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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 22:51

 Lettre à l'avocat

Cher Maître

Après avoir tenté une procédure d’annulation de mariage en  vain (après 35 ans de vie conjugale), il apparaît malheureusement que je n’ai pas d’autre issue que de demander le divorce.

Désirant engager courant 2011 une procédure de divorce et que ces formalités ne s’éternisent pas trop, sachant bien que les tribunaux en sont encombrés, je  souhaite en préciser ici les grandes lignes permettant de rendre la chose plus facile et votre travail d’intermédiaire moins compliqué.  

D’abord la raison est toute simple : la vie conjugale ne me convient plus. Arrivé à l’âge de la retraite, je ne souhaite plus vivre avec une femme au foyer et ne plus avoir affaire à une femme pour toutes décisions à venir concernant ma vie personnelle. Sous la nouvelle norme de l’égalité, le couple, pour moi, n’a plus aucun sens car l’affaire devient ingérable pour l’homme, déchu de son autorité première. Si j’adhère à la nouvelle règle de parité homme-femme dans la société, je ne la reconnais cependant pas valable au sein du foyer domestique, surtout dans le cadre du mariage, la jugeant de facto inapplicable. Dans ce cas, vaut mieux rompre avec la vie conjugale et s’en dégager plutôt que de poursuivre avec ces nouvelles contraintes instaurées par la loi.

Désirant de ce fait reprendre ma liberté absolue et indivisible,  je reste très ouvert à vos propositions  de règlement à l’amiable ou, comme on dit, de rupture par consentement mutuel. Pour moi d’ailleurs, le fait d’avoir instauré cette parité dans le couple constitue ensoi une altération du lien conjugal imposé de l’extérieur. Pour cause de tous ces changements, je veux saborder mon mariage.

De toute façon, je n’aime pas du tout la vie de famille.

 

Dans cette perspective, Je m’engage de ce fait à régler toutes les dettes du ménage unilatéralement ainsi que les dernières traites du pavillon acquis conjointement, avant que ne soit entamée la procédure du partage des biens.

 

Je suis prêt à acquitter une pension alimentaire pour notre seul enfant majeur encore étudiant.

En  ce qui concerne une indemnité compensatoire à verser à mon ex compagne, celle-ci risque d’être aléatoire, étant donné que d’ici un an, nous serons tous deux à la retraite et qu’à ce jour ni ma femme ni moi ne savons ce que seront nos revenus.

 

En vous remerciant de bien  vouloir m’accorder un entretien pour débattre avec vous de la question

Du partage des biens (faut-il en produire un inventaire ?) et des questions de compensation.

 

Veuillez agréer, Maître, l’expression de mes meilleures salutations.

DEMOCRATE

 

 

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:15

 

Qu’est-ce qui pousse tant les hommes et les femmes à encore vouloir se marier à notre époque ?

Pourquoi les hommes en ont-ils encore le désir alors que les femmes, ayant conquis  plus de  libertés, d’autonomie, voire d’indépendance même  par rapport aux pesanteurs des cercles sociaux du passé, vont, une fois passé contrat,  un jour ou l’autre leur poser problème, au point qu’ils regretteront sans-doute leur engagement ?

Le mariage au long cours, en notre siècle, devient une tendre mais douloureuse utopie. Il n’a plus lieu d’être un objet de discorde pour qu’ensuite ses vagues d’échecs viennent encombrer les tribunaux.

Personne ne peut plus avec grande certitude s’engager à vie dans cette voie. Pourquoi ?

C’est tout d’abord la conquête de nouvelles libertés, d’une nouvelle autonomie professionnelle et financière pour les femmes qui fait qu’elles sont devenues des décideurs incontournables dans le couple, privant le mâle de bien de ses pouvoirs décisionnels historiques (alors qu’il restera toujours un mâle qui, lorsqu’il voit son esprit d’initiative bridé ou contesté par son alter ego, entrera alors inévitablement en conflit ou en détachement). Cela  ne peut que nuire à la longévité du couple et au  pacte conjugal. C’est sans appel et l’actualité le confirme chaque jour un peu plus, sauf dans les cas où les rôles s’inversent, là où l’homme s’oublie dans une sorte de féminité bis au sein du foyer ! Cette égalité est à la base du changement de mœurs et de comportements auquel l’on assiste aujourd’hui au sein des familles, si bien que celle-ci finit par imploser. Le concept de ménage a de ce fait évolué, entrainé dans ce tourbillon d’un nouvel existentialisme où chacun des membres doit veiller individuellement à son propre épanouissement, au point que cela prime sur le bien-être collectif.

