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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 12:07

                                                                                 

Tribunal de Grande Instance

Objet : Demande d’information                                Juge aux Affaires Familiales

                                     

Changement de statut conjugal                                                     

                                                                      

 

Madame ou Monsieur le Juge aux Affaires Familiales

 

Mon épouse et moi envisageons, sur consentement mutuel, un changement de statut sur le plan matrimonial.

 

Mariés en Angleterre en mars 1974, nous souhaitons aujourd’hui établir entre nous un simple PACS et ne plus être engagés l’un envers l’autre que sous cette forme là. Je comprends que cela ne soit possible qu’en passant par un divorce préalable, mais je vous remercie de bien vouloir nous le confirmer.

 

Si tel est le cas, quel type de démarche devons-nous engager étant donné que nous continuerons à cohabiter, puisque c’est la règle que ce soit pour le PACS comme pour le mariage?

 

Cette affaire ne concerne t’elle uniquement que notre notaire et notre avocat (pour obtenir le certificat de divorce préalable). Nous avons besoin de savoir, en priorité avant d’agir, si le Juge aux Affaires Familiales accordera le divorce par consentement mutuel et si cela nous autorisera à nous « PACSER » auprès du tribunal ensuite, si tôt prononcé le divorce ? Merci d’avance pour votre réponse.

 

Pour notre couple ce changement de statut est symboliquement considérable. Il est la marque de l’évolution de la société, or nous voulons nous inscrire dans ce courant de pensée. Il est du droit de notre couple de pouvoir faire ce changement de statut si nous le désirons. En démocratie, cela devrait être possible.

 

Veuillez agréer, Madame ou Monsieur le Juge, l’expression de nos meilleures salutations.

 

C. B.

 

 

 

 

 

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 11:56

 

Bonjour Maîtres,

 

J'ai bien noté que l’on pouvait divorcer par consentement mutuel, toutefois notre cas est très particulier (à caractère idéologique et sociétal). En effet, nous envisageons le divorce pour ensuite obtenir un PACS (contrat plus souple) en mairie. Je viens d'adresser une lettre en ce sens au JAF pour savoir si un prononcé de divorce serait possible dans notre cas, tout comme à notre notaire.

 

Personnellement, pour une raison d'ordre philosophique (je n'adhère plus à la philosophie du mariage tel que défini dans le code civil aujourd'hui), mais n'ai toutefois rien à reprocher à mon épouse. Par entente, nous avons trouvé un compromis de couple et souhaitons maintenant pouvoir changer de statut d'état civil, pour passer de celui de "mariés" à celui de "pacsés" (plus moderne et en harmonie avec notre nouveau siècle).

 

Mon épouse est consentante et cela se ferait donc par consentement mutuel. Dans notre cas, il n'y a pas lieu à une décohabitation, mais un simple changement de régime et de statut. Le PACS étant légalement reconnu, je ne vois pas pourquoi cela pourrait nous être refusé, au nom de quel droit (?)

 

Mais cela posera sans-doute un problème nouveau au juge : d’ordre juridique. En effet, peut-on obtenir le prononcé d’un divorce dans l’objectif de signer un PACS, juste pour son confort moral personnel ?


Doit-on cacher ce motif au Juge et divorcer pour toute autre raison ? Pourtant, nous savons que dès le divorce prononcé nous irons nous pacser ! Ce que  voulons avant tout c’est pouvoir continuer à cohabiter dans notre pavillon sous un nouveau régime sans le mettre en vente ni se séparer (puisque c’est la loi du PACS).


Quoi qu’il en soit, si les deux conjoints sont consentants, peut-on interdire à un couple marié de vouloir changer de régime : de passer du mariage au Pacs ? Quelle est la loi qui interdit cela ? Même s’il s’agit là d’une première dans le genre.

 

Merci de nous donner votre avis, sachant que ce cas est peut-être atypique et constituerait une première en jurisprudence.

 

Cordiales salutations

C. B.

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 11:49

                                                                             

 

Objet :    demande d’information                                                        Cabinet  Notarial   

Changement de statut matrimonial                                                                                                             

 

Maître,

Mon épouse et moi envisageons, sur consentement mutuel, un changement de statut d’union entre nous auprès du Tribunal. Nous avons l’intention de passer du régime de mariage à celui du PACS (plus souple).

