Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 03:05

Marié sans avoir pris soin de se choisir un contrat matrimonial au départ, nous nous sommes retrouvés d’office dans la situation de ce qui s’appelle une Communauté de biens ou plus précisément un régime aux acquêts (terme juridique).

13 ans plus tard, nous avons décidé d’un commun accord de passer devant le notaire et de signer un acte de donation entre époux au dernier vivant.

Aujourd’hui, après 34 ans de mariage, j’ai éprouvé le souhait de faire donation de mon vivant à mon épouse de ma part du bien immobilier que nous avons acheté ensemble : notre maison ! En théorie, j’en possède la moitié (s’il y avait partage ou liquidation des biens). Or j’ai appris de mon notaire qu’une donation d’un bien immobilier entre époux était interdite par la loi sous le régime de la Communauté de biens. Que pour cela il faudrait changer de régime matrimonial, mais pour ce faire, la liquidation des biens s’impose (comprendre la vente de notre maison).

Quelle absurdité antidémocratique dans ce pays ! Me voilà aujourd’hui  copropriétaire avec ma femme d’un bien dont je ne peux lui faire don de mon vivant. Pourquoi, si c’est mon vœu? Pourquoi doit-on attendre que je sois mort pour qu’elle puisse en être la propriétaire exclusive ? Pourquoi enfin être obligé de vendre notre bien pour qu’elle puisse le racheter intégralement alors que je veux simplement donner la part de ce bien qui m’appartient ?

Inutile d'ajouter que je suis révolté par cette situation d’absurdité qui n’est pas digne d’un pays démocratique qui ne vous permet pas de faire don de votre bien, même si vous acceptez de payer les frais d’acte officialisant la modification du titre de propriété. Si par contre j’étais toute autre personne que le mari, le notaire m’a confirmé que je pourrais alors faire un tel don. Pourquoi  la loi refuse au mari ce qu’elle autorise pour un tiers ? Etrange anomalie de ce système des régimes matrimoniaux qui oblige à une liquidation pour changer de régime (par-exemple celui de la séparation des biens) et qui vous permet de donner à votre mort ce qui vous est refusé de donner de votre vivant !

Inutile de vous dire que cette loi doit changer et que je vais approcher mon député à ce sujet. C’est une grave injustice que de se voir refuser de faire don  (qui plus est à son épouse) de ce qui vous appartient. Cela veut dire que vous ne pouvez pas disposer librement de vos possessions, quand bien même votre conjoint est consentant à recevoir ce don.

Pour un pays qui a inscrit le mot "Liberté" dans sa devise, cela surprend beaucoup.

Mais n’hésitez pas à me donner vos commentaires si vous avez des explications convaincantes ou si vous pensez être du même avis que moi à ce sujet. Merci, car votre vision ou analyse (qui mieux est si vous êtes juriste de métier) m’éclairera sans-doute sur les raisons de cette loi qui empêche.

 

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 13:09

Nous ne vieillirons pas ensemble!

L’un de mes grands problèmes d’éthique actuel est que je ne supporte pas l’idée de partager le temps du vieillissement avec mon épouse.

 

Nous nous sommes mariés parce que nous étions jeunes et qu’au hasard d’une rencontre, une attirance réciproque nous a entraînés sur ce chemin, jusqu’à l’union. Nous l’avons vécue, partagée, développée, traversant ensemble bien des épreuves de la vie. Nous avons fondé une famille, assumé notre devoir parental jusqu’à ce que nos enfants volent de leurs propres ailes, à leur tour !

 

Bientôt, nous allons nous retrouver deux, triste et amère constatation du temps qui s’écoule et de notre inéluctable condition humaine. Nous n’avons plus rien à nous apprendre et nous savons presque tout de l’autre, aussi bien sur ses défauts que sur ses qualités. Ce temps nouveau est celui où les projets d’avenir s’effacent devant la lecture des événements, heureux ou malheureux, du passé.

 

Présence envahissante

 

Je ne peux me résoudre un instant à cette sombre perspective que celle d’un visage ridé qui n’a en face de lui que l’image d’une fleur fanée ! Il faut avoir la force de couper avant ; c’est la raison qui nous le dicte. C’est là, maintenant, que doit se situer la fin de l’union matrimoniale, au risque de devoir souffrir davantage plus tard avec la progression du temps et l’évolution du corps. Et puis, il y a le risque de perdre son conjoint, et donc d’une souffrance bien plus grande. Cela peut être évité en se « dessoudant » des liens forts qui unissent encore deux êtres accoutumés à vivre dans un même espace et avec une présence encore plus envahissante l’un à l’autre, car croissante, tandis que l’activité, elle, décroît avec l’âge ! Réaliser cette rupture avant que cela ne  devienne plus possible sentimentalement.