C’est le modèle vers lequel  nous tendons, encouragé à s’y conformer par les médias  notamment.

Fonder une famille devient une aventure hasardeuse, incertaine, car le poids de la société moderne, l’instabilité du monde du travail, ne garantissent plus la sécurité, et avoir à charge de longues années durant d’autres personnes dans son foyer est un risque trop grand, la cause de problèmes insurmontables parfois, l’enlisement peut-être dans la précarité ensuite.

 

Le couple est aujourd’hui une source de frustrations à venir. Adolescent, l’on apprend à se libérer progressivement de la tutelle de ses parents, à s’autogérer ensuite, à s’assumer en tant que jeune adulte. Et l’on y parvient de plus en plus tard, tant pour les jeunes les conditions de démarrage sont devenues un parcours du combattant.

Alors, pourquoi donc vouloir se marier et reconstituer un cercle familial où toutes les difficultés que l’on a éprouvées avec père et mère, frères et sœurs, vont réapparaître différemment, parfois plus violemment, dans un état de conjugalité  égalitaire et ingérable ?

S’engager, c’est s’enfermer dans une nouvelle sphère conflictuelle, du fait de l’égalité homme-femme, de cette dualité, et croyez-moi, l’homme a plus à perdre que la femme dans cette situation.

Le contrat d’exclusivité que scelle le mariage va le priver d’autres horizons, d’autres ambitions, le recentrant sur le cercle commun et étroit de la famille, encore plus restreint et contraint du fait de l’égalité légale, le privant de plus d’ouverture et de temps à consacrer à son activité sociale pourtant plus large et plus enrichissante. Le temps de la lune de miel écoulé, la réalité de ce vieux conflit d’intérêts homme-femme reprendra le dessus et génèrera la discorde (et la violence conjugale, phénomène contemporain expansif).

Non, l’état marital n’est pas bon dans le contexte de notre siècle et surtout, très désavantageux pour l’homme. L’épouse va lui demander de s’occuper aussi des couches bébés  et il devra peu à peu se détacher de ses amis, accaparé par une kyrielle de devoirs dits domestiques. Or ce n’était pas tant le cas autrefois, mais çà devient un peu la règle aujourd’hui,  hélas pour l’homme !

Or, le « domestique » n’apporte rien de bon pour l’homme (si non de le féminiser un peu plus !) d’où cette grande lassitude qui s’installe dans le couple  lorsque la famille s’agrandit et surtout avec l’avancée en âge des partenaires. Cette lassitude se produit de plus en plus tôt de nos jours. Plus vite que la femme, à l’instinct plus  maternant, l’homme se lasse de cet enfermement.

De tous les cercles sociaux, parce qu’on ne l’occupe qu’à deux, en face à face et sans arbitre, le couple est de loin le plus fragile, le plus difficile à assimiler, à intégrer et surtout à durer. Alors, mon conseil aux jeunes est celui de ne pas s’engager  dans un concept qui, au départ certes, séduit, mais qui n’apporte pas dans sa finalité autant de bonheur qu’on se l’imagine !

La vie à deux est éprouvante et n’est pas ce qu’il y a de mieux et surtout le mariage fait courir un trop grand risque de déceptions et peines à venir, car si l’union ne tient pas la route, il y aura toute la lourdeur des procédures de divorce inclues dans ce type de pacte, pour pouvoir s’en défaire, alors que cela pourrait être naturellement évité en ne pas s’engageant.

L’homme et la femme sont aux antipodes psychologiquement et, pire encore, la femme ayant voulu atteindre un niveau d’égalité parfaite avec l’homme, jusque dans l’alliance, l’homme qui se marie se trouve désormais  contraint  d’accueillir en son foyer un rival potentiel en l’épousant. Cela ne devient apparent, certes, qu’après quelques années de vie commune, temps plus ou moins long selon les efforts de conjugalité de chacun pour maintenir le cap avec son vaisseau qui ne cesse de dériver.

 Mais après, l’homme devra choisir entre la guerre déclarée ou la frustration silencieuse.

Pensez-y : jusqu’à  la minute même où vous allez signer un tel pacte, il n’est jamais trop tard pour se rétracter.

 

Mars et Vénus n’ont jamais été faits pour s’entendre, mais juste pour pouvoir perpétuer notre espèce, si non notre genre aurait été unique et les sexes n’existeraient pas. La nature l’a voulu ainsi mais si elle avait besoin de s’exprimer ainsi, quelle soit pensante ou non pensante, elle n’avait pas semble- t’il intégré au départ, la notion conflictuelle que son concept ou sa force pouvait occasionner.

