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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 20:51

INDISSOLUBILITE  DU  MARIAGE  - HUMANAE  VITAE

 

Catholique, baptisé, j’ai lu dans la rubrique vocation, mariage d’un site de ma religion : les divorcés peuvent-ils communier ? Croyant et catholique, marié depuis 35 ans, j’ai souhaité ici expliquer ma propre vision de l’institution, qui diverge nettement de celle de mon église (c’est d’ailleurs mon seul point de divergence avec  elle et c’est dommage, je l’avoue)

 

En effet, je trouve de plus en plus de raisons de ne pas attacher trop d’importance au mariage aujourd’hui pour plusieurs motifs qui se défendent :

 

1)     Indissoluble ? (qui ne peut être rompu que par la mort de l’un) Mais pourquoi  donc   rompu ainsi? Par la mort : l’idée n’est pas optimiste ; la vision non plus !

 

Si donc le mariage peut être à son tour rompu par la mort, c’est qu’il n’est pas aussi sacré qu’on le pense, mais comme la chair (ou les chairs qu’il unit d’ailleurs ?) ?  Qu’il est terrestre et périssable !

 

Moi, je n’adhère pas avec ce concept que Dieu pourrait rompre notre mariage avec la mort aussi cela m’a révolté contre l’institution au point que j’éprouve aujourd’hui l’envie d’aller jeter en mer mon alliance, comme un symbole de rejet de mon mariage. Je n’aime pas le concept de couple unit sur terre et désunit aux cieux (expression de la BIBLE et prêche de l’église). L’acte sexuel entre mari et femme est tout aussi vulgaire et animal que celui entre personnes non mariées ou adultères (il est exactement le même ; une relation physique entre deux corps : où se situe la différence ?)

 

2)    Sacrement ? Pour moi, le mariage n’est pas un sacrement ; rajouté ensuite au dogme par l’église (uniquement) il ne fait pas partie de la liste et ne peut atteindre la valeur de tous les autres sacrements de l’église.

 

3)    –  Divorce et communion enfin : Pour moi, même si j’étais divorcé, j’irais quand-même communier car Dieu ne refuse personne à sa table, à son banquet : les pauvres comme les pêcheurs. Je n’ai jamais compris l’attitude de l’église face aux divorcés (et nous sommes des millions de catholiques comme moi qui ne comprennent pas ce comportement d’une église ….qui se dit Catholique en plus, car refuser la communion à un divorcé, c’est se mettre à la place de Dieu pour juger cette personne et lui dire : je ne te reçois pas à ma table, à mon festin avec Dieu ! Pourquoi ce mépris ?

D’autant plus que le ou la divorcé(e)  peut n’être en rien responsable d’un abandon ou d’un désir de changement de partenaire parfois.

J’aimerais bien voir mon église s’y pencher à plusieurs fois et revenir sur cette question.

 

4)    Catéchèse des parents : J’ai 4 filles mais je n’ai plus envie de les encourager sur la voie du mariage (pour raisons évoquées ci-dessus) et d’ailleurs, je ne pourrais jamais plus assister à une cérémonie de mariage de ma vie, même pas celui de mes filles si c’est la voie qu’elles se choisissaient un jour : en effet ce serait pour moi une reconnaissance « de facto » du mariage comme sacrement alors que je ne le peux (même si je me suis un jour marié à l’église, sans comprendre).

 

Peut-être aurez-vous du mal à me comprendre, mais le respect de mes croyances s’impose car je pense que Dieu ne nous a pas fait un cadeau avec le mariage qu’il rompt avec la mort !!

Eusse ce mariage été conçu comme un lien éternel, j’aurais reconnu le côté sacrement, la fidélité imposée et la puissance de cette relation, mais tel qu’annoncé dans les textes, ce ne peut être que décevant et vivre cet état toute sa vie est pénible car les hommes supportent de moins en moins les femmes aujourd’hui et vice versa, alors où est le cadeau dans cette fusion des genres ?

 

Pour moi, le meilleur aurait été que l’homme soit unique, sans différenciation sexuée. Ne serait-ce pas là où Dieu se serait trompé sur l’homme, en créant Eve pour Adam, en pensant que ce système « homme s’accouplant à femme » allait fonctionner alors qu’ils ont des psychologies extrêmes, témoin le nombre croissant de divorces sur terre aujourd’hui, qui n’est qu’insignifiant par rapport à ce que cela sera dans 30 ans, quand on aura mesuré toutes les conséquences de l’émancipation des femmes et de leur liberté leur permettant de vivre à la manière des hommes (à méditer).

 

DEMOCRATE

 

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 01:14

Et si je vous avouais que je veux divorcer, juste pour le plaisir de divorcer, vous allez en être sans-doute tout étonné. Mais c’est sans-doute cela qui me motive car je n’ai aucun grief à reprocher à mon épouse, absolument aucun.

Je veux, pour ma satisfaction personnelle, pouvoir défendre ma vision du mariage au tribunal : celle qui n’accepte pas le concept de la parité homme-femme dans son propre foyer. Pouvoir dire que je ne reconnais pas la loi de 1985 et m’en délier ainsi, en brisant mon mariage, puisque ce mariage n’a alors plus aucune raison d’être.

Je ne peux prendre au sérieux tout mariage dont la femme ne serait plus soumise à son mari (comme c’était le cas avant tous ces changements).

