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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:30
Partie 3 du compte-rendu PAROLES d'HOMMES
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Intervenant : Simon-Louis LAJEUNESSE     Docteur : Service Social de l’Université de Montréal

 

L’épreuve de la masculinité : Sport, Rituel et Homophobie

 

Quel est le rôle de l’homophobie (rituels et  construction du genre) ?

 

Lors d’une étude en immersion dans le milieu sportif universitaire il en a résulté la mise en évidence de deux groupes de sportifs (hommes) :

 

Les grégaires et les solitaires :

 

Les grégaires s’affirment comme des altruistes (ensemble on représente une force ; on pousse un seul cri !) tandis que les solitaires sont plutôt de nature égoïste (ils veulent pouvoir décider eux-mêmes de tout).

 

Parmi les rituels observés, l’on distingue :

 

-          Les rituels initiatiques (l’apanage des grégaires)

-          Les rituels tribaux (l’apanage des grégaires)

-          Les rituels apotropaïques  (communs aux grégaires et aux solitaires)  

 

La génitalité est présente dans tous les rituels et son usage augmente proportionnellement à l’homophobie ambiante. La nudité fait partie de tous les sports d’équipe (l’idée là est que tout le corps du sportif appartient à l’équipe !)

 

Comment se définit alors le masculin ?  Réponse : de la façon suivante….

Dans la confusion

Avec le corps

Par le contraire (ne pas être une femme !)

 

Le sport promeut les valeurs de la masculinité hégémonique.

 

Pour les grégaires : il y a une identité de genre en se référant au modèle de groupe.

Pour les solitaires  : une identité de genre en se référant à un modèle « Media ».

 

Conclusions :

 

Pour beaucoup d’hommes, le sport est primordial dans leur construction de genre. La  question est de savoir quelles conclusions en tirer pour les clubs de sport ? Comment peut-on changer les comportements ?

 

 

 

Intervenant : Patrick VAN KRUNKELSVEN   (médecin et sénateur Belge- Flamand)

 

Les hommes en sport et en politique : je veux être le premier (analogies et constat)

 

Il a été démontré que le taux de Testosteron dans le sang est corrélatif avec le taux de succès en sport comme en politique !

Les hommes politiques ont aussi essayé  d’utiliser le Testosteron (dopage).

Cependant, le taux ne fait pas tout à lui seul : il y a beaucoup de femmes en sport et en politique qui réussissent très bien (exemple de Margaret THATCHER !)

 

Pourquoi alors veut-on vraiment gagner chez les hommes ? C’est l’attitude du coq ou du paon !

L’on veut d’abord impressionner les femmes. Cette dynamique joue un rôle très important dans notre société.

 

 

Intervenant : Luc VAN den BERGE   Philosophe, travailleur social et psychothérapeute, Anvers

 

Aider les jeunes et les hommes : un double défi 

 

Au cours de l’aide se pose le problème du dialogue : « est-ce que je suis un homme lorsque j’ai besoin d’aide ? »…quand j’ai donné une gifle à mon fils.

 

La question d’identité est centrale : qui suis-je ? Le sexe lorsque nait un enfant est la première question que l’on  pose. (Tintin est un garçon)

 

Le dialogue normatif entraîne un certain nombre d’éléments car on peut perdre la face. Homme et garçon : c’est toujours un défi  surtout si le Psy est une femme.

 

 

Intervenant : Vincent LIBERT    Directeur :   PRAXIX  a.s.b.l.          Bruxelles – La Louvière

 

Le travail avec les hommes auteurs de violence conjugale

 

 

Rassemble et organise des groupes de responsabilisation pour faits de violence conjugale.

Le programme s’étale sur 45H. Seuls des volontaires sont acceptés. Ainsi, ce ne sont pas moins de 14 groupes/semaine qui se rencontrent dans la Belgique francophone, ce qui représente un traitement administré à environ 750 personnes chaque année.

(Site WEB : www.asblpraxis.be)

 

 

Intervenants : Benoît TIRAN (et son épouse)   Formateurs, Bruxelles

 

Où commence la violence conjugale ?

 

La violence est quotidienne (l’on ne peut voir la partie immergée de l’iceberg !)

Il existe la violence orientée vers l’autre (cas 1)

Il y a l’effacement, où on laisse toute la place à l’autre ! (cas 2)

 

Le « ping-pong » des accusations entraîne le cours classique de la montée en puissance de la violence. Cela est l’aspect le plus facile à vérifier. Puis il y a le « ping-pong » des vérités où l’on parle en « Je » (ce n’est pas encore très méchant) mais alors on ne parle que de Soi !

 

Le risque de passer à l’attaque devient réel (on se sent négligé).

 

La solution consisterait à apporter tout de suite une réponse, mais on ne dira rien et tout va ressortir à un autre moment, car le mur est toujours là. On n’est pas dans une vraie relation.

 

Une bonne relation doit comporter deux aspects indissociables :

-          Le respect mutuel

-          Des règles de respect de la vie en commun

 

 

Intervenant : Vincent COMMENNE     Chef de projet RHB   Dion Valmont

 

« Les hommes et la violence vécue » : enquête de terrain

 

Une enquête menée en Belgique au sein du Réseau Hommes Belgique (RHB) a dévoilé une facette de la relation entre les hommes et les femmes et la brochure des conclusions est disponible.

 

 Convergences et divergences

 
Convergences :

 

Un même type de violence

Une dominante de la violence verbalo-psychologique

Reproduction périodique des situations de violence (rapport de force – pôle dominé)

Conséquences sur la qualité de la vie et la famille

Types de réaction dans ces situations de violence

 

Divergences :

 

Dans la vision des responsabilités

Conscience des facteurs d’origine des situations de violence

Conscience de ses besoins

Recherche d’une aide extérieure

Appréciation très positive de l’apport des Groupes d’Hommes

Une évolution s’est faite

 

 

Intervenant : Christine CASTELAIN-MEUNIER  Chercheure, sociologue CADIS, CNRS Paris

 

Les métamorphoses du masculin

 

Sa recherche a porté sur le thème suivant : comment faire avancer cette dialectique des rapports hommes-femmes ?

Parmi les métamorphoses indispensables, il y a la question de la paternité. Il faut créer des groupes de parole Hommes et des groupes de parole Femmes pour engager une réflexion  sur comment mieux entrer dans la parentalité. Aujourd’hui, c’est aux individus de « prendre leur place », de savoir se positionner.

Il va y avoir d’énormes inégalités sur ce plan. Tout çà va dépendre des individus eux-mêmes. En France, il est nécessaire d’allonger le congé de paternité.