 

L’homme et la femme ne sont pas programmés pour partir ensemble, hélas ! Ces cas là de figure restent une minorité. Il est donc préférable d’organiser cette séparation de son vivant.

(Et non pas attendre sagement la mort comme la bible le préconise). Ce que Dieu a uni, l’homme ne saurait le dissoudre, parole d’évangile certes, mais ce n’est pas Dieu qui supporte une épouse, mais bien l’homme. Porter un jugement de ce type ne tient pas la route car il dépend de la volonté de deux personnes et non pas uniquement de soi. Et si Dieu veut avant tout le bonheur de l’homme, il ne veut pas le lui imposer par la contrainte, malgré lui, en l’obligeant presque à rester enfermé dans son malheur de vie de couple, âgé et dégénérescent.

 

Vieux, hommes et femmes se supportent de moins en moins (beaucoup feignent à ce sujet)…et puis quel intérêt pour chacun que de partager encore et encore une vie faite de conjugalité et de lassitude réciproques ? Vient un moment où la solitude s’affirme comme un plus grand bien. Cela se découvre peu à peu et ce temps libre retrouvé peut enfin être dédié entièrement pour la méditation pure, l’écriture (rédiger ses mémoires par-exemple), cultiver de nouveau une passion enfouie pour contraintes de vie commune ou familiales.

 

Finie la contrainte du temps, de la montre, des rythmes de la journée, des repas réguliers, des visites de la famille, des anniversaires ou fêtes, des compromis difficiles, et de ce dialogue perpétuel qui est parfois lassant. Il y a un risque que l’autre occupe une place encore plus grande dans le quotidien qui va de pair avec la cessation d’activité professionnelle.

 

On a alors tendance à devenir plaignant (car on se plaint toujours plus en face d’autrui que face à soi-même). Passé le temps de la famille, c’est chacun de son côté que l’on trouvera sa plénitude, car l’on entrera dans une phase plus profonde de réflexion.

 

A deux, l’on aura plus tendance à continuer de se concentrer sur les petits soucis de la vie quotidienne et domestique et à demeurer dans le giron des petits actes pratiques. Seul, si bien portant, l’on va s’ouvrir davantage aux autres et au monde. On peut aller et venir libre de tous mouvements de jour comme de nuit, car on ne traîne ni on ne gène plus personne derrière soi.

Le couple à cet âge de la retraite n’a plus aucune raison d’être. Vouloir le faire perdurer, c’est ne pas vouloir rendre leur liberté à des humains qui ont accompli leur mission de parents.

C’est ne pas admettre la responsabilité d’adultes matures qui choisissent librement de se désengager, de se désunir, pour leur épanouissement personnel, pour des raisons que eux seuls connaissent mieux que la société ou que l’église, car c’est eux qui ont vécu cette aventure. Toutes les aventures connaissent une fin, un dénouement. L’église, avec son mariage sacré, voudrait que toutes les aventures de couple connaissent le même dénouement. Dieu n’impose pas ce dénouement commun puisque même nos morts connaissent des conditions différentes.

 

Pour des mœurs plus modernes et en phase avec l’homme

 

La voie de la rupture ou de la séparation est celle de la sagesse, en particulier lorsqu’elle se nourrit du désir d’oublier sa condition ; l’autre n’en est plus alors un reflet permanent.

 

Le fléau dans l’idéologie chrétienne ou civile du pacte matrimonial vient uniquement de l’annonce de son indissolubilité et de sa perpétuité à vie. Comment ne pas rapprocher cela de l’état d’esprit de ce prisonnier qui vient de se voir, après un jugement, condamné à une telle peine ?

 

Non, l’âge et le mariage ne font décidemment pas bon ménage. Libérez-vous de ce mode de raisonnement et vivez plutôt au 21ème siècle, plus en phase avec la société et l’évolution des moeurs.

 

Christian

Livre de la rupture

Avril 2008

Repost 0
Published by Démocrate - dans famille
commenter cet article
27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 12:11

 

 

Le divorce n’est pas une fatalité juridique. Bien qu’il existe des lois à ce sujet et des conséquences, rien ne peut forcer un homme marié de ne plus se considérer comme tel dans son esprit, combien même il ne serait pas passé devant le juge.

