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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 02:15

Ou le mariage, cause principale de la violence conjugale

Le mariage est la plus grande bêtise que l’homme puisse faire dans sa vie !

Peut-on (et doit-on) institutionnaliser un sentiment d’amour. Doit-on prononcer des paroles officielles devant témoins qui sont vraies dans l’instant mais un leurre existentiel sur le long terme ?

Pourquoi s’attacher, se lier à vie (pour le regretter un jour ou l’autre) ? Pourquoi encourager les personnes à se marier ? Pour les plonger dans l’ennui et la déroute lorsqu’ils auront mûri, lorsqu’ils auront vieilli difficilement.

Un couple n’est rien d’autre qu’un amalgame de deux individus qui s’aiment mais qui peuvent très bien ne plus s’aimer plus tard. Courir un tel risque en vaut-il encore la peine aujourd’hui, tant le bonheur est futile ! Encourager autrui à prendre ce risque est-il se montrer responsable ?

Inciter les couples à problèmes à consulter, les soutenir, les encourager à résoudre (momentanément) leurs conflits, les persuader à croire que la vie à deux c’est plus facile : à quoi bon !.....(comme le font tant de thérapeutes ou médiateurs) alors qu’ils pourraient se trouver plus à l’aise en reprenant la liberté qu’ils avaient perdu à leur mariage.

L’homme n’est pas fait pour vivre avec une seule femme au long de sa vie. Ce n’est pas sa nature d’origine. L’homme est un être social qui ne peut s’exprimer dans une cellule trop étriquée, dans un simple jeu de duettistes.

L’homme (si non la femme), a besoin d’un ailleurs, de perspectives changeantes (ou modulantes), d’autres rencontres aussi parfois. La promiscuité de l’espace clos du couple entraîne tôt ou tard soit des frustrations, soit un climat d’hostilité ambiante. D’où la violence conjugale si répandue et si peu transparente dans nos sociétés occidentales.

Le mariage n’apporte plus de réponse satisfaisante aux attentes de l’homme, comme de la femme, devenue plus indépendante en ce siècle.

DEMOCRATE

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 02:01

Pour moi, le plus grand défaut d’un contrat de mariage au 21ème siècle est celui de n’être plus adapté à la réalité contemporaine de la société et des mœurs.


En effet, le contrat ne comporte aucune clause de droit de résiliation pour les parties contractantes et ne fait que mentionner des obligations et devoirs pour les époux. De ce fait, toujours à notre époque, on ne peut en sortir que par un divorce. C’est absurde car tout type de contrat doit pouvoir se défaire sur le fond. La forme, bien sûr, doit être traitée par voie de justice mais seulement sur l’aspect conséquences et accords.


Le gros problème actuel du contrat de mariage est qu’il continue d’être conçu sur la base d’un contrat à vie alors que la durée de vie s’est considérablement allongée et que les relations conjugales évoluent avec le temps dans des proportions encore jamais vues. Il est donc devenu très hasardeux de dicter des obligations dont on ne sait comment elles seront vécues ou perçues après de nombreuses années d’application.


Pourquoi encombrer les tribunaux et faire relever du pénal la question des relations internes à la famille ? La famille a changé depuis un siècle, certaines sont maintenant monoparentales, d’autres recomposées.


La possibilité de résilier un contrat de mariage doit être inscrite dans le droit de tout état. Ce serait une grande avancée, car persévérer à ne voir que le divorce en recours, c’est ne pas suivre l’évolution de l’homme (et maintenant de la femme aussi). Plus de souplesse et de liberté, d’adaptation de nos lois et de notre droit constitueraient un réel progrès.


De toute façon, aucune législation, aucune volonté extérieure, ne pourra empêcher des couples de se quitter lorsqu’ils éprouveront en eux-mêmes la force de ce désir. Si non, le maintien du lien conjugal serait un facteur de risque de violence familiale.


Faciliter la résiliation simple alors que s’engager dans une procédure de divorce est ce qui bloque beaucoup de couples pour des questions financières. Cela les maintien au contraire dans un état de dépendance et de lutte interne qui leur rend la vie quotidienne plus pénible.