Ce qui est frappant, suite à cette enquête, c’est de constater à quel point l’individu vit des moments de crise dans sa vie, à quel point il se réfugie dans des valeurs traditionnelles et voit sa partenaire de manière péjorative (cf.  Notion de « Queer »)

 

En conclusion, un immense chantier nous attend : politiques, chercheurs, sociologues, psychologues, couples, parents, médiateurs, associations familiales, médecins, éducateurs, employeurs, syndicalistes.

 

 

Intervenant : Michel FIZE  Sociologue CNRS, Paris

 

Père et fils : histoire d’un amour malentendu

 

 Dans les romans français des XVIIIème et XIXème siècles on trouve déjà des réponses à nos questions contemporaines, en ce qui concerne les relations Père- fils et Père grand-fils.

 

Or, de nos jours :

Le Père apparaît existant, mais faible, démissionnaire, déserteur du foyer

Le fils adolescent a peu de considération à son égard

 

En fait, c’est la trame d’une histoire d’amour caché qui se joue, mais quel que soient le père ou le fils, le père semble toujours marquer le fils de son empreinte.

 

 

Dans la plupart des cas étudiés, 3 idées émergent d’un constat :

 

-          Le père aime son fils et vice versa

-          Il l’aime cependant autrement que sa mère

-          Le fils aussi aime le père différemment de sa mère

 

Le fils aime peut-être son père plus que sa mère : je veux dire qu’en l’aimant d’une autre façon, il l’aime sans-doute mieux qu’il ne le fait pour sa mère. C'est-à-dire que si l’amour pour la mère est de nature quantitative, tandis que pour le père, il est de nature qualitative. D’où un plus grand risque d’être déçu selon le comportement du père, vu comme un modèle et placé sur un piédestal !

 

Etat du père en 2008 : En miettes !

 

Tant sur le plan biologique, que juridique que dans le cadre homoparental, beaucoup d’incertitudes et de troubles subsistent au sujet de la fonction paternelle. Les mères occupent une présence considérable, peut-être à cause de cette absence du père en évolution croissante.

  

Jadis, le père représentait l’autorité, une puissance et une présence : il incarnait la légitimité (semblable à l’autorité hiérarchique du pouvoir tel l’Etat, la police, Etc. qu’il incarnait au niveau de la cellule familiale en tous aspects).

 

Aujourd’hui, cela est bien différent. Nous enregistrons bien là une redéfinition du Père. Simone de Beauvoir a écrit : « on ne naît, ni père, ni mère ; on le devient par apprentissage » … à partir des besoins de l’enfant qui sont : amour, sécurité, repères.

 

Mais aujourd’hui deux schémas nouveaux  contemporains coexistent avec le schéma parental classique: le schéma monoparental et le schéma homoparental, dont nous devons aussi tenir compte.

 

Or, l’enfant a besoin de l’image masculine pour se structurer mentalement. Nous nous trouvons placé face à un grand challenge à devoir résoudre impérativement pour le bien et l’avenir de notre société.

 

(Ouvrage de Michel FIZE à paraître prochainement : Père et fils : histoire d’un amour malentendu)

 

 

Séance en atelier

Intervenant : M. GUILLOT  Professeur et auteur d’ouvrages de sociologie

 

ATELIER  SUR LE SEXISME : « ni myso, ni misandre ! » (A partir de son ouvrage)

 

Quant une société est sexiste dans un sens, ce sexisme existe aussi dans l’autre sens.

Le sexisme risque de nous piéger dans notre quotidien.

 

Il invite notre groupe, dans cet atelier, à réfléchir ensemble sur 3 procédés qui conduisent au sexisme :

-          La comparaison

-          La systématisation

-          Les concepts magiques (définition)

 

Par la comparaison, l’on peut voir, surtout au niveau des médias, que l’on ne cesse de comparer les sexes entre eux ! Cela conduit à une systématisation qui s’exprime dans notre langage : celui du sexe dominant et du  sexe dominé.

 

Par concept magique on présente le syndrome de la double journée chez la femme, l’inégalité des salaires et le fameux « plafond de verre » (cf. son ouvrage à ce sujet).

Or rien ne mérite d’être systématisé : chaque cas est particulier. C’est la généralisation qui construit des mythes et une analyse plus fine permettrait sans doute de déduire qu’il y a de nombreux hommes qui sont entrés dans une logique de coopération visant à améliorer la relation hommes-femmes.

 

Voilà un atelier qui fut fort enrichissant pour ses participants, malgré tout à dominante masculine (5 hommes pour 2 femmes !) Les femmes se sont surtout plaintes de l’inégalité salariale et de l’inégalité face aux composantes sociales des structures familiales. L’un des hommes présents, un jeune cadre dynamique Belge, directeur des ressources humaine d’une grande entreprise, a affirmé que la politique de l’entreprise qui consistait à valoriser davantage le travail de l’homme, à tâche et compétences égales  (et donc justifiait sa rémunération supérieure) était en train d’évoluer vers un traitement plus équitable. Gageons que cela sera appliqué.

 

 

FIN de RAPPORT

 

Par Christian BERNADOU©

Octobre 2008

 

 

Note :

Bruxelles : pièce de théâtre absolument à voir : Où sont les hommes ?  

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:21
Partie 2 du compte-rendu de PAROLES d'HOMMES
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Intervenant : Françoise GOFFINET  (IEFH) Bruxelles

Congé de paternité : une cécité « sexo-spécifique » ?

En Belgique, les communes n’ont pas encore institué le congé de paternité (10 jours) pour leurs salariés. De-même, pour le congé parental de 90 jours entre les premiers mois  de la vie et les 6 ans de l’enfant.

Il est impératif et urgent de faire une campagne auprès des employeurs à ce sujet.

Les hommes devraient y avoir droit autant que les femmes, au nom de l’égalité des chances et de la parité.

L’Europe devrait se pencher sur cette question. Ces congés sont davantage le privilège des femmes  et constituent une spécificité du genre qu’on pourrait qualifier de « caractère sexiste » aujourd’hui.

 

Intervenant : Axel GEERAERTS - Directeur du Centre de Prévention du Suicide, à Bruxelles

Le suicide au masculin : données et faits

Les pointes suicidaires chez les hommes, au nombre de deux, se situent vers 45 ans et 75 ans et sont alors trois fois plus élevées que chez les femmes.