Si la femme a le droit de ne plus être soumise à son mari, il n’y a plus aucune justification au mariage, car égalité devient alors rivalité dans le fonctionnement même du couple, dans la gestion du ménage. De cela je ne veux point.

J’ai donc le droit de redevenir un homme non assujetti à 50% à mon épouse.

Si vous ne pouvez comprendre, moi je me comprends (et je sais que de nombreux hommes encore pensent la même chose, même s’ils ne le clament pas et ne se défendent pas publiquement).

La parité homme-femme ne peut être acceptable qu’au niveau social, dans le monde du travail, quasiment partout sauf pour ce qui concerne la cellule privée de la famille où seul le père reste décideur et hiérarchiquement supérieur pour la gestion des affaires de son foyer.

Si tel n’est plus le cas, il y a lieu de demander le divorce. Cela devient justifié lorsqu’on n’épouse pas la même vision car il ne pourra jamais plus y avoir d’entente entre les partenaires à ce sujet.

DEMOCRATE

 

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 22:46

La grande Question……que je me pose et que je vous pose !

Un jour, il y a bien longtemps, c’est vrai, je me suis marié dans une église, en Angleterre. J’ai épousé, dans le consentement, l’un de mes semblables, une autre personne : une femme. Elle devenait ainsi ma femme. J’ai signé ce contrat de ma main. J’ai donc pris cet engagement.

 

Seulement voilà, plus de trois décennies après, tous mes goûts, mes aspirations, mes désirs, ma façon d’analyser et de comprendre le monde ont changé. Ceux de mon épouse aussi, je pense. Nous avons également changé physiquement et ce n’est sans-doute plus le look qui pourrait aujourd’hui  déclencher le phénomène de première attraction.

Je n’ai plus du tout la même conception du mariage (dont par ailleurs je n’ai jamais réellement compris le sens véritable, ni les exigences, si ce n’est de croire qu’il pouvait être considéré comme utile pour la société), et je n’ai donc cessé de m’interroger sur le bien fondé de vivre en couple, y découvrant bien plus de contraintes et contrariétés que ce soi-disant bonheur annoncé et promulgué par tous ceux qui m’accompagnaient et m’encourageaient alors à entrer dans cette démarche.

La vie en célibataire eut sans-doute été une heureuse alternative mais alors je n’aurais jamais connu cette famille qui m’aime et qui m’entoure.

 

Pourtant aujourd’hui que tout ce brouhaha familial est derrière nous, j’aspire fortement à retrouver ma liberté d’antan, à un désengagement, bien que çà ne sera plus jamais comme au temps de ma jeunesse : j’en suis conscient et je l’admets !

Malgré cela, je veux vivre sans femme aujourd’hui : ne plus avoir officiellement de femme ; ne plus être considéré comme époux. Changer d’état civil, mais surtout de mode de vie ! Ne plus avoir à partager avec quelqu’un ma sphère privée ; garder mon intimité pour moi seul ; ne plus avoir de conversation en couple ; ne plus devoir faire de compromis envers une femme ! Bref : devenir plus libre et donc plus heureux, maître de mes décisions et seul à en porter la responsabilité.

La grande Question est alors : En ai-je le droit ?

S’il vous-plaît, réfléchissez-y un instant et répondez-moi : est-ce-que cela est bien dans mon bon droit ? Si ce n’est pas tout à fait le cas, c'est-à-dire si vous pensez que ce n’est pas un droit absolu, c’est donc que je suis assujetti au statut d’homme marié ! Vous pouvez me l’écrire dans vos commentaires en marge de cet article.

Car Vous êtes venus jusqu’à moi pour me lire, et je vous en remercie, alors j’aimerais bien recueillir votre avis sur cette grande Question ( ?) que je ne cesse de me poser ! Votre avis pourra m’aider à réfléchir davantage et, qui sait, peut-être bien à résoudre cet épineux  problème.

Je reprends… C’est donc que je suis assujetti à vie au statut d’homme marié !

A cela, je réponds : pourquoi devrais-je attendre la mort pour être libéré d’une condition qui ne me sied plus du tout ? Pour respecter la loi civile (mais rien n’y oblige plus désormais, avec le droit à la séparation ou au divorce), ou bien la loi divine ? Mais alors, que signifie le sens divin du bonheur qui devrait être un cadeau avec le mariage, et que faire du restant de ses jours ? Souffrir pour simplement avoir dit « OUI, je consens » à un moment désormais lointain et oublié de mon existence ? Le mariage serait alors un acte bien cruel en soi, clouant l’homme à sa croix de devoirs et obligations conjugales pour une seule parole dite, peut-être dans un moment d’égarement euphorique, provoqué par un sentiment non maîtrisé à l’époque. Je ne pouvais alors posséder la maturité d’esprit que l’âge et l’expérience m’ont donnée ensuite ! Ce fut peut-être de l’insouciance ou une totale absence de lucidité, comme je le penserais  plutôt ; un instant de saine folie !

Pourquoi alors ce genre de folie mériterait une telle punition, un tel châtiment divin : être obligé de mener commune vie quand le désir de revivre seul se fait si pressant ? Je suis né seul ; je mourrais seul à mon heure ; j’en déduis que j’ai également le droit de vivre seul maintenant.