 

Le mariage est un mode de vie et de comportements qui induit des obligations d’après les lois s’y rapportant, or le mode de vie et les comportements liés au statut marital peuvent très bien être ignorés en se libérant de la contrainte que ce mode de vie et ces comportements imposent à l’homme. Cela s’appelle l’état de démariage. Ce n’est pas un statut légal, certes, mais un statut de fait, car dans aucune démocratie les régimes matrimoniaux ne peuvent contraindre l’individu à suivre le mode de vie ou à adopter un comportement fidèle à la prescription. Le citoyen reste libre de ses actes et prises de décision, libre de sa façon de vivre et de se comporter, même au sein de la société, à condition de ne pas nuire à autrui.

 

Le démariage ne doit pas être considéré comme une nuisance en ce sens que la nuisance risquerait, en respectant les codes de conduite légaux, à être supérieure à celle de son non respect. Dans ce domaine de la vie privée des personnes, il importe de voir où se trouve l’issue la moins dommageable  dans la continuité.

 

Losqu’un homme décide de ne plus respecter les devoirs conjugaux, il rompt les liens du couple : c’est son choix qu’il justifie au nom du principe supérieur de liberté individuelle vers laquelle il décide de s’orienter. Même s’il existe sur le papier des textes de protection pour limiter les conséquences matérielles tout peut rester en l’état - statut quo- mais il n’empêche que l’homme n’est déjà plus « l’époux » dans sa tête ; il redevient l’homme isolé de ses origines. Dès lors, le couple n’existe plus qu’au regard de l’état civil, mais plus à celui de l’état moral.

 

Cela peut me suffire comme modèle d’homme indépendant et libre. Point n’est besoin de divorce dans ce cas, si chacun s’accommode de cette situation de fait. La relation de couple est défaite et chacun vit sa vie comme il l’entend.

 

Christian

Pâques 2008

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 00:59

 

 

Le mariage religieux est supposé durer pour la vie ; le mariage religieux est dit indissoluble : quelle idée !

Lorsque je me suis marié à l’église, c’est vrai : j’étais consentant, et j’ai répété les mots que l’on m’a demandé de prononcer publiquement à l’occasion de la prononciation des vœux, mais je n’avais alors jamais vécu dans le mariage en cet instant !

Emporté par mon sentiment d'amour, j’ai été ébloui par l’euphorie ambiante, la joie du moment, et aveugle quant à toutes les conséquences qui allaient par la suite résulter de cet état d’enchaînement à vie.

Peu à peu ma conscience a repris le contrôle et je me suis ressaisi ; je ne pouvais appartenir à personne, abandonner mon esprit d’indépendance et de liberté dans le domaine de la vie privée, la vie de chaque jour.

Le fait d’avoir une famille m’a privé de beaucoup d’autres découvertes, car une famille : çà prend du temps pour s’en occuper. Une famille çà engendre des conflits internes ; çà fait preuve parfois d’ingratitude. Ne jamais connaître un tel souci permet de vivre une vie plus sereine et surtout plus épanouie. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir une famille, mais je regrette uniquement de m’être engagé dans cette voie.

La famille construite et envolée, le couple se retrouve à 2, et donc de retour aux premiers instants de l’union. C’est là qu’on peut le casser. Notre couple a connu ses heures de gloire, ses instants de fêtes, il a fait sens, mais pourquoi vouloir à tout prix qu’il perdure ? Passé le temps du devoir conjugal et parental, il est temps de sortir de cet aveuglement d’origine et d’affirmer que de telles promesses ne sont pas prononcées pour la vie, jusqu’à la mort (une absurdité), et de reprendre unilatéralement sa liberté, car la liberté est ce qu’il y a de plus précieux dans notre vie.

Alors, mariage indissoluble ou pas : çà ne me concerne pas. Les contrats à durée indéterminée : çà n’existe plus au 21ème siècle et nous devons nous y faire : la vie est un perpétuel changement  ou recommencement. On perd sa jeunesse, on perd son travail, on peut bien perdre son statut marital aussi. Il faut vivre avec son temps où les choses bougent très vite !

Seule la liberté doit demeurer inaltérable. Le bonheur de l’homme ne se contient que dans un esprit libre et non dépendant d’une moitié de lui-même. C’est la leçon que je retiens de cette expérience du mariage et de la famille. Je ne vais plus respecter le lien ni les devoirs de ce jour d’engagement, évanoui dans la multitude d’autres jours passés depuis, si loin maintenant que je l’ai pratiquement oublié ! C’est mon droit le plus réel qui soit. Ni l’église ni la justice ne pourront me l’enlever de l’esprit.