Evolution du taux de suicide entre 1967 et 1987 : (ratio comparatif homme-femme)

-          Europe :   3/1    (la cause de ce 3 pour 1 est sans-doute du à la fragilisation du rôle de l’homme)

-          Amérique : 2/1

-          Asie : 1/1

Mode dominant de suicide (comparaison H/F) :

                Hommes                                                            Femmes

-Armes à feu                                                    -  Médicaments

-Pendaison

 

Depuis 20 ans, lien entre le rôle de l’homme et l’évolution du risque selon 4 mots clés :

Stoïcisme   ;       (en diminution)                    ;        la possibilité de recevoir du soutien

Autonomie ;      (en diminution)                    ;        la probabilité de demander de l’aide

Réussite      ;      (en augmentation) ;      augmentation du risque face à l’échec

Agressivité   ;    (en augmentation) ;      la létalité des comportements suicidaires

Pourtant, quand les hommes sont en situation de crise, ils sont proportionnellement plus nombreux à consulter (que les femmes). Cependant, ils perçoivent beaucoup moins de soutien dans leur entourage, leur réseau d’entraide étant plus fragile.

Un point important des situations de détresse est le cas de la question de la paternité.

Avoir le sentiment que leur enfant aura besoin d’eux dans la vie est un motif de se raccrocher à la vie tandis que ceux qui ne peuvent plus partager l’affectivité avec leurs enfants sont davantage suicidaires.

 

En conclusion, Il faudrait :

-          Réfléchir à des dispositifs d’intervention

-          Favoriser le soutien entre pairs (d’où l’utilité de ces groupes de parole)

-          Offrir une diversité de choix de soutien

-          Soutenir et favoriser le lien avec les enfants

-          Continuer la recherche sur les particularités de l’aide à apporter aux hommes

(Selon une  enquête récente au Québec, dans deux cas sur trois, les suicides sont associés à des peines d’amour).


Intervenant : Michel FIZE  - Sociologue  au  CNRS  Paris  

La mixité scolaire en France

Mixité  (ou coéducation)

La mixité fait de nouveau débat aujourd’hui.  Ce questionnement vient d’être relancé aux USA, les premiers pourtant à l’avoir instituée. L e pays est en train de faire machine arrière !

Les Grecs la pratiquaient autrefois, les romains beaucoup moins. Un décret des années 80 énonce que, dans les écoles maternelles, les enfants des deux sexes reçoivent en commun l’éducation. C’est plus récemment que la question de la mixité s’est posée dans l’enseignement du second degré. Il aura fallu Mai 68 pour arriver à ce qu’en 1982 on relie la mixité à l’égalité et 20 ans de plus pour qu’une directive de l’Education Nationale précise d’en assurer mieux la promotion.

Voici quelques dates de décrets et lois, faisant référence :

Décret de juin 1965 : mixité dans toutes les écoles.

Décret d’octobre 1986 : accessibilité des filles à toutes les filières.

Loi de juillet 1975 : obligation de mixité dans tous les établissements scolaires primaires et secondaires.

Loi de mai 2008 (suite à directive Européenne) : Le principe du respect d’égalité ne fait pas obstacle à la réintroduction de l’enseignement par groupes d’élèves séparés filles – garçons.

Aujourd’hui, c’est le système d’éducation lui-même qui est mixte (double système).

 

Argumentaire des :

Défenseurs de la mixité scolaire                         Adversaires de ce système

 

1)      -  Partout hommes et femmes                                Inadéquation de maturité entre

                  vivent en commun                                                     Filles (plus précoces) et garçons

 

2)      - Provoque l’émulation                                                              Engendre la distraction

                                                                                                              (Les garçons ne réussissent pas mieux)

 

3)      - L’égalité (la mixité en est un élément                              Les filles travailleraient plus en paix

                 de base)

 

      4)    - Argument de coexistence générationnelle      Les filles peuvent développer sans crainte

-se connaître mieux entre sexes                            leurs capacités dans des disciplines

- se comprendre                                                            masculines .

- se respecter                                                                  Avec la mixité, l’autre sexe est banalisé.

                                                                                                              Cela conduit vers une forme asexuée.

 

Ce qui est remis en cause, ce n’est pas la mixité entant que principe, mais en tant que modalité.

 

La séparation n’a de sens que si les élèves le désirent ; l’important, c’est de réaliser l’égalité des chances. La mixité doit être accompagnée d’un apprentissage des valeurs et d’un assainissement  du milieu scolaire. Imaginer un nouveau fonctionnement du « GROUPE CLASSE ». Le professeur doit être capable de faire jouer toutes ses richesses.

 

 

Fin de partie 2 

 

 

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:00

Voici le compte-rendu d'un congrès très enrichissant auquel j'ai assisté, à Bruxelles, sur les problèmes de société actuels tels : la parité homme-femme, la maternité et la paternité,  , la parentalité, la mixité scolaire et l'éducation,  les violences conjugales et le suicide masculin, l'homophobie et le sexisme.


CONGRÈS  DE  BRUXELLES
           (17/18 octobre 2008)   (Partie 1)

PAROLES D’HOMMES : ÉTAT DES LIEUX

 

Genève (2003) ; Montréal (2005) ; Bruxelles (2008) ; Paris, Lyon ….ou Cergy-Pontoise (2010 ?)

A l’institut National de Belgique IEFH (Institut de l’Egalité Femmes – Hommes)

PANEL DE PARTICIPATION : Ministère des affaires sociales et de l’égalité des chances Belge,  Sénateurs - maires, sociologues, chercheurs du CNRS France, philosophes, professeurs d’universités (Montréal et Québec),  Cabinets de conseillers conjugaux Belges, Néerlandais, Suisses et Canadiens, sociologues, sexologues-thérapeutes et psychologues, médecins, responsables d’associations familiales, écrivains, témoins, groupes de paroles Belges, artistes, Educateurs spécialisés, journalistes de presse et TV, mouvements féministes, membres de partis politiques.

Quelques familles Bruxelloises, étudiants, conseillers municipaux et conseillers de quartier, responsables d’associations sportives.

 

COMPTE -RENDU

 

Ouverture du congrès par :

 

Yvon DALLAIRE,  Québec, psychologue-sexologue, auteur et conférencier de réputation internationale (30 ans d’expérience) - Relations de couple : son ouvrage de référence – Où sont ces couples heureux ? (2006).

Organisateur du congrès de Bruxelles IEFH - 2008

 

Quelques faits et concepts à retenir :

 

Plus de garçons que de filles décrochent à l’école (+20%, en moyenne).

Noter l’absence du verbe « paterner » dans le dictionnaire, en correspondance à celui de materner (inscrit).

Rejet du terme de « masculinisme » au profit de celui plus adapté d’ « hominisme » (référence à féminisme).

 

On naît homme ou femme par nature mais on devient masculin ou féminin par éducation.

L’ « hominisme » n’est pas un mouvement dirigé contre les femmes mais veut faire reculer toutes les mesures discriminatoires envers les hommes et privilégiant les femmes :

 

- En matière d’égalité des chances

            - Dans une égalité sur le traitement des faits

            - Pour ce qui concerne l’égalité des droits

 

L’ « hominisme » et le féminisme se ressemblent de plus en plus : leur objectif commun étant de faire disparaître les discriminations liées au genre.