DEMOCRATE

 

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:06

 

J’éprouve des regrets

D’avoir été conquis

De n’avoir pas compris

Qu’il n’est pas bon d’être deux

Que cela ne rend pas heureux

Que çà ne permet pas d’accomplir

Ses plus secrets désirs

D’atteindre sa juste plénitude

Aujourd’hui j’en ai la certitude

Je n’ai que des regrets

 

 

J’aurais aimé vivre en solitaire

Ecrire des romans

Mes sentiments faire taire

Ainsi que mes tourments

Ne pas avoir d’affaires

Ni d’histoires d’amour

Avoir un cœur qui vibre

Et non un cœur pour plaire

Avoir un cœur très libre

Et non un cœur à prendre

Un cœur ni dur ni tendre

Mais qui reste exemplaire

 

 

Pourquoi ai-je été emporté

Par la raison de nos coutumes

Et signé l’acte conjugal

Avec un être à moi égal

Que cela m’a-t-il apporté

Puisqu’ aujourd’hui j’ai toujours mal

Le cœur empli d’amertumes

Qui me suivent jusqu’en aval

 

 

M’aurait fallu réfléchir

Ne pas penser faux

Ne pas laisser mon cœur fléchir

Ne pas serrer cet étau

Ne pas signer de papier

Ne pas désirer si fort

Une autre personne

Et surtout pas que je me donne

Ne pas à mon cœur plier

Car ce fut là mon seul tort

 

 

Aujourd’hui j’en paie le prix

Je souffre l’aliénation

Du mariage

A mon âge !

Et j’en perds tout mon courage

Car la vie tourne ses pages

Je porte en moi l’abnégation

Du sage

Mais le temps a fait outrage

Et lui aussi m’a surpris

 

 

Je n’aurai certes pas du

Oui mais je n’ai pas attendu

Jamais vouloir qu’un anneau

M’enchaîne au ciel

Ni qu’une lune de miel

Ne m’apporte son fardeau

Sous le couvert d’un cadeau

Et cette égalité qui tue

Dans une douce vision

L’essence de l’individu

Ouvrant grand la division

Car si bien je me raisonne

Je n’appartiens à personne

 

 

Oui c'est moi

Pris dans ce piège infernal

De la vie de couple

Et je suis seul au monde

Sans émoi

Rien ne me semble original

C’est la loi de la ronde

Tout est trouble !

 

DEMOCRATE

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 16:51

Un droit souverain de la personne


Après une vie maritale de 37 ans, J’ai l’intention de demander la résiliation de mon contrat de mariage auprès de l’autorité Britannique compétente en la matière (vu que je me suis marié au Royaume-Uni).


Tout contrat doit pouvoir se résilier et le contrat de mariage ne devrait pas échapper à cette règle de droit. En France, pays de liberté et des droits de l’homme, toute résiliation de contrat de mariage présentée conjointement par tout couple devrait être validée par le Maire de sa commune (ou ses adjoints) et enregistrée à l’état civil.


Pourquoi aller encombrer le tribunal de procédures, aller enrichir des cabinets d’avocats, solliciter une aide judiciaire aux frais de l’état, et donc des citoyens, et faire de la séparation d’un couple une affaire juridique alors qu’elle ne devrait être qu’une affaire administrative ? Vraiment, on se complique trop la vie avec le divorce là où une simple résiliation simplifierait tant la chose dans le cas où il n’y aurait pas de contentieux à régler entre les deux parties. Une simple formalité de résiliation suffirait.


Le droit de résiliation d’un contrat doit être inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme, tout comme celui de contracter en mariage, donc aussi celui de pouvoir résilier ce contrat lorsque le besoin apparaît nécessaire et bénéfique pour les deux partenaires d’origine. 


Pourquoi  faut-il que l’on traite le contrat de mariage différemment alors que ce n’est ni plus ni moins qu’un simple accord entre deux individus de sexes opposés. La souffrance du divorce vient de ce que la procédure est longue et traumatisante, pénalisante même, alors qu’une simple demande de résiliation (sans appel à la justice et passage devant le médiateur ou le juge) permettrait d’éviter qu’un conflit ne s’éternise ou ne s’exacerbe, ce qui est trop souvent le cas.

La résiliation devenue possible et incontournable, avec partage des biens à égalité de traitement (50-50), réconcilierait d’avance les protagonistes qui n’auraient rien de plus à espérer, suite à cette démarche engagée à l’amiable.  Le divorce resterait en vigueur uniquement pour les seuls cas reconnus conflictuels ou réellement problématiques (cas des enfants).


Aucune bataille juridique ne serait alors interminable puisque tout serait établi d’avance par la loi et par ses décrets d’application. Il s’agit là d’instruire d’abord, puis d’introduire ensuite cette nouvelle donne dans le code civil des droits de la famille.


1) -   Le contrat de mariage (ses articles de référence)


2) -   Le principe de l’accord de résiliation et le programme contractuel de la répartition des biens et des charges du ménage (ses nouveaux articles de référence)


La résiliation d’un contrat de mariage ne constituerait pas un traumatisme sociétal : au-contraire ce serait l’ouverture d’une  nouvelle porte vers la liberté des hommes et femmes de demain. Ce ne serait que l’application des droits de l’homme dans les choix et l’organisation de sa vie, en conformité avec la déclaration universelle et les principes d’exercice de ses libertés démocratiques les plus fondamentales. Tout homme mérite de pouvoir être traité ainsi.


