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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 02:12


OU LE MARIAGE : UN SACREMENT, VRAIMENT? Y CROYEZ-VOUS?

Pourquoi  le mariage devrait-il être indissoluble? Dieu n'en a pas fait une exigence, mais un état préférentiel. Dieu ne condamne ni ne juge ceux qui préfèrent se quitter pour des tas de raisons personnelles, et l'église devrait en prendre acte. Le mariage n'est pas non plus un sacrement (il ne l'a jamais été, dès l'origine). C'est un concept ou une vision trop idéaliste de l'église qui a voulu le rajouter aux 6 autres et seuls sacrements véritables et dignes. Parce qu'il autorise deux personnes chastes à ne plus l'être et sacralise la copulation, donner le rang de sacrement au mariage équivaut à sacraliser le vulgaire et le périssable. Dommage que l'église se soit laissée entraîner sur cette pente et n'ait pas laissé le domaine de la sexualité au quotidien des banalités entre hommes et femmes! Le mariage ne saurait apartenir à l'ordre des sacrements.

Pourquoi un homme et une femme devraient-ils partager un projet de vie pour toute la vie ? N’existe - t’il pas un droit pour eux de se séparer un jour ? Le problème du mariage religieux réside dans le dogme de l’indissolubilité et fait qu’aujourd’hui les jeunes ont peur de s’engager sur une voie de non retour, en contradiction avec toutes les options ouvertes qu’offre la société contemporaine. L’église devrait aussi tenir compte de cela.

Pourquoi ne peut-on pas choisir son compagnon ou sa compagne pour faire tout simplement un bout du chemin de vie ensemble (sans se soucier de demain) ?

Attendre que la mort de son époux  ou épouse advienne pour se retrouver libre, attendre cette mort incertaine pour rompre l’union, n’est-ce pas absurde car cela consiste à se condamner d’avance, pour des principes religieux tels des principes dictatoriaux, à être aculé à une existence misérable et sans affection pour très longtemps lorsque divergent les points de vue, intérêts, passions et perspectives, pour le couple !

La durée du mariage pour la vie risque d’être trop longue pour les deux époux. Si l’un vient à rencontrer quelqu’un d’autre, il se retrouve alors piégé dans un système défini par l’homme lui-même, au départ. Le mariage à vie, indissoluble, n’est en fait qu’un idéal, un vœu pieu, mais s’écarte de la réalité contemporaine et de notre société de l’interchangeable ou du zapping dont les jeunes gens aujourd’hui sont devenus des habitués et accrocs. Cette réalité est soumise aux aléas du temps, alors pourquoi ne pas laisser le temps lui-même définir ce qu’il convient à un mariage de durer ? Soyons avant tout pragmatiques et  laissons le temps choisir ce qui est le meilleur dans sa marche vers l’avant ; cela s’appelle le « lâcher prise ».

L’union d’un couple doit, certes, durer le plus longtemps possible car elle constitue le fondement  de la stabilité familiale, mais, franchit ces caps de l’éducation des enfants, de la formation et de leur départ du cocon protecteur, ne peut-on point retrouver une nouvelle liberté hors le couple ? Le temps de la famille est une longue épreuve de la vie, alors réviser et reformuler ses choix d’origine implique aussi bien de continuer ensemble ou de pouvoir éventuellement rompre son union. Les responsabilités familiales ne sont plus les mêmes : estompées, voire évanouies. Pourquoi conserver des responsabilités communes, l’un envers l’autre, alors que chacun des époux a en principe acquit la maturité pour pouvoir se diriger seul, à partir de cette nouvelle tranche de vie ? Pourquoi s’obstiner ou s’obliger à vouloir vieillir ensemble jusqu’à la fin, jusqu’à ce que « mort nous sépare » ? Je ne perçois pas le sens ni l’intérêt de cet argument là.