 

La conclusion tirée au dernier congrès de Genève (2003) était la suivante :

Hominisme + Féminisme = Humanisme.

 

 

 Intervenant : Jean GABARD  Auteur (Lyon)

Du mâle dominant au père contesté, n’y aurait-il pas d’autres voies ?

Au nom du sacro-saint principe de l’égalité que l’on voit s’affirmer de partout, dans une société qui se veut démocratique, le risque de dénégation de la différence des sexes existe. Sont alors oubliées les différences dans la structuration du psychisme des genres. Comment vérifier l’évolution de l’inconscient psycho - genèse  (ou genèse du psychisme) ?

Elisabeth Badinter reconnait dans l’un de ses ouvrages qu’il y aurait un privilège de naître du ventre du même sexe (donc un avantage pour la femme). Le petit garçon s’identifie dans un premier temps avec sa mère. Comment ce même petit garçon ne vit-il pas une « castration » très forte en découvrant qu’il n’est pas du même sexe que sa maman ?

La femme fantasmée n’existe pas dans la réalité, mais est pourtant bien présente.

Elisabeth Badinter dit encore dans son livre « XY  (vers la guérison de l’homme malade) » : il sera toujours un peu plus long de faire un homme qu’une femme !

La dénégation de la différence des sexes  a un impact sur l’éducation des enfants : les conséquences sont de plus en plus visibles, avec des enfants que l’on dit froids, sans pères, sans repères…

L’enfant va de plus en plus chercher à imiter sa mère (son modèle) devenir comme elle, pour lui plaire, par une sorte de chantage affectif. L’autorité du père va être bafouée ! Cela va aboutir à fabriquer des « enfants-hommes », tous puissants, très machos, sans loi …et nous reconstruisons ainsi le modèle sexiste qu’on avait voulu changer !

Ne sommes-nous pas en train de nous laisser entraîner dans un engrenage d’utopie totalitaire et de confusion des genres ? Sommes-nous obligés de plonger dans un égalitarisme utopique ?

Il faudrait surtout assumer les différences symboliques du rôle de père et du rôle de mère pour avoir des enfants plus heureux et mieux épanouis.

 

 

Intervenant : Iv PSALTY……………Docteur en Sciences, Sexologue-Clinicien, Bruxelles

L’amour, la tendresse et la sexualité chez l’homme actuel

Espoirs-Réalités-dérives

 

Sur un ton empreint d’humour et de réalisme, ce conseiller conjugal et sexologue Belge réputé aborde les questions que se pose l’homme hétérosexuel contemporain, et ce qu’il attend de sa compagne :

-           La confiance     -         Un soutien     -          Être désirable


S
es recommandations sont de trois ordres :

1)      - Epanouissement personnel  2)      - Harmonie      3)      - Hédonisme sexuel


Puis il en appelle aux pouvoirs publics en expliquant que la santé et l’équilibre sexuels de l’homme dépendent d’une bonne éducation sexuelle.

 

Intervenant : Serge FERRAND        auteur-réalisateur, Québec

Pourquoi la question du masculin ne passe - t’elle pas dans les média ?

Depuis les années 80, les médias propagent plutôt des images négatives de l’homme. Quels en sont les effets collatéraux ? Ne sommes-nous pas aujourd’hui témoins d’un sexisme à rebours ?

Exemple de message : « On a testé ce produit sur tous les animaux, même les hommes ! »

Le dénigrement des femmes a été de mise jusque dans les années 68, mais pourquoi y a-t-il eu ce renversement de vapeur ? De nombreux actes de violence au cinéma sont maintenant du fait des femmes.

Parmi les livres on trouve, par-exemple : «  Men hate themselves and Women agree with them » (les hommes haïssent les femmes et les femmes sont d’accord avec eux). Dans de nombreux ouvrages pour enfants, l’image du père apparaît dégradée ou dévaluée.

Depuis les années 70, on note un écart de 20% dans le décrochage scolaire entre garçons et filles à l’avantage des filles. Les garçons sont plus défavorisés dans le système actuel  d’éducation. En plus le personnel enseignant dans les écoles est en grande majorité féminin. La parité n’existe pas et le petit garçon a du mal à se repérer, à se construire en l’absence d’une représentation masculine.

 

Intervenant : Luc-André DEFRENNE   RHB (Réseau Hommes Belgique)

GROUPES DE PAROLES « HOMMES »

Qu’est-ce qu’un groupe de paroles « Hommes » ?

C’est un lieu d’échange où les hommes peuvent retrouver leur identité d’homme, explorer leur intériorité, leur « moi » profond, à la fois écoutés et à l’écoute des autres. Ils peuvent y exposer leurs problèmes personnels sans tabous ni crainte d’être jugés, et apprendre à se réorienter et à puiser la ressource suffisante pour faire face à leur quotidien.

Un groupe de parole est avant tout un lieu d’expression, d’écoute, regroupant de 5 à 10 hommes maximum (pour son efficacité), pour un temps donné et au sein duquel se produisent des interactions permettant d’explorer son intériorité et donc de mieux se comprendre soi-même. C’est un lieu d’expérimentation et de découverte. C’est dans tous les cas une expérience enrichissante.

Les hommes qui sont amenés à se regrouper ainsi le font lorsqu’ils sont placés dans des situations personnelles difficiles et éprouvantes, telles :

-          Perte de leur emploi

-          Décès d’un proche

-          Problème conjugal

-          Statut social dégradé

Ce sont tous des hommes qui se trouvent « en chemin » : les uns vont parler, les autres vont les écouter, tous vont échanger entre eux et se soutenir mutuellement.

Dans un tel groupe, il y a une règle de confidentialité absolue. Le groupe s’autogère. Il n’y a pas de chef (c’est la notion de co-responsabilité qui s’impose tant au niveau de la gestion que du partage de pouvoir).

Aller au-delà de soi, acquérir une autre vision d’eux-mêmes et trouver une harmonie de vie nouvelle, surtout dans leurs relations avec les autres. Ils vont ainsi pouvoir se construire de nouveaux repères avec des pairs. Aspects pères et aspects mères s’allient ici afin que tous puissent avancer dans leur évolution.

 

Intervenant : Ghislaine JULEMONT     COFACE ( COmmission FAmille de la Communauté Européenne)  - Membre de : Femmes prévoyantes socialistes

Les hommes et les responsabilités familiales

Une grande enquête a été réalisée par la COFACE sur les responsabilités paternelles afin d’engager une action de meilleure connaissance et de renforcement des rôles, en partenariat avec l’Institut de l’Egalité Femmes- Hommes de Belgique.