Christian

Mai 2008

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 09:18

 

Hier c’était Nous

Aujourd’hui, Toi et Moi

Je ne sens plus tout cet émoi

Ni envie de toi sur mes genoux

 

Trop tard Baby

L’amour has been

Le coeur est mort

Et alors 

Qu’est-ce que j’y peux ?

Refrain                                      Couper ce lien vaut mieux

Et d’ailleurs,

Je ne crois plus que tu me veuilles

Tant par le temps l’amour s’effeuille

Que tu pries, que tu pleures

Ce n’est plus l’heure

All’s gone Baby !

 

Hier c’était doux

Aujourd’hui, c’est presque amer

Nos jours sont une misère

Nos cœurs pris par les vaudous !

 

Le mariage

Est-il d’un autre âge ?

Que nous donne t’il de plus

Qu’un souvenir en image

Et la maison qui est notre cage

En raison des coutumes et des us !

Un contrat signé au bas d’une page

Dont l’esprit toujours se dégage

Moi qui ne veut plus rester sage

Pour notre amour ; quel dommage !

Mais c’est ma vie

Celle dont j’ai envie

Les êtres changent

Les normes dérangent !

 

Hier c’était si tendre

Aujourd’hui, c’est comme l’ennui

Mon âme est sombre comme la nuit

Et je n’arrive plus à te prendre !

Hier c’était l’été

Et Toi, la beauté

Aujourd’hui, rien ni personne

Ne peut nous couvrir de l’automne !

 

 

Le mariage

Est-il d’un autre âge ?

Car les noces se sont fanées

Et les promesses ont été profanées

Le cœur se vide peu à peu

Des sentiments qui encombrent

Mais qui restent gravés comme une ombre

Chacun se protège comme il peut

Tandis que des larmes, il pleut

Pour oublier le concept de couple

De notre amour qui est à bout de souffle

Ne reste plus que la lueur du feu !

 

 

 

 

Trop tard Baby

L’amour has been

Le coeur est mort

Et alors 

Qu’est-ce que j’y peux ?

Refrain                                       Couper ce lien vaut mieux

Et d’ailleurs,

Je ne crois plus que tu me veuilles

Tant par le temps l’amour s’effeuille

Que tu pries, que tu pleures

Ce n’est plus l’heure

All’s gone Baby !

 

 

 

Hier c’était sincère

Aujourd’hui, c’est sans espoir

Chaque jour est une galère

Chaque nuit tout devient noir

Hier c’était la lumière

Qui jaillissait de nos yeux

Et emplissait notre chaumière

Mais elle a déserté nos lieux !

Je ne peux plus me complaire

Dans cet état malheureux

Nous qui ne formons plus paire

Sachons aujourd’hui nous défaire

De ce qui fut merveilleux

Avant de devenir vieux

Engageons notre démariage

Sachons tourner cette page 

Et faisons le pour le mieux !

 

Christian

février 2007

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 08:57

 

Sur le plan Doctrinal 

1 –  Mariage temporel

Le mariage est « terrestre » : il unit un homme et une femme devant Dieu pour leur vie sur terre uniquement. La Bible dit qu’aux cieux, il n’y aura ni homme ni femme mais des créatures ou des âmes toutes semblables ressemblant à des anges.

Dans ce cas le mariage n’est que temporel, passager, périssable (comme toutes les choses de la terre) et de ce fait, je ne vois pas la raison de le sacraliser.

Pourquoi ce qui n’est que terrestre ne pourrait être défait ou dissous ? Temporel, le mariage n’est donc pas indissoluble, puisqu’il n’est pas un contrat pour l’éternité.

                       

2 –  Pourquoi tant de problèmes avec le couple ?

Pourquoi Dieu a-t-il imposé à l’homme d’être fait de deux moitiés ? Et de faire aussi qu’il soit humainement très difficile de ne pas être séduit par la femme, d’être attiré par Elle, instinctivement ou sentimentalement ? En les créant ainsi, homme et femme, Dieu a introduit les désirs, les risques soit d’infidélité, soit d’ennui et de frustration (si l’on s’efforce de respecter la loi) sans parler de la souffrance de l’homosexualité ou de l’amour hors normes.