L’on ne revit plus en couple, une fois les enfants partis, comme un jeune couple d’amants ou de jeunes mariés plein de projets en tête ; l’on ne peut plus être ce même couple que l’on a été au temps de la rencontre, de ses premières passions et de son premier désir d’enfant ! Un couple dont l’union ne s’appuie plus que sur de la tendresse, de l’amitié, ne peut plus être la même entité , et l’évolution, l’adaptation  et les transformations ne sont plus intrinsèquement indispensables pour survivre. Cette tendresse, cette amitié, peuvent tout aussi bien se découvrir et se vivre avec une personne différente, nouvelle. Cela peut même donner le sentiment que l’on se découvre une nouvelle vie, pleine de promesses et de richesses nouvelles. Pourquoi vouloir que cela soit nécessairement vécu avec son compagnon ou sa compagne des premiers instants ? Ce n’est pas un impératif, si l’on n’en éprouve plus l’envie.

« L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme » : oui, mais pour une mission terrestre uniquement  (c’est ce que la bible nous enseigne) ! la mission accomplie avec courage, fidélité, amour et sérieux, il n’y a plus cette obligation de mission dans le même sens du terme pour le couple, plus ces objectifs communs et, dès lors, tout est à nouveau possible pour chaque conjoint pouvant espérer revivre une vie différente, une autre expérience dans un couple nouveau ou encore, pour chacun, de vivre sa vie maintenant tel qu’il l’entend, en simple individu. C’est beaucoup mieux ainsi car trop souvent le couple, théâtre de tant de disputes, de frustrations, d’incompréhension entre les sexes, est ce qui sert à casser, à briser l’individu. Chaque partenaire peut se fixer de nouveaux objectifs à atteindre, mais séparément cette fois.

Hélas, notre société fait que, lorsque la personne parvient à sa retraite, le couple s’affaiblit, matériellement surtout, s’il se divise (s’il se sépare ou divorce). Alors souvent s’instaure une cohabitation de vieux au lieu de se propulser vers des horizons nouveaux, l’esprit ouvert et le goût pour l’aventure ! Si l’on est chrétien ce peut être tout simplement parce qu’on craint de se séparer malgré le désir ardant et brûlant au fond de son corps, de son cœur même. C’est tout de même dommage de se priver et de passer peut-être à-côté de quelque chose de plus enrichissant pour la suite,  pour cette unique raison si restrictive en soi (et plutôt négative).

Mais rien, vraiment rien ne nous oblige à vivre indéfiniment en couple dans la vie, quand bien même l’on serait marié, et que l’on aurait dit « oui » à l’autre ou promis un jour dans une église (les opinions changent : l’homme change avec). Dieu ne demande pas à ses fidèles en couple de continuer à s’entre-déchirer en permanence ni de s’installer inconfortablement dans une existence malheureuse, dans le cas reconnu et sincère où les conjoints ne réussissent pas à s’entendre.

 

Avoir parié lors de la création du monde que ces deux créatures si différentes (l’homme et la femme) pourraient un jour s’entendre, c’est peut-être là que se situe l’erreur – ou le couac ! – de cette belle oeuvre de vie, et surtout, compter sur cette union pour prévoir une descendance basée sur un processus de procréation animal (et donc vulgaire) et vouloir qu’ensuite les deux acteurs de cet acte restent ensemble pour assurer le développement de leur progéniture : tout cela est trop aléatoire, trop instable et ne repose pas sur le meilleur concept qui soit, l'homme et la femme ne pouvant être parfaits dans leur accord. Un genre unique aurait sans-doute été préférable car les personnes se seraient mieux connues réciproquement, et comprises surtout, car semblables. Pourquoi avoir voulu qu’il y ait le mâle et la femelle – et pourquoi devoir être deux pour faire naître son enfant dans le ventre d’un seul ? Tant de questions sans réponses satisfaisantes ne pouvant donc contribuer au bonheur de l’homme, de ce fait « instrumentalisé » malgré lui ! Je m‘insurgerai toujours sur ce mode de reproduction indécent (si l’on se donne la peine d'y réfléchir en profondeur), ainsi que sur la manière dont je suis venu au monde et sur le fait d’avoir besoin du corps d’autrui pour avoir droit à l’enfant. Pour moi, tout cela est une laideur ou anomalie de la nature contre laquelle on ne peut rien et que j’accepte avec tristesse et résignation : sans bonheur ! Le devoir ou la condition de s'assurer une descendance par le biais de la femme est ce que je déplore, à titre personnel. C'est la seule oeuvre de création de Dieu que je ne réussis pas à approuver : pour laquelle je ne peux le remercier, si cette oeuvre est d'origine divine. Pourtant, je l'aime pour tout le reste : pour la beauté de l'univers. hélas, pas pour son essai d'union homme-femme qu'il va éradiquer lui-même aux cieux (comme quoi, c'est bien une imperfection ) !