DEMOCRATE

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 20:58

Pour moi, l’égalité entre les hommes et les femmes ne peut exister pleinement. Et si le postulat que l’on pose aujourd’hui est le contraire c’est que l’on ne s’est pas questionné suffisamment sur son fondement car il est faussé au départ par une réalité humaine incontournable depuis nos origines.

Éliminons d‘entrée la question des droits. S’il s’agit d’établir le principe d’une égalité des droits, alors dans ce domaine, et uniquement ce domaine, j’acquiesce et rend justice à tous ceux qui le soutiennent et qui le défendent.

Mais une égalité parfaite est impensable ; pourquoi ? Parce-que si la grossesse, et donner naissance au petit d’homme, est une expérience de vie unique et valorisante pour la femme, l’homme ne se trouve plus à égalité avec Elle dans ce domaine, privé depuis toujours et peut-être à jamais de ce grand privilège (qui ne lui a pas été accordé par la nature et son évolution ou par les cieux, selon sa croyance !). L’Homme ne peut savoir ce que porter son enfant et enfanter signifient, au sens physique du terme.

L’Homme, passe au second plan dans ce miracle de la gestation humaine qui ne peut s’opérer qu’au centre du ventre de la femme.

Une égalité parfaite aurait été que l’homme et la femme puissent chacun être donneur de leur semence et être porteur d’embryon humain ; que dans le couple ils puissent décider conjointement qui allait porter leur enfant, qui le premier, qui le second, alternant ainsi leurs grossesses respectives et ne faisant plus supporter au même cet état malgré tout, éprouvant.

Faire naître à tour de rôle leurs enfants eut été plus équitable sans-doute, et aurait consolidé davantage les attaches familiales. De plus, chacun aurait mieux compris les épreuves de vie de son conjoint. C’est mon opinion. Parviendrons-nous un jour à cette révolution dans le cadre de notre évolution et des progrès combinés des sciences biologique et technologique ? Le processus d’égalité sera dans la bonne voie alors.

Cela n’étant pas encore ainsi fait, l’homme n’est en fait plus l’égal de la femme au plan de la procréation, face à la puissance de la transmission de la vie. Tout juste s’il y contribue, parfois sans même l’avoir voulu, dans son élan d’assouvissement personnel et égoïste !

Quel écart entre une seconde d’éjaculation intense dans le ventre d’une femme  et 9 mois de découvertes, de sensations nouvelles et de transformations radicales dans ce même ventre !

Il ne peut donc y avoir égalité parfaite entre Hommes et Femmes et le terme de complémentarité est plus approprié, mais en aucun cas synonyme d’égalité.

La nature ne nous a pas conçus sur ce modèle de stricte égalité telle que nous la souhaiterions, alors pourquoi donc les hommes s’acharneraient-ils à vouloir l’instituer en toutes choses ? C’est aller contre nature et engager la société sur la pente d’un fonctionnement dysharmonique, fondement de conflits, névroses, insatisfactions, frustrations,revendications et drames humains au final.

Conservons donc l’ordre des choses tel que l’a voulu ou imposé la vie.

Si l’on arrive un jour à faire que l’homme puisse porter son enfant (pour soulager la mère de trop de grossesses successives par exemple), ou bien à maîtriser l’exo-genèse,  non seulement la courbe des naissances remontera, ce qui sera bon pour nos pays, mais l’égalité absolue entre les sexes aura été conquise et plus rien ne différenciera les genres ni leurs droits réciproques.

C’est pourquoi, au nom du principe de l’égalité hommes femmes, et en tant qu’homme, je soutiens la recherche génétique tendant à aller dans cette voie de l’avenir, ce qui à mon avis, pourrait constituer l’avènement du 22ème siècle et

la coutume du suivant. Et La question des couples de même sexe n’interpellera plus personne dans la société de demain.

S’en suivront une révolution dans les esprits, dans les mœurs et dans les législations de tous pays. Cela, ce n’est pas nous qui le verrons, mais nos descendants. Je n’aurais fait que l’annoncer.

Je ne dis pas que ce ne sera pas sans accidents, sans abus non plus, ni sans conséquences, mais peu à peu, les lois viendront réguler (comme elles l’ont toujours fait) ces nouvelles approches et méthodes de participation à la transmission de la vie et à la grande aventure de notre humanité. Que d’eaux auront coulé dans nos fleuves terrestres depuis nos ancêtres Adam, Abraham et Moïse !