 

3   la conjugalité :

 

La conjugalité implique une part de perte de liberté ou une dépendance envers l’autre, simplement pour partager un projet de vie commune (à vie, qui plus est), avec une personne du sexe opposé. Or, c’est impossible aujourd’hui de prévoir sa vie sur le long terme et l’on doit composer aussi avec ce nouveau paramètre qui fait que l’homme vit beaucoup plus longtemps que lorsque la Bible a été écrite. Aussi, il y a trop de différences psychologiques entre les sexes auxquelles sont venus s’ajouter trop d’égalitarisme et une confusion totale du rôle de chacun. Bref, trop  d’obstacles à franchir pour que çà fonctionne bien aujourd’hui.

 

Je suis très pessimiste sur la question de la longévité des couples au 21ème siècle. A quoi bon vouloir se mettre cette idée dans la tête au départ, si non par pur idéalisme.

 

La conjugalité ne peut donc pas s’exercer en état de disponibilité permanente pendant toute une vie.

 

4 – Terme biblique incompréhensible aujourd’hui dans une société d’individus :

Le « Une seule chair » : c’est de l’idéalisme ou de l’utopie ! Chaque conjoint reste ce qu’il est, bel et bien dans sa chair, en os et en chair (preuve : la maladie ou la mort qui séparent ces deux chairs, pourtant déclarées une par le mariage).

L’on aurait plutôt du l’énoncer comme cela : l’homme et la femme unissent leurs corps et âmes pour donner la vie à un être nouveau issu de leurs chairs.

 

5  -  L’exclusivité ou le don total de soi :

On ne donne pas sa personne dans le mariage ; On reste un être à part entière, libre et digne, de ses choix, de ses actes et d’une part de sa souveraineté. On ne possède pas l’autre non plus.

(dire « ma femme ou mon mari » est déjà malsain dans le sens : il est mien, il est à moi ; elle est mienne…). L’exclusivité devient complice du désir de possession, qui est un mal en soi : un péché.

Par le mariage, on rompt un état de solitude en vue d’un partage. On partage une partie de soi-même seulement : on ne se donne pas entièrement, de même que l’on n’attend pas un don total de l’autre. Le don total est une absurdité car que devient alors l’épanouissement de sa personnalité propre, l’espace de son développement personnel ?

Sur le plan juridique

La fin du statut patriarcal (code civil Napoléonien)  nuit au devoir de père. Cela est en contradiction avec le sens du mariage. L’égalité des sexes au sein du foyer entraîne vers la paralysie dans le fonctionnement du couple, tôt ou tard.

L’autorité parentale exercée conjointement est un leurre, une source de conflits potentiels, un germe de divorce introduit à l’aura du mariage, dans son contrat même.

Le rôle et les fonctions distinctes de chaque genre ne sont plus assez précisés  et les devoirs conjugaux s’estompent face à la réalité de la vie.

Enfin, le divorce devrait être un acte gratuit (comme l’est le mariage), en cas de consentement mutuel.

 

 

 

Mariage et éthique judéo-chrétienne

Le mariage, terrestre et temporel, ne peut engager sur un projet de vie…….à vie !

Le but du mariage étant de fonder une nouvelle famille, la responsabilité du couple s’exerce dans :

-          Le devoir de procréation (fonder sa famille)

-          L’éducation des enfants

-          La survenance aux besoins de la famille

-          Le tutorat vers la vie d’autonomie de ses jeunes membres

Une fois cette mission accomplie jusqu’au bout, par le couple-parents, le mariage devrait pouvoir être renouvelé (ou dissous, sur simple consentement). Le renouvellement de la promesse par les époux ne se faisant que s’il y a harmonie et entente entre eux. Si ce n’est plus le cas : quel intérêt de poursuivre une vie d’affrontement ou d’ennui mutuel ?

Le couple qui se trouve seul avec lui-même, une fois les enfants partis, doit pouvoir se séparer librement (notion plus importante encore que celle de liberté ; l’engagement d’origine ne devant plus faire obstacle aux effets de désenchantement réciproque du couple qui a vécu) et retrouver leur statut de célibataire respectif, lorsque les deux conjoints en sont d’accord. Pour moi, le vieux couple a moins de sens, l’union de la chair s’étant altérée avec le temps et la vie commune pouvant présenter parfois plus d’inconvénients et de nuisances que d’avantages mutualisés.

Au plan du cérémonial 

Impossible pour moi d’adhérer au concept du symbole des alliances (plus communément simples bagues) que l’on doit passer au doigt de son/sa partenaire, lors d’une cérémonie de mariage.

L’échange des anneaux est un rituel cérémonial qui me répugne, et qui, à mes yeux, s’apparente au baguage des volailles ou pigeons et autre bétail. C’est très difficilement que je me suis laissé convaincre par le prêtre qui nous a mariés, mais je ne l’aurais pas porté longtemps, en ce qui me concerne, car je n’ai jamais aimé les bagues ou chevalières en tous genres et jamais souhaité, de ce fait, en porter.

