cette non appartenance est encore plus vraie aujourd’hui depuis que dans nos mœurs l’égalité des sexes est devenue une condition fondamentale. Deux personnes égales ne peuvent de ce fait se posséder ou s’appartenir l’une l’autre.

Ce n’est pas parce qu’on est marié avec quelqu’un que l’attrait physique va disparaître envers autrui. Cette relation, dite privilégiée, n’est pas totalement exclusive. Quand on se marie l’on n’entre pas en possession du corps de son conjoint, ni ce dernier, du sien. La notion de fidélité est une valeur relative, une valeur temporelle et porte sur la durée de la relation plus que sur les actes ponctuels ou accidentels. C’est ce sens là qu’il faut donner au terme « fidélité » et non l’idée qu’il n’y aura jamais d’adultère. Nous ne sommes pas naïfs et savons tous que ce type d’engagement n’est pas réaliste, pour être respecté une vie durant. Personne ne peut prendre un engagement pour une durée illimitée. Vaut mieux admettre dès le départ qu’il y aura des chutes mais que l’objectif est qu’il y en ait le moins possible et surtout que la relation tienne et franchisse tous ces caps (ou abîmes) : pour moi c’est cela le sens du mot fidélité entre époux. Et puis, la jalousie est un vilain défaut, un sentiment malsain pouvant conduire un couple jusqu’au divorce. Mieux vaut pour le couple de respecter la liberté de l’un et de l'autre.

Or, même dans le mariage, la liberté de l’autre est sacrée. L’adultère est une des libertés individuelles inaliénables du couple, contrairement à ce qui est sous-entendu dans le code civil, prononcé à la mairie  ou  affirmé par les religions (qui ne peuvent pas s’immixer dans l’intimité de la vie du couple, qu’elle soit conjugale ou extra conjugale : cela serait impossible à réaliser).

L’homme n’est pas la propriété de la femme et vice versa, même unis par le mariage. Le mariage ne saurait obliger à cela (si non plus personne ne voudrait se marier !) Cela reviendrait à dire que l’homme et la femme ne sont plus libres lorsqu’ils entrent en union. Cette affirmation contient en soi les germes d’une rupture potentielle qui se révèlera inévitable tôt ou tard. Notre constitution garantit la liberté de chaque citoyen et interdit à l’un d’eux d’en priver son égal.

Qui peut dire combien d’hommes n’ont pas connu, ne serait-ce qu’une seule fois,  d’autre femme que la leur ? Ce sont alors des Héros ou bien des Saints. Plus fort encore : qui peut dire combien d’époux honnêtes n’ont jamais éprouvé le désir d’étreindre une autre femme que la leur, une fois ? Selon la bible, ce serait des hommes adultères (faudrait pas exagérer le propos tout de même et abuser des intentions et de l’instinct naturel que Dieu a mis volontairement dans notre corps : un instinct imposé en quelque sorte pour que nous dussions le combattre sans cesse…. Quelle misère, cette condition humaine serait-elle  alors !) . Non, il faut savoir relativiser et se rassurer : tout ne se passe pas dans la vie comme si nous avions des corps insensibles à la beauté ou tout simplement glorieux. L’homme n’est pas un ange.

Heureusement aujourd’hui l’adultère n’est plus un motif inconditionnel de divorce et n’est pratiquement plus retenu comme grief majeur. Si non, il faudrait dissoudre quantité de mariages de nos jours, dans cette société, et quel engorgement ce serait pour nos tribunaux (un vrai bouchon !)

L’adultère est une simple affaire de consentement entre époux, d’accepter le fait qu’il puisse se produire ou pas. Dans une relation à vie, il y a des moments où une rencontre privilégiée est liée au hasard, aux circonstances d’un temps, d’une situation, chez l’un comme chez l’autre, ou chez les deux partenaires peut-être, et conduise jusqu’à l’adultère, mais ce n’est pas pour autant qu’elle devrait  laisser des traces indélébiles. Trop de couples se défont trop vite parce qu’ils ont une idée préconçue, entretenue, inexacte, sur les risques ou sur la gravité de l’adultère, qui, comme son nom l’indique, est un acte d’adulte, conséquence d’un plus grand désir de vivre ou d’éprouver sa liberté et de se rassurer que même parce qu’on s’est marié un jour, cette liberté, on ne l’a pas perdue ; on ne la perdra jamais vraiment. A moins d’attacher les personnes mariées à des pieux, comme des animaux, rien ne pourra stopper l’un des époux à faire l’expérience de l’adultère, pas même le conjoint, si son désir de liberté est le plus fort.