DEMOCRATE

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 00:12

Quand il m’arrive de me disputer avec ma femme, il se peut que je décide de ne plus lui adresser la parole de 3 jours ou de ne plus répondre que par Oui ou par Non à ses questions ! Quelques gestes suffisent alors pour se faire comprendre. Bon, disons que j’appelle çà : « Bouder sa Femme » ! Ce n’est pas bien méchant ; je trouve cela même un peu amusant, car les gestes, tout en étant porteurs de sens, peuvent s’avérer parfois comiques ou ridicules, un peu comme un grand numéro de mime, à la Marcel Marceau (vous vous souvenez ?)

Or quand je dis que c’est drôle, ma femme, Elle, trouve que ce n’est pas amusant du tout ; Que nous ne sommes plus des enfants pour bouder de la sorte et se bouder mutuellement ! Si bien que c’est cette discussion qui devient alors objet de discorde,   et que là, oui, moi je trouve cela plus du tout amusant !

Qui de nous deux a raison ? Je pense sérieusement que ma femme n’a pas le sens de l’humour, ou alors c’est que notre humour est complètement différent (l’humour de l’homme et l’humour de la femme pourraient-ils constituer une différence de plus entre les sexes) ! Quoiqu’il en soit, l’on s’aperçoit qu’il est  très difficile pour qu’une femme et un homme communiquent dans l’allégresse et la joie ! Chacun attend le faux-pas de l’autre. C’est sans-doute ainsi que nous existons. Un couple sans conflit serait bien trop ennuyeux à vivre.

Alors, parole ou silence, petites bouderies et câlins de pardon font également parties de ce jeu qui se joue à deux dans le temps d’un mariage, et à plusieurs, dans une famille.

DEMOCRATE

 

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:11

Le mariage est un jeu. Le couple est fait pour jouir et pour se jouer la comédie. Le mariage ne doit pas être pris ni vécu trop sérieusement sans quoi il devient très ennuyeux.

Jouer la comédie fait partie de la vie de couple. La violence psychologique fait partie des ruses intellectuelles qui s’appliquent à la comédie des genres et, en ce sens,  est  l’une des pièces maîtresses de  cette comédie, partie intégrale de  la vie des ménages. Car il faut bien utiliser ce subterfuge parfois au sein du couple pour arriver à faire entendre raison à l’autre. Il faut bien, si l’on veut que çà fonctionne que la raison de l’un ou de l’autre l’emporte, mais je suis d’accord : au nom de la parité, ce ne doit pas être la raison du même à chaque fois !

L’on peut bien bannir la violence conjugale physique mais il nous faut toutefois accepter une forme raisonnable de violence psychologique entre époux,  sans quoi un couple ne serait plus qu’un bloc de marbre sans  vie ni réactions. D’ailleurs, point de faiblesse plus féminine que masculine dans ce petit jeu : les femmes ont la possibilité d’égaler leurs hommes dans l’utilisation de la violence psychologique, alors pourquoi donc la rendre hors la loi ? Moi je réponds plutôt que j’aime le jeu de la psychologie au sein du couple, du mi-caché, mi-ouvert et je dis plutôt au législateur : gardez-vous loin des affaires du ménage qui ne sont pas votre « business » !

L’art de la subtilité est ce qui permet de donner vie à une relation conjugale et de l’animer.

Vouloir réprimer la violence psychologique c’est comme si l’on voulait tuer le couple, tout simplement. Et puis, comment définir avec précision les limites de cette violence psychologique ou  de ce qui pourrait n’être que de la moquerie ou même des plaisanteries ironiques ?

Là, nous plongeons dans le ridicule de vouloir traiter le couple humain comme des petits enfants encore sur le banc de l’école ……de la conjugalité, cette fois!!

Et puis quoi d’autre ensuite ??

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:38

Un deuxième jour j’ai obtenu la grâce d’être touché par l’amour. Elle m’est apparue et j’ai ressenti la présence de l’amour en moi. J’ai été comme transporté, soulevé, dans la fraction de seconde de cette apparition, à l’instant même où nos regards se sont croisés.  Pourquoi ? Par cette rencontre soudaine et inattendue, je suis entré dans la connaissance si non de l‘amour, du moins de son existence réelle, tout comme si je pouvais y enfoncer tous les doigts de mes mains ! Le temps, les jours, les heures et les secondes aussi étaient suspendus à cet état sublime et ne purent que me persuader de cette évidence.

