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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:16

 

 

Je ne dénonce pas l’adultère  car c'est pour moi un concept que je ne reconnais que de façon restreinte. Tromper son conjoint n’est vrai que dès lors qu’on lui ment s’il vous questionne sur ses doutes  ou vous interroge directement sur une relation extra conjugale. Se marier c’est s’engager à être fidèle, objecterez-vous certainement, mais moi je me suis engagé à être fidèle de cœur et je le suis resté.

Dans ce prononcé du vœu de mariage, je n’incluais pas la notion de fidélité physique telle que beaucoup la conçoivent. Elle n’était pas dans mon entendement ou concept de l’acte de mariage. Il s’agissait avant tout du désir de fonder une famille.

 

Dans une société qui n’accepte pas la polygamie (ce qui se comprend car il ne peut y avoir de légitimité avec le mariage que pour une seule  personne, selon nos lois laïques ou religieuses), il est évident que « l’adultère » est la seule voie ouverte en compensation de la frustration ou des dilemmes qu’engendrent ce statut, contraire à la nature sexuée et aux désirs de l’homme depuis ses origines. Si ce n‘était pas vrai, alors pourquoi tant d’hommes ont-ils justement, soit des aventures, soit des maîtresses, dans nos sociétés monogames d’Occident ? C'est qu'ils ne sont pas entièrement satisfaits de ce que le mariage voudrait leur imposer pour la vie : décider de leur bonheur dans un sens unique (parfois cul de sac).

Le mariage m’a permis  de fonder une famille et j’en suis très satisfait et heureux. L’adultère (ou relations extra conjugales) que vous nommez ainsi est ce qui m’a permis de connaître de grands moments de bonheur et fait découvrir  que l’amour était infini, ne pouvait se limiter à la seule rencontre d’un jour ou même à l'acte d’engagement d’un autre jour, car chaque jour est nouveau et il en va ainsi tout au long de sa vie. Je ne ressens donc point coupable et je ne me plains pas d'avoir vécu cela. Chacune de mes rencontres m’a apporté d’infinies richesses (que j’aime à découvrir chez autrui). Chacune fut pour moi une expérience bénéfique, riche d’enseignement sur la condition féminine et sur la psyché de l’autre sexe.

Grâce à ce cheminement, j’ai pu comprendre combien ce qui est le plus important dans la vie est d’entretenir sa capacité à aimer, de percevoir les appels, besoins et signes des autres, de partager des temps privilégiés de l’existence avec différentes personnes humaines, ne fut-ce pour la vie. Chacun donne et reçoit dans une relation et si vous en avez une seule, vous ne pourrez recevoir autant, car vous serez limité par les propres limites de votre partenaire, et n’atteindrez jamais de ce fait les richesses des ressources plurielles.

Il n’y a donc pas drame (ou péché) dans le recours à l’adultère mais signe de plus grande liberté et d’ouverture d’esprit. Vous n’êtes pas obligés de vous coller aux traditions ou normes. Sachez aussi user de votre libre arbitre, même en amour. Le drame ne commence que lorsque vous décidez d’abandonner votre famille et que vous optez délibérément pour vous engager sur la voie de la rupture de votre première union, laquelle étant considérée comme la plus légitime, pour la société. Si l’on quitte sa femme définitivement pour une autre, alors là oui l’on devient adultère (au sens du langage biblique) ; là oui, j’admets que l’on puisse utiliser ce terme. Mais ce que l’on nomme « adultère » dans une simple et passagère relation extra - conjugale et où certains y voient une faute, une brèche, si faute, n’est alors qu’une bien petite faute, qui ne mérite pas qu’on y porte grande attention et qu’on en parle autant. Ce n’est que le déroulement des péripéties de la vie (de couple).

Être démocrate, c’est être ouvert aux autres, tous les autres : cela s’apprends, même pour l’amour !

DEMOCRATE

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 19:44

15  Petites  phrases  à retenir !

 

Le mariage étant une anomalie humaine,  le divorce constitue une invention de génie car il permet de libérer l’homme des chaînes de la femme, et vice versa.

 

Dans une société définie comme égalitaire, l’homme et la femme mariés ne pourront pas s’entendre indéfiniment.

 

La parité dans un couple est une douce utopie, une illusion de juristes,  car dans un  couple l’un finit toujours par prendre l’ascendant sur l’autre dans tout processus décisionnaire.

 

Le rêve pieu d’égalité dans le prononcé des vœux  de mariage n’est qu’un concept intellectuel  car il n’est pas possible de décréter des comportements  humains pour la sphère de la vie privée et sentimentale.

 

Sur la question du mariage, la sagesse est de ne pas se marier tandis que la folie est de vouloir affronter à vie la tempête conjugale pouvant déclencher un tsunami familial.

 

En ce siècle, liberté, égalité et conjugalité sont devenus des termes incompatibles sur le long terme.

 

Aujourd’hui, les promesses du mariage ne sont plus tenues et les  paroles entendues ce jour là ne sont que des mots jetés en l’air dans  des mairies et des églises, car c’est  le temps qui en a raison en imposant sa loi.

 

Le mariage est une déraison puisqu’il unit deux genres humains bien trop distincts et fait perdre à chacun une part de sa liberté. Dès lors, comment peut-on faire s’accorder à vie deux libertés aux visions si différentes ?

 

Quiconque a connu le mariage sans ne jamais rêver d’autre chose un jour que cet état ou statut là pour sa propre vie ?

 

Contrairement aux idées reçues, le bonheur ne se rencontre pas dans le mariage mais plutôt la fierté. En effet,  l’apprentissage de sa propre force de caractère  s’y révèle dans la manière de défendre ses positions.

 

Celui qui sait se réaliser seul n’est-il pas plus fort que ceux qui ont besoin d’être deux pour y parvenir ? 

 

L’amour est ce qui  rend la réalité du mariage invisible.

 

La pratique de l’altruisme au sein du couple est ce qui finit par défaire cette vertu, puisqu’il s’enferme dans un contexte temporel et un cercle vicieux.

 

La promiscuité conjugale finit par faire appel à une vraie  altérité extérieure pour en guérir !