La Femme est, selon la Bible, la cause de la tentation d’Adam. S’en libérer, c’est aussi s’écarter de son influence et de son pouvoir sur l’homme. Rendez-Nous notre liberté, afin de vivre de façon plus harmonieuse avec soi-même. Le couple est ce qui par nature s’oppose à l’harmonieux. Penser à deux est impossible. Penser pour deux est délicat. Echanger est souvent lassant, frustrant. Agir à deux est bien trop compliqué.

Retrouver la paix en son fort intérieur ne peut se faire qu’en rompant le mariage ou son impossible équilibre.

DEMOCRATE

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 16:38

Selon mon expérience de la vie    
Pensées profondes.

 

DEFINITION

J’en veux au ciel aujourd’hui pour avoir imaginé le « concept de couple » entre l’homme et la femme. Le foyer (et donc le mariage) constitue un lieu d’échange et de relations où s’exercent la pression, des influences diverses et une lutte constante pour le pouvoir : bref,  des situations conflictuelles sournoises ou exacerbées, concernant son mode de vie. Cela constitue pour l’homme une atteinte à l’intégrité de sa personne, le prive d’une part de sa liberté individuelle et le place en état de relative dépendance face à son épouse.

Le couple n’apporte pas de solution dans la quête du bonheur : au-contraire, il importe ses problèmes dans le lieu de vie des deux partenaires.

L’introduction du concept d’égalité homme-femme au sein du couple entraîne même un esprit de rivalité et de compétition larvée, malsaine pour la relation, ne pouvant que conduire à l’échec de cette dernière, peu importe à l’échéance de combien de temps. Cela me conforte dans mon opinion que la femme et l’homme ne peuvent se comprendre, s’entendre à deux, et surtout ne sont pas fait pour vivre en couple. Cela me confirme que le contrat d’union à vie ou de mariage est aujourd’hui dépassé et que le concept de couple, dans ce siècle moderne, évolue vers la multiplicité des relations au fil de la vie réciproque des deux partenaires.

DEMOCRATE

Octobre 2008©

 

  

Suffering of the concept of couple (inadequate to the evolution of the society) – according to my experience of life   
Deep thoughts.

 

DEFINITION

 

I am angry with Heaven, today, for having thought of the “concept of couple” between man and woman. The Home (therefore the marriage) represents a place of exchanges and relationship where occur pressure, various influences and a permanent struggle for leadership: in other words, a state of sly or acute conflicting situations regarding ones’ way of life! This constitutes for man an interference in the integrity of his person, deprives him from part of his individual freedom and puts him in a state of relative subordination to his wife.

 

The Couple does not bring a solution to ones’ quest for happiness : on the contrary, it imports its problems to both partners.

 

The introduction of the concept of equality between man and woman, within the couple, leads to a spirit of rivalry and hidden competition, damaging for the relation, which can bring to its failure, regardless how long it may take for that. This comforts my thoughts that man and woman cannot understand each other, cannot get on well together and therefore are definitely not made for living as a couple. This confirms to me that the traditional contract of union/ marriage for life is already out of date and that the modern century Couple moves on towards multiple relations across their reciprocal lives.

 

DEMOCRATE

October 2008©

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 00:55

Vient le jour

Sonne l’heure

De la mort, je n’ai pas peur

Elle est comme une âme sœur

Je suis né, donc je meurs !

 

Absurde  vérité

Absolue certitude

Ai-je bien mérité

La vie, sa servitude

D’être et d’avoir été 

La vie n’est qu’un prélude

 

Quand  je pense, quand  je pleure

L’idée de la mort m’effleure

Qui s’avance pas à pas

Sans grand bruit ni grand tracas

 

Quand  l’amour me fait si mal

Au fond de mon coeur blessé

Par celles qui m’ont délaissé

Penser la mort est normal

Quand de vivre on s’est lassé

Que le bonheur est passé

 

Quand mon âme se dédouble

Pour sonder son autre moitié

Je voudrais bien savoir pourquoi

Tant d’années vécues en couple

Et qui a voulu cette loi

La mort me le dira sans doute

Me libérant des contraintes

En prenant de moi pitié

Aussi n’ai-je aucune crainte

De la voir venir sur ma route

 

 

Vient un jour

Sonne l’heure

Où l’on perd l’amour

Et son leurre

De la mort, je n’ai plus peur

Elle est comme une âme sœur

Plus besoin d’une compagne

C’est  la mort qui m’accompagne

Serein pour l’éternité

Je saurai ma vérité

Que je n’ai su par la femme

Une vie durant

Mon cœur endurant

La brûlure de sa flamme

 

CHRISTIAN

Octobre 2008

 

 

 

 

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 04:27

Lettre à mon avocat

14 octobre 2008

Maître

Je souhaite vous soumettre un dossier à l’étude afin de soutenir auprès du tribunal ma demande officielle de démariage, courant 2009.

Marié en 1974 (35 ans en mars 09), je souhaite en effet mettre un terme à la vie conjugale et familiale que je n’apprécie plus du tout. Les nouvelles lois sur la parité homme-femme au sein du ménage n’ont jamais été de mon goût et leur introduction en 1985 sont subséquentes à mon consentement d’origine. Je n’ai jamais dit « oui » à ce type de relation conjugale, resté fidèle au régime patriarcal.

Or, il se trouve aujourd’hui que ce concept m’est devenu insupportable avec l’âge et que mon conjoint tient à affirmer avec une plus grande détermination et insistance son nouveau droit (que je lui reconnais certes) mais qui n’est ne s’accorde pas avec ma vision du mariage et du couple. D’ailleurs, j’ai très mal digéré le partage de l’autorité parentale, même si j’ai du faire hélas avec !