Cette action a été conduite avec le concours de 7 états membres de la CE (et avec 7 associations familiales de ces pays).

Cela a donné :

-          Des résultats significatifs et exploitables

-          Des recommandations aux gouvernements

-          Diverses conclusions à tirer de cette enquête

Une plaquette sur cette enquête a été éditée et peut être obtenue auprès de cette institution, sur demande.

 FIN DE PARTIE 1

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 21:04

Lettre à la :

Cour d’Appel  de  DOUAI

                                                 

                                                                                                                              

Monsieur le Procureur de la République,

Le jugement rendu par la Cour d’Appel de Douai concernant l’annulation du mariage, à l’origine validée  par le Tribunal de Lille, est indigne de notre justice et me fait honte. Pourquoi donc ce retour à des pratiques du moyen- âge et imposer à tout prix un mariage qui n’en est pas un ?

Vous savez très bien que ce couple n’existe plus de fait (les juges le savent aussi). Cela risque de déclencher la colère des hommes musulmans de France – et je n’en suis pourtant pas un – car dans leur religion, la virginité est un facteur déterminant, pour qu’un mariage soit valide. Or, les musulmans sont nombreux dans notre pays et, en tant que catholique, je les soutiens.

Aujourd’hui la démocratie est mal menée  par la justice, et surtout les juges dénigrent et défont le jugement de leurs pairs, ce qui est bien plus grave, à mon sens. Cela devient une affaire qui nous concerne tous et menace directement nos libertés individuelles.

A mon tour, je vais demander l’annulation de mon mariage après 35 ans, car je le considère nul du fait de l’introduction des lois concernant la parité au sein du couple (ce à quoi je n’ai jamais consenti, car non encore inscrites dans les textes au moment de la signature de mon contrat). Si le tribunal l’admet, cela fera donc jurisprudence. Et beaucoup  d’hommes qui,  aujourd’hui encore, n’acceptent pas, avec  le mariage, d’être assujettis pour 50% à leur épouse, pourraient me suivre dans cette voie.

Il serait temps aussi que le mariage ne soit plus considéré que comme un simple contrat de droit privé et que les affaires de divorce par consentement mutuel (ne faisant pas objet de litige) ne soient plus des actes relevant de la justice. Les mœurs ont changé : nous sommes au 21ème siècle, je le redis, plus au moyen-âge. Les femmes ont obtenu l’égalité depuis. Et puis, le mariage étant un contrat, il serait bon d’introduire enfin dans la loi (et le code civil) cette clause du droit de rétractation pendant 8 jours, comme cela est admis pour tout autre type de contrat.

Si cela avait déjà été inscrit dans nos lois, il n’y aurait pas eu cette nécessité pour l’époux de ce couple qui a fait malgré lui la une des médias, d’aller jusqu’au tribunal. Le mari abusé aurait pu se rétracter dès qu’il s’était aperçu de la tromperie de son conjoint, c'est à dire dans le délai des 8 jours.

Malgré le jugement de la Cour d’Appel de Douai, le couple concerné ne cohabitera pas (à moins que la Cour ne les y force aussi !) Et donc leur mariage sera bien nul. Vous les reverrez donc au tribunal pour une demande de divorce cette fois : un divorce pour un mariage qui n’a pas été vécu ou consommé ! Bref, un drôle de mariage, n’est-ce pas, ou plutôt une parodie de mariage qui devient maintenant, avec le jugement de la Cour d’Appel, presque un mariage forcé ! Or, que je sache, cela est également interdit par la loi.

 Même le Vatican annulerait un tel mariage, alors les Juges sont-ils  mieux placés que l’église pour décider de ce qui est nul ?  Je croyais que notre code civil était fondé sur la morale judéo-chrétienne! C’est ce qu’il m’a du moins été dit au tribunal de grande instance de Pontoise, au sujet du mariage.

 

Merci de votre attention, mais vous comprendrez, qu’en tant que citoyen engagé dans la démocratie participative de ma ville, je ne pouvais pas ne pas réagir face à une telle décision qui n’a pas fini d’alimenter la polémique.

DEMOCRATE

 

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 05:31

Tout homme qui décide de se marier a le droit d’épouser une femme vierge. Dans la plupart des mariages aujourd’hui ce n’est plus un principe absolu. Mais les futurs époux se connaissent mieux et le savent, dans ce cas. Ils s’acceptent tels qu’ils sont.

Si, par-contre sa future épouse cache son état de non virginité à un homme dont les raisons personnelles ou  les principes religieux font qu’il est resté attaché à cette qualité, cet homme a le droit d’exiger la nullité de son mariage ou de répudier sa femme si le tribunal n’accède pas à sa requête. Cela va de soi.

La virginité est dans tous les cas une qualité qu’il faut respecter. Elle devient essentielle lorsque celui qui va épouser une femme le souhaite. En effet, tout homme peut souhaiter que celle qui va devenir sa femme n’ait pas connu d’autres relations avant le mariage. Une femme non vierge a déjà été "prise" et son corps possédé par autrui ; elle s’est déjà offerte ! Comment  peut-elle être spontanée et découvrir ce qu’elle connait déjà en ayant été ainsi déflorée ?

Quelle chance pour l’homme qui épousera une vierge……si tant est qu’il en existe si peu de nos jours. Oui, je salue les femmes qui se réservent pour le seul homme de leur vie.

Autrement, c’est le mariage qui perd tout son sens. On ne devrait plus connaître d’autre homme après (c’est le principe du mariage énoncé en mairie et à l’église), mais on peut en connaître avant (témoin le jugement rendu par la Cour d’Appel de Douai au-sujet du mariage annulé) ! Mais dans ce cas, moi je réponds, pour rester dans cette logique : alors, il faut autoriser aussi après et, pour tout tribunal, ne jamais accepter de prononcer un divorce pour motif d’adultère.

Si la virginité ne constitue pas une qualité essentielle, pour se marier, la fidélité non plus. Cela ouvre de nouvelles possibilités aux juges pour ne plus dissoudre de mariages pour cause d’adultère, qui ne constituerait plus une qualité essentielle (par défaut, cette fois) pour la validation d’un divorce.  

En fait, l’on ne sait plus très bien où se situe le vrai, dans toutes ces élucubrations que nous vivons aujourd’hui ! La seule vérité qui reste intangible et inaliénable est celle de la liberté individuelle dans le couple. Le mariage ne doit pas venir perturber cette liberté.