Or, la liberté sexuelle fait partie intégrale de cette notion de liberté (liberté de son corps). L’homme est seul maître de son corps et le mariage ne peut le placer en état d’assignation temporelle ou le priver de liberté fondamentale. L’adultère est une question de confiance réciproque entre deux personnes ayant passé un contrat, et d’accepter ou de rejeter l’adultère ne regardent qu’elles. Les lois ne devraient ni en faire mention, ni même référence. Ce temps est révolu.

S’il se trouve qu’il devienne source de conflit et de rupture pour le couple, alors seul le motif de mésentente conjugale ou d’incompatibilité de conduite de vie sera pris en compte pour prononcer le divorce.

Car, il faut bien l’admettre, les deux cohabitent dans la vie de couple : la fidélité  du mariage et l’adultère. Mille et une générations ne changeront cela.

CHRISTIAN

10 juin 2008

 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 22:39

 
Je souffre actuellement d’un état de promiscuité ambiante avec ma femme, et de frustration, état  que je n’avais pourtant jamais ressenti auparavant, tant la vie familiale occupait l’esprit de chacun !

Peu à peu, j’ai pris conscience que tout ce que je pouvais acquérir entrait dans la communauté de biens et que mes possessions personnelles ne représentaient que très peu de chose. Pratiquement tout ce qui compte est en indivision : impossible d’en sortir sans changer de régime matrimonial. Impossible de changer de régime sans une liquidation de biens, donc sans acte notarial, sans devoir argumenter, sans, de ce fait, des complications et de l’argent à débourser ! Or, mes faibles ressources ne me permettent pas de faire cela et encore moins d’assurer ensuite mon indépendance financière, notre foyer étant surendetté parce qu’un jour j’ai du emprunter pour soutenir mon entreprise en difficulté.


De plus, lorsque le soir je rentre du travail, je n’ai qu’un seul domicile où pouvoir me rendre : le domicile conjugal. Cela me dérange beaucoup car je n’ai pas le sentiment d’être seul  maître chez moi. Aussi, j’essaye de rentrer à la maison le plus tard possible, pour éviter tout écart de langage qui pourrait très vite enclencher un engrenage de dispute  à n’en plus finir !


Obligé d’héberger ma fille et son enfant de 2 ans (mère célibataire en attente d’un logement social), je ne dispose pas de ma propre pièce pour m’isoler et méditer quand je le souhaite. Ma ville , depuis 2 ans que nos dossiers de demande de logement social ont été enregistrés, est incapable de nous fournir un appartement, que ce soit pour ma fille ou pour moi. Je suis donc contraint à partager ma chambre avec mon épouse en attendant, et cette attente se fait longue.

Cohabiter entre mari et femme, ce qui paraissait être naturel autrefois,  n’est plus applicable aujourd’hui, vu que pour moi  le mariage c’est pour un temps de sa vie seulement, et qu’après, il faut passer à autre chose. S’il n’y a plus de désir dans un couple, il n’y a plus de couple et donc plus de mariage : il faut compenser par d’autres activités mais dans ce cas, plus besoin de femme.

J’aspire en effet à retrouver la solitude et la quiétude de mes jeunes années d’adolescence, sans enfants,  puisqu’ils se sont envolés vers leur propre destinée, et sans femme surtout, afin de ne plus avoir de partenaire en situation d’égalité dans mon foyer, devenu unitaire. Je souhaite aujourd’hui vivre dans une structure familiale au statut unipersonnel. Vous l’aurez compris. Je ne suis pas le seul et beaucoup d’hommes ont cette même envie d’indépendance, de rompre avec leur couple,  arrivé à un certain âge. Pas tous cependant n’osent franchir le pas décisif et salutaire.

L’homme et la femme « de la bible » sont-ils vraiment faits  pour mener une vie commune toute leur vie ? Je n’en suis pas convaincu.Le retour à une vie de célibataire est un droit et peut-être aussi un devoir, dans certains cas.