 

Ceux qui ont institué les règles du mariage et de la conjugalité n’ont pas bien saisi le fond de la nature humaine et la volubilité du sentiment d’amour. Faire reposer ces règles sur le socle mouvant du sentiment équivaut à oublier que les fondations de cette construction ne correspondent pas aux normes de la nature humaine d’origine.

 

DEMOCRATE

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:56

Deux personnes qui se sont engagées dans la voie du mariage ont-elles le droit de divorcer ? Bien que jamais facile à apporter, la réponse est OUI. Chaque personne est un être libre et unique en son essence et aucun dogme ou aucune loi ne peuvent le nier. Toute constitution démocratique le reconnait. Personne ne peut être forcé de vivre à vie avec quelqu’un d’autre, fut-il même son époux ou épouse. C’est ainsi. C’est acquis : l’engagement dans le mariage est un choix libre ; c’est pourquoi le désengagement  ou « démariage » doit pouvoir être également un choix libre, quelles qu’en soient les conséquences pour l’un ou pour l’autre ou même pour sa famille. C’est le principe de liberté permanente  pour tout couple qui doit l’emporter dans une démocratie, en matière de vie privée.

La société, les tiers, les lois, le code civil, n’ont pas à interférer dans ce domaine.  Qui plus est, un engagement pour la vie est trop difficile à assumer toute sa vie durant  car il présuppose que rien ne change, que l’on aimera toujours pareil  la personne dans 10, 20 30 ans ou plus loin encore ! Cela personne ne peut réellement en être certain au départ du couple, encore moins aujourd’hui du fait de l’allongement moyen de la durée de vie. Ce type d’engagement, qu’il soit prononcé devant témoins en mairie ou dans un lieu de culte, n’est plus en phase avec la réalité du monde, des mœurs ou des mentalités actuelles. L’on peut toujours prendre un tel engagement, certes,  mais quel  gage de garantie peut-on en donner, à l’autre ou publiquement ?  Voilà sans-doute l’une des raisons qui fait que de moins en moins de personnes s’engagent dans cette trop vieille institution  (qui ne satisfait plus entièrement  les jeunes) ou attendent le plus longtemps possible avant de s’y résigner, pour quelques avantages encore existants et concrets.

Rien n’est moins sûr que le mariage à notre époque où tout change si vite, y compris dans la composition de la famille du 21ème siècle.

On s’engage dans un mariage avec la personne  que l’on croit être la bonne mais celle que l’on croisera ensuite pourrait bien être meilleure (on le pense) et nous voilà irrémédiablement piégé avec la première, pour cause de mariage ! C’est quand-même regrettable, quoique l’on décide de faire : rester ensemble ou se séparer.  Il ne faut pas avoir peur d’une séparation. Voilà pourquoi, à défaut d’une société polygame, l’on doit au moins pouvoir changer de partenaire dans sa vie. C’est le droit de tout être humain.

Le divorce ne devrait pas être une tragédie humaine, ni non plus une épreuve ; il est un passage, peut devenir un rite sociétal, le passage inverse d’un état de marié à celui célibataire, à nouveau : le retour à la source du bonheur, mais plus conjugal cette fois (si conjugal n’a point été le bon, pour la personne). Je prône cela et défends cette vision avec conviction, même si je crois en la puissance divine. Dieu a souhaité que l’homme et la femme soient libres et je ne crois pas qu’il ait voulu leur imposer de vivre ensemble contre leur gré jusqu’à leur mort, si tel n’est plus leur vœu du jour. Un désengagement de la vie conjugale est une affaire privée et doit pouvoir être librement consenti.

L’église aime souvent à comparer l’église à l’épouse de Dieu et utilise ce concept pour définir le mariage humain, l’amour que se portent mutuellement les époux. Ce n’est pas une bonne image car Dieu est non seulement l’être unique auquel  beaucoup d’entre nous croyons, mais il n’est pas marié (toutes les religions se l’accordent). Cette image représente une polygamie à grande échelle, or Dieu ne soutient pas le concept de polygamie et l’église est constituée d’une multitude d’humains ! Alors, que comprendre entre cette union et celle du couple ? Pourquoi même vouloir avancer, sur un plan religieux, une telle comparaison avec le mariage terrestre ?

 

La vie de couple est bien trop contraignante et faire des compromis n’apporte rien de bon à qui s’y soumet. Au-contraire, cela contraint bien davantage. L’on ne cessera de sentir sa propre frustration grandir. Communiquer, dit-on, quand le couple va mal ? A quoi bon ! Ce n’est nullement une fin en soi : le couple marié n’est pas une nécessité. Nous aurions tous pu rester des célibataires à vie que la terre aurait continuée de tourner ! Le mariage ne règle pas les saisons, ni le climat, ni non plus les états d’âme de chacun mais seulement la famille et en partie la société. Mais que penser du mariage si ce n’est d’avoir une pensée spéciale pour ces millions d’hommes et de femmes qui, mariés un jour, se supportent de moins en moins bien ou en apparence seulement, aux yeux de la  société, mais qui chez eux fulminent de ressentiments les ruminant en silence, les exprimant en colères ou violences parfois, anéantis par leurs incompréhensions réciproques ou leur discorde. L’homme et la femme pensent différemment. La vie de couple les enfonce chaque jour un peu plus dans l’oubli de ce qui a forgé leur personnalité d’être unique. Penser à deux ou pour deux est très difficile. Agir conjointement une longue vie durant est inimaginable ou utopique. Et c’est cette utopie là qu’a voulu instaurer officiellement le mariage ! Ce n’est qu’une création artificielle ; la vérité de la vie est toute autre.

Dans un monde nouveau d’égalité des sexes, le mariage ne tient plus la route (il n’y a plus de vrai chef de famille, officiellement désigné  et reconnu comme tel). C’est devenu pire et l’affrontement  difficilement évitable. Cet affrontement récurent rend la famille fragile : un cercle pesant à supporter ou encore une église de base infernale. Il vaut mieux alors ne pas encourager ces personnes, ces parents, à continuer de vivre ensemble, à partager un toit commun. Car c’est sous ce même toit que commencent les ennuis du couple. Aujourd’hui hélas tout est construit autour du couple dans notre société, de ce concept d’être deux ; seul, l’on ne peut guère espérer devenir propriétaire de son logement et les achats lourds du ménage s’en trouvent préjudiciés.   Même les avantages du fisc sont pour des couples. Etc.