Je pense que je ne suis pas fait pour le mariage (dont je ne reconnais ni le sérieux ni le sacré, ni même la notion d’engagement à vie). Je le perçois aujourd’hui comme une atteinte à sa liberté et une contrainte inacceptable, dans le sens où la femme a été reconnue l’égale de l’homme, pour les affaires du ménage, ce qui affaiblit considérablement l’autorité du père et donne trop de pouvoir à la mère, à mon sens.

Dans de telles conditions, il ne m’est plus possible de continuer une existence de vie commune et la rupture est la solution idéale, dans mon cas.

Après avoir demandé au Procureur l’annulation de mon mariage pour un consentement qui ne correspondait plus à la réalité du mariage aujourd’hui, pour cause de tous ces changements intervenus dans les conditions matrimoniales (sans mon consentement),  comme cela n’a pu aboutir, la solution restante est celle du divorce immédiat. Je ne veux même pas entendre parler de médiation, prêt à brûler acte de mariage et livret de famille dans un même geste de rejet de cette regrettable et contraignante institution.

De plus, nous devons héberger ma fille aînée, mère célibataire avec un enfant de 3 ans, ce qui ne manque pas de créer dans notre foyer des tensions supplémentaires. La mise en vente du pavillon règlera donc toutes ces questions que la municipalité ne peut nous aider à résoudre. Je suis obligé de partager ma chambre avec ma femme dont je ne peux supporter les ronflements, n’arrivant plus à dormir.

Je pense avoir suffisamment de bonnes raisons pour demander au juge la dissolution de cette union malsaine. En effet, Je ne voudrais pas en arriver à faire grandir davantage le volume impressionnant des violences conjugales. Pour la paix du ménage, le divorce s’impose donc comme étant l’unique solution. Je ne suis pas quelqu’un qui désire trouver une solution de compromis ni à sauver son couple.


Dans l’attente de vous rencontrer, je vous prie d’agréer, Maître, l’expression de mes meilleures salutations.

DEMOCRATE

 

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 01:18

Souffrir d’amour

On vit une enfance paisible avec ses parents, sa famille, ses amis, ses copains, jusqu’au jour où le cœur s’’éveille, sans que l’on s’en rende compte, et voilà que nos comportements changent, que certaines de nos amitiés se fissurent et que nos yeux regardent ailleurs. La femme est apparue !

« Vous êtes normal, mon gars ! » : c’est ce que tout le monde va vous dire dans votre entourage ; vous êtes un homme et le désir et l’amour font partie de la vie des hommes, inscrits dans la nature humaine depuis l’aube de l’humanité! Oui mais voilà : vous ne savez pas que vous allez peut-être devoir souffrir pour cette vérité. Car, si la souffrance physique est visible et humaine, en revanche celle du cœur (ou de l’âme), moins apparente, peut se révéler bien plus dévastatrice sur le long terme, et vous laisser aussi des cicatrices à vie ! Est-ce donc bien de souffrir d’amour pour une personne de l’autre sexe ? Jusqu’où a-t’on le droit de souffrir pour « Elle » ? Jusqu’à quel point, jusqu’à quelle folie ...... cet Être mérite - t’il un tel sentiment aussi profond, aussi affirmé, à son égard ? C’est là qu’apparaît l’ambigüité. Souffrez-vous d’une douleur légitime ou plutôt de narcissisme dans lequel vous immergez inexorablement toute votre personne et que vous entretenez par le simple fait de souffrir ? Je ne me suis pas posé la question, jeune-homme ; j’ai souffert tout simplement.

Oui, j’ai souffert parce-que j’ai désiré très fort, trop fort sans-doute, ce qui n’était qu’une illusion. Car, si je me croyais alors mûr et capable de fixer mon choix pour une personne, j’ai été aveuglé par mes sentiments et n’ai pas pris le recul nécessaire pour poser de manière objective l’analyse et essayer de rester lucide.

Après la première rupture, mon tout premier vrai chagrin d’amour, je me suis mis à pleurer des nuits entières, inconsolable dans ma douleur, que ce soit avec l’aide de mes parents ou de ma sœur. Pendant de longs mois, je guettais le facteur, espérant chaque jour recevoir une lettre de ce pays où nous nous étions connus (et aimés) et chaque jour se ravivait la brûlure ardente au creux de mon âme ! Je peux encore parfois ressentir ses effets, dans un moment de déprime amoureuse ou de conflit avec mon épouse. Cette blessure a laissé son empreinte au plus profond de moi. Tous les objets, tous les lieux qui me rappellent cette histoire ancienne sont devenus mythiques, pour moi, comme si j’eus été obligé de les immortaliser ! 