Pour cela, nous sommes conscients que le passage par le divorce est obligé, mais qu’en est-il des formalités annexes à accomplir, pour obtenir ce nouveau statut ?

Car, contrairement à une séparation ou à un divorce classique,  le PACS implique également une communauté de vie entre les contractants (et donc même habitation), et de ce fait, la vente du pavillon et le partage des biens acquis en communauté à ce jour ne se justifie plus. Nous avons l’intention de continuer à cohabiter.

Devons-nous, dans un tel cas, procéder simplement à une liquidation du régime actuel pour pouvoir cosigner  notre adhésion à un régime différent ? Bien sûr, nous ferions cela avec l’aide de notre avocat, celui qui plaidera notre divorce par consentement mutuel, dans ce cas.

Pour l’heure, nous avons juste besoin de savoir quelle serait la procédure sur le plan des formalités notariales préalables indispensables ?

En vous remerciant par avance pour ces informations utiles à l’entreprise de nos démarches s’inscrivant dans cette perspective (passage dans l’état-civil du statut de « mariés » à celui de « pacsés », je vous prie d’agréer, Maître, l’expression de nos meilleures salutations.

C. B.

 

 

 

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 23:34

Le vieillissement, pour le couple, est un problème central avec les incidences de la ménopause (chez la femme) ou du démon de midi (chez l’homme) quand ce n’est pas plus sérieux avec d'autres problèmes, d'ordre existentiel ou de maladie. La gestion de cette mutation est parfois très difficile à assumer et des crises peuvent alors survenir entre les deux partenaires. Le phénomène du vieillissement ne va pas sans se poser des interrogations sur la longévité du couple.

Là où autre fois un couple pouvait vivre de 15 à 20 ans de vie commune, nous pouvons atteindre le double voire même le triple de ce temps  aujourd’hui !

Or, il est déjà difficile pour un homme ou une femme de se regarder vieillir à partir d’un certain âge, mais il est sans-doute encore plus dur pour l’homme de voir vieillir sa  compagne ou de se voir lui-même vieillir dans le miroir de cet autre, qui lui renvoie en permanence le reflet de son état de vieillissement.

 

Comment alors ne pas se revoir à 20 ans, 30ans ou même 40, sans éprouver quelque regret ou un petit pincement au cœur pour cette époque de gloire corporelle et bien davantage encore, en feuilletant ensemble ses albums ou films de famille qui vous remémorent ces bons moment d’intimité vécue et révolue ?

Je sais que tel va le monde dans sa traversée du temps - ( existe -t’il  vraiment d’ailleurs, le temps ?)- mais c’est tout de même de la nostalgie que l’on ressent ! Ce jeune couple heureux qui était le vôtre, où s’est-il enfuit et l’on envie alors un peu plus ces jeunes couples que l’on peut croiser en ville ou à la plage, tout en sachant bien qu’eux aussi deviendront ce que vous êtes aujourd’hui. La progression dans la vie commune est, en ce sens, impitoyable.

Alors, face à cette avancée, le couple âgé fait-il encore sens ? Que vous apporte de plus la fidélité si non de la tendresse. Certes, mais à quoi bon,  et quelle différence  entre un couple complice et un frère et une sœur intimement liés ? Est-ce juste le fait de partager le même lit ? Le couple, ce n’est pas le substitut de la fraternité entre frère et sœur. Qu’est devenue cette union physique si pleinement partagée pendant sa maturité reproductive tandis qu’on doit se battre maintenant contre de nouveaux handicaps, souffrances, soucis de santé au quotidien, angoisses de l’avenir ou de la mort, ennui, morosité et j’en passe..

Les deux compagnons parfois s’enchaînent dans une spirale de gémissements, de reproches mutuels, ou de manies de vieux, en boucle.

Pour éviter tout çà, n’est-il pas préférable de mettre un terme à la durée du couple avant d’avoir atteint ces marches de pénibilité plutôt que d’avoir à endurer les « grognonteries » de l’autre ?

Savoir se libérer à temps de cette conformité inconfortable qui va inlassablement peser sur ses vieux jours est un acte de bravoure car il n’est pas facile à réaliser. S’adapter à la fatalité de sa condition de couple est également un exploit qui peut certes s’avérer bénéfique mais combien de couples y parviennent, si l’on exclut d’office tous ceux qui vivent ensemble par connivence ou habitude ou pour leur confort uniquement ?