Le couple uni par le mariage n’est pas une structure sans fin. Attendre la mort de l’un pour considérer l’union dissoute, c’est vouloir condamner deux êtres à une existence morose, sans enthousiasme, sans perspective. Les libérer, c’est au contraire, redonner vie à chacun. La dissolution est une bonne chose. Elle apporte la sérénité, non plus au couple, mais aux individus qui le constituaient. Voilà sans-doute pourquoi je ne suis pas l’église dans cette voie, pourquoi je n’adhère pas, bien que croyant,  à la définition canonique de l’indissolubilité du mariage. Voilà pourquoi je ne conçois pas le mariage comme un sacrement, mais plutôt comme un acte d’ordre naturel à vocation sociale, familiale et avantageux sur le plan matériel.

La fonction reproductive chez les humains n’est en rien différente de celle de bien d’autres espèces vivantes entrant dans le plan de la création et n’a rien de plus noble sur le plan de sa réalisation dans l’instant (exception faite de l’avoir réfléchi, bien sûr, ce qui n’est pas le cas de tous les humains). Les églises ont toutes voulu adjoindre un caractère sacré à ce qui n’est ni puis ni moins que le fonctionnement normal de la nature et de son instinct (animal ou humain). Je ne trouve donc rien de transcendant dans le mariage.

Le mariage indissoluble, c’est exactement le contraire de la liberté et c’est pour cela qu’en ce nouveau siècle les jeunes couples le boudent de plus en plus (et ils ont raison) puisque la liberté s’affirme aujourd’hui pour tous dans la possibilité de multiples choix d’unions, la plupart pouvant être remises en cause, ce qui est un réel progrès, en fonction des personnalités concernées et des paramètres du temps. Nous voilà donc installés dans l’ère du mariage post -moderne. Même le divorce est devenu acceptable et se célèbre aussi par une cérémonie (apparition de faire -parts et organisation de fêtes conviviales de démariages en vogue et en vague de commercialisation : bien sûr, les commerçants voulaient aussi surfer sur la vague haute!).

La constance de l’union qui dure est certes une vertu, je l’admets, mais le choix doit pouvoir rester alternatif. Car choisir est pouvoir exercer ses capacités à agir selon son âme et conscience, de manière libre. Vouloir rester dans la constance du mariage contre son gré, en raison de principes religieux, applicables à cet acte, auxquels l’on n’adhère pas alors que l’on est chrétien et croyant (mais d’une foi différente), cela revient à se renier et, plus grave, à restreindre son libre arbitre…..à moins que de le faire sciemment soit aussi une autre forme de liberté. Le débat est ouvert !

Chacun pourra juger en son âme et conscience. Suremment vous avez votre avis sur cette question si complexe qui concerne les deux moitiés de l'humanité que nous représentons et qui sont conditionnées pour s'accoupler pour permettre à notre espèce de survivre ? mais que pourrait-il être à la place ? La science nous prépare l'avenir et la procréation assistée et autonome progressera jusqu'au jour où l'enfant pourra être conçu sans relation sexuelle et où la naissance s'effectuera sans douleur hors du ventre d'une femme, grâce au progrès de la haute technologie.

L'éthique ne stoppera pas la progression de la science.


DEMOCRATE

 

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Published by Démocrate - dans famille
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