DEMOCRATE

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 19:54

Naviguer sur la toile est un plaisir de ce siècle. S’en est un pour moi. Enfin, on peut se connecter pour dialoguer avec un autre être humain dans l’instant T n’importe où dans le monde !

Chaque nuit, je revis ce plaisir et j’enrichis ainsi mes contacts. Aujourd’hui, je sais que si Internet avait existé du temps de ma jeunesse, je ne me serais jamais marié.

Or, paradoxe, nombreux sont celles et ceux qui l’utilisent pour justement y faire la rencontre qui pourrait bouleverser leur vie (du moins, l’espèrent-ils). Mais qui vous dit que, une fois cet être là trouvé, lorsqu’ils se mettront en couple, ils n’auront pas de nouveau envie de continuer à aller surfer sur cette vague, car l’on peut en devenir accroc comme d’une drogue !

Internet ne donne plus l’envie de se fixer vraiment tant cet espace virtuel est devenu réel (chat, photos, journal intime, webcam, échange et séduction), et que cet outil planétaire permet de partager ses pensées et émotions à distance sans risquer d’aliéner sa vie à quelqu’un(e) qui viendrait envahir tout votre espace et votre temps ! Avec Internet, vous ne  serez jamais plus seul chez vous, plus seul au monde. Vous pouvez couper à tout instant la connexion (grande liberté sans engagement à risque donc ; pas comme le mariage !)

Vivez donc la toile et devenez membre de cette grande famille ou société qui vit branchée en réseau de façon quasi permanente.

Echangez, partagez vos émotions ; livrez vos idées aux autres, votre vie même. Obtenez ainsi des réponses à vos questions, même les plus intimes ou existentielles. Vous aurez alors « épousé » Internet (en lieu du mariage), c’est-à-dire une grande partie de l’humanité et non plus un seul des éléments qui la composent !

C’est cela notre univers de demain : l’unité dans la diversité. Vous entrez sur « Facebook » et des milliers d’amis potentiels se révèlent à vous, partageant votre quotidien tout comme vous enrichissant du leur. Quel temps peut-il bien alors vous rester pour vous occuper d’une famille cellulaire si celle que vous vous êtes crée sur la toile devient immense ?

Choisir va devenir le casse-tête humain de ce siècle. Car, combien de milliards d’hommes et de femmes sur notre vieille terre ? Vos nuits ne vous suffiront pas à les croiser tous ! Mais votre désir d’en connaître le plus possible s’attisera, c’est certain, puisque vous êtes dans la logique du surf et que vous allez penser qu’il y a toujours quelqu’un de plus intéressant avec qui se connecter.

Prenez donc un peu de temps de sommeil quand-même. Hélas ce monde là va également peupler vos rêves et vos fantasmes.

DEMOCRATE

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 23:43

Le mariage est ce qui aliène l’homme à la nature et le fond dans un système de reproduction. Dans ce système des générations, L’homme devient instrumentalisé malgré lui par la loi naturelle.

Le concept : mariage-famille-éducation ne peut s’accorder avec les grands principes de liberté, d’émancipation, de développement personnel et d’individualisme bénéfique pour soi-même.

L’homme ne peut se soustraire ni à son environnement, ni à sa condition de reproduction via le lien charnel en raison de cette obligation de rapport physique hétérosexuel. Il est l’un des sujets de la création et par conséquent ne peut guère échapper aux lois universelles de l’existant et de l’évolutif.

Pourtant, parfois son esprit entre en révolte avec cet état de fait, en révolte avec les lois organiques que lui impose son corps. L’homme intelligent cherche à se situer dans ce contexte de créature conditionnée et à s’affranchir de certaines contraintes, en tant que sujet pensant, qui l’impliquent directement dans la perpétuation de son espèce.

Pourquoi donc la nécessité du mariage quand cet état est imparfait puisqu’il a pour vocation à faire  vivre ensemble  et s’accorder deux êtres antinomiques aux structures mentales si différentes, pour leur faire miroiter le partage d’un rêve d’union inaccessible, à partir de visions divergentes et pour une réussite incertaine ?

Beau sur le fond, sans-doute, le concept de mariage, mais utopique de par la forme d’engagement qu’il sous-entend et de par ses règles de vie drastiques. Plus que le rêve idéal le mariage est en fait le désespoir de l’homme. Il n’apporte rien de bon pour la suite et augure de souffrances à partager (ou à se désolidariser) plus tard.