Elle était là, enfin présente dans ma vie, celle que j’avais espérée sans le savoir. Elle était la certitude vivante de l’Amour. Amour divin ou amour du divin en Elle ? Qui pourra me le dire tellement ce que je pouvais vivre, jour par jour, était source de joie et de grand bonheur intérieur, comme si un autre monde existait dans mon corps. Elle était la preuve de ma réalité, de mon existence, l’enthousiasme à la fois porteur et dispensateur de bien-être environnant tel que nous le recherchons sans cesse inconsciemment et tel que nous l’idéalisons tous.

En réalité, l’autre est souffrance car tout amour révélé en soi est aussi porteur du germe de la souffrance, une mystique évidence. Notre amour d’humain a ses limites (terrestres) puisqu’il nous faut l’accorder à deux à perpétuité pour lui donner un sens divin, ou si cet accord n’est plus possible que pour un infime intervalle de notre temps de vie, c’est qu’il se dissipe dans la temporalité des êtres. Mais la souffrance qu’il génère, elle, peut ne jamais se dissiper, car c’est bien la marque de l’amour qui reste en vous et qui lui ne peut mourir si c’est vraiment cette partie d’amour éternel qui est venu envahir votre âme.

Voilà pourquoi l’amour est synonyme de souffrance et qu’il est plus fort que la volonté humaine. L’amour ne se maîtrise pas. L’amour n’est donc pas le bonheur total .

Pourquoi l’homme normal est-il attiré puis subjugué par son semblable opposé ? Pourquoi satisfait-on l’amour en épousant autrui ? (on le veut pour soi tout seul, et avec soi). Force de la nature, la sexualité vient aussi troubler le sentiment amoureux et nous travaille en permanence, pénètre notre esprit, si non l’on aimerait autant les hommes que les femmes et on les désirerait pareillement ! La sexualité vient rompre les équilibres fragiles de notre personnalité, les bousculer, attise la rencontre, la convoitise de l’autre différent plutôt qu’elle n’apaise l’être intérieur. La sexualité est une force qui fait obstruction à l’amour. Tout aurait pu être sexué dans l’univers, sauf l’homme, la paix des âmes en aurait été plus certaine.

Si j’avance cela, c’est parce-que je conserve de mon expérience de l’amour une douleur ardente qui ne peut guérir. Je ressens l’amour comme un agresseur qui vient perturber sans cesse mon existence, la déstabilise et me poursuit inlassablement depuis mon adolescence. L’amour me laissera  - t’il vivre en paix un jour ?

Hélas, le lien conjugal paraphé, les êtres agrafés de la sorte, l’histoire écrite d’une expérience vécue de couple, montrent bien qu’à deux ou seul, ni l’une ni l’autre façon de vivre ne permettent de toucher au bonheur. La clé de ce trésor ne nous appartient pas ; serait-elle celle du ciel ?

L’homme est seul face à la vie et, qu’il reste seul ou se prenne une compagne, il continue de rester seul quand-même, face à sa destinée.

Mi-heureux, mi-tragique, l’amour ne règle rien à la quête du bonheur, d’ordre spirituel. L’amour est un produit indomptable de l’âme, une maladie peut-être ; dès qu’on croit le tenir, il nous fuit ! L’amour est comme une essence volatile. L’amour est source de malheur. Voilà pourquoi je conclus que la vie de couple est inconvenable à l’homme moderne et que le mariage ne correspond pas à sa vraie nature existentielle et ne peut en rien satisfaire son esprit. De ce fait, je ne défends donc pas le mariage, mais le désapprouve plutôt.

DEMOCRATE

    

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:25

 

Conçue à partir de la côte d’Adam, la Femme est un être de deuxième rang. Même si elle est à l’image de l’homme et doit être considérée par lui comme son égale, il n’en reste pas moins vrai qu’elle se situe au deuxième rang dans l’ordre de la création, l’homme restant son aîné en quelque sorte.

Dès lors, partant de cet état de fait, toute la perversité qui s’exerce aujourd’hui dans nos sociétés modernes, dans le vouloir absolu de modifier le droit des femmes afin qu’il soit identique à celui des hommes, constitue la cause profonde de maux nouveaux qui peu à peu les déstabilisent. Cela soulève des obstacles au développement harmonieux  et humain lorsque les femmes veulent se mettre à la place des hommes, lorsqu’elles veulent l’égalité  absolue voire prendre le pouvoir ou dominer à leur tour, au lieu de rester dans un rôle d’égale dans le strict respect de la complémentarité.

Hommes et Femmes égaux et complémentaires : OUI, dix fois OUI ! Hommes et Femmes égaux et concurrents ou aux rôles interchangeables : NON, trois fois NON !