A quand une société plus juste qui prenne mieux en compte les conditions de vie des personnes seules, des parents isolés et considère enfin l’individu comme une entité à part entière et égale au couple et ne pénalise plus cet état ?)….A quand le jour ou un seul salaire sera la référence pour appréhender et réguler le niveau de vie d’un ménage ?

Je suis de ceux qui considèrent que le mariage ne peut plus constituer un engagement pour la vie, même si l’on a fondé au départ une famille. Le principe de liberté prime sur l’engagement, quelles qu’en soient les conséquences.

Il n’existe pas de dogme pour le mariage, institution humaine (et non divine).La  Femme reste la Femme et l’Homme reste l’Homme, et cela reste vrai même dans le couple et au sein de la famille.

Même  en partageant tout, les hommes et les femmes ne peuvent atteindre la plénitude de leur être ni ne peuvent être pleinement heureux ensemble si leur vie d’intimité dure trop longtemps,  telle est la nature humaine depuis ses origines. Le mariage n’apporte rien de plus, si ce n’est d’autres types de problèmes sur le long terme. Ne l’encourageons donc point.

DEMOCRATE

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:18

 

Pourquoi, pourquoi l’amour

Ne répond-il pas ?

Pourquoi peut-on le perdre un jour

Juste comme  çà !

 

Quand soudain de l’aile il bat

L’amour échappe à tout contrat

L’amour est parfois si ingrat

Et c’est là que blesse le bât !

 

Qui donc est à l’origine

De cet amour qui illumine

Et puis qui soudain vous mine

Qui donc l’a introduit en l’homme

Pour qu’il  vous comble, puis vous assomme

A cause d’Eve et de sa pomme

Qui fut la cause de ce faux pas

De cette union qu’on voulait pas !

 

Telle est la loi de la nature

Qui conduit l’homme à l’aventure

Pour cet amour qui point ne dure

Et qui l’entraîne jusqu’au mariage

Devant le suivre à travers l’âge

Et dont la promesse n’est sage !

 

Pourquoi le couple, la famille

Cette illusion d’amour qui brille

Qui sur terre peuple et fourmille

Mais qui rend l’homme malheureux

Quand se brise ce cercle à deux

Et quand l’amour éteint ses feux

 

L’amour source de joie, dit-on

C’est vrai un temps plus ou moins long

L’amour gonflé comme un ballon

Peut éclater dans son salon

Le oui d’hier devient un non

Et tout se dit d’un autre ton !

 

Quel est-donc  l’horizon du couple

Dans ce monde semé de trouble

Un temps aimant, le cœur  aidant

Mais moribond, moitié perdant !

Il rêve alors d’un autre double

Qu’il trouve un jour, longtemps souffrant

La vie à deux, c’est quitte ou double

Pour ceux cherchant cœur mieux offrant !

 

Si vivre à deux est habitude

Cela se change en servitude

Quand c’est le mariage qui noue

Et qu’en finir met à genoux !

 

Pourquoi l’amour, pourquoi les femmes

La séduction entre les âmes

Et l’instinct de reproduction ?

Pourquoi des couples qui s’enflamment

Et qui vivent un temps de passion

Quand cet état le temps entame

Et nous force à la compassion

Le couple est-il une addiction ?

 

DEMOCRATE

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:36

Pourquoi donc Dieu a-t’il voulu diviser l’humanité en deux clans : hommes et femmes (ou mâles et femelles) ? Dieu, l’Être suprême qui d’évidence  connait tout, ne pouvait-il savoir d’avance que cette division serait cause de bien des difficultés  et de bien des souffrances pour l’un comme pour l’autre sexe ; que s’accommoder de cet état et de leurs différences  n’irait pas de soi et que certains ne le pourraient même pas !

On peut louer Dieu pour avoir mis de la diversité dans  sa création, mais lorsqu’il s’agit d’une même espèce, l’on ne peut le louer pareillement pour avoir misé sur la dualité ou la division sexuée introduite dans un but de reproduction charnelle. Pour l’esprit, ce n’est pas réjouissant. Car dire que l’homme et la femme sont complémentaires est un leurre. Aujourd’hui, ils chercheraient plutôt à s’égaler ! L’égalité plus que la complémentarité est ce qui anime les esprits dits démocratiques. Là encore, c’est un autre leurre. Ce sont des mirages inaccessibles pour cause justement de différences non effaçables. Hommes et femmes s’affrontent en fait sur un même terrain : celui de leur dignité respective et affirmation de soi. L’un se doit de défendre avec véhémence ses droits  face à l’autre, et à cet exercice là, bien que les deux se retrouvent perdants, ce sont le plus souvent les femmes qui  en font les frais.

L’inégalité physique de genre  constitue déjà un handicap en soi. Pour transmettre la vie, l’homme n’a qu’un geste simple à faire, souvent  accompli rapidement, tandis que la femme en portera le fruit des mois durant, qu’il soit cadeau ou fardeau, sans compter l’épreuve de la grossesse  et de l’accouchement. Peut-on raisonnablement dire que cela est juste ? Qui a imaginé un concept de reproduction charnelle aussi  troublant et inégalitaire, et dans quel but ? N’est-il pas la première cause d’incompréhension entre les sexes ? La temporalité dans l’acte joue un rôle si particulier chez l’un et chez l’autre que c’est souvent là que le temps s’écroule chez certains couples, placés entre l’avant et l’après naissance de leur enfant commun. C’est encore là où l’homme et la femme ne se retrouvent plus et où germe le processus très lent de leur éloignement. 

 

Il est impossible à l’homme de comprendre ce que ressent une femme qui donne la vie - mur impénétrable – mais tout autant impossible à une femme de comprendre ce qu’est la pulsion de l’homme, laquelle s’éteint aussitôt satisfaite. L’homme, qui a bien du mal à résister à la formidable force de la séduction féminine.  Deux forces contraires qui s’attirent pour ensuite  pouvoir mieux se repousser, c’est un peu notre condition humaine ! Cela, avant que de nouvelles forces d’attraction ne recommencent ce cycle infernal et résolument humain. L’inhumanité de la chose va jusqu’à vouloir y trouver des circonstances atténuantes. On dira de ce pauvre homme : c‘est sa nature ! Il est ainsi fait.