Ce que je déplore est que le corps de l’homme et de la femme soient conçus pour et servent à fabriquer d’autres hommes et femmes, un peu à la manière d’une chaîne industrielle, dans un but de peuplement dont on ne connait pas les limites. Naître de l’union d’un homme et d’une femme est ma plus grande souffrance, et pourtant je sais qu’il n’y a pas d’autre voie possible à l’heure actuelle.

Car on ne nait pas toujours ainsi d’une décision de volonté mais du hasard des rencontres et des envies ou pulsions instantanées de ses géniteurs (de ses parents !) On n’est pas toujours désiré ni attendu. On arrive, tout simplement ! Et puis, un jour, on reproduit ce même schéma nous-mêmes…ainsi va l’humanité, sans fin. C’est un cercle utile mais aussi vicieux dont on ne peut jamais sortir.

Vous comprendrez alors pourquoi, vu sous cet angle, le phénomène de la reproduction humaine est une aliénation à la nature, à l’ordre de ses lois instinctives de survie, tout comme doivent les subir toutes les autres créatures vivantes, lesquelles ont l’avantage de ne pas se poser de question. Pour l’esprit humain, qui n’aime pas être assimilé aux animaux, ce phénomène peut paraître incompréhensible, voire aliénant.

S’y fondre, parait-il, apporte la joie, le bonheur, la paix intérieure. Quant à la combattre, désirer autre chose pour l’homme, n’est pas de son pouvoir et s’arrête au simple vouloir. De ce fait aucune pensée ne peut vraiment être apaisante. D’un côté l’on est assimilé à l’évolution incontournable, sans prise ni maitrise, esclave du système ou processus de vie qui nous a été légué, dont nous avons hérité. Nous voilà prisonnier du génome entre naissance et mort. Nous sommes un outil de la nature et notre essence est son énergie. Notre esprit n’est pas aussi libre qu’on le croit.

Le mariage est un cataclysme qui vous englobe dès l’adolescence et vous emporte à l’âge mûr. La curiosité et l’attraction du sexe opposé vous conduisent inexorablement à un état de séduction et d’abandon de vous-même, pour un temps, d’oubli de qui vous êtes ! Cela pour subir cette loi naturelle de l’union physique et de l’osmose des êtres dont vous pourrez être amené à vous questionner perpétuellement ensuite sur leur véritable nécessité, sur cet assujettissement instinctif à l’autre, pris en conflit avec votre personnalité profonde.

Vous rêverez de mariage un temps, goûterez à ce cadeau empoisonné de la vie, puis souffrirez de toutes ses implications pour le reste de votre existence. 

Arrangé par les hommes, le mariage est un contrat destructeur de l’humain en tant que personne.

L’on dit que pour aimer l’autre, il faut d’abord s’aimer soi-même. Vrai, mais s’aimer soi-même est incompatible avec l’oubli total de soi et ne pas se sentir son premier centre d’intérêt ; s’aimer soi-même, c’est un peu aussi l’apologie de l’égoïsme. Alors, où se situe la vérité ?

Si par conséquent, l’on doit d’abord consentir à être un peu égoïste (penser à soi dans une nouvelle relation ; à ce qu’elle va nous apporter), l’on ne peut se trouver dans un état de détachement idéal, entièrement disponible pour l’autre. Il y a bien dans ce dogme du mariage les racines de son mal et de son dysfonctionnement futur. Le mariage est un acte naturel de contre raison.

L’homme peut vivre seul (et ne pas s’attacher à une femme) et demeurer  un être social. Le choix d’un partenaire définitif (pour la vie) contraint l’homme à  aller contre sa nature et le fait entrer dans un monde de routine, d’ennui progressif et d’oubli de sa vérité d’esprit et d’être. Il se résigne malgré lui à ce nouvel état de fait (état civil) auquel il adhère et il s’adapte tant bien que mal en ne manquant pas toutefois de se chercher des compensations ailleurs : des soupapes de sécurité ! Ou bien alors il s’insurge et rompt au bout du compte, en dépit de toutes les souffrances et tracasseries administratives (séparation, divorce).

L’homme vrai est une personne qui recherche sa vraie essence. Il veut maitriser la nature et non lui être soumis. Le mariage le soumet à sa contre nature. C’est pourquoi le mariage n’existait pas au départ de la vie. Il fallait bien dompter, canaliser cette nature humaine toute naturelle depuis  ses origines et à laquelle l’homme lui-même n’a pas su s’apprivoiser, hélas, au grand dam de ses inclinations vitales et sans pouvoir libérer ses énergies, mais en créant au contraire des états de frustrations nouvelles.