 Le mariage pour tout le reste de sa vie est devenu un lourd fardeau. C’est encore plus vrai aujourd’hui qu’autrefois, vu la longévité des hommes ! Le couple existe pour donner naissance à une famille, mais ne constitue pas une finalité en soi, ni une assurance pour le bonheur ou contre l’ennui.

Pourquoi vraiment faut-il s’obstiner à continuer de vivre à deux, pour beaucoup d’entre nous, quand l’un des deux partira avant l’autre de toute façon ? Même pour les religions, le couple s’achève avec la mort de l’un. Aux cieux : ni mari, ni femme ! (l’amour humain ne compterait-il donc plus ?). Si la mission du mariage est uniquement terrestre, pour l’homme et la femme, alors c’est qu’il n’y a là rien de sacré ni d’éternel : à quoi bon avoir rempli cette mission honnêtement pour, en fin de compte, aboutir à perdre son compagnon aux cieux, en récompense ?

Mais, lueur d’espoir : ne dit-on pas aussi qu’Adam et Eve retrouveront un jour le paradis perdu !

Pour moi, idéologiquement, ce qui me dérange dans cette idée de mariage indissoluble et de  fidélité jusqu’à la mort, c’est sa grandeur humaine par rapport à la perte de cette félicité du couple qui ne se retrouve plus en tant que tel, selon la Bible, dans la maison de Dieu.

Au fond, le mariage, inventé par les hommes (les hommes d’église surtout), est un simple arrangement de la société comme lien de régulation et les lois qui l’encadrent n’ont jamais été conçues par l’esprit divin ; le seul commandement étant celui d’aimer son semblable et de le respecter, de lui être fidèle.

Mais tout comme des engagements d’amitiés naissent et meurent (pas forcément pour raison de haine ou de trahison), des engagements de mariage peuvent tout aussi bien se nouer et se dénouer : c’est cela la vie, tout simplement. Il ne faut surtout pas en faire un drame. Nous l’avons vu : les couples ne sont pas faits pour durer car la personne change et il suffit que l’un des conjoints change pour que le ciment du couple se fissure et rompe. C’est cela la vie. Faut l’accepter.

A l’approche de l’âge de la retraite, vous voyez que je m’interroge sur le sens de mon couple pour demain et après-demain, alors que nous aurons pleinement rempli notre mission conjugale et familiale. Le couple n’aurait –il pas droit lui aussi  à sa retraite !?

L’homme peut-il prendre sereinement  la retraite d’avec sa femme, et vice versa ? Cela s’appelle, je le sais, une séparation.

DEMOCRATE

Pour méditer plus en profondeur sur ce thème du couple et du vieillissement, je vous recommande un excellent site :

http://Bien.vieillir.club.fr

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 03:25

Bonjour Maître

 

J'ai bien noté le coût pour un divorce par consentement mutuel ; il est raisonnable et je vous en remercie.

 

Toutefois, notre cas est très particulier (à caractère idéologique et sociétal). En effet, nous envisageons le divorce pour ensuite obtenir un PACS (contrat plus souple) en mairie. Je viens d'adresser une lettre en ce sens au JAF (Tribunal de Pontoise) pour savoir si un prononcé de divorce serait possible dans notre cas, tout comme à notre notaire  -copies de ces correspondances en pièce jointe.

 

Personnellement, pour une raison d'ordre philosophique (je n'adhère plus à la philosophie du mariage tel que défini dans le code civil aujourd'hui), mais n'ai toutefois rien à reprocher à mon épouse. Par entente, nous avons trouvé un compromis de couple et ne souhaitons plus maintenant que pouvoir changer de statut d'état civil, pour passer de celui de "mariés" à celui de "pacsés" (plus moderne et en harmonie avec notre nouveau siècle).

 

Mon épouse est consentante et cela se ferait donc par consentement mutuel. Dans notre cas, il n'y a pas lieu à une décohabitation, mais un simple changement de régime et de statut. Le PACS étant légalement reconnu, je ne vois pas pourquoi cela pourrait nous être refusé, au nom de quel droit (?)

 

Merci de nous donner votre avis, sachant que ce cas est peut-être atypique et constituerait une première en jurisprudence.

 

Cordiales salutations

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 01:13

Divorcer tout en restant fidèle envers son conjoint, cela devient possible aujourd’hui pour les époux.