La deuxième fois, ce fut à cause de ce que l’on nomme : le coup de foudre ! La « fille en blanc » m’est apparue une nuit sur la piste d’une discothèque (lieu que je ne fréquentais d’ordinaire pas beaucoup). Je la vis devant moi telle une Madone et l’éblouissement fut réciproque. Nos yeux, dès qu’ils se croisèrent, ne se quittèrent plus. Une force incroyable me  fit décoller de mon siège, moi le timide, pour me frayer un passage, écartant ses amies du moment et me plaçant face à elle pour danser ! Dès cet instant, nous allions danser en couple, les yeux dans les yeux, avec le sourire des gens heureux sur nos visages. Cette même nuit, nous ne formions plus qu’un jusqu’au matin, dans la pièce unique que j’occupais à Manchester! Les jours qui suivirent furent pareils à un conte de fée et tous les parcs des environs où nous allions nous promener ensemble, main dans la main, étaient  comme des jardins d’Eden. Le rayonnement de son visage avait donné un sens nouveau à ma vie quotidienne, pourtant agréable et bien remplie. J’aurais du penser, dans mon bonheur, que tout était arrivé trop vite, que ce que je vivais était trop beau, trop idyllique,  et que çà ne pouvait qu’aboutir à un désastre ! Cependant, là encore, j’étais prêt à vivre indéfiniment ma vie entière auprès de cette personne providentielle tant la force de cet amour qui me dominait était puissante. Je l’ai hélas poussée à conclure trop vite, trop tôt. Face au mur, aussi rapidement que le coup de foudre, elle s’est rétractée, réalisant soudain que celui avec qui elle s’était fâché  (et dont j’ignorais l’existence) comptait plus que moi dans sa vie. Tout a basculé dans ma vie à ce moment, comme si je tombais dans le vide, et je ne cessais de relire la douzaine de lettres qu’elle m’avait écrite le temps de ce court bonheur. C’est une religieuse, la mère supérieure de l’école de filles où j’enseignais alors, qui me remis la médaille du vaincu ou du salut !

40 ans après, cette histoire heureuse et douloureuse marque encore parfois mon existence et la « fille en blanc » fait son apparition, souvent pendant la nuit ! C’est alors comme si nous étions en plein jour dans un parc magnifique.  Point de paroles mais juste un visage d’ange.

Pourquoi cette souffrance (qui ne ressurgit que comme dans un beau rêve) perdure et me hante occasionnellement ? Si je la revoyais un jour, pourrais-je en faire le deuil ?

 

 

Pourquoi me suis-je mis à penser ainsi ? (la révolte intérieure)

Pourquoi me suis-je mis à avoir ces idées « dérangeantes » sur le mariage ?

 

Si je me suis mis à penser de la sorte, c’est peut-être à cause de toutes ces souffrances de l’amour, d’une quête du bonheur jamais assouvie. Je me suis mis à bâtir ce sentiment de rancune, peut-être plus encore envers moi-même qu’à l’encontre de celles qui n’ont pas répondu à mes attentes. Soit c’est qu’elles ne m’avaient pas compris, soit c’est parce qu’elles étaient trop jeunes ou trop incertaines pour s’engager ou bien qu’elles n’avaient pas les mêmes attentes au moment de notre rencontre. Il y a toujours une explication rationnelle en réponse à un sentiment qui ne l’est point.

Ceci explique sans-doute la « haine » que j’ai développée ensuite à l’égard du mariage en tant que force humaine qui vous conduit vers cet état permanent de recherche de l’autre, et de fusion avec, sans que vous n’y laissiez au passage douleur et amertume ! Aussi parce que la force du souvenir est comme un rappel permanent d’un état de vécu euphorique que vous ne connaîtrez jamais plus avec la personne impliquée. Alors, est-ce une vengeance de l’âme (ce qui serait très mal) ou une servitude ancrée à laquelle il est impossible de se soustraire, malgré toute la résistance qu’on y oppose ? Sans-cesse, ce souvenir heureux et malheureux revient m’éprouver de nouveau et parasite ma vie présente : combat de titans !

Tout cela m’a travaillé au point de voir en moi l’amour perdre de sa valeur, si bien qu’aujourd’hui : amour, fidélité, conjugalité, adultère, rupture, n’ont plus la même signification dans la perception que j’en ai, dans mon ressenti, et que je relativise tout, y compris l’importance et le sérieux du mariage.   

C’est dommage car j’étais parti dans ma vie d’adolescent avec la certitude de l’existence de l’amour absolu,  parfait. J’avais acquis la vision des romantiques et je rêvais d’une histoire à la Roméo et Juliette ou Tristan et Yseult. J’aurais du être plus réaliste et me dire que ces histoires là ont toutes été des histoires malheureuses. Ce n’est pas cet amour là que l‘on peut vivre avec une femme.

Cet amour humain « homme-femme » appartient à ce monde : comme lui, il est temporel, inachevé, imparfait et cassable. Il ne peut conduire au bonheur, et donc, le seul mariage de deux personnes ne peut conduire au bonheur.

 

La rencontre inattendue : le destin  ( ?)

Le destin du rail et le rail pour destin !

Le dimanche  09 juillet 1972 (jour du Seigneur !) marque une date historique de ma vie car c’est le jour où mon destin bascule sans que je le réalise immédiatement. J’étais allé à Londres passer le weekend avec la famille de mon ancien correspondant. J’enseignais alors en tant qu’assistant de français en Angleterre, dans une petite ville des Midlands : Tamworth. Partie des Midlands aussi, ce même weekend, Elle était allée voir son petit ami à Londres et tout ne s’était pas bien passé entre eux. Ce dimanche 9 juillet devait être pour Elle le jour de la rupture. Pour nous deux, c’était le jour du commencement !

Le jour ? Plutôt le soir ! Car, c’est sur notre chemin du retour que tout commence.