Voilà pourquoi, lorsqu’on est entré un jour dans ce système écrasant de la conjugalité à deux uniquement, l’on ne cesse de chercher à en sortir, d’une manière ou d’une autre. La vie n’est pas le mariage et le mariage n’est pas le meilleur avenir pour l’homme, ni pour la femme. Des siècles d’existence de cette institution semblent l’avoir démontré.

Savoir s’aimer sans se lier, c’est aussi s’assurer que chaque jour l’effort d’aller à la rencontre de l’autre est indispensable pour maintenir le bon état de cette relation privilégiée. Au contraire, le mariage est plutôt un statut qui permet de l’affaiblir jusqu’à la briser.

DEMOCRATE

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 03:10

C’est le début de l’été. C’est la saison des mariages, signes de fête, de bonheur, de célébrations en famille.

Le mariage est une institution à laquelle l’on consent librement aujourd’hui, dans l’allégresse et l’osmose du moment. C’est aussi le temps de l’euphorie pour les couples qui se confirment et s’unissent pour la vie.

Mais cette liberté du moment est créatrice de nouvelles contraintes. Cette liberté a donc un prix. Le mariage est comme une cage dorée au fond de laquelle se trouve la gourmandise à partager : l’appât. La cage se referme ensuite sur les nouveaux époux et la gourmandise diminue au fur et à mesure que les deux tourtereaux la dégustent. Au bout d’un certain temps, il n’en reste plus rien si non le souvenir de son bon goût.

Faute de nouvelle gourmandise à se mettre sous la dent, le couple commence  à se concentrer sur lui-même et les egos refont surface, essayent de s’adapter l’un à l’autre dans un premier temps, dans cette vie si différente de celle d’avant le mariage  tout comme de celle dont ils s’étaient imaginée ! Puis chacun des époux en vient aux tentatives de faire valoir ses raisons auprès de "son autre" et enfin aux disputes et à la mésentente. Les désaccords viennent vite briser les harmonies passées.

On découvre alors qu’on est moins libre qu’avant. L’on ne peut plus papillonner, butiner de fleur en fleur comme le fait l’insecte que la nature ne prive de rien, car l’on se découvre soudain privé de cette liberté réelle, échangée de son plein consentement pour une liberté normative et contraignante en fait. Il n’y a plus rien à désirer ni à découvrir ; le temps de l’étonnement, de la surprise, de la conquête est bien enterré. L’œuvre de vie avec toutes ses vicissitudes est désormais bien engagée. Ce n’est plus du tout du même bonheur dont il s’agit.

Les devoirs l’emportent sur les béatitudes que le commencement d’une lignée ne vont cesser d’accentuer, et tout descendant deviendra à son tour source de souci et un engagement sans fin.

Savoir rester libre est donc savoir rester en dehors de tout ce processus et éviter, si on en a la force, de signer son contrat de mariage ou l’arrêt de mort sur sa liberté.

DEMOCRATE

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 23:26

On ne choisit pas sa famille. On peut choisir sa solitude !

En prenant la décision de me marier un jour par amour (je rappelle que l’amour nait du désir et que le désir est au centre de la condition humaine auquel nul ne peut échapper), je ne réalisais pas que j’étais en train de fonder une nouvelle famille….et que je posais alors les fondements de la source de tous mes maux futurs.

Aujourd’hui, avec le recul  de ma vie vécue, 36 ans après mon mariage, je vois combien cette famille a occupé mon temps, orienté mes choix et décisions, mon action, motivé mes occupations diverses. Son emprise sur moi est incontestable. Mon plus grand regret semble donc être celui d'avoir fondé une famille.

Car inévitablement la famille a grandi, s’est développée, entraînant d’autres incidences sur ma vie, m’occasionnant de nouveaux soucis. Car, suis-je pour autant plus heureux que jadis, du temps où j’étais un jeune étudiant, puis employé,  sans charge de famille ? Or, ce n’est pas le cas.

Parfois je me dis même que mon plus grand regret, dans cette vie, c’est d’avoir succombé à cette tentation du mariage, d’avoir été éduqué dans cette perspective par mes parents, par ma religion, de m’être engagé dans cette voie sans issue et qui n’apporte pas le bonheur. Car la responsabilité familiale et parentale n’est pas un passage obligé pour l’homme qui pourtant fait le choix de s’y enfermer, ignorant parfois sa nature profonde, ses vrais désirs inexplorés, ses richeses inexploitées, autres que celles de donner la vie.

Les fêtes de famille : çà ne m’intéresse plus. Certes, la vie de famille peut être intense et apporter quelques joies ponctuelles, mais plus la famille s’élargit et plus les contraintes augmentent. Le moment le plus pesant, c’est sans-doute le passage au statut de grands-parents. Viennent alors les petits-enfants et avec eux d’autres obligations et servitudes, envers ses propres enfants notamment. Il n’y a jamais de répit au sein de la famille, jamais de paix !