Pour ceux qui, comme moi, se trouvent confrontés à une idéologie du mariage qui ne répond plus à leur vision d’engagement passé et se sentent enfermés dans ce cadre ou dont la conception qu’ils s’en font a changé, en particulier concernant le statut et ses règles, il existe un cheminement qui  permet  d’atteindre son objectif. La société le permet en effet, grâce aux nouvelles voies officielles offertes à la reconnaissance de la vie en couple et en famille. Il s’agit du nouveau statut que l’on nomme le PACS.

 

Plus souple que le mariage, moins contraignant intellectuellement parlant, il n’exclut pas pour autant la fidélité ni l’amour entre les deux partenaires mais constitue une reconnaissance quasi identique sur le plan social et une existence en tant qu’entité familiale à part entière.

J’ai donc décidé de faire ce cheminement inverse. En général, le passage est plutôt celui du PACS au mariage. Mais, pour ma satisfaction personnelle et ma sérénité d’esprit, afin d’être aussi en concordance avec ma pensée profonde et mes idées neuves (je ne crois plus en la valeur sacramentelle de l’institution du mariage), je vais faire évoluer notre couple du statut de mariage vers celui de PACS.

Il va de soi que cela ne sera possible, de par la loi, qu’en passant par la voie du divorce. Mais, point n’est besoin, dans ce cas, de séparation et de décohabitation. Ce changement de statut peut s’opérer en douceur, sans esprit d’adversité, dans le respect de l’autre et par simple consentement mutuel.

Sitôt le divorce prononcé, nous nous « pacserons » ! La vie et les relations du couple resteront inchangées ; seul le statut et l’état civil auront été modifiés.

Je ne sais si cela constituera une première dans l’histoire des unions hétérosexuelles, mais les procédures,  pour sortir d’un état de mariage et entrer dans un état de PACS auront été légalement respectées.

Si  vous êtes juriste, vous vous interrogerez certainement sur les fondements de cette démarche. Cette voie de l’alternative est elle juridiquement possible ? Qu’est-ce qui pourrait stopper un divorce par consentement mutuel ? Qu’est-ce qui peut interdire à deux personnes divorcées de se "pacser" ? (puisqu’elles pourraient se remarier!).

(A lire prochainement : ma lettre au JAF sur la question)

DEMOCRATE

 

 

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 19:38

 Le mariage, institution qui oblige deux personnes à partager en permanence une coresponsabilité d’engagement réciproque l’une envers l’autre est devenu aujourd’hui un acte trop contraignant du fait d’un degré d’autonomie, pour chacune, jamais atteint auparavant, de l’égalité des sexes affirmée, de l’allongement de la durée de vie, de la fin des tabous sexuels (encouragée par le cinéma et autres media) et de la libération du « Moi » (ou développement personnel). Comment le mariage peut-il être tenable et durable dans un tel contexte ? …à moins d’être un héro ou un insensible.

Chacun vit un peu plus sa vie comme il l’entend, se sentant plus ou moins maître de son destin, de son avenir, de ses choix et actes. Aussi cela ne va pas sans engendrer de nouvelles formes de conflits dans tout ce temps de la durée de l’union potentiellement rallongée par cet allongement de la vie !

Si bien qu’il nous faudrait à présent concevoir, considérer le mariage comme un contrat à durée déterminée,  avec une « option long terme », plutôt que comme un contrat pour la vie (qui ne fait plus sens face à la réalité de ce siècle). Personnellement, je soutiens le concept de mariage renouvelable ou, pour les croyants, de renouvellement des promesses du mariage tous les 10 ans.  De ce fait, il pourrait exister des portes de sortie, de désengagement, autant de passages qui permettraient de se préparer à l’éventualité sans traumatisme majeur ou brutal. L’on pourrait se préparer à la désunion tout comme on le fait pour l’union. Je préconise cette méthode souple de désengagement, avec  consentement des époux (tout comme pour le mariage) et signature devant témoins. Ce contrat de désengagement serait officiel, ne s’appelant plus divorce et reconnu par la société. C’est la voie d’avenir pour ce nouveau siècle. Il mettrait fin à un nombre considérable de procédures en justice : seuls les notaires, services de l’état civil et avocats en cas de conflit sur les biens seraient alors concernés. Le divorce actuel, vécu pour nombreux comme une affaire de délit  (pour cause du passage obligé devant un juge) serait alors oublié pour ceux qui accepteraient d’attendre ces portes ouvertes de désengagement qui leur seraient offertes à échéances ponctuelles.