 
Christian

8 juin 2008

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 17:46

Si le mariage est un contrat pour la vie, c’est hélas aussi, dans le « package », un contrat assuré pour femme et mari âgés dans l’avenir !


Tout homme normalement constitué est un jour de sa vie attiré par les dessous féminins : quoi de plus naturel et normal, de plus stimulant pour la libido ou de plus suggestif, me direz-vous. Cela fait partie des atouts de la vie de couple, du mariage. Certes, l’attrait ne se situe pas uniquement à ce niveau ni ne saurait s’arrêter là, si non ce serait bien triste et très pauvre au plan relationnel.

L’amour doit rester le principal facteur du consentement. Les projets communs doivent se substituer à cette assise de départ pour consolider les fondations et structurer l’édifice conjugal.

Mais pourtant, tout homme appelé à se marier ne voit bien souvent que le bon côté de l’union, la beauté visible ou la calotte de l’iceberg. Il ne voit jamais la masse cachée (même s’il connait sa réalité et le risque que cela suppose, pour le navigateur ou l’aventurier).

Dans la préparation des couples au mariage, c’est pareil. L’on aborde surtout les questions de l’engagement à vie, de la sexualité, de la fidélité, de la régulation des naissances, de l’égalité des sexes, du partage des taches ménagères, du projet familial, du devoir parental, mais rien n’est expliqué sur la suite : les conséquences de la vie sur le long terme. Cela est en dissonance avec le discours sur l’engagement à vie !

Pourtant, tout homme qui s’apprête à se marier doit savoir dès le départ, avant même d’apposer sa signature sur tout document officiel, que se marier pour la vie signifie aussi devoir vivre plus tard avec des conditions moins enthousiasmantes telles :

Ménopause, pertes féminines et culottes sales,
absence prolongée de désir sexuel,  acariâtreté et opiniâtreté contrariante des humeurs de vieillesse, Soucis décuplés du fait de sa descendance, enfants et petits enfants n’apportant pas toujours sérénité au couple âgé.  Que de problèmes cette union va-t-elle engendrer sur une vie ! Vraiment, le jour de son mariage, emporté par sa fougue amoureuse et la perte de sa raison ou de sa faculté de se propulser dans l’avenir lointain, on ne se soucie de tout cela alors ! Est-ce être réaliste ? Doit-on se résigner à cette fatalité ou abandonner tout projet d’union par crainte de choses quasiment certaines  mais non perçues dans l’instant ?

Il faut vivre et aimer pourtant, et c’est pourquoi je voudrais dire à tous ceux qui s’apprêtent à se marier pour la vie, dans cet esprit là, que ce soit devant Dieu et les hommes ou uniquement devant les hommes,  réfléchissez un court instant à ce qui vous attend au terminus. Êtes-vous prêts pour cela ? Car, un jour, à votre tour, bien après moi, vous découvrirez tous les dessous de l’iceberg.

Là, vous vous interrogerez de nouveau : dans quelle galère me suis-je embarqué le jour où j’ai signé ? Et pourtant, mes aïeux m’avaient prévenu : on se marie pour le meilleur et pour le pire ! Je n’ai voulu voir que le meilleur et j’ai zappé le pire. Jeune, on n’est pas toujours conscient de ce qui nous attend, de ce que la vie nous réserve à tous. On ne voit que l’immédiat, la beauté, le plaisir.

La morale de cette histoire sur la présentation du mariage comme un contrat à vie est que toute action a un revers et que ce qui paraît simple et léger à la base finit par devenir pesant et pénible avec le temps qui, lui, reste insensible à notre bonheur du grand jour, mais est patient.

Comme les dessous d’un iceberg, le temps est invisible, mais fond lentement.

Christian

 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 02:04

Le mariage est un contrat. Comme tout contrat, il devrait pouvoir être résilié avec préavis  après une période d’engagement pour une durée choisie d’un commun accord entre les partenaires de ce contrat. L’engagement cependant devrait porter sur une période suffisamment longue car il s’agit d’un contrat de projet de vie commune ayant pour but de fonder une famille.