Marchant vers la gare, alors que j’avais un horaire de train bien précis en tête, je décide de prendre une dernière photo souvenir : la « Post-Office Tower » (Tour des Postes), l’un des monuments les plus hauts de la capitale anglaise . Comme il pleut souvent en Angleterre, j’avais pris l’habitude de partir muni de mon parapluie. Or, pour prendre la photo, voilà que je suspends mon parapluie noir à une grille noire longeant la rangée d’immeubles Victoriens, dans cette rue dont je ne me souviens plus du nom.

La photo prise, je n’ai qu’une idée en tête : ne pas rater le train et accélérer mon pas. Soudain, je réalise que j’ai laissé le parapluie sur la grille, alors que j’ai déjà fait la moitié du parcours me menant à la gare. Que faire ? Dilemme ! Ce n’était pas tant l’objet qui avait de l’importance, mais ma curiosité qui agissait, car je pensais que ce parapluie serait encore là à m’attendre sur la grille (noir sur noir, quel passant pressé aurait pu le remarquer et se l’approprier ou se serait encombré de la mission d’aller le déposer aux objets trouvés, là où justement l’on regorge de parapluies en tous genres ?) Non, mon parapluie était toujours là : aucun doute ! J’hésitais pourtant quelque secondes entre revenir sur mes pas et récupérer mon bien, ou prendre ce train que je ne voulais pourtant pas manquer.

Une intuition étrange (comme si quelqu’un me prenait par le bras et me disait à l’oreille : allons-y  pour l’option parapluie) me fit faire demi-tour jusqu’à la Tour !

Le temps de reprendre ce parapluie qui n’avait effectivement pas bougé, et de m’assurer cette fois que je ne raterais pas le train suivant pour Birmingham, j’étais de bonne humeur quand-même (je me souviens), sans-doute satisfait de n’être pas retourné sur mes pas en vain ! Je n’allais pas regretter cette décision banale.

Car le destin ne s’arrête pas là : sur le train suivant (que j’avais réussi à prendre), je décide de parcourir un certain nombre de voitures via le couloir central jusqu’à ce que je trouve la place qui semblait être la mienne, à côté d’une fille à l’allure naturelle et souriante. J’eus droit à un sourire d’accueil en m’asseyant. Ensuite ce fut l’offre d’un premier bonbon et la conversation s’engagea, mais inutile de vous en donner la tenue car je ne m’en souviens plus du tout. Seul le sourire reste dans ma mémoire ; celui qui m’a sans-doute conduit à lui proposer de partager un pot en gare de Birmingham, avant que chacun ne reparte vers sa ville satellite de résidence, dans les Midlands. Or nos deux villes se situaient aux antipodes : Stourbridge te Tamworth !

Mais voilà, la magie du pub s’opérant, la chaleur du premier verre et de la conversation aidant, ces premiers instants de curiosité réciproque et de découverte l’un de l’autre nous faisaient oublier nos montres jusqu’à ce que nous jugions  plus sage d’échanger nos téléphones et de se donner rendez-vous pour prolonger ce temps de conversation. La suite n’est qu’un enchaînement de rendez-vous, de sorties et de visites à sa famille. Le bonheur commençait à s’installer jusqu’à ce que je dusse regagner mon pays, mon contrat d’assistant de français au lycée s’achevant en ce mois de juillet 1972. Notre bel été sera pour l’année suivante : le temps des fiançailles, chez Nous en Provence, dans notre vieille bastide (aujourd’hui démolie). Car, entre temps, il y eut toute notre correspondance, et l’idée de se marier et de concrétiser ce début de sens à notre relation pour lui donner un avenir ne cessa de grandir. Elle répondit à ma proposition écrite de nous unir par une phrase du style « ce serait chouette ! » Cette fois, notre destin commun était scellé. La formalité du jour officiel de l’union, en l’église Sainte Marie et tous les Saints de Stourbridge, le 16 mars 1974 , n’était plus alors , comme je viens de l’exprimer, qu’une formalité de jour officiel.

Je ne savais pas encore, au temps de nos premiers rendez-vous et visites, que le rail Britannique, qui m’a permis de rencontrer ma femme, allait me donner aussi un job pour 21 ans de carrière ! (jusqu’à la privatisation).

Nos eûmes une lune de miel exquise qui nous conduisit jusqu’à Syracuse, en Sicile, en train, pour pouvoir continuer notre conversation sur de bons rails. Et puis j’étais devenu entre temps un cheminot de sa Majesté!

 

La force de l’amour

Voulant résolument faire preuve d’optimisme, je pense aujourd’hui que la force de l’amour humain est réelle, à condition de savoir l’exploiter. L’amour est plus fort s’il peut être partagé et la quête du partage doit toujours en être le moteur et l’objectif. Je dirais même qu’il ne faut surtout pas le rechercher à tout prix, mais rester en état d’éveil permanent pour l’accueillir lorsqu’il se présente. Car, il se présente au moment même où l’on s’y attend le moins, où on ne l’attend plus !

Ou bien il grandit en toute discrétion à votre porte, jusqu’à ce qu’il devienne évidence à vos yeux. C’est un pari sur le temps qu’il faut faire en restant toujours ouvert aux autres et prêt à les écouter avec la plus grande attention (au lieu de s’écouter soi-même).

La force de l’amour est égale pour tous, mais certains peuvent la laisser passer à deux pas, voire à un  seulement et à tout jamais, à moins que Dieu qui nous aime n’ait pitié et provoque cette deuxième chance providentielle (la troisième en ce qui me concerne ou l’unique : cela restera toute ma vie un mystère?)