 

Car le mariage n’assure plus le facteur de stabilité familiale tel qu’il le permettait autrefois (les formes de la famille évoluent et se diversifient et les gouvernements  doivent en tenir compte pour l’égalité des ménages, et des chances,  devant les aléas et conditions de vie, plus ou moins précarisées  pour certains, comme c’est le cas avec les familles monoparentales).

Le mariage n’est qu’un acte de libre consentement pouvant perdurer ou s’abjurer, se dissoudre lentement avec le passage du temps. Il faut l’admettre (en vertu des principes de liberté et de droit des hommes et des femmes reconnus universellement par une majorité de pays) et permettre de défaire une union de deux personnes qui ne serait plus vécue dans l’esprit ni manifeste pour la société.

Eviter l’engagement du mariage est ce qu’il y a de plus raisonnable si l’on souhaite s’éviter tout effet de traumatisme ultérieur et ne jamais  connaître de conflit conjugal par la suite et surtout, ne pas avoir à trancher en ce qui concerne le partage des biens acquis en état de mariage (ce qui obligera forcément à devoir payer un avocat et un notaire).

Le mariage que l’on dit pourtant libre aujourd’hui (choix du partenaire, consentement des époux) ne constitue pas moins un état d’aliénation à autrui, qui plus est, une aliénation volontaire pouvant  nuire à son équilibre et santé mentale sur le long terme, plus il est vécu comme une contrainte avec le temps (lorsqu’on ne voit plus que ses obligations).

Pour cette raison, l’engagement dans le mariage doit se faire le plus tard possible, lorsque la personne est plus mûre pour en affronter les conséquences et est riche d’une expérience  de vie suffisante,  pour être certaine qu’elle fait le bon choix et qu’elle maitrisera mieux  les écueils sur le chemin de la vie en couple. Cela, pour son plus grand bien, naturellement.

Fonder une famille peut être source de bonheur mais nul ne doit sous estimer les responsabilités  liées à ce choix et les multiples contraintes qui vont en résulter. Car le bonheur du départ s’estompe progressivement sous l’influence des forces divergentes qui s’exercent et s’opposent immanquablement au sein d’une cellule familiale. Penser la famille en termes de bonheur est une vision irréaliste de l’esprit car la famille est à la fois source de bonheur et de malheur. Elle englobe les deux perspectives : elle est donc une structure à haut risque pour l’individu et son devenir.

Gérer seul sa propre personne, maîtriser ses sentiments, poursuivre son destin d’homme libre est la voie la plus épanouissante …car le lien familial entraîne une suite sans fin de soucis, d’impondérables et de pressions internes en tous genres auxquels personne n’est obligé de se soumettre.

La vraie liberté est celle d’indépendance conjugale ou de non adhésion au statut de conjoint ou d’époux. Donc : ne pas posséder de livret de famille : ne pas être répertorié sur ces registres là, qu’ils soient civile ou civils et religieux. Mieux vaut conserver sa liberté.

Le mariage, s’il survit, dans le contexte social de post –modernité, aura comme corollaire un nombre toujours grandissant de divorces (ou démariages), pour les couples,  après un nombre indéterminé d’années  de communauté de vie, et d’expérience du mariage.  Mais il doit coexister avec toutes les autres formes d’union et d’engagement (exclusivement entre deux êtres humains) pour ceux qui privilégient toujours cette forme d’engagement conjugal selon la tradition.  C’est cela la démocratie !

Et, pour conclure sur ce thème, je fais référence au nouveau Président des Etats-Unis, Barack OBAMA,  qui  vient tout juste de dire aux Américains : «  l’Etat ne doit pas se mêler des affaires intimes des personnes ».

DEMOCRATE

 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 01:38

L’homme du  21ème siècle doit-il encore considérer le contrat de mariage

comme un bienfait pour lui-même : doit-il encore se marier ?

A l’ère de l’égalité des sexes, du développement personnel, de l’avènement de l’individualisme, s’engager dans une relation à objectif durable avec l’un de ses semblables, même s’il est du sexe complémentaire au sien, son égal surtout et donc son rival potentiel, l’accepter dans l’intimité de son chez-soi, ne relève t’il point d’un pari utopique ?