 

DEMOCRATE

 

 

 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:46

Ce que je n’aime pas dans le mariage, c’est l’idée de communauté de vie et de communauté de biens. Ca va pour un temps. Je n’aime pas l’obligation de devoir posséder ou détenir un livret de famille, un peu à la manière d’un livre d’inventaire sur les personnes ! je n’aime pas non plus les termes d’époux et d’épouse (rébarbatifs), d’alliances (simples  bagues en métal), de lit matrimonial (simple norme de référence)  ou encore de devoir conjugal  (trop restrictif et trop contraignant). Je trouve tous ces concepts dépassés, d’une autre époque…..mais surtout en conflit ouvert avec la notion de liberté individuelle.

 

Certes, certes, tous ceux qui s’opposent à ma vision, qui en ont une de différente, vont m’objecter en mettant en évidence les mots de : liberté de consentement. Oui, j’ai été consentant au départ et donc j’ai assumé mes devoirs, mais tout consentement peut être revu, révisé, et son adhésion soustraite si le « feeling » n’est plus le même ou si le contrat d’origine n’est plus perçu ou vécu de la même manière après bien des années de conjugalité éprouvante.

 

Dès lors, le bonheur ne se conçoit que dans un esprit de totale indépendance d’avec sa famille. Impossible, me direz-vous (surtout en totalité). Non, il y aura toujours un lien : cela va de soi. On ne peut effacer son passé, son vécu, ses actes de création, sa descendance. Mais l’on peut se détacher progressivement de l’emprise familiale, de la vie commune, de la proximité, pour vivre en harmonie avec soi-même, pour accomplir son destin d’homme libre et autonome.

Les relations familiales exercent qu’on le veuille ou non, une influence sur sa façon d’être et de vivre. Au sein d’une communauté de vie, des compromis sont indispensables. Or, lorsqu’on ne peut plus faire de compromis, on devient  malheureux,  et mieux vaut alors « s’envoler » à son tour du nid, juste après l’envol des enfants !

 

Voilà pourquoi je dis qu’il y a 3 grandes étapes dans notre vie : sa famille de naissance (celle des parents, de son enfance, de son adolescence, de sa jeunesse). Puis, celle que l’on se crée soi-même via le couple, le mariage et les enfants. Enfin, il y a l’étape que je qualifierai de « post-familiale » : celle du retour à l’indépendance. Proclamer son indépendance, se délier de tout engagement passé, se libérer du bien commun pour ne vivre qu’avec son ou ses biens propres peut être une fin en soi : un nouvel objectif. C’est aussi, comme pour le mariage, un projet de vie, mais un nouveau projet de vie cette fois ! L’instinct de survie nous y pousse. On sait que si l’on tarde trop à s’y résoudre, l’on va rester « encroûté » dans un binôme ou duo vieillissant qui peinera à se supporter mutuellement, voire à se respecter parfois, les caprices de l’âge aidant, ou plutôt  n’aidant pas!

 

Cela passe t-‘il alors par une simple séparation ou carrément  par le divorce? C’est une affaire de personnes  et de consentement mutuel. L’entente doit se faire au niveau de la décision de se quitter tout comme au niveau du partage des acquis à assumer  et du respect de l’équité, pour le confort moral et la sérénité des deux partenaires en rupture ou fin de contrat matrimonial.

Je n’aime pas non plus  les mots « divorce » ou « divorcé » (surtout ce statut là)….mais comme également je n’aime pas le concept de mariage, où se situer exactement aujourd’hui ?

Quand on pense aux contraintes abominables du mariage, à cette privation de liberté et de droits par consentement ou abandon de soi que ce statut implique, l’on ressent comme un malaise, que j’éprouve d’ailleurs aujourd’hui chaque fois que je vois des personnes s’épouser.

 

Et sur un plan plus matérialiste :

Je suis copropriétaire avec mon épouse d’une maison. Je voudrais lui céder ma part (la moitié) de ce bien immobilier, pour le prix d’un Euro symbolique, afin qu’Elle en devienne l’unique propriétaire –même s’il n’y a entre nous ni séparation, ni divorce et si nous sommes tous deux consentants à cet acte -  Or voilà que ce n’est pas possible de lui vendre cette moitié selon nos lois sans devoir changer  de statut ou de régime matrimonial. Pourquoi donc ? Où se trouvent  ma liberté et mon droit de ne plus vouloir être propriétaire de biens sans pour autant être contraint de répudier ma femme ou de demander une séparation ou le divorce ? Pourquoi ne suis-je pas libre de devenir le locataire de mon épouse, si celle-ci est d’accord pour cette situation ? Pourquoi faut-il rester obligatoirement copropriétaires pour un couple marié, si l’un des deux partenaires ne le souhaite plus et que l’autre veuille bien disposer de la totalité du bien immobilier afin et surtout de ne pas être obligé de le vendre à un tiers ou d’entrer en profonde discorde à ce sujet ? Il ne s’agit là que d’un simple transfert de biens par consentement mutuel ; pourquoi l’interdire, quand cela ne lèserait personne ?

Si telle est la volonté du couple, librement consentie et sans influence aucune de l’extérieur, où est-donc cette application de notre principe vertueux de Démocratie appliquée au mariage ? Elle n’existe pas en fait !

 

DEMOCRATE

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 20:03

Pour moi, l’engagement matrimonial est une simple absurdité : on peut très bien vivre heureux à deux toute sa vie sans se marier. En se mariant, on ne change pas sa condition d’homme ou de femme mais on se colle un contrat qui peut un jour ou l’autre poser problème. Le mariage ne rend pas les gens plus heureux, sauf peut-être le jour des noces !

Marié, il y a presque 35 ans, il se trouve qu’aujourd’hui je me suis lassé du mariage, que je regrette parfois même d’être passé par là, sans doute poussé par l’éducation reçue de ma famille (qui me présentait le mariage comme un but à réaliser dans ma vie et un état de bonheur – ce qui est loin d’être le cas !) et la morale d’autrefois.

C’est peut-être vrai que j’ai été consentant au départ, mais il y a de cela plus de trois décennies ! Je ne mesurais pas alors ce que les mots « Engagement à vie » pouvaient signifier, ni les conséquences avilissantes d’un tel engagement. Quand on est plus jeune, on est quelque peu insouciant de ce que ses actes du moment peuvent nous apporter pour la suite de notre existence.

Le mariage à vie, c’est fatiguant, car on passe inévitablement par des disputes puis des crises dans un couple (que le célibat aurait pu nous épargner), et élever une famille dure de longues années et n’est pas de tout repos non plus ! Si encore çà pouvait s’arrêter là, mais voilà que çà continue avec la descendance : les enfants de ses enfants et ainsi on n’atteint jamais le répit, via le mariage.

Le mariage à vie, c’est pesant car tout passe : la jeunesse, le temps, les envies, les désirs et l’amour aussi !