Pour moi ce sont les actes, les comportements et les intentions qui comptent, et non pas les apparences ou enjolivements de cérémonie.

Les anneaux après tout, ne sont que deux morceaux de métal, même si ce dernier peut être précieux.

 Christian  BERNADOU

(réflexions sur le mariage)

5 mai 2008

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 08:26

Le point le plus gênant, pour moi, lors de la cérémonie du mariage, est le passage des bagues (ou anneaux nuptiaux), que l’on enfile au doigt de sa partenaire et que l’on reçoit d’Elle, d’un geste réciproque.

N’ayant jamais avant mon mariage apprécié le port d’une bague ou d’une chevalière, je vois en ce geste un pur rituel de cérémonie, sans grande signification profonde, ne comprenant pas ce en quoi un simple bout de métal cerclé, fusse t’il même fait d’or ou d’argent,  peut apporter de plus au couple, à leur amour ?

Pire, cela me fait penser aux volailles et aux pigeons voyageurs auxquels les hommes mettent des bagues !

Comment un tel acte a-t-il pu s’inscrire et s’intégrer dans une cérémonie de mariage, comme dans ma religion ? Pourquoi a-t-il été rendu obligatoire, incontournable, si l’on souhaite se marier à l’église. Ne devrait-il pas rester du domaine du libre choix, pour les futurs époux, comme une option leur restant offerte pour le type de cérémonie qu’ils désirent ?

Pour moi, cet acte est insignifiant et je regrette aujourd’hui, à postériori, de m’être laissé convaincre par le prêtre qui nous a mariés, à suivre cette tradition. En effet, mon épouse également ne le souhaitait pas particulièrement !     

Cette bague, je ne m’y suis jamais vraiment habitué car chaque fois que je la voyais à mon doigt  (je l’ai quand-même portée 15 ans !), je ne pouvais m’empêcher de penser au bétail que l’on distingue ainsi : c’était devenu oppressant, pour moi. Il existe bien d’autres moyens de représenter un symbole d’alliance. Aujourd’hui, j’ai fait le choix de m’en débarrasser à jamais et de la faire disparaître. Je me sens libéré de ce signe extérieur qui relève du domaine du paraître, du catalogué !

Non, le sacrement du mariage et le bonheur, ni même la notion d’engagement mutuel et de fidélité l’un envers l’autre, ne doivent pas se rattacher à cette pratique d’un autre temps. L’homme et la femme ne sont pas nés pour devenir des personnes « à baguer », et peuvent tout autant si non plus rester unis et fidèles sans le port obligé de cet apparat en métal !

D’ailleurs, qui la porte vraiment encore aujourd’hui, une fois la cérémonie passée ? Des couples mariés mais d’autres non mariés aussi ; certains mettent même des bagues à plusieurs voire tous leurs doigts ! D’autres, très fidèles à leurs engagements ne la mettent plus après quelques années. Non, la cérémonie des anneaux devrait rester un acte à la discrétion de chacun et non un choix imposé par le rituel du mariage.

DEMOCRATE

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 22:22

Je hais aujourd’hui le concept que le mariage puisse consister en un engagement «  à vie » ! Je ne sais  pas vraiment pourquoi  mais le fait est là. Est-ce que c’est parce que j’ai eu à souffrir un jour pour des femmes ? Une sorte de revanche tardive et inconsciente : peut-être !

Ou est-ce parce que je n’ai pas accepté le principe de parité dans la relation homme-femme, surtout lorsqu’ils sont mariés, le partage de l’autorité parentale aussi, et que j’ai l’impression de devoir lâcher une part de mon pouvoir de décision, de devoir me soumettre à une loi conjugale qui ne me convient plus, dans laquelle je ne me sens plus à l’aise : peut-être !

Pourtant je crois en Dieu.

Dans le contexte nouveau où l’homme et la femme sont placés dans un statut d’égalité absolue au sein du couple et du foyer, la notion d’union durable me semble ne plus tenir, des conflits décisionnels pouvant survenir à tout moment.

La dissolution d’une union matrimoniale doit être rendue plus facile lorsque le couple n’a plus d’enfants à charge. Dans ce cas, la notion de personne en tant qu’individu doit être impérativement retenue et passer  avant la notion de couple (Re. : Les droits de l’homme et de la personne).