Certes l’amour est à la fois l’essence et le moteur du mariage, mais dans le nouveau contexte ou environnement actuel  ayant vu les conditions et mode opératoire du mariage modifiés, si tôt éteint ce moteur de lancement, voilà que surgissent de nouveaux conflits : ceux des temps post -modernes.

Qu’est-ce qui prédispose l’homme à vouloir renoncer à une grande part de ses libertés pour s’attacher (terme biblique) à une autre personne en épousant à la fois la richesse mais aussi les défauts de cet autre ? Qu’est-ce qui pousse cet homme à s’engager pour toute une vie dans la voie des compromis et des contradictions, autant de freins à cet épanouissement qui eut pu être le sien dans le cadre d’une totale maîtrise et amplitude dans l’exercice de sa liberté ?

Sans laisser trop de temps à la réflexion, très vite de nouvelles contraintes familiales vont l’envelopper, conséquence de son acte. La famille va être le centre de préoccupations et de soucis de toutes natures aliénant une grande partie de l’existence de cet homme, juste pour s’être nanti de ce nouveau statut social !

A moins d’un drame inévitable brisant probablement sa vie (séparation ou divorce), il lui faudra au moins attendre que cette famille se soit émancipée pour que l’homme piégé par son propre consentement puisse enfin retrouver liberté et sérénité à l’orée du troisième âge. Mais le prix qu’il aura du payer lui laissera quand-même des traces indélébiles et cet héritage sera lourd de conséquences. La famille ira, de son côté, en se développant.

Jamais cet homme ne retrouvera les heures magiques du temps de sa jeunesse, de son indépendance et de sa quiétude d’avant le mariage. Au-contraire, il pourrait bien se trouver obligé à devoir contribuer à la compensation  financière de son ex-conjoint ou au soutien de sa descendance dans le besoin. Ce sont donc là des obligations sans fin ! Telle est la dure loi qui s’applique aux gens qui ont un jour osé le contrat de mariage. Qu’ils réfléchissent, car il est difficile de s’en défaire ensuite et cela a un coût !

Alors, j’insiste : qu’est-ce qui prédispose l’homme au besoin de se marier ? Son état de solitude passagère ?....Au milieu de la marée humaine parmi laquelle il vit. Un besoin d’affirmer et de sécuriser sa relation à autrui, de canaliser sa sexualité tout en la satisfaisant ? (sexualité dont il a quand même du mal à repousser les assauts durant le cours de son existence : exemple - aller voir ailleurs malgré).  Que de facteurs impliqués et déterminants dans ce désir de mariage et de stabilité (stabilité pourtant loin d’être garantie avec cet acte) !

Parmi  ces facteurs, il en est un autre, d’ordre sociétal cette fois, qui fait que l’on vit dans un monde de traditions, organisé en structures relationnelles, ritualisé de surcroît, qu’il est impossible d’ignorer, duquel il est très difficile de se soustraire tant les incitations, sollicitations en tous genres, aspects coutumiers, reconnaissance par les autres, pèsent sur notre « MOI » (ou ego), au point d’être parfois déstabilisants.

L’église encourage au mariage (en vertu de l’ordre du sacré et du divin), la société civile l’appelle de ses vœux (en vertu de la structuration des ménages, de leur officialisation et de la lisibilité des filiations), l’état : pour voir augmenter la courbe des naissances et pour une bonne éducation des enfants avec des parents responsables. Bref, rien n’échappe à cette pression extérieure et beaucoup y succombent.

Et pourtant ? Le bonheur intime de l’homme ne peut dépendre tout entier de, ou se résumer à, cet instant d’un jour unique et festif de sa vie, celui-là même où se posent déjà les germes des problèmes de demain ! Ce bout de papier signé en quelques secondes à-peine, devant témoins, ce moment gravé dans la mémoire collective, n’apporte en fait que les fruits du moment qui, comme tous les fruits, se consument avec le temps. A cause de ce contrat, bien des discordes vont devoir alimenter les séances des tribunaux par la suite et toute une progéniture en souffrir !