Si toutefois le couple constate qu’il ne s’entend pas, s’il n’a pas encore eu d’enfant, la clause de résiliation serait plus simple et un dédit de l’engagement possible en faisant part au maire de sa décision de rompre le contrat. La période de préavis minimum requis entrerait en vigueur alors et, à son terme, le contrat de mariage serait officiellement dissout, avec un coût minime pour frais d'acte. Le notaire serait chargé de la liquidation des biens selon le régime adopté à la signature.

Seulement, en cas de conflit, l’intervention d’un avocat serait obligatoire.

Dès lors, on ne parlerait plus de divorce, mais de fin ou sortie de contrat : le mot divorce serait définitivement retiré du vocabulaire  (moins traumatisant pour les parties concernées).

Une procédure identique serait autorisée pour les couples dont les enfants ont été élevés et qui se retrouvent seuls au foyer, comme au début de leur vie commune, si les deux sont consentants.

L a rupture de contrat serait plus difficile lorsqu’il s’agit d’une affaire familiale, c’est-à dire lorsque des enfants sont nés du mariage, et cela tant qu’ils sont à la charge des parents. Dans ce cas, la procédure de sortie de contrat serait analogue à celle en vigueur actuellement pour un divorce et nécessiterait  toutes les démarches et précautions requises.

Mais le préavis incompressible  (sauf s’il y a danger pour le conjoint ou les enfants) devrait être applicable  et respecté. En cas de non respect, des sanctions plus strictes devraient être prononcées contre la partie fautive en vertu d’un manquement à ses responsabilités de parent et faillite à un engagement entraînant de graves conséquences pour sa progéniture et un coût pour la société.

 

En résumé, plus de divorce mais un contrat résiliable comme pour tout contrat entre personnes majeures et non plus un mariage fondé sur un engagement obligé à vie mais pour le temps que les époux le souhaitent, sachant qu'une résiliation commune, ou de l’un des deux, reste toujours une option ouverte sous condition du respect de préavis souscrit par la loi, avec pour restriction le cas particulier de l’état de parentalité engagée.

Un contrat de mariage moderne, adapté à notre civilisation de l’ère post -moderne, des lois en conséquence  et un code de la famille (code civil) entièrement revu dans ce domaine. C’est ce que je préconise pour maintenant.

L’avantage serait un désengorgement des tribunaux, une simplification des procédures administratives et surtout un moindre coût  pour les couples pouvant se passer d’un avocat.

Démocrate 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 12:18

Ce qui me dérange le plus dans les affirmations chrétiennes, c’est la contradiction ou l’incohérence biblique entre 1) - l’indissolubilité - et  2 ) -le mariage est pour la simple vie terrestre et sera dissout dans l'au-delà. Alors, à quoi bon lui accorder autant d'importance, dans ce cas.... s'il n'est pas grand-chose  et périssable avec la mort? Il n'est qu'une futilité de l'existence et souvent sert à causer plus d'ennuis que d'avantages.

Enseignement du nouveau testament  
 

Le mariage est pour la vie terrestre 

Quel sens pour le sacrement de mariage
: pourquoi ce qui est sacré ici-bas ne l'est plus dans l'au-delà ?

Que devient le mariage après la mort?

.............................................

Si donc le mariage n’est que terrestre alors qu’importe vouloir le défendre à tout prix et surtout respecter ses règles de fidélité à vie ? Aux yeux de Dieu celui-ci n’a pas tant de valeur puisqu’il ne permet plus au couple de poursuivre leur amour dans l’au-delà. Cela devient un fardeau terrestre sans récompense (au ciel, ni mari, ni femme : on se perd !) Quand bien même l’on aurait vécu une union exemplaire, la sentence tombe du ciel : plus de couple (que certains le regrettent ou pas, c’est ainsi !)

 

Alors quelle différence entre ceux qui le vivent fidèlement jusqu’au bout et ceux qui préfèrent le dissoudre avant ?