La division de l’humanité en deux clans sexués est loin d’être un apaisement pour la société qui lutte inlassablement depuis des siècles contre toutes les dérives liées justement à ce sexe que l’on  « trans-porte » en tous lieux sur soi et qui nous conditionne inlassablement. Le conflit d’intériorité de l’être sur ce plan, la lutte que se livrent ses parts de masculin et de féminin, partagés entre son corps et son esprit, jouent un rôle moteur dans l’évolution de la personnalité mais également un rôle perturbateur. Homme et femme sont souvent mal à l’aise face à face et la relation neutre est parfois difficile à assumer, voire troublée, tant la sexualité envahit notre quotidien. La preuve se vérifie dans le phénomène de la pudeur. Entre personnes de même sexe, moins de pudeur sociétale s’observe tandis qu’hommes et femmes ne se mélangent pas nus,  autrement que dans la vérité nue de leur intimité de couple. C’est la règle générale et acceptable par tous. Pourquoi alors cette frontière entre humains faits d’anatomie différente ? Il  ne faut pas chercher loin : La sexualité en est la cause première.

Cette division de genèse est ce qui pèse ; une cause de mal –être et de gène réciproque, de malentendus de toutes sortes, troublante pour l’esprit lorsqu’on cherche à l’approfondir avec son  seul raisonnement.

 

Pourquoi donc fallait-il qu’il existât cet état de la création ainsi fait ou cette aliénation à la copulation des corps entre eux pour pouvoir produire des enfants, comme si la chaîne des hommes était une immense chaîne  mécanique : celle d’une usine terrestre de production humaine.

On dit que l’altérité est un bien, une richesse : OK, mais alors pourquoi, puisque l’altérité existe déjà entre personnes d’un même sexe (chaque personne étant unique), avoir voulu une double altérité en y rajoutant celle d’un deuxième sexe ?  Si ce n’est pour compliquer la situation et la vie des hommes !

 

Pour moi, l’idée d’origine du couple, le concept d’interprétation de la genèse n’est pas la meilleure solution, mais la plus inconfortable. Elle entraîne des jalousies violentes, pouvant même être cause de haines entre hommes. La lutte pour la conquête et possession de la même femme ou du même homme se change alors en vrai conflit entre pesonnes. Dieu, qui lui est unique, a conçu pour sa créature, l’homme, soi-disant à son image, un modèle de vie qui le place dans cette dépendance à un état de division de sa personne en deux moitiés,  « son autre moitié » dit-on, là encore ! Et cela commence à peser sur lui dès son adolescence jusqu’à son âge adulte pour ne plus vraiment s'apaiser qu’à la vieillesse. A savoir, ce besoin inné de l’autre sexe pour s’accomplir , un objectif improbable à se réaliser dans la perfection ou plénitude et , qu’en fait, seul Dieu peut atteindre, sauf que Lui est Un  (sans avoir ce problème de couple) et nous est présenté comme l’équation parfaite de l’unité. Comment alors imaginer que l’homme se doive d’atteindre cette unité par la voie du couple ? Comment dès lors suivre l’exemple de Dieu qui n’a pas de problème de couple ? Cela, pour moi, dépasse l’entendement.

A mon sens trop d’incohérence recouvre le concept du couple dans l’enseignement qu’en donnent les écrits religieux ou dogmatiques et toute la vision du mariage est illusoire. Il ne peut être relié à une vision d’union divine, encore moins comparé à l’union de Dieu et de son église : aucun rapport !

L’union de Dieu à son église est éternelle ; l’union du couple n’est que temporelle. Ce mystère n’est pas divin, mais strictement humain.

DEMOCRATE

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 01:09

Le mariage pose un vrai problème de société aujourd’hui. Sur le fond, se marier signifie l’engagement pour la vie de vivre  à deux et à sous un toit partagé jusqu’à la fin de son existence. C’est du moins ce que les paroles du maire ou du prêtre  invoquent au moment du serment, de l’acte ou de la promesse pour ce changement de statut familial ; Or vivre tout le reste de sa vie à compter de cet engagement temporel est bien ce qui constitue un défi ou une gageure ! Beaucoup de couples ne pourront le tenir.

Tous ceux qui choisissent de passer par cette cérémonie, cet acte officiel, qu’il soit laïque ou religieux, s’y engagent pourtant mais rien ne vient garantir que les engagements du mariage seront scrupuleusement respectés ni que la promesse sera maintenue jusqu’au bout ! Alors pourquoi tient-on tellement à mettre en scène publiquement ou religieusement cet événement de la vie privée des humains ?

On dit que le mariage est une loterie. Pour moi, c’est avant tout une comédie ! Balzac a écrit tout un ouvrage sur la « comédie humaine » et l’union de deux personnes en fait partie. Il y a bien longtemps que je ne crois plus en la vertu de cette mise en scène qui faisait cependant partie des traditions ancestrales de ma famille, et qu’elle m’a inculquée mais que je n’entends plus devoir transmettre à ma descendance, par faute de conviction personnelle ou de déception sur ce modèle de vie.

Chaque mariage annoncé, chaque union prononcée m’interpelle. Je me dis : « en voilà encore deux qui ont choisi  de brider leur liberté d’action. Ils se sont laissés entraîner par l’illusion de l’amour. Plus leur éblouissement est grand, plus leur désillusion ou désenchantement seront difficilement supportable par la suite.

Alors que le ciel, la nature (ou les hommes,  tout simplement) ont élaboré ce scénario de vie commune ou de couple normatif, ce scenario public du mariage comme fondement de la société, en allant jusqu’à vouloir y ajouter  la publication obligatoire de bans, dans une perspective de bonheur parfait, d’idéalisme ou de réglementation Républicaine, rien ne peut être imposé à l’être humain en matière de sentiments durables. Là est le paradoxe du mariage, seul contrat liant sur une période de temps irréaliste ou non concevable à l’échelle humaine, une espèce  qui est en mouvance dans un univers également en perpétuelle transformation, tant sur le plan du physique que des idées. Pourquoi alors vouloir l’associer à la notion de constance, cas du mariage ?

Car tout ce qui unit l’homme à la femme est intrinsèquement problématique depuis l’origine des temps et ne conduit in fine à rien de bon si ce n’est qu’illusoirement et le plus souvent débouche sur des situations soit complexes, soit dramatiques.