Le couple marié n’est qu’une union de deux personnes, engagées dans un projet commun, certes, mais pas l’union de deux vies qui ont de toute manière des racines différentes. Aujourd’hui que l’homme vit plus longtemps que par le passé, le facteur Temps devrait être pris en considération, dans le cadre du contrat de mariage (il devrait y avoir un seuil de renouvellement des promesses de  son engagement ou la possibilité d’arrêter en cours de route, parvenu à ce seuil, sans avoir recours au divorce). Ce concept est certes une révolution mais il n’est qu’une adaptation à l’évolution de l’homme eu égard de sa longévité. En effet, avec le temps, les pensées et les comportements humains peuvent évoluer dans des directions diamétralement opposées, ce qui peut rendre la vie en couple infernale au bout de plusieurs années partagées, et même entraîner jusqu’à des violences conjugales, surtout verbales ou psychologiques, que l’on note être en  progression constante aujourd’hui.

Si l’un des partenaires du couple marié souhaite reconquérir sa liberté individuelle, alors pourquoi l’en empêcher ? Il doit pouvoir le faire sans pressions extérieures. Le consentement mutuel étant la meilleure formule de séparation.

La vie à deux n’est pas mieux que la vie en solo. Elle cause de nouvelles formes de tension, crée  de nouvelles sources de conflits (conjugaux, parentaux, familiaux) qui se trouvent exacerbés alors par la différence des sexes en présence et de leur psychologie respective.

Une fois le feu de l’amour éteint, la passion évanouie, restent l’ennui et la solitude à deux ! Tout peut alors se transformer très vite en zone de conflit ou zone d’ombre, du fait de la promiscuité ambiante régnant au sein du couple, jour après jour. Dans ce cas, vaut mieux la solitude en solo, moins dangereuse.

Ce que Dieu a uni l’homme ne peut le séparer (parole biblique) : ce qui revient à dire que l’homme n’est pas libre dans ses relations, de les entretenir ou pas. Pourquoi continuer de lui imposer au nom de la morale une personne féminine à son côté s’il n’en désire plus ?

Que de fois, dans bien des domaines de la vie, l’on peut se rétracter de tel ou tel engagement, en en donnant préavis. Pourquoi  donc, dans le cas précis du mariage, il ne pourrait en être de même ? Pourquoi s’obstiner à vouloir faire perdurer une relation « corps et âmes » qui n’est plus du tout manifeste ou plus vraie ?

Le sens des responsabilités doit primer lorsqu’on est parents. Là, le terme de devoir est compréhensible et moral. Il n’en est  pas de même lorsqu’on est sorti de ce temps des responsabilités familiales et que l’on redevient deux personnes qui ne font que vivre côte à côte, pour leur plus grande insatisfaction.

L’amour ne s’ordonne pas : il se ressent, nous est peut-être donné. S’il vient à disparaître, à s’effacer, à mourir même, dans un couple, alors quel intérêt à vivre ensemble la fin d’une aventure « maritale » qui n’est plus du tout passionnante ? Quelquefois, il faut savoir se libérer de ses chaînes et ne pas s’obstiner à vivre dans une prison dorée qui s’appelle « la Maison » à perpétuité.

Dieu ne condamne personne à perpétuité.

L’amour est un mystère. Il nous est offert : il nous tombe dessus sans prévenir souvent, mais il peut aussi nous être enlevé. Pourquoi attendre désespérément qu’il veuille bien nous revenir ou renaître de ses cendres, tel un phénix improbable, au nom des seules normes éthiques ou religieuses de vie ?

Quand le sentiment n’est plus là, la vie devient morne et ennuyeuse et l’on doit être capable de tourner une page de son existence. Nous avons remplis  notre mission conjugale et parentale jusqu’au bout en fondant une famille qui maintenant vole de ses propres ailes. Or c’est de notre bonheur qu’il s’agit maintenant ; c’est notre vie personnelle qui est en jeu par le maintien « obligé » en l’état de couple fictif.

La finalité du mariage est la famille et nul ne le conteste. Mais, lorsque celle-ci s’est réalisée, épanouie, chacun doit pouvoir voler de ses propres ailes, y compris les partenaires du couple qui doivent pouvoir se sentir libres de renouer avec leur destin personnel et de s’épanouir à l’extérieur du couple, s’ils le préfèrent ainsi.