L’amour nous attend et le chemin à deux restera quand-même difficile après sa rencontre, rocailleux parfois, mais vous passerez tous les obstacles car le lien créé ne pourra jamais se rompre…dans ce cas, vous entrez dans le domaine de l’intemporel. Vous aurez triomphé, abouti dans votre quête et la sérénité vous habitera jusqu’au dernier jour de votre vie. C’est aujourd’hui ma certitude en dépit des doutes qui  m’obsèdent et m’accablent parfois.

Bonne chance à votre amour cher lecteur ! Sachez que cette chance vous sera donnée, et que c’est vous seul qui la mettrez en évidence.

 DEMOCRATE

 

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 16:33

 

Chère  J.

En fait, je suis malheureux car tu es encore très belle ! Je m’en rend compte en te voyant de retour.

Mais, bien sûr, çà dépend des jours. Je comprends que l’on puisse paraître plus séduisant, plus rayonnant,  lorsqu’on est reposé. Après une journée de travail, tu  peux même paraître plus vieille que ton âge ! Je suppose que c’est pareil pour moi.

 

Or, je ne supporte pas le vieillissement du couple. J’accepte pourtant que la personne vieillisse…..mais vieillir en couple est absurde, puisque l’essence même de ce qui justifie le couple, s’est consumée. Un couple âgé qui se regarde ensemble dans le miroir peut se demander : mais qu’est-ce que nous faisons là encore ensemble à ce jour et qu’est-ce qui nous motive à vouloir ainsi vieillir ensemble ? Quel type de relation peut-on encore avoir, à notre âge ?

 

Je ne donne donc pas raison à l’état de mariage au-delà de la jeunesse, voire de l’âge mûr. Pour la vieillesse, mieux vaut l’isolement, la solitude (les oiseaux se cachent pour mourir !) Pour moi, mariage  =  beauté  =  jeunesse  =  famille, mais une fois tout cela passé, fané, mieux vaut rentrer chez soi, à la maison : c'est-à-dire disparaître ! Pas facile, puisque chez soi est en fait en même temps chez moi et chez toi, et que trouver deux habitats distants est une affaire d’ordre économique. Quant à scinder  un pavillon en deux logements distincts et indépendants est chose aussi compliquée si non plus que vouloir en chercher deux !

 Que peut bien se dire d’intéressant un couple qui ne peut plus faire de projet de vie, de projet d’avenir ? Or, nous en sommes rendus là aujourd’hui. Pourquoi se le cacher ?

Et puis, nous avons un problème insoluble à résoudre : celui de la parité homme-femme dans le couple et du rôle de chef de famille (dont même nos filles disent que je ne le suis pas !) L’égalité, la parité, dans le cas conjugal qui nous occupe, pose un problème  de fond. Si chacun peut diriger chez soi, c’est personne qui décide, d’où la situation de blocage que l’on rencontre aujourd’hui : plus aucune décision n’est prise (marasme, immobilisme total, absence d’initiatives) et c’est le cas pratiquement pour tout. Télé, jardin, maison, promenades, sorties ; tout a été abandonné chez nous, faute d’un vrai décideur !

Nous nous trouvons maintenant (du fait des nouvelles lois de reconnaissance du statut de la femme et de codirection du ménage ) dans une  situation nouvelle de concurrence  au sein de notre propre foyer et cela ne permet pas de progresser. Moi,  je te propose une idée nouvelle pour répondre à cet esprit démocratique et égalitaire qui doit aussi pouvoir se réaliser dans les familles. Un seul de nous deux décide, un seul chef de famille donc, mais au nom de l’égalité, chacun le sera à tour de rôle ! Chacun le sera pour une période de 6 mois, par-exemple. Ainsi, le principe d’égalité homme-femme est reconnu et respecté, mais dans l’absolu, dans l’instant, il n’y aura en réalité qu’un seul et unique chef de famille. Celui qui détient ce rôle en assume seul la responsabilité pendant son temps d’exercice.  C’est la seule solution pour sortir de la crise de façon juste et équilibrée. Faut se mettre d’accord pour savoir qui commence, qui sera le premier chef, tout simplement !

Si tu n’es pas d’accord avec  ce système, suggères-en un autre de différent et qui serait mieux. S’il n’y a  vraiment pas de compromis possible, alors on en tire la leçon et l’on engage une procédure de divorce à l’amiable pour ce seul motif de discorde, mais qui est capital. Comment voir différemment et quelle autre issue possible ? Crois-moi, je suis désemparé.

Christian

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 19:06

Quand le mariage

Vous engage

Vous ne savez où va le train

Ni combien votre beau cantique

Portera  de couplets,  jusqu’au refrain

Ni jusqu’où le faux  sonne authentique

De cela vous ne savez rien !

Vous êtes alors devenus sages

Libres comme deux oiseaux en cage

Vous êtres heureux de n’être plus tout seul

Et trouvé le bonheur tel que les hommes veulent !

 

 

Ah!  ya-ya- ya- ya !

Alleluia !

Ah ! ya-ya- ya- ya

Mama mia !

Tu m’as tendu la pomme

Tu m’as pris dans tes bras

Nous sommes la femme et l’homme

Mais qui nous comprendra ?

 

 

Sous la pluie et la tempête

Vous vous êtes  crus  à l’abri

Tout au creux de votre maisonnette

De l’amour, vous n’avez mesuré le prix !