Alors pourquoi marier les personnes ? L’homme nait seul, dans son unité (pas en couple et sous forme de deux chairs) et il meurt seul aussi. Pourquoi dire alors que deux pourraient ne former plus qu’un ? Une simple vision de l’esprit ou un miracle du Saint-Esprit ? Le couple est l’union et non la fusion des corps. Pourquoi aliéner son existence à partir de l’âge mûr à une telle dépendance envers autrui et ne pas continuer de se construire et de s’identifier en suivant sa route en tant qu’être unique et individuel, et s’affirmer tel ?

Le mariage est un statut qui altère la personne humaine, la transforme et contrecarre son évolution normale, qui risque de modifier ses acquis comportementaux, de limiter son champ d’action et son ouverture aux autres (dans un sens plus large). La famille devient une cellule égocentrique et la société n’est plus qu’une juxtaposition de ces cellules. Les familles, pour se protéger, n’ont alors plus d’autre recours que de se constituer en communautés, lesquelles s’affrontent sur des idéaux ou des questions de ressources soumises aux lois du partage ou de la conquête.

Vous aurez compris que je ne défendais point le mariage en tant qu’institution alors que je loue les vertus du sentiment d’amour qui en est la base essentielle : paradoxe, oui ! Cet amour qui existe sous toutes formes : que ce soit dans le couple ou dans une société très humanisée.

Pour moi, le mariage est un contrat à haut risque, un projet de vie en aliénation consentie et partagée, une dépendance  pour la vie envers quelqu’un d’autre et dont la contrepartie est faible en termes de bonheur. Le mariage est une limitation de soi, une contrainte portant sur de nouvelles responsabilités, un assujettissement au sexe opposé dans le tout nouveau contexte d’égalité homme-femme.

Le comble suprême étant d’entraîner l’homme, avec le mariage, dans le rôle d’une ménagère bis ! Je n’ai, pour ma part, jamais demandé cela à la vie.

DEMOCRATE

 

 

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 02:36

Parmi  les maximes les plus entendues, il en est une qui est trompeuse quant à son affirmation. C’est bien sûr celle se rapportant au mariage et que tout le monde connait !

ON SE MARIE POUR LE MEILLEUR  OU POUR LE PIRE

Une analyse approfondie de cette phrase en 10 mots avec  l’approche philosophique me pousse aujourd’hui  à conclure qu’elle est totalement erronée et donc qu’elle n’a aucun lien avec la réalité.

Pourquoi ?

1 - Parce que le meilleur est un mythe et qu’il ne sera jamais toujours le meilleur tout au long de son mariage : il n’est qu’un concept d’objectif. Si le meilleur existe au départ, il peut s’effilocher très vite et s’il n’est pas tout à fait le meilleur, il peut aussi tendre vers cela avec le temps. Mais ce meilleur reste l’oiseau rare pour la majorité des couples, au cours de la durée de leur vie conjugale qui n’est pas un long fleuve tranquille : loin delà !

 

2 -  Parce que le pire n’a pas de raison d’être étant donné que si ce pire advient on peut l’écarter par une séparation ou un divorce. On n’est dès lors plus marié. On ne se marie jamais pour le pire (qui oserait penser cela en se mariant ?) et l’on n’a plus à supporter ce pire puisqu’on peut désormais l’écarter en rompant le lien matrimonial.

Mais si l’on veut quand-même conserver cette maxime, pour la forme, Il serait plus juste de l’énoncer ainsi :

ON SE MARIE POUR LE MEILLEUR ET LE PIRE

DEMOCRATE

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 17:28

Voici venu le temps des vœux. Cette année, j’ai choisi une simple lettre pour vous souhaiter les miens, très personnels. En effet, ne fêtant ni Noël, ni le Nouvel an, des traditions festives qui ne me concernent plus et qui ne m’intéressent plus, je n’envoie donc plus de cartes traditionnelles.

J’ai choisi de passer la période des fêtes de fin d’année seul à La Ciotat, loin de ma famille (lassé de la communauté de vie et n’adhérant plus à ces valeurs familiales auxquelles nous oblige le mariage). Au moins, cette fois, séparé de la famille, je peux être un peu tranquille, libre d’avancer dans mes lectures et sur mes ouvrages en cours de préparation. Je peux également méditer à ma guise, sans être dérangé par quiconque.