 

Marié depuis 35 ans, la famille éduquée dans la religion catholique, baptisée, confirmée (tout comme moi, marié à l’église d’ailleurs), aujourd’hui je ne crois plus du tout à la valeur de ce sacrement qui pour moi d’ailleurs n’en est pas un, je le rejette même, car il ne m’apporté que des soucis tout au long de la vie (éducation, contraintes familiales et très peu de satisfaction). Aujourd’hui, mes enfants sont bien éduqués, émancipés, heureux et nous ne sommes plus que deux : fini le temps des responsabilités de chargé de famille , quant à la vie de couple en duo : plus aucun intérêt, plus de désir chez ma femme, bref que de l’ennui à partager. Le vieux couple ne présente aucun attrait !

 

C’est pour cela que je souhaite le dissoudre de facto par la rupture unilatérale, sans juge ni divorce (certes les hommes ne le peuvent, mais moi je le peux, et c’est mon droit absolu ; celui que ni le juge ni l’église ne me retireront ) Pas besoin de divorce pour çà : il suffit de se dire qu’on n’est plus marié dans son esprit et de jeter son alliance, ce que j’ai fait car c’est un symbole aussi fort que celui de la passer au doigt d’une personne de l’autre sexe à qui le législateur a accordé d’ailleurs trop de pouvoir au sein du couple (quid du chef de famille et de l’épouse soumise à son mari selon les termes bibliques?).On va jusqu’à changer la substance de la bible dans ce domaine, pour s’adapter aux aléas de l'évolution du moment.

 

En créant cette institution Dieu a sans-doute sans le vouloir posé un problème à l’homme sur terre : ce n’est pas le bonheur de l’homme qui survient dans cette nécessité de devoir s’accoupler pour procréer, mais la source de plein de souffrances (peines d’amour, ruptures, amours hors normes etc ). Jésus-Christ n’a pas connu ce qu’était d’avoir à supporter une femme pour toute une vie, ne serait-elle que terrestre, alors comment pouvait-il dicter des commandements à ce sujet, sans avoir expérimenté tous les problèmes d’une vie de couple ?

 

L’homme est certes un maillon du besoin inné et sociétal du mariage pour pouvoir assurer sa descendance (où s'arrêtera -t'elle d'ailleurs?) mais ce faisant il est aussi victime pour un temps de la conjugalité, aussi je pense qu’il doit avoir la liberté de s’en dégager quand il ne supporte plus cet état de conjugalité pesante d'abord, inutile ensuite  (puisque la mission terrestre  –vous dites- voulue par Dieu a été accomplie, assumée : c'est-à-dire fonder et élever une famille. Après, chacun devrait pouvoir recouvrer son droit de vie hors mariage, comme du temps où l'on vivait seul et jouissait de toute sa liberté et ne devait partager de contrainte ni être obligé de faire des compromis avec une épouse! C’est le sens premier de la liberté, inscrite dans notre devise. Pour moi, le mariage est un fardeau respectable mais, puisque terrestre uniquement, il peut être dissout sans conséquence une fois la mission remplie. Le mariage n'apporte pas toujours le bonheur à l'homme ou à la femme ; parfois, au contraire, il l'entrave.

 

Je ne souhaite pas aller ainsi jusqu’à la mort (une absurdité!) puisque je perdrai de toute façon ma vieille épouse dans l’au-delà. C’est ma manière de dire à Dieu : je n’accepte pas que cet amour ne soit que pour la vie terrestre . Dieu ne peut nous faire un tel cadeau pour nous le retirer, une fois auprès de lui : quel sens à cela?  Où serait l’amour ? C’est pour cela que je ne vois pas le « plus » d’un mariage religieux. J’ai accompli mon devoir mais je n’attendrai pas la mort pour me retrouver seul. C’est moi qui décide le moment du désengagement. Oui c’est dur, mais c’est une protestation contre une promesse qu’on se fait  « à vie » et qui n’aurait plus de signification après.

 

Si un jour, l’église change son regard face à cette affirmation , alors le sens du mariage sera revalorisé à mes yeux et respecté dans mon esprit et mieux compris peut-être, mais en attendant cette révélation, ce n’est pas le cas : c’est plutôt la dévaluation que je ressens dans tous ces fondements bibliques.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 04:02

La loi concernant tout contrat permet aujourd’hui aux parties prenantes de se rétracter et d’annuler l’opération dans les 8 jours après avoir apposé leur signature. Il devrait en être de même pour  le contrat de mariage. Si non, comment soutenir la justice ou la cohérence de nos lois ? (S’il en avait été ainsi, l’annulation de mariage prononcée récemment par le tribunal de Lille au bénéfice de l’époux qui en a fait la demande,  n’aurait pas fait tant de remous dans les associations de tous ordres : cela aurait été simplement légal et conforme à la loi) !