Que veut dire se marier exactement ? S’engager dans une communauté de vie, cohabiter donc, faire un projet de vie ? Quand on sait très bien que la réalité n’est jamais comme on l’imagine !  Projet de vie : d’accord, mais projet de vie à vie : pas d’accord !

Et puis, quand on se marie, on a encore la vie devant soi. Comment être certain qu’on ne rencontrera pas ensuite une autre personne plus désirable que sa femme et qui correspondra mieux à ses attentes d’adolescent ? Le monde ne se limite pas, ne s’arrête pas à une personne (l’exclusivité n’est pas conforme à l’ouverture d’esprit de l’homme : ne correspond pas à sa nature profonde, à son sens de la curiosité et de l’expérience). La vie doit être une histoire qui se construit chaque jour avec ses découvertes et ses surprises ! La vie est en ce sens une aventure et, pour être pleinement vécue, elle doit être remplie d’aventures en tous genres, y compris sentimentales, même une fois marié. Le  mariage n’est qu’une étape de notre vie, un moment à passer, à savourer, puis viendront d’autres étapes, différentes. Il faudra les savourer également, pour ne pas se sentir misérable.

Quitter son épouse doit être possible un jour (en ce sens le mariage ne devrait pas faire obstacle à un élan du coeur nouveau) surtout si l’entente n’existe plus ou si l’attirance est révolue. Il ne faut pas s’enfermer dans un bonheur préfabriqué pour pouvoir aller à la rencontre d’un bonheur régénéré.

Se marier, c’est en fait se compliquer l’existence avec la signature d’un ou de plusieurs contrats (mairie, église, notaire) : tout ce qui coûtera de l’argent et du temps un jour si jamais on souhaite les rompre, sortir de ce statut marital, sans compter la pastille des avocats et les tracasseries des formalités administratives de toutes sortes. C’est aussi le risque d’avoir un jour à faire aux autres cette embarrassante annonce de la rupture !

Croyez-moi, ne vous mariez surtout pas si vous voulez ne pas avoir à connaître des problèmes plus sérieux dans l’avenir et éviter le passage au Tribunal, comme doivent le faire les délinquants !

Restez libres de tout engagement matrimonial ! Ne formalisez pas ainsi vos sentiments car l’amour est du domaine du surnaturel, du spirituel, et ne peut être rabaissé aux lois et contrats de ce bas monde.

Si un jour, vous découvrez qu’entre vous çà ne tourne plus rond, alors vous séparer ne sera qu’une simple prise de décision et vous n’aurez rien à payer, car même quémander une aide juridique pour un divorce peut se révéler humiliant !

Ce que je vous propose là en vous encourageant à  « boycotter »  le mariage aujourd’hui  pour mener une vie de couple, (ou le même le PACS  qui constitue un autre type de formalisme récupérateur des sentiments des individus, à défaut de mariage), c’est un conseil d’ami qui est très réaliste quant aux épreuves qui vous attendent, entre la lune de miel et l’envie de rompre après un nombre d’années inconnu d’avance. Car il est quasiment certain que vous y songerez un jour, sans pour autant pouvoir vous y résoudre. Ce sont justement toutes ces formalités de démariage qui vous bloqueront ou envenimeront encore plus votre état de désunion ! Pensez y aujourd’hui à cause de demain.

En vous mariant, vous ne pensez pas à demain, mais au présent. Or demain deviendra le présent à son tour, mais il sera alors trop tard !

DEMOCRATE

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 21:05

 

Depuis un bout de temps, alors qu’on ne cesse de parler de parité et d’égalité au sein du couple et qu’on n’en finit pas de dévaluer le rôle et l’autorité paternelle dans les chaumières, j’ai pris la chose à revers et poussé un excès de zèle, dans ma revendication à ne pas être assujetti pour moitié à la gente féminine et à reconquérir ma liberté et mon droit de décider de ce qui me plaît de faire chez moi !

Mon épouse et moi avons acheté un pavillon de 4 chambres  il y a 20 ans ! Or, 3 de ces chambres sont actuellement occupées par deux de mes filles : l’aînée (32 ans) est mère célibataire, hébergée sous le toit de ses parents,  occupant l’une de ces chambres  tandis qu’une autre est réservée à son fils (notre petit-fils) ; la troisième est occupée par ma plus jeune fille (19 ans, étudiante). Nous ne disposons donc  pour notre couple que d’une seule chambre : la dernière, ou  la chambre matrimoniale si vous préférez.

Cela me dérange au plus haut point que de ne pas pouvoir disposer, chez moi, d’une chambre personnelle, alors que deux de mes filles ont déjà quitté le cocon familial ! J’en souffre énormément, étouffant dans cette chambre unique que je dois partager avec mon épouse. Or, ma femme ne cesse de revendiquer ses droits  et de contester mon autorité, tout comme le font mes filles d’ailleurs ! N’en pouvant plus de devoir subir cette situation intolérable, rejetant systématiquement le partage de l’autorité ou ce que l’on désigne comme la codirection du ménage, j’ai décidé de « détruire le ménage » donc, puisque c’est le seul pouvoir encore entre mes mains, et cela même si je dois en subir des désavantages par la suite : peu importe !

Comment ai-je donc réagit ? J’ai décidé d’exprimer le fond de mes pensées en les écrivant sur la tapisserie de la chambre du partage ou chambre matrimoniale (qui n’en est plus vraiment la représentation aujourd’hui, le mariage étant au plus mal et non accepté en tant que tel par moi-même !). J’ai donc « taggé » les murs de notre chambre à coucher avec toutes formes d’expressions telles que je les ressens actuellement, et je vous en livre ici quelques unes :

 

-         Mon autorité reconquise me permet d’écrire sur les murs de ma chambre,…..si j’en ai envie. S’exprimer : c’est cela !

-         Mariage = autre âge ou temps dépassé : « préhistoire du couple » !

-         Même avec une femme, l’homme peut se sentir seul !

-         Le couple ce n’est pas 1 espace de liberté, mais d’enfermement

-         Famille = prison !

-         Grand lit matrimonial = grand lit de tristesse et de détresse ; je coule comme la pierre qui roule au fond de la rivière : plouf ! plouf !

-         Notre mode de reproduction est laid

-         Passée  la cinquantaine, le couple n’a plus de sens !

-   Je souffre beaucoup du mal de couple !

-   Pierre qui roule se perd dans la foule

-   Ce coin de ma chambre est mon espace de liberté !

 

Point n’est besoin de vous décrire la réaction inquiète de ma femme et de mes filles et leur stupéfaction lorsqu’elles ont découvert ces tags !!

Mais, MOI, au moins, j’ai enfin pu m’exprimer librement, me sentant vraiment libre chez moi, cette fois.