Le grand problème de l’humanité repose sur le phénomène de bipolarité sexuelle et de complémentarité qui condamne l’homme à avoir besoin de la femme, et vice versa, alors que tout les oppose en réalité, y compris sur le plan de la pensée, de la logique et de l’esprit. Quelque soit l’effort accompli par chacun pour essayer de comprendre, voire de rejoindre son conjoint, les deux seront toujours dans des marges limites, toujours restreints dans leur liberté ou contraints dans leur union.

Mais voilà, au départ, il y a ces fameuses hormones qui les conditionnent depuis leur naissance et transforme leur anatomie, dictant au cerveau ce que la nature a inscrit dans leurs gènes : besoin de séduction ou de possession, tentation, attirance, désir stimulant, envie de progéniture (et conséquences), survie de l’espèce. Sur aucun de ces états, sur aucune de ces forces intérieures, emportés par la fougue et vitalité de leur jeunesse, par la curiosité de l’expérience nouvelle, l’homme ou la femme n’ont de prise, et ils se laissent ainsi emporter, glisser sur la pente du dictat de la nature comme des millions d’êtres humains, aujourd’hui disparus, l’ont fait avant eux. Rien n’arrêtera ce flux, ni la population qui augmente sans cesse sur une terre qui ne peut s’agrandir ni offrir à tous des conditions de vie dignes. Nous sommes tous pris dans cet engrenage que nous n’avons pas demandé au départ, que nous maîtrisons avec peine sur certains des continents  et point sur d’autres.

Rarement, alors qu’ils sont encore seuls, célibataires, libres et parfois même indépendants, les jeunes ne se soucient des problèmes que la tradition du mariage leur posera lorsqu’ils l’auront acté, ni combien ils pourront le regretter un jour, plus tard dans leur vie, avec des dépenses bien inutiles de frais d’avocats, de notaires, de médiateurs de toutes sortes, de conflits familiaux, de dépression et de psy !

Tout cela à cause d’un mariage : est-ce bien la peine ? On jouit parfois de plus de liberté adolescent dans sa famille  d’origine, que marié dans son propre foyer : celui que l’on s’est pourtant crée soi-même. A méditer profondément. L’expérience seule permet de le réaliser, mais il est alors bien tard et la voie qui s’engage est pleine d’embûches, de douleur et de solitude.

Et si se marier n’était pas l’assurance de finir seul sa vie, même en vivant côte à côte ? La vie conjugale n’est pas le remède à la quête du bonheur mais plutôt la source de tous les maux pour un trop grand nombre. Qui donc a eu l’idée du mariage ? Et Comment peut-on soutenir un tel concept, que ce soit dans les principes mêmes de la création (au sens de la genèse)  ou  selon la logique inscrite dans une loi dite naturelle ?

Le mariage Avec ce qu’il entraîne et ce qu’il nous impose ne serait-il pas alors une absurdité de la nature humaine (ou des hommes tout simplement) ? L’homme  pourtant déclaré personne unique et libre à sa naissance. Pourquoi le prédisposer à, ou même lui recommander ce  dualisme (qui ne manquera pas de l’accabler) dans son projet de vie, si ce n’est que de vouloir le rendre malheureux sur terre ?

Les progrès de la bioéthique essaient timidement de nous délivrer de certaines de ces épines ; elles ne parviendront pas à le faire de toutes.

Le problème reste entier.

DEMOCRATE

  

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 22:50

Qu’est-ce qui fait me fait penser et dire que le contrat de mariage porte en lui une anomalie eu égard de l’évolution des mœurs contemporaines ?

En effet, parmi tous les contrats que les hommes peuvent passer entre eux, celui du mariage est le seul et l’unique qui fasse mention de « pour la vie » ! Ce n’est ni réaliste, ni justifiable. Aucun engagement, aucune signature, ne devrait vous engager à vie. Rien ne peut être conclus pour une période quasiment illimitée, encore moins l‘union d’un homme et d’une femme. L’on oublie trop que les hommes et les femmes changent, que les contractants peuvent changer, et que c’est sous l’effet du temps  que tout se transforme, que les situations évoluent. Comment peut-on ne pas imaginer une seconde que d’autres rencontres sont possibles dans l’avenir, pour tout couple, et que le concept même de fidélité est une utopie de l’esprit : que rien n’est plus fort que les contraintes imposées par le temps et les aléas de la vie. Unir des êtres pour la vie, c’est participer à une grande comédie (la comédie de la vie) et les maires autant que les pasteurs qui unissent deux personnes en mariage participent, s’associent, à cette grande comédie. Quasiment un couple sur deux se délie de nos jours après des temps de vie commune d’inégale importance, jusqu’après avoir parfois vécu plus de 30 ans ensemble!

 Alors, où se situe le problème aujourd’hui, me direz-vous, et qu’importe qu’on marie les gens ou pas ? Le problème est le fait que le mariage contraint les époux à des devoirs conjugaux (parfois avec plus d'exigeance que pour le faire valoir de leurs droits) lorsque ces contraintes restent applicables dans le cas de conflit insolvable.  Le problème est qu’à notre époque, le mariage est fondé sur l’amour – et cela constitue, certes, une évolution positive - mais lorsque l’amour s’évanouit, le contrat et ses règles  subsistent, entraînant bien des drames familiaux. Le monde a été crée tel qu’il est et la société repose sur la famille. Or, la famille n’est pas une chose immuable ; elle est faillible, incertaine, inachevée. La famille n’est pas une structure intrinsèque à un état mais elle lui est liée : elle repose à son tour, au départ de son histoire, sur deux personnes : le couple, qui lui est principalement fondé sur l’union de deux personnes de sexe (et donc nature) différents et opposés, ce qui est déjà très difficile en soi….pour toute une vie. Mais le ciel  a eu cette idée folle de nature sexuée pour l’homme dans son plan de reproduction et il nous faudra composer avec toute sa vie durant.