Aujourd’hui, le code civil est périmé dans ce domaine : il ne s’est pas adapté au changement de temps, à l’évolution des mœurs et surtout aux attentes des citoyens. A vouloir trop légiférer pour instaurer un concept d’égalité parfaite jusqu’au cœur du couple, peu à peu on tue le couple, de manière insidieuse.

Tous ces changements bousculent et créent un climat d’insécurité, la peur de s’engager dans un contrat de mariage tel que défini dans le code civil où prôné par l’église. Hommes et femmes (mais plus encore les hommes) seront de moins en moins séduits par le désir de mariage et opteront pour l’union de fait, moins contraignante.

Hommes et femmes s’apprêtent à vivre une nouvelle ère normative et maritale différente de celle connue jusqu’à maintenant, et leurs relations ne seront pas pour autant plus faciles. L’esprit de compétition et sa logique intrinsèque d’affrontements développeront des sentiments de méfiance respective, des confrontations plus exacerbées et une envie pressante, sous la pression sociétale des uns et des autres, de suprématie non partagée au sein de la famille, d’ailleurs déjà mise en péril aujourd’hui. C’est la voie que nous trace l’esprit du capitalisme. Est-ce cela que l’on veut aider à se produire ?

C’est sans-doute la raison pour laquelle de plus en plus de jeunes préfèrent vivre dans des unions instables et changeantes, dont la fréquence des cycles est pour l’instant encore une grande inconnue. L’union de fait et cette tendance se confirment  chaque année davantage. C’est ce qui attend notre société dans l’avenir. Se mariera t’on encore massivement dans 50 ans ? Qui peut ce jour répondre par l’affirmative. Faudrait presque une révolution des mentalités qui se sont déjà installées dans le confort de la facilité ambiante ou de la résignation, ne voyant pas de solution de réversibilité du phénomène à court terme. Il va falloir faire avec et vivre avec, sinon selon, et surtout protéger les plus faibles d’une dérive généralisée toujours envisageable.

Oui, le code civil a besoin d’être revisité en urgence !

Christian Bernadou

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 02:46

Parité, parité

C’est là que le bât blesse

C’est de çà qu’on se lasse !

Face à la vérité

Face au temps qui nous presse

Tôt ou tard, tout se casse !

 

Même un lien

Tel le mariage

Comme l’oiseau qui voudrait bien

Sortir de sa cage !

 

Sont égales les forces

Qui maintenant s’agressent

Les insultes progressent

Et voilà le divorce !

 

O ! N’oublie jamais ta liberté

Vive le divorce

Qui te remets seul devant ta vérité

Et te rend ta force !

Tu as grandi seul en homme libre

Puis ton cœur t’a aliéné

Tu n’as cessé de chercher ton équilibre

Dans l’amour qui s’est fané !

 

Le divorce est ta chance

Ton espérance

Tu redeviens l’homme nouveau

Que tu étais avant l’anneau

Libère tes arrières pensées

Des choses qui sont le passé

Et lâche prise !

L’art nuptial, glacial

Devient martial

Sous l’emprise !

Pourquoi faire à deux

Ce que seul tu sais faire

Quand le divorce est salutaire

Tu te sentiras bien mieux !

 

 

Rien n’est plus acquit à vie

Le monde a changé

Trop de choses te font envie

Tu n’as rien mangé !

Quand grandit ton appétit

Ne reste pas tout petit

Ne suis pas un seul modèle

Un autre bonheur t’appelle

Sans doute

Ecoute !

 

A quoi te sert d’être fidèle

Dans une seule union

La vie est une ritournelle

Où tu avances comme un pion !

 

O ! Célèbre ton divorce

Libère toi de tes chaînes

Car la vie est une force

Où les passions s’enchaînent !

Tu peux choisir ton destin

Retrouver ta vie d’antan

Goûter à mille festins

En faire comme d’autres autant !

 

Christian

Décembre 2006

 

 

 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article