Ou bien Adam et Eve n’ont pas existé, sont une légende de la Bible, et les deux sexes sont apparus simultanément comme le fruit du hasard ou de l’évolution, auquel cas je veux bien revoir mon raisonnement idéologique, ou bien ce fut tel que dans le récit de la Genèse, tout au début de l’humanité, et qu’on le veuille ou non Eve arrive bel et bien après Adam sur terre. Adam prime donc.

A vous de juger en votre âme et conscience si tel est votre ressenti, comme je vous exprime ici la chose, mais vous les hommes, ne vous laissez surtout pas abuser, ni usurper votre droit d’antériorité, de primauté qui justifie la raison d’un privilège issu de l’origine même de la création : un privilège de droit divin. Permettez aux femmes d’obtenir des droits égaux, mais jamais supérieurs, et surtout limitez ces droits à l’impératif de complémentarité et non à celui d’une égalité de principe pouvant s’appliquer à tout. Car en agissant ainsi, contre la nature humaine, vous détruirez les fondements de la société humaine. C’est ce que l’on commence à observer dans le monde occidental. Le père s’efface ou disparait peu à peu dans les foyers : le modèle d’égalité que nous avons choisi fait fausse route et nous conduit tout droit vers des conflits de genre sans précédent jusqu’à nos jours.

Vous les hommes, réagissez avant qu’il ne soit trop tard.

Egalité dans la complémentarité uniquement, c’est la voie de la sagesse si nous voulons tous nous entendre : hommes,  femmes et enfants, chacun à la place qui est la sienne dans une société enfin apaisée, progressiste, dynamique et démocratique.

DEMOCRATE

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 01:00

Je me suis marié dans une église catholique d’Angleterre en 1974 et j’ai fondé une famille de 4 enfants, tous élevées chrétiennement.

Pourtant aujourd’hui, je n’adhère plus à cette promesse de mon mariage : « jusqu’à ce que mort nous sépare ! » Pourquoi cela : je m’en explique :

Si la mort doit nous séparer, si (selon les écritures saintes) aux cieux, il n’y aura plus ni mari, ni femme, alors qu’elle importance revêt cette union qui n’est pas céleste, mais pour le temps de vie sur terre ? Pourquoi y attacher autant d’importance ? S’efforcer de rester mariés pour ne plus l’être dans l’autre monde ne fait plus sens, dans mon esprit. Je n’en perçois plus la signification profonde. Car, ce privilège du couple n’en sera plus un ensuite. Comment dès lors soutenir de vouloir rester mariés coûte que coûte ?

En effet, je n’ai plus aujourd’hui l’impression d’avoir la même et belle épouse que je m’étais choisie il y a 35 ans.

Le temps est passé sur nous et nous avons tous deux changé. Je ne cesse d’avoir de la nostalgie pour ce temps de l’amour naissant, de l’installation en couple et de l’arrivée des enfants. Revoir les photos d’alors me fait souffrir car ce temps ne pourra être vécu de nouveau. Pour moi, je vois le mariage comme une souffrance à long terme ; l’endurance des vieux jours, d’un vieux couple dont je n’ai plus envie du tout. Je ne veux maintenant plus

atteindre le 40ème anniversaire de mon mariage.


Le mariage, la vie en couple, c’est aujourd’hui devenu trop long et trop contraignant, surtout lorsqu’on devra bientôt, le dernier enfant parti, ne vivre plus qu’à deux, en ayant perdu et la fougue et la passion qui animèrent tant notre amour de jeunesse. Je n’adhère pas à l’idée de « rester avec la femme de sa jeunesse » jusqu’à la fin de l’un des deux qui ont permis que ce mariage se réalise et se vive suffisamment longtemps et suffisamment réussi.

Le devoir conjugal et le devoir parental ont été assumés pleinement ; retour et place à la liberté de chacun maintenant. C’est mon état d’âme actuel ; c’est pourquoi j’envisage la séparation de notre couple dans un proche avenir et que je la planifie en toute quiétude et équité, dans le respect de la parité.

Qui pourrait me donner tort, si je pense que plus grand sera désormais notre bonheur d’aller dans ce sens, puisque nous sommes tombés d’accord pour mettre un terme à notre union ?

Même Dieu, s’il nous aime vraiment, ne pourrait désapprouver notre choix émanant de notre liberté d’homme et de femme, d’une décision consentie par chacun dans le couple. Si non, le mariage serait l’équivalent d’un état de dictature. Qui oserait penser que le mariage soit comparable à une dictature?

Deux personnes peuvent se démettre de leur serment d’union mais une seule ne le peut pas, bien sûr (si non, c’est un abandon)

Si vous avez des arguments contraires, alors exprimez-les librement afin  que je vous comprenne.