Aujourd’hui ont pratiquement disparu des énoncés fondamentaux les concepts de hiérarchie et de complémentarité au profit de ceux d’égalité et de parité entre l’homme et la femme. Cette innovation ou cet ajustement ne peuvent conduire qu’au démantèlement de la famille dont le socle idéal était celui correspondant à une complémentarité reconnue et assumée (chacun son rôle au sein de la famille, chacun à sa place, et non pas cette espèce de dédoublement ou de rôles interchangeables, conduisant inexorablement les couples vers le conflit d’intérêts particuliers, ou vers la jalousie envers celui qui réussit le mieux dans l’exécution de toutes tâches, domestiques ou professionnelles). Aujourd’hui, c’est comme si l’on mettait en concurrence, sans distinction, hommes et femmes tant sur le plan domestique que professionnel : grave erreur n’ayant comme résultante que la brisure des foyers.

 

Oui, tous ces changements sociétaux ont fait du mariage un contrat qui crée les conditions d’une cellule de droit privé où se prépare le champ des affrontements à venir ente deux individus maintenant placés à égalité aux yeux des tiers et de la société, créant les conditions d’un cercle vicieux dans lequel le couple reste enfermé longtemps …jusqu’au jour de son divorce, et même bien au-delà de ce douloureux moment. La famille n’est donc plus du tout  « hiérarchisée » en ce siècle alors que l’individualisme et la liberté ont triomphé et sont promus au titre du droit à l’épanouissement personnel de chacun, homme ou femme. Qui s’intéresse vraiment à l’épanouissement de la famille ? On parle de bien-être personnel, d’affirmation de soi, de performance individuelle, y compris sur le plan sexuel, d’égalité et également de droit pour les enfants. On  a si bien réussi à réduire le rôle paternel du chef de famille au profit de la parentalité (ce qui est une aberration, car la parentalité nécessite, pour cet objectif, une bonne entente dans le couple, ce qui est de moins en moins le cas de nos jours). A cause de ce contresens social, on s’aperçoit que de plus en plus de parents en dispute interviennent le moins possible dans l’éducation de leur progéniture, certains ne s’y intéressant même plus, laissant tout faire aux jeunes, mais aussi se trouvant parfois dépassés par leurs comportements imprévisibles ; certains de ces comportements constituant même une régression sociale, laquelle ne peut avoir que des conséquences néfastes se démultipliant sur leur propre descendance. Le sens des valeurs se perd parce qu’on a voulu porter ces valeurs jusqu’à leur paradoxe : l’utopie égalitaire établie comme un principe de droit (mais non transposable ou ne pouvant se concrétiser dans la réalité de la vie et des faits).

On ne pourra obtenir des hommes qu’ils changent et abandonnent aux femmes certaines de leurs prérogatives, surtout celle de l’action, ni leur esprit conquérant intrinsèque à leur nature réelle depuis la nuit des temps, depuis l’image d’Adam (si l’on y croit). La femme est certes la compagne de l’homme mais elle ne peut en aucun cas prétendre se substituer à lui en toute chose. Celles qui se l’imaginent n’ont qu’à en faire l’essai et verront alors combien de temps leur mariage peut tenir sans heurts.

La femme non plus ne pourra changer sa nature : elle portera toujours ses enfants pendant 9 mois (sauf révolution d’ordre bioéthique dans ce domaine), et de ce fait sera toujours pénalisée dans sa tâche à devoir assumer deux fonctions vitales : son travail et la procréation familiale, assistée ou pas. Seul, le travail domestique pourrait dans l’avenir, chez les plus compatissants des hommes, un peu évoluer en direction d’un rééquilibrage. Mais tout s’arrête là, car en matière de choix importants, les compromis deviennent de plus en plus incertains, l’autonomie de chacun refaisant surface à  la moindre insatisfaction de l’un ou de l’autre des partenaires.

Autrefois, le mari tranchait et l’affaire était conclue. C’était plus facile. Mais c’est parce que c’est devenu plus difficile que l’on peut raisonnablement penser que le nombre de divorces augmentera encore dans les décennies qui  se profilent.

C’est donc qu’il est temps de se poser la question si le contrat de mariage ne va pas à l’encontre de ce qu’il est censé fixer. Et de s’interroger sur sa pertinence long-terme (à vie), pour lui substituer un contrat d’union familiale uniquement, sans souci de la notion de couple, avec  comme seule obligation de s’engager à élever les enfants communs né de l’union, mais possibilité de se désunir sans formalités une fois les enfants majeurs et envolés du cocon. En bref, le seul engagement conjugal serait d’ordre familial, mais sans enfants ou les enfants partis, chacun pourrait alors être libéré automatiquement des contraintes du mariage (y compris celle de la fidélité) et pourrait signer un nouveau contrat sans divorcer (simple dissolution du mariage avalisée par l’autorité compétente), avec soit la même épouse (reconduction), soit se remarier avec une autre personne de son choix. Cela aurait alors le mérite de réduire de nombreuses procédures et les charges des juges aux affaires familiales. Il est vrai que la liquidation de la communauté est souvent difficile et le recours à l’avocat nécessaire, mais cela ne devrait plus être le cas si les deux ex-partenaires s’entendent à l’amiable, remettant au notaire et à l’officier d’état civil une copie sur l’honneur de leur désengagement consensuel et de l’accord du partage de tous leurs biens.

 

Car dans ce domaine aussi, il faut savoir être innovant. Selon moi, l’heure est venue d’introduire de la modernité dans le mariage également et de s’adapter aux mœurs contemporaines. Les esprits ont évolué et je pense que la société est prête aujourd’hui pour un changement radical (ou de fond), concernant le mariage.

 

DEMOCRATE

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 16:44

Ou plaidoyer en faveur de l’Homme

Le divorce marque la fin du mariage, la fin de la vie conjugale, le début d’une existence différente, le retour à l’état de liberté.

Lorsqu’un couple a connu le bonheur familial, bien vécu, partagé des souvenirs, élevé ses enfants jusqu’à leur émancipation, il ne se retrouve plus qu’à deux. La retraite vient alors le libérer de la contrainte du travail. Il n’a plus qu’à attendre sa pension de fin de mois.

C’est donc le moment idéal pour retrouver son statut antérieur de célibataire (plus rien ne s’y oppose), de renaître en tant qu’individu, de se libérer de certaines contraintes domestiques, de partir vers de nouvelles fréquentations ou conquêtes, de sortir seul ou avec des amis du même sexe.