Vous avez planté là le décor

Sous un soleil qui pour vous brille

Vous avez mis à l’œuvre vos corps

Pour faire grandir la famille !

 

 

Puis le train sans crier gare

S’est arrêté dans une gare

S’en fut  fini de votre fête

Au bout de la voie qui s’arrête !

Devant un faisceau d’aiguillages

Vous vous êtes donné des gages

Car c’est en ce lieu qu’on décroche

Et que l’on découple les broches

S’en fut  fini de l’attelage

Qui assemblait votre ménage !

 

 

Car il y eut ce long tunnel

Où vous n’avez plus pu rien voir

Vos baisers ont pris le goût du sel

Vous y avez jeté l’espoir !

Vos mots se changèrent en injonctions

Vous n’assuriez plus les jonctions

Vous n’étiez plus un seul miroir

Vous mettiez fin à votre histoire 

Vous vouliez partir à l’aventure

En prenant une autre voiture !

 

 

 

Train-train  du chagrin

Plus de « je t’aime »

Au quotidien

Matins et soirs !

Gaspillé tout ce grain

Que le temps essaime

Et puis plus rien 

Plus rien à croire !

Ah ! ya –ya-ya –ya

Alleluia !

Ah ! ya- ya- ya- ya

Mama Mia !

 

 

Je ne suis pas ton clone

Mais bien ton âme sœur

Tu m’as laissé « alone »

Tu as volé mon cœur !

Ah!  Ya- ya- ya- ya

Alleluia!

Ah! Ya- ya- ya- ya

Mamma mia !

 

 

Vous avez écrit tant de pages

Sans jamais faire trop de bruit

Puis vous avez plié bagages

De l’amour, plus goûté au fruit !

Que voulez-vous qu’on y fasse

Si vous avez brisé l’hymen ?

L’amour humain comme tout passe

Et vous devez lui dire : Amen !

 

 

Train de couple

Train d’enfer parfois !

Rien n’est souple

Sur ce chemin de fer

Train de couple auquel l’on croit

C’est comme un chemin de croix !

Car vous le savez bien

Ou bien je vous le dis

Que le mariage

Est un bagage

Que l’on n’emporte pas

Au paradis

Et que ce précieux lien

Est voué au trépas !

 

 

Tu es venue, douce Eve

Calmer mes rêves fous

Je t’ai donné ma sève

Une famille à nous

Ah ! ya-ya- ya- ya

Tu m’as donné la pomme

J’ai croqué comme un homme

Mama mia !

Maaaa -Maaa -Miiiiaaaa !!

 

CHRISTIAN

Septembre 2008

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 01:19

Le couple et la famille sont-ils une fin en soi ?

 

Entre le désir de quitter mon épouse et famille pour aller vivre seul quelque-part ailleurs qu’au foyer et l’amour qui m’y attache, mon sentiment oscille sans cesse, à la manière d’une balançoire !

 

D’un côté, je me suis engagé un jour dans le mariage et la vie en couple, devenu famille, et ne peut nier qu’il n’y ait eu du bonheur à vivre cette expérience, et de l’autre, j’aspire aujourd’hui à me défaire de ce mode de vie collectif afin de pouvoir goûter à la quiétude de la vie en solitaire et de m’adonner aux vertus de la méditation personnelle.

 

Je pense que la principale  problématique du mariage réside dans son aspect « engagement à vie ».

Un engagement à vie n’est pas une bonne chose car cela restreint systématiquement les possibilités  de connaître un autre modèle d’existence, autre que celui avec un conjoint et des parents et enfants à ses côtés.

 

Vous allez sans-doute penser ou me dire que c’est de l’égoïsme. Pourtant, si le conjoint vous aime tel que vous êtes (ce qui devrait être l’idéal),  il peut alors comprendre et accepter vos motivations et ce nouveau choix.  Chaque personne, dans un couple, conserve son entière personnalité, son individualité et ses divergences et, à un moment donné de sa vie, même après avoir longtemps vécu dans un état matrimonial, peut soudain désirer autre chose. C’est certes hors normes mais cela colle avec le principe de la liberté applicable à chaque être humain.

 

« Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni », telle est la recommandation. C’est vrai, mais l’homme qui est pris dedans, qui vit cette situation et pense parfois devoir subir cet état, plutôt qu’en bénéficier, a le droit de décider pour lui-même de la façon de conduire sa vie. S’il agit contre son for intérieur, alors il ne peut atteindre la plénitude et souffre de frustrations, lesquelles ne sont pas épanouissantes pour son entourage. Je crois, dans ce cas, qu’il est mieux, pour lui, comme  pour ceux qui l’entourent, qu’il se sépare !

 

Qu’il se sépare d’avec son propre couple et famille, s’il s’estime ainsi libre car l’homme ne peut vivre pleinement et surtout perpétuellement sous le poids de la contrainte.

L a famille n’est pas, pour moi du moins, une fin en soi. Le couple,  qui je le rappelle est conçu pour le bonheur terrestre  uniquement, selon la pastorale de l’église, n’est pas une finalité absolue, un principe crucial pour la fraternité entre les hommes et pour l’humanité entière.

 

Je ne demande qu’une chose : rendez-moi ma liberté et libérez-moi du conjoint et de la famille puisque je ne puise pas là le vrai bonheur !

 

DEMOCRATE

 

 

 

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