La famille est un ordre imposé par la nature, par la naissance, par le lien du sang, utile certes à la société en tant que cellule de base, d’apprentissage et de régulation, mais c’est également un espace clos où s’exercent des pressions et des conflits. C’est dans la famille que l’on est confronté aux autres. Ces autres sont des proches, aussi cela peut produire des affrontements encore plus passionnels et violents que dans la société civile.

L’homme adulte quitte la famille de ses parents et prend son envol sur la route de la liberté : sa liberté. En se recréant un univers familial, il retombe inéluctablement dans un champ relationnel quasi identique et perd cette chance qu’il avait d’avoir acquis sa liberté. Il perd ainsi cette unique chance qu’il avait de pouvoir décider pour lui-même de ce qui lui convient ou pas. Il est obligé de faire des compromis dans son foyer domestique. Pourquoi donc l’homme a-t-il tant besoin de cette nouvelle servitude (qu’il s’impose) et qui n’a pas de fin ? Est-ce inné en lui ?

Personnellement, aujourd’hui, j’aspire à la solitude, à pouvoir me soustraire de ce milieu familial tant prisé et loué par nombreux ; à ne plus partager de fêtes de famille et à vivre en harmonie avec moi-même toute la plénitude de la solitude : un idéal de projet de vie selon mon point de vue. C’est en effet le seul état me permettant de me sentir vraiment libre pour ouvrir l’exclusivité de mon esprit à la méditation.

La vie de famille ne correspond plus à mon idéal, pour y avoir trop longtemps  baigné. Voilà sans-doute la raison pour laquelle je ne soutiens pas l’indissolubilité du mariage, laquelle contraint l’homme plus qu’elle ne le libère. On doit toujours pouvoir se libérer d’un tel engagement (à vie) , à un moment ou à un autre. Cela devrait figurer parmi les droits essentiels de l’homme.

DEMOCRATE

 

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 21:00

Ou l’union rompue !

Le mariage est un acte auquel l’on consent par tradition, par conviction, par séduction pour son caractère festif, par son appartenance religieuse ou par lassitude d’errance dans sa souffrance de solitude, ou bien encore par conformisme social ou convenance personnelle. Rien pourtant n’oblige l’homme moderne à devoir se lier à l’autre sexe si ce n’est le désir de fonder une famille, ce qui devient alors un passage obligé dans sa vie. En effet, l’on ne peut pour l’instant pas encore faire d’enfant tout seul ! 

Or la raison qui permet de mettre en perspective l’égalité des sexes, la notion de parité entre les genres, place le concept de mariage en ce siècle dans une situation de grand questionnement et dévoile l’épreuve réelle qu’il peut représenter face au défi du temps et de l’ennui. En effet, lorsqu’on en appelle à sa raison, celle-ci, au cœur ou au sommet de sa réflexion, ne peut pas éluder la perspective de conflits  potentiels latents et explosifs dans tout contrat de mariage. Pourquoi ? Parce que ces derniers  existent du fait de la prise en compte de ces nouvelles donnes sociétales que sont justement l’égalité des sexes, la parité des époux, la division ou répartition du travail, le partage des taches ménagères jugées ingrates de nos jours au sein des ménages ! Si l’on y ajoute d’autres aspects tels une relative perte d’autonomie, une possible ingérence trop marquée dans les affaires de l’autre, des responsabilités plus lourdes, conséquence d’un foyer fiscal plus complexe à gérer, alors oui la raison pour ne pas se marier pourrait dans ce cas l’emporter sur les sentiments et désirs les plus profonds de le vouloir, au contraire.

C’est bien en cela que la raison appelle à l’exclusion du mariage tandis que le mariage, lui, appelle à l’exclusivité de la relation sans pour autant évaluer la mesure des résultantes de ces forces extrêmes entrelacées dans tout nouveau couple en formation, forces qui : soit composeront, soit  s’opposeront à un moment donné de l’existence  commune et du développement du projet de vie élaboré au départ.

 

Hélas, le mariage ne s’appuie jamais sur une analyse prospective long terme : l’étude comparative des avantages et des inconvénients de la vie à 2, le devoir de l’exclusivité de la relation pas toujours bien assumée ainsi que les implications directes sur la vie personnelle que les partenaires ont mené jusqu’à leur engagement consenti.