Cela au moins aura permis de prouver que le Père a encore le droit de décider seul de certains agencements de son intérieur sans qu’aucune force ne puisse s’y opposer (et là le sens donné à la codirection homme-femme du ménage, tel qu’il est inscrit dans le code civil, n’a plus aucune emprise).

Il fallait en passer par là pour comprendre (et libérer) cet état de frustrations accumulées du fait de ces nouvelles lois du mariage ! S’il le faut, il y aura divorce et destruction totale du foyer, mais jamais soumission du père, en ce qui me concerne.

DEMOCRATE

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 23:46

Parmi les droits de l’Homme devrait figurer celui qui permet à un homme de changer de femme plus facilement, s’il le désire.  En ce sens le mariage est trop restrictif, et l’exclusivité qu’il impose trop contraignante, dans le cadre de notre société moderne  et plus libérale qu’au siècle passé.

Comment les jeunes qui aujourd’hui arrivent au mariage en ayant connu peut-être jusqu’à une dizaine de partenaires (et connu veut dire eu des relations sexuelles avec) pourront-ils s’engager à ne plus en avoir jamais de nouvelles autres et se cantonner, s’engager dans une fidélité conjugale absolue et totale ? Même lorsqu’ils se trouvent devant Monsieur l’Elu  ou  devant l’officiant de la paroisse pleins de bonnes paroles et intentions, je sais bien que pour le plus grand nombre d’entre eux, à cause de l’un des deux conjoints seulement, cet engagement ne sera pas respecté jusqu’au bout.

Puisque l’homme n’a pas le droit d’être polygame, dans notre société, il faut bien l’autoriser à changer de femme car au hasard de nouvelles rencontres, il pourra toujours en trouver une qui sera plus à son goût et qu’il aimera davantage. Parité oblige, la même chose doit être accordée aux femmes, lesquelles pourront être attirées par d’autres hommes au travail ou dans leur club de gym ou encore dans leurs activités associatives et sociales.

Pour les couples où il n’y a pas eu d’enfants (donc pas de responsabilité parentale) changer de partenaire devrait être une simple formalité, vie moderne oblige. La fidélité à vie est un mauvais concept car c’est une fidélité d’apparence et non plus de sentiments, alors faut être plus vrai avec soi-même et autrui. Mieux vaut changer que prendre un(e) amant(e) et  tromper son conjoint !

Mais changer requiert une simplification administrative de la part des autorités et surtout la démocratisation du changement, c'est-à-dire sa gratuité : plus de notaire ni d’avocat si les deux conjoints n’ont aucun bien à se disputer. Une simple déclaration conjointe de rupture déposée en mairie serait suffisante à «désofficialiser »  l’union sur l’état civil…..et la voie serait ouverte à la quête d’un nouveau  (ou d’une nouvelle)  partenaire.

Le nouveau siècle demande à ce que les lois suivent aussi l’évolution des mœurs. Cela serait plus en symbiose avec la société et me semble juste sur le plan de la démocratie.

DEMOCRATE

 

 

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 10:19

Dans une société qui a rejeté la polygamie (une loi naturelle au départ de l’humanité) et qui vit dans l’acceptation discrète des liaisons extraconjugales, innombrables et bien présentes, qui y incite même via les médias, dans une époque où le changement est la norme, quoi de plus normal que de vouloir aussi changer de femme, si l’on n’est pas satisfait de la sienne ?

Le zapping perpétuel que l’on observe chez les jeunes aujourd’hui  aura des répercussions inévitables sur leur comportement familial de demain quand, insatisfaits  pour une raison ou une autre, ils iront voir ailleurs, eux aussi, mais avec une prise de décision cent fois plus rapide que leurs aînés (générations précédentes) ! Car tout s’est accéléré dans notre monde, efficacité oblige.  D’ailleurs, ce processus est contestable, il faut le reconnaître, en tant que principe d’efficacité.

C’est ce que nous constatons avec, en Occident surtout, le taux de divorce en constante augmentation. Pourquoi donc ce phénomène ? Laissez-moi  vous l’expliquer : Il s’agit en fait d’une double résultante de changements récents d’ordre sociologique  :

1)    -Une forte contradiction de la société moderne qui, d’un côté, pousse les individus à la libération des moeurs, à l’épanouissement et à la satisfaction personnels  (en priorité), et de l’autre, exige d’eux exclusivité et fidélité en amour, rejetant de fait les amours polygames, les unions multiples.

2)- Un besoin de zapping permanent (TV, appareils divers, consommation,   changement,  de   banque, de téléphone,  etc .) fait que les hommes pensent qu’ils peuvent aussi  changer de femme.

 

Dès lors, ce conditionnement de notre société au modèle unique du couple monogame oblige les insatisfaits à divorcer plus fréquemment puisque le degré d’insatisfaction est exprimé plus librement aujourd’hui  et que le nombre de divorces, augmentant sans cesse, les nouveaux candidats à ce changement d’état civil se sentent dans la norme (de ce qui devient pratique courante ou presque  et donc acceptable pour solutionner leur problème ou simple désir de changement, de nouveauté, de zapping ! ….un peu comme on changerait de téléphone portable, bref) .

L a norme s’installant progressivement, l’on en vient à accepter deux normes possibles  et opposables dans l’égalité (la notion d’égalité est parlante et reçoit un écho de plus en plus favorable, dans notre société). Ces deux normes sont : le mariage et le divorce, actes communs et naturels que peuvent vivre ensemble un homme et une femme tout au fil de leur existence et répéter à loisir. Le nouveau mode de vie est donc devenu cette sorte de balancier : mariage, divorce, remariage re divorce et remariage (final) pour certains qui y trouvent quand-même leur bonheur au bout du compte et parfois une grande famille (par opposition à la famille classique trop étriquée et centrée sur elle-même, comme sur son nombril !)

Le divorce ayant atteint cet état normatif, l’effet ne peut être qu’exponentiel car la tendance des relations hommes-femmes va plutôt dans le sens d’une logique d’affrontement aujourd’hui que de raprochement. Attendons-nous à voir exploser la courbe des divorces dans le prochain quart de siècle ! Je dis que c’est inévitable et un aboutissement logique, vu le modèle de société actuel. L’expression «  explosion des divorces » que l’on utilise parfois aujourd’hui pour parler de la situation enregistrée présentement est irréaliste car cette expression fera plus sens dans 25 ans. Si non, que dira-ton alors ? Comment qualifiera - t’on le phénomène lorsque 4 mariages sur 5 se solderont par un divorce ?

Moi  aussi, je veux changer de femme : quoi de plus normal et naturel à notre époque moderne.

Le renouvellement ne peut être que bénéfique, apportant du sang neuf à la relation à vivre, et la vie est courte !

DEMOCRATE

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