Le couple n’est qu’un temps de la vie. Il n’est pas éternel. La sexualité en fait partie intégrante, mais la sexualité une fois éteinte et ayant porté ses fruits, le simple fait d’être toujours deux fait que l’on peut rester des amis tout simplement (plus de cette relation privilégiée, comme avant), et partant, reprendre son indépendance du temps d’avant le mariage, dans le respect de l’autre. C’est ma conception de la vie sur la question du mariage et de sa pérennité ; je le considère comme une simple mission sur terre, une noble mission humaine et sociale. C’est aussi avoir servi Dieu dans son œuvre de création. Nous l’avons fait. Maintenant, libérons-nous de cet état pesant.

Nous avons encore de beaux jours devant nous pour accomplir d’autres œuvres…..différentes de celles accomplies à ce jour, avec la famille.

Pour moi c’est : fini le couple !

Conclusion :

C’est ma volonté.

Si ce n’est pas celle de Dieu, alors c’est que Dieu ne veut pas vraiment notre bonheur individuel.

Christian BERNADOU                                                           Le 24 mai 2008

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 01:22

 

Rien n’est mieux, rien n’est pire

Un jour pourtant l’amour expire

On n’a alors plus rien à se dire

Et les regards ne peuvent suffire

 

La joie de vivre devient misère

Jour après jour

Et l’on se dit : sur cette terre

Où va l’amour ?

En vain, on cherche une prière

C’est sans retour

Dans cet espoir, on désespère

Car le temps court !

 

Nous avions choisi le mariage

Et çà devait durer à vie

Mais nous étions à un autre âge

Et nous est morte cette envie

Est-il sage de se promettre

Amour, devoirs, fidélité

Que la vie viendra compromettre

Dans ses heures de vérité ?

 

La lassitude et l’ennui

Guident nos pas jour et nuit

Les mots ne nous disent plus rien

Et l’on ne s’entend plus aussi bien

 

Nous faisons la route à l’envers

Pour effacer ce lien

Chaque essai est suivi d’un revers

Nous deux, ce n’est plus rien

Je ne peux lui faire aucun reproche

Tant elle a fait de son mieux

On a perdu le goût des lunes de miel

Et à quoi bon que l’on s’accroche

Malgré tous les vœux pieux

Comme le voudrait tant le ciel !

 

Quand l’amour meurt, on meurt avec

Et comment raviver sa flamme

Si l’on sent son cœur comme sec

Et que de douleur, il s’enflamme

Où sont passées les nuits de douceurs

Les câlins venus du fond de l’âme

Les matins aux milles baisers

Pour sa jeune et jolie dame

La fusion des corps et des cœurs

Le temps est venu les briser !

 

Rien n’est mieux, rien n’est pire

C’est  vrai qu’un jour l’amour expire

Faut bien vivre avec cette évidence

L’Union n’est pas toujours providence !

 

CHRISTIAN

Mai 2008

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article
21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 23:45

 

Le mariage présente décidemment plus de handicaps que d’avantages !

 

Lorsque les deux partenaires d’un couple possèdent chacun leur salaire et leur propre compte en banque, les achats d’objets ou de bien effectués par l’un devraient être sa propriété exclusive. En cas de divorce tout doit alors être pris en compte pour le partage ou la vente. Cela est contraire, par nature au droit de propriété.

 

La situation de couple est invivable sur le plan matériel puisqu’elle revient à devoir diviser des possessions personnelles en cas de séparation ou de divorce. Cela se comprend pour des biens acquis en partage au départ, mais pour des biens personnels, on risque d’aboutir à des situations ubuesques !

 

Aujourd’hui, je ne conseille à personne d’opter pour une communauté de biens, dans un choix de vie commune, chacun devant parfaitement savoir à qui appartient tel ou tel objet ; et qui a payé de son argent pour l’acquérir.

 

La bonne entente, fruit de l’esprit et des sentiments, peut ne pas durer tandis que la matière, les objets, continuent d’exister tels quels ! Toute chose a un maître ou un propriétaire et la justice doit le reconnaître et le lui restituer entier au moment d’une liquidation de biens.

 

J’admets qu’il n’est pas facile de vérifier, pour un tiers, à qui appartient vraiment tel ou tel objet ou bien, en cas de séparation, la nature humaine étant trop souvent malhonnête sur ces questions, alors faudrait-il tenir un registre conjugal ou familial des biens propres, comme pour toute association, pour parvenir à une solution équitable ? Cela me paraît une solution difficile à appliquer dans le cadre de la vie privée.

 

La réponse est sans espoir et cela prouve bien la réalité de ce handicap incrusté dans les avantages du mariage.

 

Christian Bernadou

Février 2008

Repost 0
Published by christian Bernadou - dans famille
commenter cet article