Ceci  est autant vrai pour l’homme que pour la femme. Le couple pour la vie : c’est presque fini à notre époque, la notion d’individualisme épanoui l’emportant peu à peu sur le collectif étroit du duo de couple !

 

Le vice du mariage est d’inclure dans son prononcé même les paroles de : «… jusqu’à ce que la mort nous sépare !» Pourquoi faudrait-il attendre la mort alors que l’on est encore en vie, jouissant de toutes ses facultés mentales et peut-être aussi de toutes ses capacités physiques, pour reconstruire différemment ? En ce n’est pas Dieu, pas plus qu’un officier d’état-civil,  qui prononce  le mariage car ce sont seuls les protagonistes de l’union ou ceux qui actent pour cela qui le font eux-mêmes ; sans eux, sans leur accord, il n’y aurait pas de mariage.  Les seules personnes qui prononcent de telles paroles sont ceux qui s’épousent.

Une simple résiliation de contrat (par voie de consentement mutuel, et si possible sans avocat ni juge) serait de loin préférable plutôt qu’avoir recours à l’acte de divorce impliquant toute sa panoplie de procédures et frais.  Il est surprenant qu’au 21ème siècle le seul contrat qui reste le plus difficile à

rompre soit celui du mariage. C’est une situation anachronique et anti-contemporaine,  quand on connait le nombre exponentiel des prononcés de divorces devant les tribunaux. Il faut tenir compte de l’évolution  des mœurs et comportements dans la vie de famille actuelle. Il faut rendre la rupture de cette union encore plus facile et plus accessible à tous : la démocratiser en quelque sorte.

Le mariage religieux reste toujours lié aux textes de la Bible ou du Coran, aux écritures saintes de tous ordres alors que ces écrits s’appuient sur des récits quasi préhistoriques et ne correspondent plus aux aspirations profondes et modes de vie de nos sociétés postmodernes. Il faut savoir rompre avec les traditions et surtout rituels d’hommes et de femmes qui ont vécu à une autre époque que la nôtre. Il faut savoir réinventer et se créer nos propres (et nouvelles) coutumes, adaptées à notre temps.

Mais là n’est pas la question. Le sujet est plutôt de savoir : qu’est-ce donc qui pousse nos concitoyens à vouloir demander  parfois ce salutaire divorce, et parmi lesquels je me trouve ? Oui, qu’est-ce donc qui me pousse  tant dans cette voie, en ma qualité d’être humain?

La réponse est : pour des raisons justement inhumaines. Nos lois ont évolué dans une direction telle qu’on en est arrivé à enlever aux hommes une part de leurs droits naturels pour les réattribuer aux femmes. L’époux n’et plus considéré comme le seul chef de famille, de sa tribut ; il doit composer désormais avec  sa femme et nul  ne peut transiger sur ce point. Cette parité insidieuse entre époux (qui mine l’homme de l’intérieur et le fait bouilloner sur des non-dits), intégrée au code civil du droit de la famille, demeure selon moi  très équivoque. L’apôtre Saint-Paul, rapportant la parole divine,  disait : « l’homme est le chef de la femme ». Ce principe divin est donc bafoué par notre justice qui se dit pourtant fondée sur la morale judéo-chrétienne. Alors, pourquoi un tel revirement et une telle injustice envers les Hommes ?

Cela oblige donc l’homme qui souhaite rester fidèle à ce principe - et m’oblige donc – à devoir dénoncer certains changements, et ne pouvant faire seul revenir les lois à la raison, il ne me reste plus que la solution de m’engager sur la voie du démariage.

Il n’est pas possible de cogérer un foyer, un ménage, selon un  plan de  stricte égalité. Tôt ou tard, cela débouche sur des situations conflictuelles (au nom de ses droits respectifs) comme je le constate au fil du temps. Le divorce apporte le salut à l’homme qui peut enfin se retrouver lui-même dans son intégrité première (le couple, dit-on, fait un, mais c’est une erreur que de le croire). Le couple reste et restera  toujours cette addition de un plus un  ou la cohabitation de deux êtres totalement différents.  

En ce sens, tout contrat qui lie deux personnes libres et égales doit pouvoir être librement résilié par l’un ou l’autre indifféremment, car c’est aussi le droit de chacun, si l’on veut y appliquer le concept de justice.

Tout compromis de l’homme envers la femme rabaisse cet homme et lui ôte une partie de son pouvoir décisionnel, lui qui devrait être le garant et le guide de son ménage.

Le mariage paritaire n’étant pas viable, seul le divorce est digne de respect et rend à l’homme sa dignité et sa liberté exclusive.

J’en déduis que, sans un retour aux principes hiérarchiques qui régissent toute structure humaine, mariage et ménage compris, il ne peut être accepté de se plier aux lois de la famille et du mariage telles qu'elles sont formulées actuellement.

On a voulu instituer la parité dans le couple  (ce qui est une illusion) ; on en récolte une foison de divorces. Il faut donc revoir ce statut et rendre à l’homme « César » ce qui lui revient de droit. Sans cette reconsidération, plus de mariage durable possible !

DEMOCRATE

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 16:33

 

Le mariage est un devenu un problème contemporain. C’est une question sociétale majeure.

En effet, notre société, devenue plutôt individualiste, considère toujours cet événement de la vie comme l’occasion d’une  belle  fête (le décorum) mais plus essentiellement  comme un acte d’engagement à vie puisque la possibilité du divorce s’est généralisée, comme toutes les statistiques le démontrent en occident.

Le divorce n’est donc plus cet acte dramatique jadis redouté. L’homme moderne retarde le plus possible le jour de son mariage  et se dit au fond : pourquoi se lier maintenant, vivons d’abord ensemble et attendons ! Faisons l’essai de la vie en couple et épargnons-nous le risque du divorce, désengagement coûteux et procédurier.

Cela est d’autant plus vrai que nos femmes occidentales veulent se hisser au rang des hommes dans la société par le biais d’une égalité de façade depuis qu’elle a été institutionnalisée. Ce qui n’est pas du tout du goût des hommes, dans l’état du mariage. L’homme rechigne à perdre son autorité légitime ou du moins son avantage ancestral.   Dès lors rien de surprenant à ce que les hommes se montrent de plus en plus réticents à ce concept de couple marié.