Trouvant trop frustrant et trop limité le concept de mariage, de foyer, après une expérience de 35 ans de vie commune, totalement insatisfait de ce mode de vie contraignant et surtout de devoir vieillir dans cet état, j’ai préféré prendre du recul par rapport à cette institution dont je refuse aujourd’hui de reconnaître l’intérêt et la valeur intrinsèque de ce type contraignant d’union que je pense rompre enfin dans un avenir proche.

Mon projet de vie (et ma priorité) est désormais celui de la liberté et non plus de vie en couple. Je suis actuellement en quête de mon appartement pour 2009, dans la perspective d’une séparation de fait ou de corps. J’ai émis pour la suite (probablement après 2 ans), le vœu  de divorcer, juste pour le plaisir de divorcer ! Cette année là ma femme et moi aurons tous deux pris notre retraite et nous pourrons alors vendre la maison. De ce fait, je retrouverai le bonheur auquel tout homme a droit et que je vous souhaite vivement, à Vous tous, pour l’année qui s’annonce.

Depuis ces dernières années, la montée en puissance et en autorité des femmes et surtout ce partage imposé de l’autorité par de nouvelles lois sur les droits de la  famille, sur l’égalité et le partage des taches domestiques, qui vont contre mon gré, font que les heurts et débats à ce sujet sont devenus plus fréquents que par le passé entre nous tous à la maison (où il n’y a que des femmes !). Dépouillé de mon rôle de seul chef de famille par les institutions, Je n’accepte pas de devoir être assujetti à 50% à mon épouse ! je n’entends pas continuer à vivre sur ce mode de vie familial, étant resté adepte du modèle patriarcal, le seul que je puisse reconnaître valable. Si je dois me plier au changement, dans l’esprit du mariage, alors vaut mieux le dissoudre tout court ! C’est une question de principe. Ces nouvelles lois sont donc les raisons principales qui m’ont poussé à en arriver là. Je tiens à conserver toute mon indépendance et surtout à ne pas devenir la « femme-bis » du foyer ! Je préfère de loin divorcer et conserver mon libre arbitre.

Mars 2009 sera donc pour moi le départ d’un nouveau chemin, à revers cette fois, au départ duquel je me débarrasserais de mon alliance enfilée le 16 mars 1974 ! Je regrette cet engagement aujourd’hui, car je ne pouvais connaître les conséquences de cette union concernant l’évolution du pouvoir des femmes sur le long terme et ignorait totalement que cela conduirait droit au malheur dans la vie domestique. Je ne suis vraiment plus heureux dans ce statut étriqué d’homme marié où l’homme se doit au service exclusif d’une femme exclusive, ce qui est contraire à sa nature profonde. Les lois concernant la famille ne se sont pas adaptées au  sens de l’évolution du couple ou ne l’ont fait qu’à l’avantage des femmes.

L’innovation, présente partout en matière familiale, d’éthique  ou de procréation, n’a pas été explicitement transcrite dans les textes, mais l’évolution s’est faite principalement au bénéfice de la femme et au détriment de l’homme hélas ! En effet, le contrat de mariage ne comporte pas encore de clause de rétractation et n’est pas conçu comme pouvant être résiliable sur consentement mutuel tandis que le divorce n’est toujours pas une procédure gratuite et coûte plus cher que le mariage.

Approchant l’âge de ma retraite, le troisième âge doit être pour moi celui du renouveau de soi : de la renaissance. Et puisque retraite il doit y avoir un jour il faut alors qu’il y ait retraite pour tout, y compris retraite du mariage. Je suis devenu indifférent à cette institution aujourd’hui et surtout je la vis comme une cause majeure de problèmes, contraintes, freins à ma liberté et contribuant au retour progressif du matriarcat !

Mes nouvelles fonctions dans la formation et l’action municipale (démocratie participative et organisation de colloques) vont me permettre de vivre en toute indépendance en 2009 et d’envisager le futur plus sereinement avec cette rupture du modèle de vie familiale, traditionnel et dépassé, le seul que j’ai pu connaître jusqu’à ce jour. Et puis, les enfants tous casés, nous ne sommes déjà plus cette grande famille de 6 et je ne peux m’imaginer vivre toute ma vieillesse en couple,  lorsque les humeurs deviennent changeantes au quotidien et se supporter mutuellement trop pesant !

C’est le moment opportun de se bâtir un nouvel environnement plus paisible.

Meilleurs vœux 2009 : santé, bonheur et réussite

DEMOCRATE

 

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Published by Démocrate - dans famille
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