 

Le mariage constitue bien un leurre sociétal ou religieux qui est tout simplement revêtu d’un habit féérique. De l’apothéose enflammée d’une idylle qui se transforme en union, il peut se changer en « une fête en larmes », selon l’expression du célèbre écrivain et académicien Jean D’Ormesson ! Le mariage peut peser du fardeau de toutes les conséquences qu’il engendre selon un scénario d’enchaînement bien connu, et cela tout au long de sa vie.

Le mariage existe et existera toujours sans-doute : l’on y entre et l’on en sort comme pour toute chose de la vie, et cette situation n’est pas prête de s’achever. Mais qui donc l’a inventé ? Ce n’est certainement pas Dieu mais la créature humaine, à l’esprit si complexe, qui s’est choisie cette destinée. Pour certains, ce pourra être le paradis, et pour beaucoup d’autres l’enfer !

Plus les lois de parité s’imposeront à tous, plus le mariage sera un enfer pour l’homme, car il en va un peu comme pour les associés d’une entreprise. Quand elle fonctionne bien, tout est magnifique et l’entente parfaite, mais quand elle bat de l’aile, tout peut devenir conflictuel. Le mariage moderne repose sur des fondations fragilisées par la nouvelle législation qui, à la juste parité des époux devant la loi, pour raison de pure justice, nivelle également la famille sur des incohérences que sont l’imbroglio contemporain du mélange des genres et l’oubli majeur de leur complémentarité.

L’on oublie trop les non-dits (surtout ceux des hommes qui observent en silence cette évolution des nouveaux codes de conduite  énoncés, mais sans vouloir réellement changer d'habit pour autant). L'homme n'est pas et ne sera jamais une femme!

 

La femme au travail et l’homme à la maison ? Vous voulez rire, je pense, et vous y croyez en plus ? Pas moi en tout cas ! Le vrai rôle féminin de la femme (et sa place au foyer), c’est bien celui de régner sur les aspects domestiques de son « Home » et de veiller à ce que ceux qui l‘habitent se sentent bien en son sein et la gratifient pour son noble rôle.

DEMOCRATE

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 16:40

L’utérus artificiel de demain

 

Au moment où les questions vitales de bioéthique occupent l’actualité, me voilà en conflit avec ma fille au sujet du mode de naissance, en fait : sur la procréation humaine. Comment et pourquoi est né ce différent qui provoque entre nous des tensions et exacerbe les incompréhensions au cœur même du cercle familial ?

Ma fille est très croyante, très enthousiaste et motivée par les thèses des églises chrétiennes des religions et de la Bible.

Bien que moi aussi je lise la Bible et ne conteste pas son enseignement, notamment pour les faits historiques, je prends ces récits comme une histoire du passé qui ne peut concerner que les gens de cette époque, eux qui vécurent à des millions d’années lumière de notre civilisation  (et qui d’ailleurs seraient perdus et abasourdis s’ils revenaient sur terre en cet instant !) ; non, moi je suis un homme du High-Tech Process,  donc tourné vers la recherche et la science et ses applications grâce à la haute-technologie. Sans cette ouverture à la science, parfois décriée y compris par les prophètes eux-mêmes, aucun progrès n’eût été possible pour l’humanité.

Or, ce qui nous divise aujourd’hui, ma fille et moi, porte sur un concept : celui de la procréation humaine. Autrement dit : comment assurer notre reproduction ; celle de notre espèce ?

Tandis que je suis du côté de ceux qui souhaitent voir se développer (et se généraliser) dans l’avenir le concept d’utérus technologique, artificiel et autonome, capable de remplacer le sein maternel pour permettre le développement harmonieux du fœtus et libérer à tout jamais la femme de ses grossesses, ma fille, quant à Elle, continue de vouloir défendre le processus de la maternité naturelle « in utéro ». 

Mais à cela, je réponds : pourquoi accepter de continuer à se reproduire, à enfanter dans la douleur si la science (qui évolue sans cesse pour améliorer la vie des hommes) devait permettre un jour de procréer et d’engendrer sans souffrance, pour la mère ? Ne serait-ce pas comme une sorte de sadisme que de vouloir s’acharner et s’autoriser de souffrir pour tout le genre féminin en se complaisant dans cet état dont on pourrait pourtant être libéré ?

Bien au contraire, l’utérus artificiel va tout à fait dans le sens de l’égalité hommes-femmes en ce sens que la mère n’occuperait plus ce rôle déterminant d’acteur central dans la procréation et qui l’avantage quelque peu par rapport au père, simple spectateur ! Là, vraiment, les deux parents seraient remis sur un pied d’égalité absolue, l’utérus artificiel étant leur outil de fécondation et de gestation pour leur enfant à naître, dont ils sont à l’origine génétique mais dont ils pourront également contempler ensemble l’évolution au plus près et non plus comme ce qui est le cas depuis toujours : caché dans le ventre de la mère ! C'est-à-dire l’abolition pure et simple du privilège unique du sein maternel.