DEMOCRATE

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:25

La fessée sera-t-elle bientôt hors-la-loi en France ? Mais de qui se moque- t’on ? Il est à espérer que notre pays n’appliquera pas ce non sens ! Quand bien même on voterait pour une telle loi, comment pourra- t’on l’appliquer effectivement, sans aller vérifier ce qui se passe au sein des familles ? Ce serait considéré comme une intrusion de l’état (et des pouvoirs publics) dans chaque foyer, pour voir si la loi est respectée. Vraiment l’Union Européenne marche sur la tête et ne réalise pas le tort qu’elle va  générer pour les générations à venir, ni l’impact sur la société.

Veut-on voir augmenter partout les violences verbales alors (Il existe des enfants insolents ou irrespectueux envers leurs parents et dont une seule fessée parfois peut mettre fin à ce type de comportement) ; car, si l’on ôte ce moyen disciplinaire aux familles, on verra de plus en plus de parents baisser les bras et de plus en plus de délinquants, heureux de se sentir si protégés. On ne résoudra aucun problème et l’on aura instauré le règne de l’enfant roi ! Pure démagogie que cette interdiction et naturellement que, en tant que chef de famille, je serais le premier à ne pas appliquer cette loi stupide dans ma maison.

L’on oublie trop vite comment l’ordre pouvait s’exercer dans les familles de nos prédécesseurs. A mon époque (années 50) quand j’étais gamin, mon père et ma mère disposaient d’un martinet qu’ils usaient rarement et il m’est arrivé, pour de graves bêtises, d’être frappé avec, mais jamais plus d’un coup.

Cela suffisait à me calmer, à obéir et redevenir sage. Je ne leur en gardais pourtant aucune rancune. Au-contraire, la seule présence de cette menace me suffisait  bien amplement à réfléchir avant d’aller plus loin dans mes crises d’opposition. Mais le plus souvent, je ne recevais qu’une simple fessée. Mes parents ne frappaient pas au visage : pas de gifles par exemple.

Si vous ne pouvez plus corriger votre enfant qu’avec des mots, attendez-vous à des échanges de paroles violentes, ce qui pourrait être plus néfaste au bout du compte pour la construction de l’enfant encore fragile. A l’âge de la préadolescence, la fessée est ce qu’il y a de plus efficace. La bannir est non seulement une absurdité, contrôler l’application de cette loi une utopie (sauf cas de dictature et d’intrusion dans le home sacré et inviolable des ménages) et mieux, assurer le remplissage de nos prisons sur le long terme. Car, si ce ne sont pas les parents qui peuvent frapper les fesses de nos gamins, ce seront alors demain les policiers qui devront user de leurs bâtons pour taper plus fort cette fois. Mais entre temps, ce seront aussi les maîtres ou maîtresses d’école, puis les profs, qui ne sauront plus comment gérer les situations aggravées d’indiscipline générale.  J’espère que vous comprenez le lien de cause à effet.

La situation d’augmentation de violence dans les écoles est suffisamment préoccupante actuellement pour vouloir y ajouter une loi d’encouragement aux parents à ne pas sévir physiquement dès l’enfance. Pour certains, même comme un dernier recours, c’est encore le moyen le plus efficace. Si non, il va falloir aussi interdire aux policiers de frapper sur des manifestants dans la rue et mettre cela hors-la-loi dans toute l’Union Européenne.

DEMOCRATE

(Un citoyen et père de famille qui refusera d’appliquer chez lui cette loi)

Si vous souhaitez réagir et donner votrepoint de vue avant que notreparelement ne nous impose ce diktat familial, alors exprimez-le librement sur ce blog démocratique!

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 14:54

L’on ne saurait se marier pour s’aliéner à autrui. Encore moins dans le mariage un homme ne saurait s’aliéner à une femme ! Et c’est d’autant plus vrai et justifié aujourd’hui en raison de l’égalité homme-femme.

Marié, l’homme (comme la femme aujourd’hui, en vertu de l’égalité des sexes) doivent pouvoir conserver leur liberté en l’ajustant toutefois à celle de leur partenaire. C’est pourquoi, dans le contexte moderne de l’individualisation des personnes (et donc du couple) chacun reste libre d’avoir son jardin secret, des relations personnelles propres à lui-même/elle-même et la notion de fidélité ne fait plus sens dans le mariage moderne du 21ème siècle. Ce qui compte avant tout est le développement heureux et harmonieux de chacun en tant qu’individu unique au sein d’un duo ou couple aléatoire, éphémère, dont on sait que Dieu lui-même a confirmé sa non continuité ou non existence dans l’au-delà céleste. Sa seule signification n’est que terrestre et donc, comme tout ce qui est terrestre et passager, n’a pas grande importance.