Et donc, si la société a évolué dans le sens d’une plus grande égalité homme-femme, cela n’est pas sans avoir eu une incidence directe sur l’engagement officiel du couple vu que l’homme se trouve par le mariage entraîné de facto dans une institution qui lui retire ses prérogatives naturelles de leader, d’inspirateur et son réel pouvoir décisionnel.

A ce compte-là, à quoi bon épouser quelqu’un, même si l’on aime la personne, au risque de se trouver contraint à vie d’être égalé, contesté, entravé dans ses moindres gestes ou décisions par son conjoint ? Aujourd’hui les hommes, conscients de cela, en sont arrivés à rejeter l’institution du mariage ou bien à attendre d’avoir des certitudes absolues quant à la personne choisie. Ils anticipent davantage sur le futur et les conséquences de leurs actes. C’est ce qui s’appelle avoir acquis de la maturité. Cette maturité, au fond, c’est peut-être la société elle-même qui l’a acquise, collectivement, et la transmet aujourd’hui.

Voilà pourquoi le mariage est appelé à décliner dans l’avenir quant au nombre des unions officielles et cela ira crescendo tant que les institutions ne permettront pas de le dissoudre plus facilement, c'est-à-dire sans devoir en référer devant un juge, et surtout au sein d’un tribunal.

Après avoir été très contraints dans le passé, dans le vécu de cette institution du mariage, surtout les femmes, les couples se sont trouvés un nouveau modus vivendi aujourd’hui, plus du tout en accord avec nos textes de loi  et notre code civil dépassé. Il est même possible que le mariage devienne  un fait minoritaire dans la deuxième moitié de ce siècle.

Pour ceux qui le contracteront néanmoins, par amour des traditions, cela ne représentera plus que la marque de cette tradition ou le temps d’une belle fête, relevant plutôt du folklore, mais l’on aura perdu peu à peu le sens  ou l’essence de ce contrat, sachant que se recomposer une autre famille est une possibilité ouverte à tous et nombreux seront celles ou ceux appelés à vivre cette expérience  dans l’amplitude du temps  de leur vie.

Nous sommes entrés dans l’ère de la nouvelle polygamie acceptable : une succession de partenaires officiels et non plus plusieurs partenaires inavoués en même temps, qui reste  et restera la seule forme de polygamie dénoncée et réprouvée  de nos jours.

DEMOCRATE

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 18:19

 

Enfant, mes parents, mon éducation judéo-chrétienne, m’ont inculqué la croyance religieuse que le premier homme, ADAM, fut crée par DIEU et qu’EVE, sa compagne, fut crée à partir de ses os et de sa chair, de par la volonté divine.

En tant qu’humain, de genre masculin, je m’identifie plutôt à ADAM qu’à EVE, et vous trouverez cela normal, sans-doute.

Or, ADAM n’est pas né d’une femme mais de la seule volonté divine (les religions l’affirment), mais pour toute la suite des hommes, ces derniers sont tous nés du ventre d’une femme, d’une mère !

Or justement, voilà ce qui me dérange le plus : de ne pas avoir été conçu comme le premier homme ADAM mais d’être venu au monde via le ventre d’une femme.

La première femme aurait d’abord été pétrie d’un élément du corps de l’homme grâce à Dieu puis tous les autres hommes, depuis ce temps unique de la création, doivent dépendre neuf mois durant d’un ventre féminin ; je le ressens comme une humiliation : voir l’enfant mâle naître du corps d’une femme, comme c’est le cas pour nous tous, hommes.

Alors, comment expliquer ce paradoxe : l’homme arrive bien le premier sur terre (selon le récit de la genèse), mais tous ceux qui lui succèdent naissent d’une créature semblable à EVE. L’homme ne peut donc être comparé à ADAM, de ce fait, qui reste un homme unique, à mon sens.

Ou bien la théorie ADAM et EVE dont on se sert d’exemple ne peut symboliser intrinsèquement la relation homme-femme, car totalement atypique, ou alors elle constitue un pur mythe, et dans ce cas pourquoi l’église s’est-elle appuyée sur cette histoire biblique et l’utilise-t-elle toujours pour sa catéchèse ?

Intellectuellement pensant, et parlant, je ressens de manière très inconfortable cette loi naturelle et incontournable qui fait que les deux genres de l’humanité ne naissent que d’un seul, et que ce privilège fut attribué à la femme uniquement ; que le corps masculin soit obligé de naître du corps féminin. Ne serait-ce pas là comme un affront fait à l’homme, lui le sexe fort,  de faire que son corps soit obligé de faire un passage dans le ventre d’une femme, pour exister, et qu’il soit obligé également de passer par le corps d’une femme pour s’assurer une descendance ? Cela me dérange personnellement au point que je ne peux plus aujourd’hui adhérer à ce concept de procréation à sens unique, de naissance à la vie par le biais du féminin. La primauté de la femme dans ce domaine semble une atteinte  à ma dignité d’homme. Je dépends  d’une mère, donc d’une femme, sans l’avoir demandé ; cela pourrait être plus concevable et  donc supportable eu -je été moi-même une femme.

Voilà pourquoi aujourd’hui j’aimerais que la science rende possible les grossesses masculines et que ce fut un choix libre et responsable, dans un couple, pour la femme autant que pour l’homme, de pouvoir décider librement lequel des deux portera leur enfant. Là, on pourrait vraiment parler d’égalité au sein de la famille (et de justice faite à l’homme).

Cette profonde méditation, liée à la reproduction humaine, m’est venue à l’esprit tandis que nous fêtons la vierge Marie, en ce 15 août 2010. Est-il juste que ce soit la femme qui mette les hommes au monde (et j’en suis un) et que ce dernier ne possède pas la même chance donnée à ADAM (qui  lui a servi à produire EVE, sa compagne) ?

On ne peut plus utiliser ADAM et EVE comme un modèle pour l’humanité, puisqu’à l’origine d’EVE, c’est ADAM que l’on trouve !

A moins que la théorie de l’évolution ne révèle une thèse totalement différente  sur l’histoire de l’origine des genres ….qui ne s’apparente en rien à celle de la religion. Dans ce cas oublions vite ADAM et EVE et ne transmettons plus alors ce mythe invraisemblable à notre descendance, si comme moi, pendant des années, elle a pu faire sienne cette croyance.

DEMOCRATE

 

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