L’homme, de par son intelligence et savoir, se serait ainsi affranchi de cet incontournable désavantage sur la femme, dans le processus de procréation  et de cette tutelle forcée, pour se trouver replacé sur un plan d’égalité (concept que nous reconnaissons et défendons tous aujourd’hui).

Cet utérus artificiel de la deuxième moitié du 21ème siècle est l’avenir de l’homme (tout comme de la femme, libérée enfin de ses états de grossesses), tout en conservant intact le désir d’enfant et le devoir de procréation, pour le couple.

Sur le plan religieux, Dieu ne peut objecter à ce nouveau concept de fertilité étant donné que c’est Lui qui a doté l'homme, en première instance, d’un certain niveau d’intelligence, laquelle par la force de l’union collective de ses recherches, lui a permis progressivement, dans l’avancée du temps,  de se soulager de contraintes et d’améliorer ses conditions d’existence.

Mieux vaut se servir de cet utérus artificiel pour créer l’homme futur que de recourir à l’aide de tiers (exemple des mères porteuses).

Libérer l’homme des rapports sexuels d’avec une femme (sa femme) et faire le choix d’unir leurs gamètes mâles et femelles dans l’appareil à fusionner et à engendrer assurant aussi bien le portage que la gestation et supprimant les aléas et inconvénients de la grossesse doit permettre au couple de voir venir au monde l’enfant désiré au moment désiré : voilà qui s’annonce comme la véritable maîtrise  de la procréation….à condition toutefois que cette possibilité soit offerte et accessible à tous les couples reconnus stables.

Grâce à cet outil performant d’avenir, les femmes se sentiront enfin aussi libres que les hommes pour organiser leur vie professionnelle qu’aucune grossesse ne viendra plus perturber,  et les hommes auront le devoir de les assister davantage dans les taches domestiques, impliqués pareillement dans l’évolution et le suivi de cet utérus artificiel. Ce n’est pas de la fiction : si les lois éthiques l’admettent un jour comme un acquis tandis que la science le permet enfin tout en faisant d’une naissance la chose la plus sécurisée qu’il soit, la faisabilité et la visibilité de chaque instant de la gestation seront alors garanties.

Si je soutiens cette thèse progressiste pour désolidariser l’acte de procréation du rapport direct homme-femme, tout en retenant l’apport de leurs patrimoines génétiques respectifs, où est le mal ? Où est le non éthique ? Ce progrès devient libérateur de contraintes voulues par la nature au départ, mais Dieu n’a - t’il pas lui-même ordonné à l’homme de domestiquer et de contrôler la nature. Ce n’est donc pas aller contre l’ordre divin, si l’action entreprise s’effectue dans la volonté du désir d’enfant et en toute responsabilité parentale. Un autre avantage non négligeable de cet utérus artificiel est qu’il libérera la femme des effets directs sur son corps de maternités successives, l’aidant à conserver un corps attrayant jusqu’à sa ménopause. Il mettra un terme aux accouchements difficiles ou à risque ainsi qu’au recours à des césariennes.

 

Mais ma fille continue de penser qu’elle préfère accoucher de son enfant, chair de sa chair. Hélas, dans cet état, l’homme ne peut en dire autant puisque la nature l’oblige à passer par le ventre féminin. Pour naître, comme pour se reproduire le ventre féminin est incontournable ! Personnellement, je regrette d’être né ainsi, via le sein féminin. Ce relatif état de dépendance vis-à-vis de la femme m’est insoutenable et si l’on arrive à s’en libérer, via l’utérus artificiel, je signe tout de suite en apportant toute l’aide financière que je serais en mesure d'apporter en faveur de cette recherche, jusqu’à son aboutissement.

 

Le vrai jour de l’égalité entre les hommes et les femmes sera bien celui-là où l’homme aura réussi à maîtriser sa propre reproduction sans que l’un des deux genres ne soit l’élément moteur et majeur du processus de procréation, ne donnant ainsi privilège à aucun des deux époux ou partenaires. La gestation doit se réaliser de manière neutre et extérieure au corps, sous le regard bienveillant des deux parents.

Idée révolutionnaire ou utopie ? Pas autant que vous pourriez le penser. Si l’homme est capable d’aller bientôt sur Mars ou Jupiter, pourquoi ne peut-il pas réussir à se reproduire dans un utérus artificiel ? Personnellement,  J’y crois. Les hommes du siècle prochain le connaîtront sans-doute !

 

DEMOCRATE

 

 

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Published by Démocrate - dans famille
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