Ce qu’il y a d’intéressant avec le mariage, c’est donc la possibilité pour l’homme, tout comme pour la femme, de relations extra conjugales ! Ce qui fait le charme de l’adolescence, c’est de pouvoir oser braver des interdits (dits de protection) et découvrir ou transgresser les consignes de ses parents ou des éducateurs dans ces domaines réservés aux adultes. C’est ainsi que l’ado se forge sa propre identité (en s’opposant aux siens). Tout le monde reconnait et s’accorde sur le fait que c’est un passage quasi obligé, plus ou moins long, presque acceptable, vers l’âge adulte. Et bien, dans sa nouvelle famille, celle qu’il aura fondé lui-même, il en va de même pour l’homme adulte par rapport à l’institution du mariage, qu’elle soit civile ou religieuse. Celui-ci ne peut affirmer son état de parfaite liberté  qu’en défiant la norme du mariage (ou en la transgressant), c’est-à-dire par des relations extra conjugales, sans toutefois les rechercher pour autant. Un homme vraiment libre ne pourra les rejeter par crainte de non respect des normes (ou d’une quelconque contrainte sociale ou de dogme religieux), sans quoi il ne se sentira plus vraiment libre. La transgression en matière conjugale est une manière d’affirmer son indépendance et son libre arbitre. Voilà pourquoi, pour moi, ce que l’on nomme "l’adultère" est une pure invention collective ou fiction de l'esprit. La fidélité dans le couple se définit par le vivre ensemble, l’assistance et le soutien à son époux/épouse mais n’est en rien liée à l’acte sexuel car l’exclusivité de son corps n’appartient qu’à Soi.

Ce que je rejette dans le concept de mariage, c’est le principe d’exclusivité car il s’oppose intrinsèquement au principe majeur de liberté. Or un engagement de fidélité envers un seul corps est contre nature puisque dans le mariage, la problématique est le temps. Un engagement de ce type ne peut être tenu qu’au prix d’un autre mensonge qui consisterait à continuer de dire à sa moitié : je te désire, quand bien même on la désire plus vraiment(bien qu’on continue cependant de l’aimer), c'est-à-dire se faire violence à soi-même et à son désir d’avoir d’autres relations, extérieures au couple. Voyez qu’il y a là un vrai paradoxe, et ce paradoxe constitue l’essence même du mariage. L'invention du mariage par les hommes a servi à engendrer cet état pardoxal.

Le mariage est donc bien un acte d’agression contre la nature humaine de par son concept d'exclusivité et de durabilité. Par le respect de ses conditions de départ et de contrat, il oblige à être faux ensuite (menteur par des non-dits au sein du couple) puisqu’on ne désire plus ou n’aime plus comme avant. Les relations extra conjugales permettent d’éviter cette souffrance et, à l’homme surtout, de rester en état de virilité assumée, donc de rester fidèle à son être intérieur.

Pour tout couple qui veut durer, autant pour l’homme que pour la femme, Il faut absolument dissocier amour et sexualité pour conserver son équilibre et l’équilibre de la famille.

Ces relations (tenues secrètes ou mutuellement consenties et acceptées par le couple) ont des vertus curatives et constituent l’alternative au divorce qui est toujours vécu comme un drame ou un échec. Car des relations extra conjugales purement physiques ne signifient nullement un abandon de famille ni de l’amour porté aux siens. Il faut savoir faire cette différence.

Aujourd’hui, avec l’allongement de la durée de la vie, l’engagement tel que le mariage le définit ne fait plus sens car tous les couples qui s’y engagent connaîtront, sur le long terme, cet effacement du désir pour l’autre et le besoin d’une relation plus satisfaisante et surtout nouvelle, qui se montrera oppressif. Il leur faudra donc savoir se libérer de cette contrainte inutile (et anti bonheur) qu’impose le mariage dans sa définition et ses principes de base.

Ceci est un concept moderne, pour notre siècle à l’esprit plus ouvert et plus égalitaire en ce qui concerne la relation homme-femme. Il porte sur la nouvelle conjugalité qui s’inscrit dans la durabilité du couple qui doit vivre en communauté plus longtemps que par le passé. Il aide à dépasser l’utopie d’une relation « jusqu’à ce que la mort nous sépare » !

DEMOCRATE

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Published by Démocrate - dans famille
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